L'Ukraine met en garde contre le risque de fuites radioactives à la centrale de Zaporijjia

© AFP (illustration)

De nouveaux bombardements ont visé ces dernières 24 heures le périmètre de la centrale de Zaporijjia dans le sud-est de l'Ukraine, ont annoncé la Russie et l'Ukraine, chacune des parties rejetant la responsabilité de ces frappes sur l'autre. Voici le fil du 27 août.

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  • 22 h 12 : Dell met fin à toutes ses activités en Russie

Dell Technologies Inc. a annoncé mettre un terme à toutes ses activités en Russie et avoir fermé ses bureaux à la mi-août.

La société informatique américaine, qui fournit notamment des serveurs à la Russie, avait déjà suspendu ses ventes en Ukraine et en Russie en février, déclarant qu'elle examinait la situation avant de décider de la suite.

  • 20 h : "Pour l'instant le risque est très limité"

Le risque de "pulvérisation de substances radioactives" à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les troupes russes, n'est pas "alarmant pour les personnes habitant autour de la centrale", affirme Emmanuelle Galichet, maîtresse de conférences en sciences et technologies nucléaires, sur l'antenne de France 24.

  • 17 h 25 : l’Ukraine met en garde contre le risque de radiations à Zaporijjia

L'opérateur des centrales nucléaires ukrainiennes Energoatom a averti que la centrale de Zaporijjia fonctionnait désormais avec des risques de fuites radioactives et d'incendie, à la suite de bombardements dont Ukrainiens et Russes s'accusent mutuellement depuis plusieurs semaines.

  • 16 h 29 : Vladimir Poutine signe un décret facilitant le séjour des Ukrainiens

Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret simplifiant le séjour et le travail des centaines de milliers de personnes ayant quitté l'Ukraine pour la Russie depuis l'intervention militaire du Kremlin. Selon ces nouvelles "mesures temporaires", publiées samedi, les détenteurs d'un passeport ukrainien, ainsi que les habitants des territoires séparatistes prorusses de Donetsk et de Louhansk, dans le sud-est de l'Ukraine, pourront rester en Russie "sans limitation de délais".

Jusqu'à présent, ils ne pouvaient séjourner officiellement en Russie que 90 jours par période de 180 jours. Pour des séjours plus longs, il fallait obtenir un permis de travail ou une autorisation spéciale. Les personnes concernées ont désormais "le droit de mener une activité professionnelle en Russie sans permis de travail", précise le décret.

  • 12 h 37 : nouveaux bombardements à Zaporijjia, Moscou et Kiev s'accusent mutuellement

De nouveaux bombardements ont visé ces dernières 24 heures le périmètre de la centrale de Zaporijjia dans le sud-est de l'Ukraine, ont annoncé la Russie et l'Ukraine, chacune des parties rejetant la responsabilité de ces frappes sur l'autre.

Le ministère russe de la Défense a accusé les forces ukrainiennes d'avoir bombardé à trois reprises la zone où se situe la plus grande centrale nucléaire d'Europe. De son côté, dans un communiqué diffusé sur Telegram, la compagnie publique ukrainienne Energoatom a accusé à l'inverse les forces russes d'avoir visé le périmètre de la centrale. Il existe un risque de "pulvérisation de substances radioactives", a averti samedi l'opérateur public ukrainien.

  • 12 h 02 : "L'enjeu est de savoir quand les inspecteurs de l'AIEA pourront venir à Zaporijjia"

Une visite des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a été annoncée pour la semaine prochaine. D'après le New York Times, un délégué français ferait partie de l'équipe d'inspecteurs.

Tout l'enjeu est de savoir quand les inspecteurs pourront venir à Zaporijjia, souligne l'envoyée spéciale de France 24 à Kiev : l'organisation de ce déplacement est compliquée, Kiev exigeant que la délégation passe par l'Ukraine pour atteindre la centrale nucléaire, afin de ne pas légitimer l'occupation russe de leur territoire.

  • 11 h 46 : Londres va livrer des drones sous-marins à l'Ukraine

Le ministère britannique de la Défense a annoncé samedi qu'il offrait six drones sous-marins à Kiev afin de l'aider à se débarrasser des mines le long de ses côtes et de sécuriser ses livraisons de céréales. Londres assurera également la formation de dizaines de militaires de la marine ukrainienne à l'utilisation de ces drones.

  • 10 h 21 : la Russie intensifie ses attaques dans certaines parties de l'est de l'Ukraine, selon le Royaume-Uni

D'après le ministère britannique de la Défense, la Russie a probablement intensifié ses attaques dans le secteur de Donetsk, dans le Donbass, au cours des cinq derniers jours, possiblement dans le but d'aspirer les troupes ukrainiennes et d'empêcher une contre-attaque.

Des combats intenses ont eu lieu près des villes de Siversk et de Bakhmut, situées au nord de la ville de Donetsk occupée par les Russes, a indiqué samedi sur Twitter le ministère, dans son bulletin quotidien consacré au renseignement.

"Il existe une possibilité réaliste que la Russie ait accru ses efforts dans le Donbass pour tenter d'attirer ou de fixer des unités ukrainiennes supplémentaires, dans un contexte de spéculation selon laquelle l'Ukraine planifie une contre-offensive majeure", ajoute le communiqué.

  • 7 h 59 : pour Dmitri Medvedev, Moscou ne peut pas arrêter la guerre, même si Kiev renonce à rejoindre l'Otan

"Il est désormais vital (que Kiev) renonce à rejoindre l'Alliance transatlantique, mais cela ne sera pas suffisant pour établir la paix", a affirmé vendredi l'ancien président russe Dmitri Medvedev, proche du président russe Vladimir Poutine, lors d'une interview.

La Russie continuera sa campagne militaire jusqu'à ce qu'elle ait atteint ses objectifs, a précisé celui qui est aujourd'hui le vice-président du Conseil de sécurité russe, indiquant par ailleurs que son pays était prêt à tenir des pourparlers avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sous certaines conditions.

  • 7 h 07 : la Russie s'oppose à l'adoption d'un texte à l'ONU sur le désarmement nucléaire

Les 191 pays signataires du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) – dont la Russie –, réunis au siège des Nations unies à New York depuis le 1er août, ne sont pas parvenus à un accord sur un projet de texte commun.

Alors que les décisions sont prises par consensus, le représentant russe, Igor Vishnevetsky, a dénoncé vendredi l'absence d'"équilibre" et des termes "politiques" dans le projet de texte final de plus de 30 pages. Selon des sources proches des négociations, la Russie s'est particulièrement opposée aux paragraphes concernant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les militaires russes.

"Notre délégation a une objection clé sur certains paragraphes qui sont éhontément politiques", a déclaré Igor Vishnevetsky, répétant plusieurs fois que la Russie n'était pas le seul pays à avoir des objections sur le texte de façon générale. Le dernier texte sur la table, vu par l'AFP, soulignait une "grande inquiétude" concernant les activités militaires autour des centrales ukrainiennes, notamment Zaporijjia, la "perte de contrôle" par l'Ukraine de ces sites et "l'impact important sur la sécurité".

Avec AFP