Directives anticipées : avec l'affaire Vincent Lambert, ils sont de plus en plus nombreux à rédiger leurs volontés pour la fin de vie

Marine Le Breton
Le formulaire sur les directives anticipées est disponible sur le site du ministère de la Santé.

SANTÉ - C’est un drame humain qui a pris des allures de combat d’idées. L’affaire Vincent Lambert, qui devait arriver à son terme fin mai, a finalement connu plus de rebondissements que prévu. À tel point que de plus en plus de Français décident de remplir leurs directives anticipées: selon Franceinfo ce jeudi 20 juin, en un mois, le site dédié (service-public.fr) a enregistré vingt fois plus de connexions.

Les traitements de Vincent Lambert, en état végétatif depuis dix ans, avaient repris mardi 21 mai suite à une décision de la cour d’appel de Paris, après avoir été arrêtés la veille. Sa mère saluait une “très grande victoire”, son avocat une “remontada”, quand sa femme qualifiait ces retournements de situation et propos d’“agissements inqualifiables”. 

Ces échanges autour de la vie ou de la mort d’une personne, nombreux sont ceux à les trouver indignes. Par crainte de faire vivre un jour une situation semblable à leurs proches, certains décident de remplir leurs directives anticipées.

Celles-ci, Vincent Lambert ne les avait pas rédigées avant son accident de 2008. “Si chacun d’entre nous veut éviter que le drame de Vincent Lambert se reproduise, il nous faut écrire nos directives anticipées et désigner une personne de confiance”, insistait Jean Leonetti, auteur des lois qui encadrent ces questions touchant à la fin de vie.

 

Même son de cloche du côté de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui invitait aussi les Français à remplir leurs directives anticipées. Pour “donner l’exemple”, François Hollande avait indiqué qu’il allait rédiger les siennes, tout comme Bruno Le Maire

Électrochoc

Ils sont loin d’être les seuls. Paul, journaliste de 32 ans, admet par exemple avoir été “vraiment choqué de voir les avocats se disputer en mode match de foot”, un comportement selon lui “déplacé”. Contacté par Le HuffPost, il explique avoir alors choisi de remplir le formulaire de directives anticipées, que l’on peut trouver sur le site du ministère de la Santé.

“Je n’y avais...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post