11-Novembre : le centenaire du Soldat inconnu célébré sans public

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À l'occasion du centenaire de l'inhumation du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, à Paris, les cérémonies commémorant l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale, sont marquées par l'entrée au Panthéon de l'écrivain combattant, auteur de "Ceux de 14", Maurice Genevoix.

Dans un cadre restreint liée à la crise sanitaire, Emmanuel Macron préside mercredi 11 novembre, les cérémonies de l'Armistice du 11 novembre 1918. Elles sont notamment marquées cette année par l'entrée au Panthéon de l'écrivain Maurice Genevoix, l'occasion d'honorer tous les combattants de la Première guerre mondiale cent ans après l'inhumation du Soldat inconnu.

Confinement oblige, les deux cérémonies se déroulent en petit comité, avec la présence de 30 personnes au maximum. Mais celle du Panthéon, télévisée, sera "inédite" avec une célébration à la fois en extérieur, des images étant projetées sur l'immense façade et dans la nef.

Comme le veut la tradition, le chef de l'État a déposé une gerbe devant la statue de Georges Clemenceau, président du Conseil lors de la Première Guerre mondiale. Puis, il a remonté les Champs-lysées, escorté par la Garde républicaine, avant de déposer une gerbe devant la tombe du Soldat inconnu et d'en raviver la flamme.

La journée mémorielle débutée à 11 heures, marque la commémoration du 102e anniversaire de l'Armistice de 1918, qui est aussi le centenaire de l'inhumation du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.

Le 11 novembre 1920, le cercueil de ce soldat dont la dépouille restait non identifiée, avait été accueilli en grande pompe sous l'Arc de Triomphe, où il sera mis en terre deux mois plus tard. Depuis le 11 novembre 1923, la flamme de sa tombe est ravivée tous les soirs.

Écrivain combattant

Cette cérémonie clôture le long cycle du centenaire de la Grande Guerre, dont le temps fort a été "l'itinérance" d'une semaine, ayant conduit en 2018 Emmanuel Macron sur les lieux des grandes batailles de l'est et du nord du pays.

C'est lors d'une étape aux Éparges, un petit village proche de Verdun, qu'il avait annoncé l'entrée au Panthéon de Maurice Genevoix qui y avait été grièvement blessé le 25 avril 1915 lors de violents combats.

L'écrivain combattant a été le chantre de la mémoire des Poilus, dont il a fait le récit de la vie dans les tranchées dans son recueil "Ceux de 14". "Par lui, leur voix ne cesse de nous exhorter à ne pas baisser la garde et à conserver intacte notre vigilance quand le pire de nouveau réapparaît", avait déclaré le chef de l'État le 6 novembre 2018.

Cette entrée de Genevoix au Panthéon était souhaitée par la famille de l'auteur de Raboliot, décédé en 1980.

"Résilience"

Emmanuel Macron clôturera la cérémonie par un discours où il devrait mettre l'accent sur la "résilience", la capacité des Français à surmonter les tragédies, comme un fil rouge entre 1914 et les "épreuves" actuelles que sont l'épidémie de coronavirus et les attaques terroristes de ces dernières semaines.

"Le président tient beaucoup à ce que l'on honore les héros à hauteur d'hommes, qui n'ont jamais flanché dans l'épreuve et ont fait bloc", une occasion de "créer une histoire, un imaginaire commun", explique son entourage.

Ces séquences ont été maintenues malgré la pandémie, car "il est important de maintenir les grands moments de communion nationale et de rassembler les Français en tant que nation", conclut l'Élysée.

Depuis le début de la pandémie, Emmanuel Macron insiste sur ce même message d'unité, face aux critiques et divisions autour de sa gestion de la crise et face à un niveau de méfiance toujours très élevé.

Avec AFP