[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: Charles Michel, en visite à Odessa, soutient les Ukrainiens

Au 75e jour de l'invasion russe en Ukraine ce lundi 9 mai, Moscou exhibe son armée pour célébrer la victoire sur l'Allemagne nazie en 1945, une démonstration de force afin de galvaniser ses troupes à la peine en Ukraine.

► Moscou a bloqué le site internet de RFI, qui diffuse des informations dans une quinzaine de langues dont le russe. Une adresse URL alternative permet d'accéder au site en français et en russe. RFI en russe est aussi disponible sur Telegram : https://t.me/RFI_Ru via un VPN et en Russie en français par satellite sur Hotbird.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.

Les points essentiels :

Des milliers de militaires russes ont défilé ce lundi matin dans les rues de Moscou pour commémorer la victoire sur l'Allemagne nazie en 1945. « La Russie était face à une menace absolument inacceptable », a déclaré Vladimir Poutine lors de son discours.

En visite surprise à Odessa, le président du Conseil européen Charles Michel a ensuite livré un message de soutien appuyé aux Ukrainiens. Plus tôt, il a été forcé de s'abriter en raison de frappes de missiles sur la ville.

► Le président français Emmanuel Macron a appellé à la création d'une « communauté politique européenne » pour accueillir notamment l'Ukraine. Il a expliqué que le processus d'intégration de l'Ukraine à l'Union européenne pourrait prendre des années voire des décennies.

Soixante personnes étaient présumées mortes après le bombardement samedi d'une école où elles se réfugiaient dans la région de Louhansk dans l'est de l'Ukraine, où les combats s'intensifient, a indiqué dimanche le gouverneur régional Serhiy Gaïdaï.

► Les dirigeants des pays du G7 réunis dimanche en visioconférence à l'initiative du président américain Joe Biden sont tombés d'accord pour interdire ou supprimer progressivement leurs importations de pétrole russe, a annoncé la Maison blanche.

« Se rendre n'est pas une option », ont déclaré dimanche les derniers combattants retranchés dans l'usine Azovstal, à Marioupol. Samedi, tous les enfants, femmes et personnes âgées avaient pu quitter l’immense complexe métallurgique.

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16h12 : Les Finlandais soutiennent à une écrasante majorité une candidature à l'Otan, selon un sondage

Plus des trois quarts des Finlandais soutiennent désormais une candidature à l'Otan, selon un nouveau sondage publié lundi, à quelques jours de la décision attendue d'Helsinki. D'après le sondage publié par la télévision publique Yle, 76% des Finlandais - un record - souhaitent que le pays rejoigne l'Otan, comparé à 60% en mars. Dans tous les bords politiques, les sondés sont en faveur de rejoindre l'alliance, conclut également l'enquête d'opinion.

Comme en Suède, l'invasion russe de l'Ukraine a fait basculer l'opinion publique, jusque-là très partagée. Avant l'invasion de l'Ukraine, les partisans d'une adhésion à l'Otan en Finlande végétaient autour de 20-30% ces dernières années. Le président finlandais Sauli Niinisto doit officiellement annoncer sa position personnelle sur une adhésion à l'Otan le 12 mai et les experts s'attendent à l'officialisation de la candidature finlandaise dans les prochains jours.

►À écouter aussi : Débat du jour - Faut-il élargir l’Otan ?

15h58 : En images - les défilés du 9-Mai en Russie

15h39 : La communauté russophone célèbre aussi le 9-Mai à Riga

À Riga, les russophones célèbrent aussi la journée de la victoire contre l’Allemagne nazie. Mais cette date est très controversée ici, car pour les Lettons elle marque le début de l’occupation soviétique. La guerre en Ukraine rend la situation encore plus tendue. Les gens viennent néanmoins déposer des fleurs au pied du monument de la victoire. Reportage de notre correspondante à Riga, Marielle Vitureau.

15h17 : Ursula von der Leyen en Hongrie ce lundi pour rencontrer Orban

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rend en Hongrie pour discuter avec Viktor Orban de « la sécurité d'approvisionnement énergétique de l'Europe », a annoncé son porte-parole, alors que Budapest bloque un projet d'embargo sur le pétrole russe. L'entretien se déroulera pendant un dîner de travail au monastère des Carmélites à Budapest où Viktor Orban a ses bureaux, a précisé Bertalan Havasi, chef du bureau de presse du Premier ministre.

Pays enclavé et dépendant de ses achats de pétrole à la Russie, la Hongrie demande à ses partenaires de l'UE des garanties pour ses approvisionnements pour donner son accord à un sixième paquet de sanctions contre la Russie comprenant un arrêt des achats de pétrole à ce pays.

14h54 : Les séparatistes pro-russes défilent à Marioupol pour le 9 mai

Un gigantesque ruban de Saint-Georges, symbole patriotique russe, a été porté lundi par les séparatistes prorusses à travers Marioupol, port ukrainien conquis presque entièrement par l'armée russe, au prix d'énormes destructions. La manifestation a eu lieu à l'occasion des célébrations du 9 mai qui marquent la victoire sur les nazis en 1945.

Le ruban aux rayures orange et noires est arboré depuis le début des années 2000 par des millions de Russes en souvenir des soldats soviétiques tombés face aux nazis. Une version de 300 mètres a été portée lundi dans Marioupol par un cortège conduit par le dirigeant séparatiste Denis Pouchiline, selon un message publié sur son compte de la messagerie Telegram.

14h35 : En image - Un défilé en soutien à la Russie dans la capitale serbe

14h08 : Les défilés de la Victoire russes à la Une

Alors que l'on parle beaucoup de la parade militaire aujourd'hui à Moscou pour célébrer la victoire lors de la Seconde Guerre mondiale, la presse russe en fait évidemment sa Une. Écoutez notre revue de presse internationale revenant sur la couverture de l'événément par la presse russe et du reste du monde.

Revue de presse internationale - Les défilés de la Victoire

13h52 : Le Kremlin « n'arrivera jamais » à « supprimer votre esprit de liberté », déclare Charles Michel aux Ukrainiens

Le Kremlin « n'arrivera jamais » à « supprimer votre esprit de liberté », a déclaré lundi le président du Conseil européen, Charles Michel, à l'intention des Ukrainiens, lors d'une visite surprise à Odessa, grande ville du sud. « Le Kremlin veut supprimer votre esprit de liberté et de démocratie. Je suis totalement convaincu qu'il n'y arrivera jamais », a-t-il affirmé dans un message vidéo publié sur Twitter, quelques heures après la tenue à Moscou des commémorations du 9 mai célébrant la victoire sur l'Allemagne nazie.

Charles Michel a expliqué être venu à Odessa pour célébrer la journée de l'Europe, « dans un creuset de culture et d'histoire européenne au moment où [...] la guerre fait à nouveau rage » sur le continent. Dans une autre vidéo publiée par ses services, on peut voir Charles Michel, en gilet pare-balles, visiter le port d'Odessa et regarder des immeubles éventrés, accompagné du Premier ministre ukrainien Denys Shmygal, le gouverneur de la région d'Odessa Maxime Martchenko et de gardes armés.

13h38 : La paix ne se construira pas dans « l'humiliation » de la Russie, selon Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a déclaré à Strasbourg que, pour mettre fin à la guerre menée en Ukraine par l'armée russe, la paix devra se construire sans « humilier » la Russie. « Nous aurons demain une paix à bâtir, ne l'oublions jamais. Nous aurons à le faire avec autour de la table l'Ukraine et la Russie [...] Mais cela ne se fera ni dans la négation, ni dans l'exclusion de l'un l'autre, ni même dans l'humiliation », a déclaré le président français au cours d'une conférence de presse au Parlement européen.

13h23 : L'Ukraine demande une réunion spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

L'Ukraine a appelé le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à tenir une session sur la situation dans le pays évoquant la nécessité pour l'organe d'examiner la situation « qui se détériore continuellement », y compris les informations faisant état de pertes massives à Marioupol. L'ambassadeur d'Ukraine auprès de l'ONU, Yevheniia Filipenko, a écrit dans une lettre au président du Conseil datée du 9 mai. La lettre a été signé par 55 autres pays.

13h02 : Emmanuel Macron appelle à la création d'une « communauté politique européenne » pour accueillir notamment l'Ukraine

« Quand la paix reviendra, nous devrons reconstruire les équilibres de sécurité et ne pas céder à l’esprit d’humiliation et de revanche », a prévenu le président français qui s'exprimait lundi à Strasbourg devant les parlementaires européens pour la première fois depuis sa réélection.

« Aujourd’hui, en ce 9 mai, la liberté et l’espoir en l’avenir ont le visage de l’Union européenne. C’est au nom de cette liberté et de cet espoir que nous continuerons de soutenir l’Ukraine, son président Volodymyr Zelensky et tout le peuple ukrainien », a déclaré Emmanuel Macron. Toutefois, a souligné le chef de l’État français, il « n’appartient qu’à l’Ukraine de définir les conditions des négociations avec la Russie, mais notre devoir est d’être à ses côtés pour obtenir le cessez-le-feu nécessaire à la paix ».

Par ailleurs, en raison de « la guerre en Ukraine et de notre volonté de sortir des énergies ». « Notre indépendance est la condition de notre liberté », a assuré Emmanuel Macron.

Le président français a également appelé à la création d'une « communauté politique européenne » pour accueillir notamment l'Ukraine, en parallèle d'une procédure d'adhésion à l'UE qui prendrait « des décennies ».

« Cette organisation européenne nouvelle permettrait aux nations européennes démocratiques adhérant à notre socle de valeurs, de trouver un nouvel espace de coopération politique, de sécurité, de coopération », a déclaré Emmanuel Macron à l'occasion de la clôture de la Conférence sur l'avenir de l'Europe.

12h42 : Des « festivités » organisées dans plusieurs villes ukrainienne pour le « jour de la Victoire »

Des célébrations ont été organisés dans plusieurs villes ukrainiennes à l'occasion de ce « jour de la Victoire » russe, selon l'agence de presse d'État russe RIA Novosti, notamment dans les villes occupées de Kherson et Skadovsk. « Les gens ont été rassemblés dans les quartiers centraux des villes et ont reçu des drapeaux rouges soviétiques pour défiler », rapportait le média ukrainien The Kyiv Independant.

Des cérémonies plus limitées se sont aussi déroulées à Enerhodar, dans la région de Zaporijjia et à Marioupol.

12h28 : Les négociations se poursuivent à distance, affirme la Russie

Le négociateur en chef russe, Vladimir Medinski, a déclaré lundi que les pourparlers de paix avec l'Ukraine n'avaient pas cessé et qu'ils se déroulaient à distance, a rapporté l'agence de presse Interfax. Moscou a accusé Kiev de bloquer les pourparlers et d'utiliser les informations faisant état d'atrocités commises par les troupes russes en Ukraine pour saper les négociations.

Interrogé sur le moment où des entretiens en personne pourraient avoir lieu avec les négociateurs ukrainiens, Vladimir Medinski a répondu : « Nous avons besoin d'avoir plus d'éléments en main pour pouvoir nous rencontrer en personne ». L'Ukraine et la Russie n'ont pas tenu de pourparlers en face à face depuis le 29 mars, bien qu'elles se soient rencontrées par liaison vidéo.

12h01 : En visite surprise en Ukraine, Charles Michel forcé de s'abriter à cause de frappes

En visite surprise à Odessa, grande ville du sud de l'Ukraine, le président du Conseil européen Charles Michel a été forcé de s'abriter en raison de frappes de missiles, a rapporté un responsable de l'UE. Selon cette source, lors d'une rencontre entre Charles Michel et le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, « les participants ont dû interrompre la réunion pour se mettre à l'abri car des missiles ont à nouveau frappé la région d'Odessa ».

11h28 : Avis attendu en juin de la Commission européenne sur la candidature de l'Ukraine

La Commission européenne compte donner en juin prochain son avis sur l'obtention par l'Ukraine du statut de candidat à l'Union, ce qui ouvrirait la voie à un long processus de négociations qui devra être approuvé par l'ensemble des Vingt-Sept, a annoncé Ursula von der Leyen. « Nous attendons avec impatience de recevoir les réponses (de l'Ukraine) au questionnaire d'adhésion à l'UE. La Commission européenne de l'UE a l'intention de rendre son opinion en juin », a tweeté la présidente de la Commission.

11h06 : L'ambassadeur russe en Pologne arrosé d'un liquide rouge

L'ambassadeur russe en Pologne a été arrosé lundi d'une substance rouge et pris à parti par des manifestants pro-ukrainiens, en marge d'une cérémonie à Varsovie marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale, a rapporté l'agence russe Ria Novosti.

Des images diffusées, sans le son, par cette agence montrent le diplomate, Sergueï Andreïev, la chemise et le visage maculés de rouge, tout comme plusieurs personnes de son entourage. Derrière eux, des drapeaux ukrainiens brandis par des manifestants sont visibles. D'autres images montrent la délégation russe escortée par des policiers polonais.

Selon Ria Novosti, l'ambassadeur devait déposer une gerbe de fleurs au cimetière de Varsovie où reposent les soldats soviétiques morts durant la Seconde Guerre mondiale à l'occasion des commémorations du 9 mai 1945, date qui pour les Russes marque la victoire sur l'Allemagne nazie.

10h47 : De nouvelles sanctions commerciales britanniques contre la Russie

Il s'agit du troisième cycle de sanctions pris par Londres contre la Russie, depuis le début de son offensive en Ukraine. Le Royaume-Uni va relever les tarifs douaniers de 35 points de pourcentage pour le platine et le palladium russe et biélorusse. C’est un coup dur pour la Russie, car c’est l’un des plus grands producteurs au monde. Elle représente aujourd’hui 40% de l’offre mondiale de palladium et dépend fortement des Britanniques pour exporter ces produits, souligne Myriam Berber, du service économie de RFI.

Le platine et le Palladium sont des métaux très recherchés par l’industrie automobile. Ce sont en effet des composants essentiels dans la fabrication des pots catalytiques des véhicules, car ils réduisent les émissions polluantes.

Dans ce nouvel ensemble de sanctions, le Royaume-Uni prévoit également des interdictions d’exportations visant l’industrie russe. Et notamment des biens destinés au secteur manufacturier, comme le plastique, le caoutchouc ou des machines. Au total, toutes ces sanctions britanniques ciblent plus de 2 milliards d’euros d’échanges commerciaux.

10h28 : Soins d'urgence à l'hôpital de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine

Dans l’est de l’Ukraine, Kramatorsk, la capitale du Donbass sous contrôle ukrainien, est dans le viseur des troupes russes qui tentent d’avancer vers l’ouest des régions de Louhansk et Donetsk. Dans cette ville, régulièrement visée par les bombardements, quelques hôpitaux continuent de soigner les malades et les blessés, de plus en plus nombreux. L’hôpital numéro 1 prodigue les soins d’urgence avant d’envoyer les blessés dans des structures plus grandes, plus loin des zones de combats.

10h01 : MSF dans la guerre : « On essaie de trouver des niches où on aura une valeur ajoutée »

Après l'évacuation samedi de tous les civils de l'immense site sidérurgique d'Azovstal, au sud-est de Marioupol, seuls des combattants resteraient encore piégés dans ce dernier bastion de la résistance de la ville portuaire. Ils ont promis dimanche qu'ils allaient se battre jusqu'au bout et que « capituler n'était pas une option ». Les autorités ukrainiennes ont demandé samedi soir à l'ONG Médecins sans frontières d'organiser une mission pour évacuer et soigner les soldats retranchés dans l'aciérie.

Outre cette mission particulière, l'ONG Médecins sans frontières organise des missions d'assistance et de soins à la population en temps de guerre, explique son président Mego Terzian.

09h35 : Les ex-républiques soviétiques cherchent à se démarquer de la Russie pour le 9 mai

Le 9 mai, « jour de la Victoire » sur l’Allemagne nazie, est célébré dans tout l’ancien espace soviétique, mais avec une certaine méfiance, tant la Russie de Vladimir Poutine l’instrumentalise au seul profit de Moscou. Les ex-républiques soviétiques tentent donc de plus en plus de se démarquer de la Russie dans leur façon de commémorer cette date, explique notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté.

La pression populaire se fait croissante, notamment du fait de l’agression russe en Ukraine. Elles se démarquent soit en les organisant le 8 mai, comme l’Ukraine depuis 2015. Le débat fait rage chaque année en Géorgie également, pour se mettre à l’heure européenne en la matière. D’autres renoncent à organiser une parade militaire, comme c’est le cas visiblement cette année au Kazakhstan.

Dans ces républiques, on enrage lorsqu’on entend Moscou faire l’amalgame entre soviétiques et Russes au sujet du nombre de victimes de la Seconde Guerre mondiale, plus de 25 millions au total. Ukrainiens, Biélorusses, Arméniens ou Ouzbèks, tous rappellent que le pourcentage de morts chez eux, rapporté à la population de l’époque, n’est pas moins élevé qu’en Russie. Parfois il l’est davantage.

La confusion est entretenue depuis le 24 mai 1945, lorsque lors du banquet de la victoire, Staline a lancé un toast « à la santé du peuple russe », oubliant la douzaine de millions de morts des autres peuples soviétiques.

08h59 : « Le stock de munitions à guidage de précision de la Russie a probablement été fortement épuisé »

Alors qu'au début de la guerre, la Russie avait vanté sa capacité à mener des frappes chirurgicales pour limiter les dommages collatéraux, « l'invasion de l'Ukraine par la Russie a révélé des lacunes dans sa capacité à mener des frappes de précision à grande échelle », estime le ministère britannique de la Défense dans son rapport quotidien sur la situation en Ukraine.

Le conflit se poursuivant plus longtemps que les Russes l'avaient prévu, « le stock de munitions à guidage de précision de la Russie a probablement été fortement épuisé », analyse le ministère. Ce qui l'oblige à utiliser « des munitions vieillissantes mais facilement disponibles, moins fiables, moins précises et plus facilement interceptées ».

08h32 : Le ministre britannique de la Défense s'en prend aux généraux russes

Le ministre britannique de la Défense Ben Wallace estime que les généraux russes devraient être traduits devant une cour martiale pour leurs actes en Ukraine. Lors d'une intervention au National Army Museum ce lundi, il entend dénoncer l'utilisation faite selon lui par le président russe Vladimir Poutine du 77e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie pour dissimuler ses erreurs en Ukraine, où la réponse aux échecs sur le terrain n'a été qu'un « affichage honteux d'auto-préservation, doublée d'échec, de colère, de malhonnêteté et de recherche de boucs émissaires ».

« Tous les soldats professionnels devraient être horrifiés par le comportement de l'armée russe », estime-t-il dans des extraits de son discours communiqués par ses services. Les soldats russes « sont non seulement engagés dans une invasion illégale et des crimes de guerre, mais leurs gradés ont laissé tomber leurs propres soldats au point qu'ils devraient être traduits devant une cour martiale », ajoute-t-il.

Ben Wallace appelle ainsi à dénoncer « l'absurdité des généraux russes – resplendissants dans leurs uniformes de parade, alourdis par leurs nombreuses médailles – totalement complices du détournement par Poutine de la fière histoire de leurs ancêtres ».

08h03 : Le défilé militaire du « jour de la Victoire » en images

07h39 : Le défilé aérien annulé en raison des conditions météorologiques à Moscou, annonce le Kremlin

Le défilé aérien prévu à Moscou a été annulé en raison des conditions météorologiques, a fait savoir le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov.

07h25 : L'armée russe défend « la patrie » en Ukraine, déclare Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a commencéson discours du « jour de la Victoire » sur la place Rouge de Moscou en disant aux combattants russes qu'ils se battaient désormais pour « défendre la patrie ».

Je m'adresse à nos forces armées : vous vous battez pour la patrie, pour son avenir.

Revenant sur sa décision de lancer ses forces en Ukraine le 24 février, il a répété que les autorités ukrainiennes préparaient une attaque contre des séparatistes pro-russes dans l'est du pays, voulaient se doter de la bombe atomique et étaient soutenus par l'Otan, menace existentielle pour la Russie.

« Une menace absolument inacceptable se constituait, directement à nos frontières », a-t-il affirmé, accusant encore une fois son voisin de néonazisme et qualifiant son offensive de « riposte préventive » et de « seule bonne décision ».

Vladimir Poutine a ensuite souligné que tout devait être fait pour éviter que « l'horreur d'une nouvelle guerre globale ne se répète ».

Le président russe a ensuite évoqué les soldats morts en Ukraine. « Chaque soldat qui périt est une perte pour nous tous et une tragédie pour ses proches. Nous allons soutenir les familles et surtout les enfants de ces soldats tués, j'ai signé un décret en ce sens ce matin », a-t-il dit. Il a aussi souhaité « bon rétablissement à tous ceux qui ont été blessés sur le front » et rendu hommage aux soignants qui les assistent. Il a ensuite fait observer une minute de silence sur la place Rouge.

Le discours de Vladimir Poutine s'est terminé sous les applaudissements des militaires russes et par un cri de ralliement à l'adresse des soldats rassemblés sous la tribune : « Pour la Russie, pour la victoire, hourra ! » Et l'hymne national russe a été joué tandis que des coups de canons étaient tirés.

07h14 : L'Ukraine ne laissera pas la Russie « s'approprier la victoire » sur le nazisme, assure Volodymyr Zelensky

Dans un message vidéo qui le montre marchant dans l'avenue centrale de Kiev, le président Volodymyr Zelensky a déclaré lundi que l'Ukraine ne permettrait pas à la Russie de s'approprier la victoire dans la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd'hui, nous célébrons le jour de la victoire sur le nazisme. Nous sommes fiers de nos ancêtres qui, avec les autres nations de la coalition anti-Hitler, ont vaincu le nazisme. Et nous ne permettrons à personne d'annexer cette victoire. Nous ne permettrons pas qu'on se l'approprie.

« Nous avons gagné en 1945. Nous gagnerons maintenant », a-t-il ajouté.

06h58 : Emmanuel Macron à Strasbourg et Berlin pour célébrer l’Europe sur fond de guerre en Ukraine

Ce lundi 9 mai, deux images vont se faire face des deux côtés du continent : celle des dirigeants européens réunis à Strasbourg pour « affirmer la force des démocraties libérales » et celle de Vladimir Poutine à Moscou qui, selon l'entourage du président français, va incarner « un modèle de révisionnisme historique qui verse le sang sur la terre ukrainienne ». Emmanuel Macron se rend ce lundi au Parlement européen de Strasbourg pour la clôture de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, puis à Berlin. Deux déplacements particulièrement symboliques pour célébrer la journée de l'Europe alors que la guerre en Ukraine continue à faire rage.

06h38 : « Avion de l'Apocalypse », militaires de retour d'Ukraine : Moscou prête pour une démonstration de force

Les préparatifs pour cette commémoration du 9 mai à Moscou tournent en boucle à la télévision russe depuis ce week-end, pour ce qui s'annonce, en l'absence de leader étranger invité, comme une démonstration de force et certainement aussi l'occasion de délivrer des avertissements.

Parmi les 77 avions et hélicoptères qui survoleront les nuages gris qui planent au-dessus de Moscou, huit avions de chasse qui formeront le « Z » de « l'opération spéciale », comme l'appelle le Kremlin, mais surtout le fameux Iliouchine II-80. Il y a douze ans que cette forteresse volante n’a pas été vue dans le ciel russe. Mis au point pendant la guerre froide, dans les années 1980, ce « bunker volant », surnommé aussi « l'avion de l'Apocalypse » a été conçu pour devenir le poste de commandement présidentiel en cas de guerre nucléaire. Plusieurs armes pouvant tirer des missiles nucléaires défileront également.

Sur les 11 000 militaires annoncés, paraderont aussi sur des blindés comme ceux déployés dans le Donbass, des parachutistes de retour d'Ukraine, « des militaires qui ont protégé les deux républiques de Lougansk et de Donetsk », dit le communiqué officiel.

06h12 : Les pays du G7 décident d'un sevrage « progressif » du pétrole russe

À la veille de la parade militaire du 9 mai en Russie, les pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) se sont engagés à mettre fin progressivement à leurs importations de pétrole russe. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a participé à cette réunion en visioconférence. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé une nouvelle salve de sanctions visant le Kremlin.

► À lire ici : Embargo sur le pétrole, nouvelles sanctions: le bloc occidental accentue sa pression sur la Russie

05h51 : La saisie du superyacht d'un oligarque russe suspendue aux Fidji

Un tribunal des îles Fidji a suspendu la saisie d'un superyacht soupçonné d'appartenir à l'oligarque russe Souleïman Kerimov, visé par des sanctions américaines liées à la guerre en Ukraine, a indiqué lundi le parquet. Le yacht Amadea, d'une valeur estimée à 325 millions de dollars, reste sous la garde de la police fidjienne et a interdiction de quitter le pays, a-t-on précisé de même source. Amarré à Lautoka, dans l'ouest des Fidji, depuis la mi-avril, l'Amadea est immobilisé par les autorités locales depuis l'émission d'un mandat américain de saisie.

La semaine dernière, un tribunal local avait autorisé cette saisie. Mais vendredi, la cour d'appel a « prononcé la suspension provisoire » de son exécution, a déclaré lundi à l'AFP une porte-parole du parquet. C'est une société officiellement enregistrée comme étant propriétaire du yacht, Millemarin Investment, qui a contesté la saisie devant les tribunaux fidjiens. Une nouvelle audience devant le tribunal est prévue jeudi, a-t-elle indiqué. Plusieurs sites spécialisés indiquent cependant que le véritable propriétaire du bateau est le député et homme d'affaires russe Souleïman Kerimov, ce qu'affirment également les autorités américaines.

Il fait partie d'un groupe d'oligarques « qui profitent du gouvernement russe par le biais de la corruption et de ses activités malveillantes dans le monde entier, notamment l'occupation de la Crimée », avait affirmé le ministère américain de la Justice la semaine dernière.

05h30 : Les derniers civils évacués d'Azovstal sont arrivés à Zaporijjia

À Zaporijjia, 174 civils, certains avec de jeunes enfants, sont arrivés dimanche soir à bord de huit bus « depuis l'enfer de Marioupol », a écrit sur Twitter la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l'Ukraine, Osnat Lubrani. Une quarantaine d'évacués provenaient de l'aciérie Azovstal. Selon ses dernières informations, « il n'y a plus de civils » dans l'aciérie, a-t-elle indiqué à l'AFP, ajoutant cependant ne pas « être en mesure de le vérifier ».

Des travailleurs humanitaires ont escorté des personnes âgées, y compris une vieille dame en fauteuil roulant, vers un centre d'accueil, rapporte l'AFP. « Nous espérions tous les jours une évacuation », a déclaré Vladymyr Babeush, 41 ans, un évacué d'Azovstal qui travaillait dans l'usine. « Et maintenant, nous avons fini d'attendre. Nous sommes tellement reconnaissants envers toutes les personnes impliquées. »

Un autre évacué, Dmytro, 17 ans, s'est dit « très fatigué » après dix-sept heures de bus. « Mais je suis heureux qu'il y ait de l'air frais et d'être en Ukraine », a-t-il ajouté.

04h59 : Volodymyr Zelensky fustige la frappe russe qui a tué 60 civils dans l'est de l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé dimanche que 60 personnes avaient péri dans un bombardement dans l'est du pays. « Pas plus tard qu'hier, dans le village de Bilohorivka, dans la région de Louhansk, une bombe russe a tué 60 civils », a affirmé Volodymyr Zelensky lors d'une intervention en visioconférence à un sommet du G7. « Ils essayaient de trouver refuge dans le bâtiment d'une école ordinaire qui a été visée par une frappe aérienne russe. »

Le gouverneur de la région de Louhansk, Serghiy Gaïdaï, a fourni le même bilan à la télévision en langue russe Current Time TV. Dimanche matin, il avait expliqué qu'« il y avait au total 90 personnes » sur place au moment de la frappe. « Vingt-sept ont été sauvées », avait-il ajouté, précisant que la température avait été très élevée après l'explosion qui a « complètement soufflé » l'école.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit « horrifié » par le bombardement, selon son porte-parole.

04h25 : Démonstration de force attendue à Moscou pour le 9 mai

Le 9 mai, « jour de la Victoire » en Russie, est la fête nationale qui célèbre la capitulation de l'Allemagne nazie face aux troupes alliées en 1945. Mais elle prend bien sûr une résonance particulière cette année. Moscou doit exhiber lundi son armée dans une démonstration de force destinée à galvaniser ses troupes à la peine en Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine, qui doit prononcer un discours très attendu, aura l'occasion d'envoyer de nouveaux avertissements après avoir plusieurs fois brandi la menace nucléaire. Comment Vladimir Poutine va-t-il utiliser cette journée de commémoration pour orienter le récit national russe et comment le 9-Mai s'inscrit-il dans sa stratégie politique depuis le début de son mandat ? Entretien avec l'historien Alain Blum.

► À lire et écouter : Commémorations du 9-Mai en Russie: «Poutine en a fait vraiment une date de combat»

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