La reprise des exportations de céréales est un "soulagement pour le monde", selon Kiev

© Oleksandre Gimanov, AFP

En Ukraine, le premier chargement de céréales a quitté, lundi matin, le port d'Odessa à destination du Liban. L'Union européenne et l'Otan ont salué ce départ et réclamé la "mise en œuvre totale" de l'accord.

  • 23 h 03 : Volodymyr Zelensky qualifie les exportations de céréales de "premier signal positif" pour stopper la crise alimentaire mondiale

Lundi soir, Volodymyr Zelensky a déclaré dans son allocution quotidienne. "Attendons de voir comment l'accord fonctionnera et si la sécurité sera vraiment garantie", même si "c'est un premier signal positif que nous arriverons à stopper la crise alimentaire mondiale"

Selon le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, 16 autres bateaux chargés de céréales "attendent leur tour" pour quitter Odessa, qui concentrait avant la guerre 60% de l'activité portuaire du pays.

  • 20 h 24 : les États-Unis annoncent de nouvelles livraisons d'armes

Les États-Unis ont annoncé qu'ils allaient envoyer de nouvelles armes pour une valeur de 550 millions de dollars aux forces ukrainiennes combattant l'invasion russe, dont des munitions pour des lance-roquettes de plus en plus importants dans la bataille.

Cette aide va notamment "inclure davantage de munitions pour les systèmes (...) Himars", a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, à la presse. Cela porte le montant total de l'assistance militaire allouée à l'Ukraine depuis que le président Joe Biden a pris ses fonctions à plus de 8 milliards de dollars, selon lui.

  • 17 h 10 : Emmanuel Macron réaffirme son soutien militaire à l'Ukraine

Emmanuel Macron a confirmé au président ukrainien Volodymyr Zelensky la volonté de la France de poursuivre son soutien aux forces armées ukrainiennes afin de leur permettre de résister à l'agression de la Russie, a indiqué l'Élysée dans un communiqué.

Le président français a également réaffirmé son soutien au peuple ukrainien et à sa résistance, et a dit sa détermination à faire en sorte que les crimes de guerre ne restent pas impunis, lors d'un appel avec son homologue ukrainien.

  • 16 h 38 : 39 personnalités britanniques supplémentaires interdites en Russie, dont David Cameron

La Russie a interdit lundi l'entrée sur son territoire à 39 personnalités britanniques supplémentaires, notamment au chef de l'opposition travailliste Keir Starmer et à l'ancien Premier ministre David Cameron, en réponse aux sanctions prises contre l'offensive en Ukraine.

Cette nouvelle liste, parue sur le site Internet du ministère russe des Affaires étrangères, comprend des responsables politiques, des journalistes et des entrepreneurs. On y trouve notamment les députés travaillistes Keir Starmer, David Lammy, Lisa Nandy, ainsi que des responsables politiques écossais et des journalistes de la BBC et de grands journaux britanniques.

Selon le ministère russe des Affaires étrangères, les personnes sanctionnées "contribuent à la politique hostile de Londres visant à diaboliser notre pays et à l'isoler sur la scène internationale".

  • 16 h 27 : Paris salue la reprise des exportations, condamne les "frappes indiscriminées" de la Russie

La France salue le départ d'un premier navire du port ukrainien d'Odessa, annonce un communiqué du Quai d'Orsay, dans lequel Paris appelle les parties à continuer l'exportation sécurisée des céréales ukrainiennes en mer Noire de façon à réduire l'insécurité alimentaire mondiale.

"La France condamne (...) la poursuite des frappes indiscriminées menées par la Russie, y compris sur le port d'Odessa, qui contribuent à fragiliser la mise en œuvre de cet accord", dit encore le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

  • 14 h 09 : les États-Unis livrent à l'Ukraine quatre systèmes de roquettes Himars supplémentaires

L'Ukraine a reçu un lot de quatre systèmes de roquettes d'artillerie à haute mobilité (Himars), a déclaré le ministre ukrainien de la Défense, remerciant les États-Unis pour cette nouvelle livraison d'armes.

De fabrication américaine, les Himars ont une portée plus longue et sont plus précis que l'artillerie ukrainienne de l'ère soviétique, ce qui permet aux forces ukrainiennes de frapper des cibles russes qui étaient auparavant inaccessibles.

  • 13 h 40 : la Russie affirme ne pas être en mesure de contribuer aux réparations de Nord Stream 1

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé, lundi 1er août, que la Russie n'était pas en mesure de contribuer aux réparations nécessaires des équipements défectueux du gazoduc Nord Stream 1.

Moscou a réduit la semaine dernière ses livraisons via ce gazoduc, la plus grande liaison gazière russe vers l'Europe, à seulement 20 % de sa capacité, expliquant qu'une turbine envoyée au Canada pour maintenance n'était pas encore revenue et que d'autres équipements devaient également être réparés.

"Il y a des dysfonctionnements qui nécessitent des réparations urgentes et il y a certaines difficultés artificielles qui ont été causées par les sanctions", a déclaré le porte-parole du Kremlin. "Cette situation a besoin d'être corrigée et la Russie n'est guère en mesure d'y contribuer", a-t-il ajouté.

  • 12 h 46 : l'UE et l'Otan demandent la "mise en œuvre totale" de l'accord sur les exportations de céréales

L'Union européenne et l'Otan ont salué le départ d'Ukraine d'un premier navire chargé de céréales et réclamé la "mise en œuvre totale" de l'accord conclu à Istanbul pour la reprise des exportations ukrainiennes.

"Il s'agit d'une première étape très importante et bienvenue, et nous attendons avec impatience la mise en œuvre de l'ensemble de l'accord avec la reprise des exportations ukrainiennes vers les clients du monde entier affectés par la crise alimentaire" provoquée par des blocus des ports ukrainiens par la Russie, a déclaré Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a, pour sa part, remercié la Turquie pour le "rôle central" joué dans la conclusion de cet accord.

  • 11 h 30 : la reprise des exportations de céréales "très positive", juge le Kremlin

La Russie a jugé "très positif" le départ d'Ukraine d'un premier navire chargé de céréales, conformément aux termes d'un accord conclu à Istanbul pour permettre la reprise des exportations de Kiev, malgré l'offensive de Moscou.

Le départ de ce bateau du port d'Odessa (sud de l'Ukraine) est "très positif, une bonne opportunité de tester l'efficacité" de l'accord d'Istanbul, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

  • 11 h 21 : la Russie veut finir les premières reconstructions à Marioupol en septembre

Les premiers bâtiments en reconstruction à Marioupol, ville portuaire du sud-est de l'Ukraine dévastée par des semaines de bombardements, seront inaugurés en septembre, a annoncé la Russie, qui occupe désormais cette localité.

"Les premiers immeubles seront prêts en septembre. Les premiers hôpitaux seront prêts", a déclaré le vice-Premier ministre russe Marat Khousnoulline dans une interview à la chaîne de télévision russe RBK TV.

Vendredi, ce dernier avait présenté au président Vladimir Poutine un plan pour reconstruire Marioupol en trois ans, un objectif qui semble ambitieux, compte tenu de l'ampleur des destructions.

  • 10 h 38 : la reprise des exportations de céréales est un "soulagement pour le monde", selon Kiev

La reprise des exportations de céréales ukrainiennes, une première depuis l'invasion russe en février, est "un soulagement pour le monde", s'est félicité le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba.

"La journée de soulagement pour le monde, en particulier pour nos amis du Moyen-Orient, d'Asie et d'Afrique, alors que les premières céréales ukrainiennes quittent Odessa après des mois de blocus russe. L'Ukraine a toujours été un partenaire fiable et le restera si la Russie respecte sa part de l'accord", a affirmé sur Twitter le ministre.

  • 9 h 58 : le chef de l'ONU "salue chaleureusement" le départ du premier bateau de céréales ukrainiennes

Le chef de l'ONU Antonio Guterres "salue chaleureusement" le départ du premier bateau de céréales ukrainiennes dans le cadre d'un plan visant à lever le blocus russe en mer, a déclaré un porte-parole.

"Le Secrétaire général espère que ce sera le premier de nombreux navires commerciaux conformément à l'accord signé, et que cela apportera la stabilité et l'aide indispensables à la sécurité alimentaire mondiale, en particulier dans les contextes humanitaires les plus fragiles", a déclaré l'ONU dans un communiqué.

  • 8 h 17 : le premier chargement de céréales ukrainiennes a quitté le port d'Odessa

Le premier chargement de céréales ukrainiennes a quitté le port d'Odessa à 6 H 17 GMT, conformément aux termes de l'accord international avec la Russie signé à Istanbul, a annoncé le ministère turc de la Défense.

"Le navire Razoni a quitté le port d'Odessa à destination du port de Tripoli au Liban. Il est attendu le 2 août à Istanbul. Il continuera sa route vers sa destination à la suite des inspections qui seront menées à Istanbul", a ajouté le ministère.

Selon le ministre ukrainien de l'Infrastructure Oleksandre Koubrakov, le bateau est chargé de 26 000 tonnes de maïs.

Il devrait arriver à l'entrée du Bosphore mardi à la mi-journée, a estimé Yörük Isik, spécialiste du suivi des mouvements des navires sur le Bosphore et dans la région.

  • 6 h 51 : le premier chargement de céréales ukrainiennes s'apprête à quitter Odessa

Le premier chargement de céréales ukrainiennes devait quitter le port d'Odessa lundi à 5 h 30 GMT, a annoncé le ministère turc de la Défense dans un communiqué.

"Le départ du cargo Razoni battant pavillon de la Sierra Leone et chargé de maïs quittera le port d'Odessa à destination du Liban à 8 H 30 (05 H 30 GMT)", a précisé le ministère, ajoutant que d'autres convois allaient désormais suivre "le long des couloirs (maritimes) car les "procédures sont terminées".

Construit en 1996 et long de 186 m sur 25 de large, le Razoni a une capacité de cale de 30 000 tonnes.

Signé le 22 juillet à Istanbul, l'accord qui permet la reprise des exportations ukrainiennes vise à atténuer une crise alimentaire mondiale qui a vu les prix monter en flèche dans certains des pays parmi les plus pauvres au monde.

Le Centre de coordination conjointe (CCC), chargé du contrôle des exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire, a été inauguré mercredi à Istanbul conformément à l'accord. Le CCC doit immatriculer et suivre les navires marchands qui participeront aux convois, assurer leur suivi via internet et par satellite, faire inspecter les bateaux au moment du chargement dans les ports ukrainiens et à leur arrivée dans les ports turcs.

  • 6 h 36 : les bombardements continuent sur les villes ukrainiennes, notamment à Mykolaïv

Dans le sud de l'Ukraine, les autorités de Mykolaïv ont assuré que la ville avait été la cible de bombardements russes massifs, probablement "les plus forts" depuis le début de la guerre en février, qui ont fait au moins deux morts, selon le maire Senkevytch.

Ces frappes ont causé la mort d'Oleksiï Vadatoursky, propriétaire de la principale société ukrainienne de logistique céréalière et de son épouse. "C'était l'un des plus importants entrepreneurs agricoles du pays, une personnalité clef de la région et un important employeur", a souligné sur Telegram Mikhailo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne, disant croire dans ce cas à une frappe ciblée.

D'autres frappes ont touché les régions de Kharkiv (est) et Soumy (nord-est). Quelques bâtiments ont été endommagés dans "une série d'explosions" à Kharkiv, a annoncé le maire de la deuxième ville ukrainienne, Igor Terekhov.

  • 3 h 20 : les autorités ukrainiennes ont démenti être à l'origine de l'attaque de drone sur Sébastopol

Les autorités ukrainiennes ont démenti être à l'origine de cette attaque inédite, qualifiant les accusations russes de "provocation délibérée".

Un drone explosif a blessé six personnes, dimanche, au quartier général de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée, une attaque inédite qui a mis en état d'alerte ce bastion russe dans la péninsule ukrainienne annexée par Moscou.

L'Ukraine, quoique envahie partiellement depuis le 24 février, et sous le feu de l'artillerie et des missiles de croisière russes, a infligé plusieurs humiliations à la flotte russe, coulant d'abord son navire amiral, le croiseur Moskva, puis reprenant le contrôle de l'Ile des serpents, un îlot stratégique face à l'embouchure du Danube.

Avec Reuters et AFP

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