Ukraine, sobriété énergétique, retraites : ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron

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© Christophe Petit Tesson, Reuters
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Après le traditionnel défilé militaire, le président Emmanuel Macron s'est prêté, jeudi, à l’interview du 14-Juillet, une première depuis 2020. Interrogé par les journalistes Caroline Roux et Anne-Claire Coudray, il a notamment abordé la guerre en Ukraine, la crise dans le secteur de l'énergie et le pouvoir d'achat.

Après avoir assisté au traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées, Emmanuel Macron a renoué, jeudi, avec la traditionnelle interview du 14-Juillet, jour de fête nationale. Il s’agit de son premier entretien télévisé depuis sa réélection le 24 avril dernier. Il a profité de cette prise de parole pour "donner le cap, les grandes lignes des politiques qui doivent être conduites", dans un contexte de politique intérieure complexe.

  • Les Français doivent "se préparer" à ce que la guerre en Ukraine "dure"

Interrogé sur le conflit en Ukraine, Emmanuel Macron a appelé les Français à se "préparer" à ce que la guerre dure, prévoyant que "l'été et le début de l'automne" seront "très durs" en raison de la détermination de l'envahisseur russe à reprendre le Donbass.

Dans ce contexte, le budget des armées ne diminuera pas dans les prochaines années, "au contraire". La France doit absolument réinvestir dans son matériel militaire, continuer d'embaucher dans l'armée et "continuer d'avoir une armée encore plus forte", a-t-il précisé.

  • Un "plan de sobriété" énergétique

Emmanuel Macron a accusé la Russie d'utiliser l'énergie comme "une arme de guerre", en réaction à la décision du fournisseur Gazprom de suspendre les livraisons de gaz pour une période de dix jours via le gazoduc Nord Stream 1. Il a ajouté qu'il fallait se préparer à un scénario où il faudrait se passer totalement du gaz russe.

"On doit rentrer collectivement dans une logique de sobriété", "on va préparer un plan pour se mettre en situation de consommer moins", a déclaré le chef de l'État, expliquant qu'il demanderait "aux administrations publiques, aux grands groupes" de réfléchir à une marche à suivre.

"On va essayer de faire attention, collectivement, le soir aux éclairages quand ils sont inutiles, on va faire un plan pour les administrations publiques, on va faire un plan de sobriété dans lequel on va demander à tous nos compatriotes de s'engager, et on va faire un plan de sobriété et de délestage, -c'est de gaz et d'électricité dont on parle là-, avec nos entreprises", a-t-il explicité.

Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué que la France était "en train de reconstituer (ses) stocks [de gaz NDLR], pour avoir à la fin de l'automne quasi 100 % de nos stocks".

  • Réformer le travail

Le président de la République a également promis un texte de loi sur la réforme du travail "dès cet été", qui concernera l'assurance-chômage et d'autres sujets comme la formation des seniors, lors de son interview télévisée du 14 juillet.

"Dès cet été, il faudra qu'il y ait un texte de loi, après discussion avec les partenaires sociaux", a dit Emmanuel Macron, qui a évoqué la "réforme du RSA", une "réforme de France Travail", mais aussi notamment celle du lycée professionnel et "le travail des seniors, qu'on doit améliorer par la formation tout au long de la vie".

"Nous pouvons aller à 5 %" de chômage à la fin du quinquennat, a assuré le chef de l'État, qui a rappelé que sous son premier quinquennat, le chômage avait déjà été ramené à 7 %. "Le cœur de la bataille, c'est le plein emploi", a-t-il martelé.

  • La polémique "Uber Files"

Le président a réitéré assumer "totalement" son action à l'égard d'Uber après la révélation de ses échanges privilégiés dans le passé avec le géant des VTC.

"Vous rigolez ou quoi ?", a-t-il lancé à l'une des deux journalistes qui l'interrogeait sur ce sujet. "Je n'ai pas un tempérament à être sous influence" et "je recommencerai", a-t-il martelé en s'agaçant des "cris d'orfraie" poussés par l'opposition.

"C'est un combat politique que je revendique" a-t-il déclaré, vantant sa défense d'une "ouverture du marché" qui a créé des "milliers d'emplois".

  • "Compromis responsables" sur les retraites

Emmanuel Macron a ensuite appelé à "des compromis responsables" sur la réforme controversée des retraites en vue de son entrée en vigueur à l'été 2023.

"Il faut bâtir des compromis responsables", a déclaré le chef de l'État au cours de l'allocution du 14 juillet, en réaffirmant que les Français devaient "travailler plus longtemps".

"On doit faire cette réforme", a-t-il affirmé, rappelant s'être engagé durant la campagne présidentielle à "décaler l'âge de départ légal jusqu'à 65 ans", contre 62 actuellement, à raison de "4 mois par an" jusqu'au "milieu des années 2030".

"La discussion doit commencer à la rentrée", d'abord dans un cadre "stratégique et général avec toutes les forces vives de la Nation", puis à travers "un travail avec les forces syndicales et patronales" et enfin "avec les forces politiques au Parlement" pour que "dès l'été 2023 on ait une première entrée en vigueur", a-t-il indiqué.

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