«Le Discours» de Laurent Tirard, la comédie qui se moque gentiment de ses personnages sans les humilier

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Pas de gros taulier des blockbusters de l'humour au casting, mais beaucoup de bonne volonté dans cette adaptation millimétrée du roman de Fabcaro. Tout commence par une proposition casse-gueule: «Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» La scène se fige et Adrien vous regarde dans les yeux, entouré de toute sa famille. Il nous explique toutes les raisons qui le poussent à ne pas le faire, ce discours, et ce en moins d'une heure trente bien emballée. Tout ça dans un film où il ne se passe pas grand-chose, sinon un personnage qui déballe tout dans sa tête. Le Discours est la première adaptation au cinéma d'une œuvre de Fabcaro, le dessinateur de BD à succès, parue en 2018. En l'occurrence, il s'agit ici d'un roman signé par un auteur protéiforme dont les écrits se déclinent au théâtre ou en émissions radiophoniques. Et même en spectacle vivant ovni, comme par exemple ZaïZaïZaïZaï, entièrement doublé et bruité par Nicolas et Bruno du «Message à caractère informatif». Et pour ce qui est du Fabcaro Cinematic Universe, pas d'inquiétude, Zaï Zaï Zaï Zaï, le film de François Desagnat avec Jean-Paul Rouve, est bien quelque part dans la longue liste des films prêts à sortir. Fabcaro se décline aujourd'hui sous toutes les formes. Au service de l'œuvre originale Mais retour au Discours. Adrien, incarné par Benjamin Lavernhe, a fini de présenter sa famille, toujours figée dans le décor. Le film peut reprendre. Ou plutôt, le fil de sa pensée. À l'origine, Le Discours est un livre-concept où un quadra déprimé divague au cours de ce repas de famille. Fabcaro lui-même disait que «c'est un roman où il ne se passe rien, un long truc introspectif», ajoutant qu'il fallait qu'il apprenne à mieux le vendre parce qu'à chaque fois qu'il en parle «ça a l'air... Lire la suite sur Slate.fr.