Discriminations: le gouvernement va lancer en janvier une "consultation citoyenne"

M.D.
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La ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances, Elisabeth Moreno, le 25 novembre 2020 à Paris - Florent Bardos © 2019 AFP
La ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances, Elisabeth Moreno, le 25 novembre 2020 à Paris - Florent Bardos © 2019 AFP

Le gouvernement va lancer une consultation "pour permettre à tous les Français de pouvoir parler de la discrimination", a indiqué ce mardi Elisabeth Moreno sur Europe 1. Elle débutera "courant janvier", a précisé à l'AFP l'entourage de la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances.

"L'idée de cette convention citoyenne que nous allons lancer est de permettre à tous les Français, ceux qui sont discriminés mais également ceux qui ne le sont pas, de pouvoir parler de ce sujet de la discrimination", a expliqué Elisabeth Moreno sur Europe 1.

Une plateforme promise par Macron

En parlant de "convention citoyenne", la ministre "faisait référence à la consultation citoyenne en ligne annoncée par le président de la République lors de son interview à Brut", a-t-on précisé au cabinet d'Elisabeth Moreno.

Emmanuel Macron avait promis début décembre le lancement d'une plateforme nationale de signalement des discriminations, gérée par l'Etat, le Défenseur des droits et des associations. "Aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (...). On est identifié comme un facteur de problème et c'est insoutenable", avait-il regretté.

"Dans notre société, être un homme blanc crée des conditions objectives plus faciles pour accéder à la fonction qui est la mienne, pour avoir un logement, pour trouver un emploi, qu'être un homme asiatique, noir ou maghrébin, ou une femme asiatique, noire ou maghrébine", a par ailleurs affirmé Emmanuel Macron dans une interview à L'Express dont la première partie a été publiée ce mardi.

"Donc, à cet égard, être un homme blanc peut être vécu comme un privilège même si, évidemment, quand on regarde les trajectoires individuelles, chacun a sa part de travail, de mérite", a poursuivi le président de la République. "Le problème commence quand cette donnée de base devient un facteur principal d'explication."

Un "autre regard" sur les discriminations

La consultation en ligne sur les discriminations permettra aux Français d'apporter au gouvernement "un autre regard et d'autres idées sur la manière dont nous pouvons nous en saisir", a précisé sur Europe 1 Elisabeth Moreno, ajoutant que "la question des discriminations concerne toutes les personnes de notre pays".

"Nous connaissons les discriminations dans notre pays mais nous ne les connaissons peut-être pas toutes", a-t-elle encore fait valoir.

Article original publié sur BFMTV.com