Discrimination : être en surpoids peut nuire à l'embauche

La dictature de la beauté et de la minceur ne règne pas seulement sur les podiums des défilés de mode. L'apparence physique est également importante en termes d'emploi et peut desservir des candidats qui en recherchent un. C'est ce qui ressort d'une étude rendue publique ce matin par le Défenseur des droits et de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Les personnes obèses les plus touchées

Selon les personnes interrogées, si l'âge est bel et bien la discrimination numéro un pointée du doigt quand il s'agit de trouver du travail, l'apparence physique arrive en deuxième position devant le sexe et l'origine. Être mal habillé et en surpoids peut porter préjudice pour décrocher un job. Ainsi 8% des chômeurs interrogés par le Défenseur des droits affirment avoir déjà été discriminés en raison de leur apparence au cours de leur recherche et "33 % des chômeurs disent avoir déjà été confrontés à des questionnements en lien avec leur corpulence".

Et cette proportion s'avère plus importante chez les femmes puisqu'elles sont deux fois plus nombreuses à évoquer cette injustice que les hommes.

L’obésité est particulièrement discriminante. D'après l'étude, les femmes obèses déclarent huit fois plus être discriminées en raison de leur poids que celles qui ont un indice de masse corporel normal.

Lutte contre les discriminations : des tests à venir

Pour faire la lumière sur les discriminations à l’embauche, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière qu’une grande campagne de "testing" serait lancée avant la fin du premier trimestre. Des CV identiques vont être envoyés à des entreprises mais en faisant varier les origines géographiques des candidats. Emmanuel Macron veut "renforcer les pratiques de testing" afin de pénaliser les discriminations à l'embauche.

Les sanctions

Rappelons que la discrimination sur l’apparence physique est illégale, au même titre que la discrimination basée sur l’âge, le sexe ou l’origine. Un employeur qui se rend responsable de cela encourt jusqu'à 45 000 euros d'amende et 3 ans de prison, et surtout une très mauvaise image pour l'entreprise.

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