Après la mort du président Déby, le Tchad et le Sahel dans l'incertitude

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Le président tchadien, Idriss Déby Itno, est mort mardi des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le Nord, selon l'armée. Avec le décès de celui qui dirigeait le pays depuis trente ans, la France perd son principal allié au sein du G5 Sahel.

Le président tchadien est mort. Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis trente ans, est décédé, mardi 20 avril, des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le Nord, a annoncé le porte-parole de l'armée sur la télévision d'État.

  • L'un de ses fils, général quatre étoiles de 37 ans et commandant de la garde présidentielle, Mahamat Idriss Déby Itno, dirigera un conseil militaire chargé de remplacer le défunt président, a annoncé l'armée à la radio d'État.

  • Les rebelles, qui mènent depuis neuf jours une offensive contre le régime tchadien, ont promis de marcher sur N'Djamena et ont rejeté "catégoriquement" le conseil militaire de transition mené par le fils du défunt président Idriss Déby Itno. L'armée tchadienne et le gouvernement avaient assuré avoir "détruit" la colonne de rebelles et tué 300 combattants.

  • Les obsèques nationales auront lieu vendredi à N'Djamena avant son inhumation dans sa région natale dans l'extrême Est. Un couvre-feu a été instauré et les frontières terrestres et aériennes ont été fermées.

  • La France "perd un ami courageux", a déclaré l'Élysée dans un communiqué tout en confirmant le décès du président tchadien. Paris "exprime son ferme attachement à la stabilité et à l'intégrité territoriale du Tchad", poursuit la présidence française dans ce message de condoléances.