Discriminations: la ministre Laura Flessel prône "l'inclusion par le sport"

La nouvelle ministre des Sports Laura Flessel en visite à l'association "le Refuge", le 19 mai 2017 à Paris

Paris (AFP) - La double championne olympique à l'épée Laura Flessel, devenue ministre des Sports, a réservé sa première visite officielle vendredi à une association de lutte contre l'homophobie, au terme de laquelle elle a prôné "l'inclusion par le sport".

"Le sport réunit, c'est une cohésion. Si on me fait confiance, on peut aller loin. L'inclusion par le sport peut générer vraiment une bonne énergie", a déclaré Mme Flessel après avoir rencontré des jeunes aidés par l'association Le Refuge, qui fournit un toit à des victimes d'homophobie.

"Dans la vie de tous les jours et dans le milieu du sport, il faut comprendre et faire des passerelles. Le but, c'est d'amener plus de tolérance et d'arrêter ces clichés, de ne pas écouter des xénophobes ou des homophobes", a poursuivi celle qui était surnommée "la Guêpe".

Laura Flessel, titrée deux fois aux JO d'Atlanta en 2016, a joué les ambassadrices en posant pour la campagne d'affichage en faveur de Paris-2024 en parallèle à la visite de la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) de dimanche à mardi.

Celle qui a présidé le comité de lutte contre les discriminations dans le sport est également marraine des Gay Games qui auront lieu en 2018 à Paris.

"Vous allez le comprendre, je ne suis pas qu'une simple sportive", a-t-elle déclaré devant la presse, détaillant une partie de son CV post-escrime, et notamment les cinq années passées au Conseil économique, social et environnemental.

Questionnée sur ce qui l'a motivée à accepter le ministère des Sports, Laura Flessel a répondu avoir "signé" parce qu'elle "aime" son pays, qu'elle est "fière de parler" de la France "à l'étranger" et qu'elle a "envie que nos Français soient aussi fiers".

"Je vais prendre des coups bas mais je suis sûre que je vais réussir des choses. Ce que je vais réussir, ce sera pour la France", a-t-elle affirmé.

Dans sa carrière professionnelle, a-t-elle raconté, "il y avait la règle des trois "p"", pour "plaisir", "performance" et "pression". "Je vais rajouter aujourd'hui un quatrième "p" qui est partage", a souri la ministre qui, sportive, disait "ne pas avoir le droit à l'erreur". "Aujourd'hui, j'ai la permission de réussir."

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