Discriminés, persécutés, les chrétiens d'Irak n'attendent pas grand chose de Macron

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"Dans la situation actuelle, c'est mieux que rien." Frère Zyad est l'un des trois dominicains du couvent de Bagdad. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne déborde pas d'espérance quant à l'effet de la visite d'Emmanuel Macron, en Irak ce week-end. Alors que le président français doit rencontrer des chrétiens dimanche, à Mossoul, le moine s'attend a minima à son soutien mais peu d'avancées concrètes. Pourtant, ils en auraient bien besoin.

"À force de discriminations, on en arrive aux persécutions"

Car selon ce dominicain, rencontré par Europe 1, vivre en tant que chrétien en Irak devient de plus en plus difficile. "La société a subi une islamisation à l'époque de Saddam Hussein", raconte Frère Zyad. "Les chiites et les sunnites font tout pour islamiser la société." Les petites filles qui vont à l'école, notamment, en font les frais. "Parfois, on essaie de leur imposer le voile. Et à force de discriminations, on arrive aux persécutions."

 

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Bon gré, mal gré, les chrétiens d'Orient comme ce dominicain s'accrochent. Le couvent de Bagdad est actuellement en chantier. "Il s'agit de construire une nouvelle chapelle", indique Frère Zyad. "C'est important pour nous d'avoir un lieu de prière public pour pouvoir accueillir les gens."

Pourtant, les chrétiens d'Irak sont de moins en moins nombreux. Beaucoup ont fui. Leur nombre a été divisé par trois en vingt ans.

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