Volodymyr Zelensky appelle à évacuer la région de Donetsk, ciblée par les bombardements russes

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Le président ukrainien a appelé, samedi soir, la population à évacuer la région de Donetsk, dans l'est du pays, cible des frappes russes. Plusieurs localités dans le sud et l'est de l'Ukraine ont été la cible d'attaques dans la nuit de vendredi à samedi, faisant au moins un mort à Mykolaïv et détruisant une école à Kharkiv, selon les autorités ukrainiennes. Revivez les événements du 30 juillet, heure par heure.

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  • 21 h 59 : Zelensky appelle à évacuer la région de Donetsk, lieu des combats dans l'est

Volodymyr Zelensky a appelé samedi soir la population à évacuer la région de Donetsk dans l'est du pays, dont les villes sont la cible de bombardements des forces russes, dans une adresse vidéo.

"Une décision gouvernementale a été prise sur l'évacuation obligatoire de la région de Donetsk", a déclaré le président ukrainien. "S'il vous plaît, évacuez", a-t-il ajouté. "À ce stade de la guerre, la terreur est la principale arme de la Russie", a-t-il souligné, alors que les frappes russes sur les villes de la région font pratiquement tous les jours des victimes dans la population civile.

  • 20 h 15 : un mort et plusieurs blessés dans des frappes à Mykolaïv

  • 19 h 54 : Kiev somme Croix-Rouge et ONU de sécuriser ses soldats prisonniers

L'Ukraine a annoncé avoir demandé à la Croix-Rouge et à l'ONU de se rendre auprès de ses soldats prisonniers des forces russes, dont une cinquantaine ont péri la veille dans un bombardement sur la prison d'Olenivka, en territoire occupé par les Russes dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine.

Le chargé des droits humains ukrainien Dmytro Loubinetsk a annoncé à la télévision nationale avoir demandé aux deux institutions, qui avaient supervisé en mai la reddition négociée avec les Russes des défenseurs de l'usine d'Azovstal à Marioupol (sud-est), de se rendre à Olenivka. Selon lui, le CICR a fait une demande mais n'a pour l'instant pas obtenu l'autorisation des Russes.

  • 16 h 22 : l’ambassadrice britannique en Ukraine appelle à "une enquête" après le bombardement d'une prison

Le président ukrainien a qualifié vendredi soir de "crime de guerre russe délibéré" le bombardement vendredi d'une prison à Olenivka, dans la région de Donetsk, sur le territoire occupé dans l'est de l'Ukraine.

Dans un premier temps, c'est Moscou qui avait mis en cause Kiev, le comité d'enquête russe ayant accusé les forces ukrainiennes d'avoir "tiré sur la prison où sont détenus les membres du régiment Azov, utilisant des projectiles américains du système Himars" (lance-roquettes multiples).

L'ambassadrice britannique en Ukraine Melinda Simmons a pour sa part appelé à "une investigation" sur ce qui s'est produit à Olenivka. "Cela semble faire partie d'un schéma de plus en plus inquiétant des pires types de violations des droits humains, et éventuellement de crimes de guerre, commis en toute impunité dans l'est occupé de l'Ukraine", a-t-elle écrit dans un tweet.

  • 14 h 55 : un navire transportant des céréales ukrainiennes "volées" saisi au Liban

Un procureur libanais a ordonné samedi la saisie d'un navire battant pavillon syrien qui a accosté dans un port du nord du pays avec une cargaison de céréales ukrainiennes "volées", selon l'ambassade de Kiev à Beyrouth.

Les autorités ukrainiennes accusent régulièrement la Russie de voler les récoltes de l'Ukraine dans les zones qu'elle occupe, à des fins de consommation domestique ou pour les revendre à l'étranger en toute illégalité.

  • 14 h 50 : l'Ukraine fustige les appels russes à "pendre" les combattants d'Azov

L'Ukraine a dénoncé, samedi, les appels russes à "pendre" ou infliger une autre "mort humiliante" aux combattants du régiment ukrainien Azov, au lendemain d'une frappe contre une prison où étaient détenus certains d'entre eux qui a fait plus de 50 morts.

Cette déclaration du porte-parole de la diplomatie ukrainienne Oleg Nikolenko réagissait au tweet posté vendredi soir en anglais de l'ambassade russe au Royaume-Uni qui a été marqué comme ayant "enfreint les règles de Twitter relatives aux conduites haineuses", mais reste toutefois disponible comme pouvant "présenter un intérêt pour le public". "Les combattants d'Azov méritent d'être exécutés, mais pas par un peloton d'exécution, par pendaison. Ce ne sont pas de vrais soldats. Ils méritent une mort humiliante", peut-on lire dans ce tweet.

  • 11 h 57 : la Russie interdit d'entrée 32 responsables et journalistes néo-zélandais

La Russie a annoncé interdire l'entrée sur son territoire à 32 responsables et journalistes néo-zélandais, en réponse aux mesures similaires prises par la Nouvelle-Zélande à l'égard de Moscou en raison du conflit ukrainien.

Parmi les personnes sanctionnées figurent notamment le maire de Wellington, Andrew John Whitfield Foster, et celui d'Auckland, Philip Bruce Goff, le commodore Garin Golding, commandant des forces navales néo-zélandaises, ainsi que les journalistes Kate Green et Josie Pagani (The Dominion Post), a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette décision est prise "en réponse aux sanctions du gouvernement néo-zélandais qui affecte de plus en plus de citoyens russes", précise le communiqué.

  • 11 h 25 : bombardements russes dans le Sud et l'Est

Des bombardements russes ont frappé plusieurs localités dans le sud et l'est de l'Ukraine, faisant au moins un mort à Mykolaïv et détruisant une école à Kharkiv, ont annoncé les autorités ukrainiennes.

Dans la nuit de vendredi à samedi, un civil a été tué et six autres blessés dans le bombardement d'un quartier résidentiel de Mykolaïv (sud), où plusieurs immeubles ont été endommagés, a indiqué le gouverneur régional Vitali Kim sur Telegram.

À Kharkiv, deuxième ville ukrainienne (est), trois missiles S-300 se sont abattus à 3 h du matin sur une école qui a pris feu, a annoncé le maire de la ville Igor Terekhov. Le bâtiment principal a été détruit, selon le maire qui publie des photos du bâtiment en flammes sur Telegram. Aucune information sur d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

Selon le gouverneur de la région de Kharkiv Oleg Sinegoubov, au moins cinq missiles S-300 ont été lancés sur la ville de Kharkiv dans la nuit de vendredi à samedi.

  • 9 h 18 : des dizaines de soldats russes tués à Kherson, selon Kiev

L'armée ukrainienne a déclaré avoir tué des dizaines de soldats russes et détruit deux dépôts de munitions lors de combats dans la région de Kherson, centre de la contre-offensive de Kiev dans le sud et zone clé des lignes d'approvisionnement de Moscou.

Le trafic ferroviaire vers Kherson sur le fleuve Dniepr a été interrompu, selon le commandement militaire sud, ce qui pourrait isoler davantage les forces russes à l'ouest du fleuve des approvisionnements de Crimée occupée et de l'est.

  • 9 h 07 : le géant russe Gazprom annonce avoir suspendu ses livraisons de gaz à la Lettonie

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé avoir suspendu ses livraisons de gaz à la Lettonie, sur fond de tensions russo-occidentales en raison du conflit en Ukraine et des sanctions européennes sans précédent contre la Russie.

"Aujourd'hui, Gazprom a suspendu ses livraisons de gaz à la Lettonie (...), en raison de la violation des conditions de prélèvement du gaz", a indiqué la compagnie russe dans un communiqué sur Telegram.

  • 23 h 23 : une prison bombardée, le président ukrainien dénonce "un crime de guerre russe délibéré"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié le bombardement, vendredi, d'une prison qui a fait "plus de 50 morts" de "crime de guerre russe délibéré", après que Moscou avait accusé les forces ukrainiennes d'en être responsables.

Plus tôt dans la journée, le président ukrainien avait supervisé un premier chargement de céréales, cruciales pour la sécurité alimentaire mondiale.

La frappe sur la prison d'Olenivka, où se trouvaient des prisonniers de guerre ukrainiens, en territoire séparatiste dans l'est de l'Ukraine, est "un crime de guerre russe délibéré, un meurtre de masse délibéré", a déclaré le chef de l'État ukrainien. Cette "attaque des occupants" a fait "plus de 50 morts", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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