Le discours de Trump perturbé par le père d'une victime de la fusillade de Parkland

ÉTATS-UNIS - “Je sais que je vais me faire virer, mais je ne peux pas cautionner cela...” Voilà ce qu’aurait déclaré Fred Guttenberg à son voisin quelques secondes avant de prendre la parole durant le discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump mardi 4 février à Washington D.C.. 

Fervent partisan d’une législation plus restrictive contre les armes à feu depuis qu’il a perdu sa fille, Jaime, lors de la fusillade de Parkland, Fred Guttenberg n’a effectivement pas du tout apprécié l’allocution du président des États-Unis, comme le montre la vidéo en tête d’article.

Ce dernier, proche du tout puissant lobby des armes, a effectivement glissé dans sa prise de parole un mot en direction des “pro-gun”. Au sujet du Second amendement de la constitution des États-Unis, qui garantit le droit de porter une arme, Donald Trump a déclaré: “Tout comme nous le croyons pour la liberté d’expression, nous croyons que cette autre liberté fondamentale est également menacée de toutes parts dans notre pays. En tant que président, je protégerai toujours votre droit de porter une arme.” 

“J’ai laissé mes émotions me dominer”

Ce à quoi Fred Guttenberg, invité à assister à l’événement par Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentants, a répondu: “Il y a des victimes de la violence par armes à feu, comme ma fille!” Une phrase criée depuis le balcon où il était assis, et qui a fait tourner des têtes dans l’hémicycle. 

Immédiatement, la sécurité lui a demandé de quitter la salle et l’a escorté au-dehors, alors que de nombreux démocrates l’applaudissaient bruyamment en guise de soutien. 

Peu après, l’homme a expliqué son attitude dans deux tweets. “Ce soir a été rude. J’ai perturbé le discours sur l’état de l’Union et j’ai été interpellé parce que j’ai laissé mes émotions me dominer”, écrit-il. “Je voulais simplement que l’on parle de la réalité des armes à feu et ne pas avoir à entendre les mensonges qui ont été prononcés.” 

Il ajoute ensuite: “Cela étant, je n’aurais pas dû crier. Je suis reconnaissant pour tout le soutien que j’ai reçu, mais je dois des excuses à mes amis et à mes proches. J’ai essayé de me comporter avec dignité dans tout ce que j’ai traversé, et je vais faire de mon mieux pour reprendre ce chemin jusqu’à ce que nous obtenions davantage de sécurité vis-à-vis des armes.” 

À voir également sur le HuffPost: Pour cette lycéenne, la fusillade à Los Angeles est le reflet de “l’Amérique de Trump”

LIRE AUSSI:

Aux États-Unis, on a essayé d’acheter une arme au supermarché du coin

Au Texas, un homme ouvre le feu lors d'une messe et est abattu par des fidèles

Love HuffPost? Become a founding member of HuffPost Plus today.

This article originally appeared on HuffPost.