L'armée ukrainienne se félicite d'avoir chassé les Russes de l'île des Serpents

© Ukraine Operational Command South, Reuters

La Russie a annoncé son retrait de l'île des Serpents, une position stratégique en mer Noire conquise par Moscou, que l’Ukraine tentait de reprendre. L'Otan, dont le sommet à Madrid s'achève jeudi, a promis de soutenir l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire face à la "cruauté" de la Russie. En marge de la rencontre dans la capitale espagnole, Londres et Washington ont renforcé leur aide, militaire et économique, à Kiev. Voici le fil du 30 juin.

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  • 19 h 09 : situation "extrêmement difficile" à Lyssytchansk, évacuations impossibles, selon le gouverneur

La situation à Lyssytchansk, ville de l'Est de l'Ukraine sous pression de l'armée russe, est "extrêmement difficile" avec des bombardements "très puissants", rendant impossibles les évacuations de civils, a annoncé le gouverneur régional.

"Il y a beaucoup de bombardements et depuis plusieurs directions. L'armée russe s'est approchée depuis différentes directions vers Lyssytchansk", a indiqué Serguiï Gaïdaï dans une vidéo sur Telegram.

Selon lui, les forces de Moscou restent toutefois "à la périphérie" de la ville, où ne se déroulent pas de combats de rues dans l'immédiat.

  • 19 h 01 : Washington gèle plus d'un milliard de dollars d'avoirs aux États-Unis d'un oligarque russe

Le Trésor américain a annoncé le gel d'avoirs supérieurs à un milliard de dollars d'une société basée aux États-Unis et contrôlée par l'oligarque et homme politique russe Suleiman Kerimov, déjà sanctionné par Washington.

Une enquête des autorités américaines a "révélé que Kerimov a utilisé une série complexe de structures légales et d'hommes de paille pour dissimuler ses intérêts dans Heritage Trust", une société implantée dans le Delaware (est des États-Unis), affirme le Trésor dans un communiqué.

  • 18 h 41 : Après des propos jugés "grossiers" de Johnson sur Poutine, Moscou convoque l'ambassadrice britannique

L'ambassadrice du Royaume-Uni à Moscou a été convoquée au ministère russe des Affaires étrangères qui a protesté auprès d'elle contre les propos "grossiers" du Premier ministre Boris Johnson sur le président Vladimir Poutine, a indiqué la diplomatie russe.

La Russie a protesté "fermement" auprès de Deborah Bronnert contre "les propos ouvertement grossiers des autorités britanniques à l'égard de la Russie, de son dirigeant, de ses responsables, ainsi que du peuple russe", précise-t-elle dans un communiqué.

"Dans une société polie, il est de coutume de s'excuser pour des propos de ce genre", a souligné la diplomatie russe, en dénonçant une "rhétorique insultante inacceptable".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF que Vladimir Poutine n'aurait pas déclenché l'offensive en Ukraine s'il avait été une femme. Il a ensuite dénoncé cette opération militaire russe comme "un exemple parfait de toxicité masculine", en clôture du sommet du G7 en Allemagne.

  • 18 H 10 : Adhésion à l'Otan : Erdogan menace de nouveau la Suède et la Finlande

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau menacé de bloquer l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Otan, moins de quarante-huit heures après l'accord entre les trois pays.

S'adressant à la presse en clôture du sommet de l'Alliance atlantique, à Madrid, il a sommé les deux pays nordiques de "prendre leur part" dans la lutte contre le terrorisme sous peine d'enterrer le mémorandum signé mardi soir.

Le chef de l'Etat turc a notamment évoqué lors d'une conférence de presse une "promesse faite par la Suède" concernant l'extradition de "73 terroristes". "Ils les renverront, ils l'ont promis. Cela figure dans des documents écrits. Ils tiendront leur promesse", a-t-il affirmé.

De son côté, le ministre suédois de la Justice a rappelé que les décisions en matière d'extradition étaient prises par une "justice indépendante".

"En Suède, la loi suédoise s'applique avec des tribunaux indépendants", a affirmé le ministre de la Justice Morgan Johansson dans une déclaration écrite transmise à l'AFP. "Des personnes non-suédoises peuvent être extradées à la demande d'autres pays, mais seulement si c'est compatible avec la loi suédoise et la Convention européenne en matière d'extradition", a-t-il souligné.

  • 17 h15 : le président indonésien dit avoir remis à Poutine un message de Zelensky

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé avoir remis à son homologue russe Vladimir Poutine un message du dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, sans en révéler le contenu.

"J'ai remis un message du président Zelensky au président Poutine", a-t-il déclaré après une rencontre avec son homologue russe à Moscou, selon une traduction en russe de ses propos.

  • 15 h 13 : pour Moscou, un nouveau "rideau de fer" s'abat entre la Russie et l'Ouest

Un "rideau de fer" est en train de s'abattre entre la Russie et l'Occident, sur fond d'une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

"Le rideau de fer, de fait, il est déjà en train de s'abattre", a estimé M. Lavrov, faisant écho à la célèbre phrase de Winston Churchill, lors d'une conférence de presse à Minsk avec son homologue bélarusse Vladimir Makeï.

"Que (les Occidentaux) fassent attention et qu'ils ne se coincent pas (les doigts) dedans. Le processus est en cours", a-t-il ironisé.

  • 15 h 05 : Biden annonce une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars pour l'Ukraine

Le président américain Joe Biden a annoncé un nouveau soutien militaire pour l'Ukraine, en conclusion d'un sommet de l'Otan à Madrid. Cette aide s'élève à "plus de 800 millions de dollars" en défense anti-aérienne, artillerie et autres équipements. Elle sera détaillée "dans les prochains jours", a déclaré le président dans un discours. "Nous allons rester aux côtés de l'Ukraine et toute l'Alliance restera aux côtés de l'Ukraine aussi longtemps qu'il faudra pour assurer qu'ils ne soient pas battus par la Russie", a-t-il promis.

  • 13 h 58 : "l'Otan n'est pas en guerre", la Russie seule responsable, selon Macron

"Si le continent européen n'est plus en paix, l'Alliance atlantique pour autant n'est pas en guerre", a déclaré le président français Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet de l'Alliance à Madrid. Il a souligné que "la Russie porte seule la responsabilité de cette guerre ainsi que les conséquences graves qu'elle impose au monde entier".

"L'Ukraine ne fait pas partie de l'Otan (...) mais le combat qu'elle mène pour se défendre est le nôtre" et elle bénéficiera donc du soutien de l'Alliance "aussi longtemps qu'il le faudra", a poursuivi le chef d'État.

  • 12 h 07 : l'armée ukrainienne se félicite d'avoir chassé les Russes d'un "territoire stratégique"

L'armée ukrainienne s'est félicitée jeudi d'avoir contraint les Russes, "incapables de résister au feu de notre artillerie", à se retirer de l'île des Serpents, territoire "stratégique" en mer Noire, occupé depuis les premiers jours de l'invasion russe en Ukraine.

"Je remercie les défenseurs de la région d'Odessa qui ont fait le maximum pour libérer un territoire stratégiquement important", s'est félicité sur Telegram le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeriï Zaloujniï.

"Incapables de résister au feu de notre artillerie, de nos missiles et de nos frappes aériennes, les occupants ont quitté l'île des Serpents", s'est-il réjoui, accompagnant son message d'une vidéo montrant des frappes sur l'île.

  • 12 h 06 : la Russie dit détenir plus de 6 000 prisonniers de guerre ukrainiens

La Russie a affirmé qu'elle détenait "plus de 6 000" prisonniers de guerre ukrainiens, confirmant par ailleurs avoir échangé mercredi 144 combattants ukrainiens contre autant de Russes et séparatistes prorusses.

"Le nombre total de militaires ukrainiens capturés ou qui se sont rendus est de plus de 6 000", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

  • 11 h 49 : les députés russes votent une loi pour faciliter l'interdiction des médias étrangers

Les députés russes ont adopté une loi qui permet de fermer les médias de pays considérés comme "inamicaux" ou taxés de diffuser des informations jugées mensongères sur le conflit en Ukraine.

Le texte donne notamment le droit au parquet d'interdire ou de limiter les activités en Russie" des médias de pays étrangers dont les gouvernements se sont montrés "inamicaux" à l'égard de médias russes, selon le site de la chambre basse du Parlement.

  • 10 h 58 : l'armée russe annonce son retrait de l'île des Serpents

L'armée russe a annoncé s'être retirée de l'île des Serpents, une position stratégique en mer Noire conquise par Moscou et qui subissait des bombardements ukrainiens ces dernières semaines.

"Le 30 juin, en signe de bonne volonté, les forces armées russes ont accompli les objectifs fixés sur l'île des Serpents et ont retiré leur garnison sur place", a indiqué le ministère russe de la Défense, en affirmant que ce geste devait faciliter les exportations de céréales d'Ukraine.

>> À lire aussi : l'île des Serpents, ce petit bout de terre devenu crucial en mer Noire

  • 10 h 04 : au sommet de l'Otan, l'enjeu des moyens

Après la déclaration finale de l'Otan se pose désormais la question des moyens que l'Alliance pourra mettre en place afin de renforcer sa présence sur le sol européen.

Selon l'envoyée spéciale de France 24 à Madrid, Armelle Charrier, "la grande question va porter sur la capacité des Européens à remonter leur industrie de défense, à être présents, avec une norme de 2 % du PIB qui doit être consacré au budget défense" tout en faisant face à deux menaces : russe à l'Est et terroriste au Sud, dans un contexte de crise économique.

  • 8 h 45 : un navire de céréales quitte le port de Berdiansk sous escorte russe, annonce Moscou

Un premier navire chargé de 7 000 tonnes de céréales et protégé par la marine russe a quitté le port ukrainien de Berdiansk, occupé par la Russie, ont annoncé les nouvelles autorités désignées par Moscou.

"Après plusieurs mois d'arrêt, un premier navire marchand a quitté le port commercial de Berdiansk, 7 000 tonnes de céréales partent vers des pays amis", a indiqué sur Telegram le chef de l'administration prorusse de la région, Evguéni Balitski.

>> À voir aussi, notre Entretien : Macky Sall : "Nous vivons une pénurie de céréales et d'engrais sur le continent africain"

  • 5 h 36 : des députés britanniques dénoncent l’échec de Londres à lutter contre "l’argent sale" russe

Si, avant même l’offensive russe lancée en Ukraine le 24 février, le gouvernement britannique de Boris Johnson a affiché une fermeté face à l’argent douteux russe, la commission des Affaires étrangères estime, dans un rapport intermédiaire, que ce discours n’a pas été suivi de mesures suffisamment fortes et concrètes.

"Depuis bien trop longtemps, les gouvernements successifs ont permis à des acteurs néfastes et des kleptocrates de laver leur argent sale dans la laverie automatique de Londres", dénonce ainsi, dans un communiqué, le président conservateur de la commission des Affaires étrangères, Tom Tugendhat.

  • 4 h 23 : Prague va prendre la présidence de l'UE vendredi

La République tchèque prend, vendredi 1er juillet, la présidence tournante de l'Union européenne. Cette présidence, que les Tchèques héritent de la France, "n'est pas prévue pour le beau temps, elle est prévue pour le mauvais temps", met en garde Pavel Havlicek, de l'Association pour les affaires internationales, basée à Prague.

Prague a promis de mettre au centre de sa présidence l'aide à l'Ukraine, de la crise des réfugiés à la reconstruction du pays en guerre, mais aussi la sécurité énergétique européenne.

  • 2 h 10 : le bombardement du théâtre de Marioupol, "clairement un crime de guerre" pour Amnesty

"Jusqu'à présent, nous parlions d'un crime de guerre présumé (pour le bombardement le 16 mars du théâtre de Marioupol). Maintenant, nous pouvons clairement dire que c'en était un, commis par les forces armées russes", a affirmé à l'AFP Oksana Pokaltchouk, la directrice d'Amnesty International en Ukraine, lors d'un entretien à Paris.

Deux explosions ont détruit une grande partie du théâtre, causées par "quelque chose de très gros : deux bombes de 500 kilos" issues d'une "frappe aérienne", a-t-elle poursuivi, la nature des dégâts invalidant, selon des experts consultés par l'ONG, l'hypothèse avancée par Moscou d'une explosion à l'intérieur du site provoquée les forces ukrainiennes. Or à ce moment, le ciel de Marioupol était "sous contrôle russe" et il n'y avait "pas d'avions ukrainiens", a expliqué Oksana Pokaltchouk.

Seule bonne nouvelle du rapport, le nombre de tués serait bien moins important qu'estimé, quand la municipalité de Marioupol avait fait état d'environ 300 morts.

  • 1 h 19 : nouvelles aides américaine et britannique

La promesse de soutien des Occidentaux à l'Otan, dont le sommet s'achève jeudi, s'est concrétisée par l'annonce, dès mercredi soir, par Londres du déblocage d'un milliard de livres (1,16 milliard d'euros) d'aide supplémentaire à l'Ukraine, comprenant des systèmes de défense anti-aérienne et des drones.

De son côté, le Trésor américain a annoncé le transfert d'une tranche de 1,3 milliard de dollars (1,24 milliard d'euros) d'aide économique à l'Ukraine, dans le cadre d'un premier soutien de 7,5 milliards (7,18 milliards d'euros) promis à Kiev par le gouvernement Biden en mai. "Avec cette aide économique, nous réaffirmons notre engagement résolu envers le peuple ukrainien alors qu'il se défend contre l'agression de Poutine et s'efforce de soutenir son économie", a commenté Janet Yellen, la secrétaire américaine au Trésor, dans un communiqué.

Avec AFP

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