Discriminations : qui sont les "sensitivity readers", ces nouveaux correcteurs de livres ?

·1 min de lecture

C’est un tout nouveau métier qui se développe dans le monde de l’édition : les "sensitivity readers" ou relecteurs en sensibilité. Leur mission ? Lire les textes et repérer ce qui peut blesser les minorités en raison de leur genre, de leurs couleurs de peau ou de leur orientation sexuelle. Ces nouveaux relecteurs s’ajoutent aux "gender editors" déjà présents dans certains médias comme au New York Times aux États-Unis ou encore à Mediapart en France. "Nous sommes là pour rassurer, éclairer et expliquer et non pour censurer, comme bien des médias le disent encore et toujours maintenant", explique une "sensitivity reader" dans l'émission Culture Medias sur Europe 1.

Depuis quelques temps, les maisons d’édition engagent une personne spécifiquement dédiée à la relecture des textes pour éviter les clichés dans les essais, romans ou encore bande dessinée. "On demande généralement de l'aide pour les sujets tels que la bisexualité, le harcèlement, le sexisme, la misogynie ou encore les stéréotypes de genre. Je lis généralement les premiers jets afin de repérer les maladresses d'écriture et d'éviter les clichés", reprend cette "sensitivity reader".

Un métier parfois critiqué 

Mais ce nouveau métier est parfois critiqué par certains acteurs du monde de l’édition. Comme Emmanuel Pierrat, avocat et également relecteur. Pour lui, "la relecture juridique a toujours existé". "C'est une chose que je fais comme avocat dans l'édition française. C'est une chose que font les services juridiques d...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles