Discrimination fondée sur l'accent : une proposition de loi bientôt devant l'Assemblée

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La discrimination sur l'accent pourrait devenir un nouveau motif passable de poursuites. La loi réprime déjà les discriminations fondées sur une grande variété de motifs mais une proposition de loi souhaite ajouter l'accent comme motif. Il serait en effet susceptible de constituer un obstacle, notamment à l'emploi, pour les "minorités audibles". Le mesure soutenue par le député de l'Hérault Christophe Euzet a été validé par la commission des Lois de l'Assemblée nationale mercredi.

Ajouter le mot "accent" à la loi existante

"À l'heure où les minorités 'visibles' bénéficient de la préoccupation légitime des pouvoirs publics, les minorités 'audibles' sont les grandes oubliées du contrat social fondé sur l’égalité", plaide Christophe Euzet dans son exposé des motifs. La proposition veut promouvoir "la diversité de prononciation de la langue française", en "prohibant les 'discriminations par l'accent' que l'on constate factuellement dans les fonctions impliquant, tout particulièrement, une expression publique".

Cette proposition, vise donc à rajouter un simple mot, "l'accent", à la longue liste des causes de discriminations sanctionnées par le Code pénal ainsi que le Code du travail: origine, sexe, orientation sexuelle, situation de famille, handicap, grossesse, patronyme, opinion politique, appartenance syndicale, croyance religieuse etc. Christophe Euzet juge "indispensable" en cette "période de doute quant à la cohésion des territoires qui fondent la Nation, d'adresser un signe...


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