Discovery ou "Fiascovery" ? Les résultats de l'essai clinique pour trouver un traitement contre le coronavirus se font attendre

Solenne Le Hen
·2 min de lecture

L'essai Discovery, destiné à trouver un anti-viral efficace contre le Covid-19, est loin des espoirs suscités lors de son lancement, en mars.

Certains médecins le surnomment "Fiascovery". Cet essai Discovery avait été annoncé comme un grand essai européen avec 3 100 patients atteints d’une forme grave du Covid-19, dans au moins sept pays. Lancé le 22 mars, il est mené dans les hôpitaux de l’AP-HP, notamment, à l’initiative de l’Inserm, et il teste plusieurs médicaments, dont l’hydroxychloroquine vantée par le Pr Raoult.

Or, huit semaines plus tard, seulement 750 patients y participent… et ils sont tous français, à l’exception d’un patient luxembourgeois. Les autres pays européens n’ont toujours pas inclus de malades, officiellement parce que cela prend du temps sur le plan administratif, mais également parce qu’ils ont préféré participer à d’autres essais cliniques internationaux, dont Solidarity ou Recovery.

Un doute sur la taille de l'échantillon

Résultat, 750 patients pour tester quatre molécules, un groupe de malades pour le placebo : si l’on fait le compte, chaque molécule ou combinaison de molécule (hydroxychloroquine, remdesivir, lopinavir et ritonavir) est donc testée sur seulement 150 patients dans le cadre de cet essai Discovery. C’est trop peu pour tirer des conclusions scientifiques robustes, solides, fiables. Et en plus, bonne ou mauvaise nouvelle, l’épidémie (...)

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