Discriminations Age, origine et sexe restent sources d’exclusion au travail

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Année après année, le baromètre annuel de la perception des discriminations dans l’emploi dresse le même constat : le monde du travail est particulièrement propice aux discriminations. Pour sa dixième édition parue jeudi, le Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail (OIT) ont sondé en France 5 117 personnes sur leurs impressions, comme sur leur expérience du phénomène. Près d’une sur deux est convaincue que les discriminations sont «fréquentes ou très fréquentes» au cours d’une embauche. Le recrutement se situe ainsi en troisième place des situations perçues comme les plus discriminantes, juste derrière les contrôles de police et la recherche d’un logement. Un sentiment accru par l’opacité des processus de sélection, estime l’étude. Un tiers des sondés jugent également que des discriminations s’exercent en cours de carrière. Au-delà des perceptions, 34 % des actifs affirment en avoir subi eux-mêmes au travail ces cinq dernières années, 29 %, et 18,5 % au cours d’une recherche d’emploi. En tête des critères d’exclusion, l’âge et le sexe - dans 15 % des cas - suivis par l’origine (8 %), la grossesse et la maternité (7 %), le handicap ou l’état de santé (6 %), et la religion (2 %). Autre facteur pénalisant, sans qu’il ne fasse partie des critères reconnus par la loi : le chômage. Ainsi, 53 % des demandeurs d’emploi se disent discriminés, contre 32 % des agents publics et 30 % des salariés du privé.



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