Les forces ukrainiennes ont reçu l'ordre de se retirer de Severodonetsk

© Anatolii Stepanov, AFP

À la peine face à la poussée de l'armée russe, les forces ukrainiennes ont reçu l'ordre de se retirer de la ville stratégique de Severodonetsk (est), selon le gouverneur local. Kiev compte désormais sur l'arrivée d'armements lourds réclamés sans relâche aux alliés occidentaux.

  • 19h09 : la Russie dénonce le statut de candidat à l'UE accordé à l'Ukraine

Le ministère russe des Affaires étrangères prévient que la décision de l'Union européenne d'accorder le statut de candidat à l'adhésion à l'Ukraine et à la Moldavie aura des "conséquences négatives". "L'Union européenne a confirmé qu'elle continue à exploiter la CEI (Communauté des États indépendants, ex-URSS) au niveau géopolitique, en l'utilisant pour 'contenir' la Russie", déclare la porte-parole du ministère, Maria Zakharova, dans un communiqué. "Ils (les Européens) ne pensent pas aux conséquences négatives d'une telle initiative", ajoute-t-elle.

  • 18h45 : 10 ans pour trouver des voies alternatives au transport de céréales par la mer Noire

L'Ukraine aurait besoin de 10 ans pour construire des infrastructures capables de remplacer celles des ports de la mer Noire, dont le blocage par la Russie empêche l'exportation de céréales à travers le monde, a estimé vendredi le vice-ministre ukrainien de l'Agriculture. "Pour les routes alternatives, il faudrait 10 ans d'investissements pour essayer de construire les infrastructures nécessaires pour remplacer ces infrastructures portuaires de la mer Noire, que nous avons passé environ 20 ans à construire, à partir de l'an 2000", a déclaré le vice-ministre, Taras Vyssotsky, dans un entretien à l'AFP.

  • 18h06 : l'UE se prépare à un "hiver difficile" avec la crise énergétique

Les dirigeants de l'UE, réunis en sommet à Bruxelles, se sont engagés à intensifier leurs efforts pour réduire leur dépendance énergétique envers Moscou qui a commencé à réduire ses livraisons de gaz, faisant craindre un "hiver difficile". "Nous avons passé en revue tous les plans d'urgence nationaux pour s'assurer que chacun était prêt à affronter de nouvelles perturbations et nous travaillons à un plan d'urgence de réduction de la demande d'énergie avec l'industrie et les 27 Etats membres", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l'issue d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, largement consacrée à la crise énergétique.

  • 14h05 : "Nous aussi en Ukraine nous aimerions profiter de ce merveilleux été", déclare Zelesky au festival de Glastonbury

Volodymyr Zelensky en a appelé aux festivaliers réunis à Glastonbury, en Angleterre, pour leur demander leur soutien face à l'invasion russe. "Nous aussi en Ukraine nous aimerions vivre comme avant et profiter de la liberté et de ce merveilleux été. Mais nous ne pouvons pas le faire parce qu'un événement terrible est arrivé: la Russie nous a volé la paix", a déclaré le président ukrainien dans une vidéo diffusée sur écran géant avant un concert du groupe The Libertines.

"C'est pourquoi je me tourne vers vous pour demander votre soutien, Glastonbury, le plus grand rassemblement pour la liberté ces jours-ci, et je vous demande de partager ce sentiment avec tous ceux dont la liberté est menacée", a-t-il ajouté.

  • 14h40 : le G7 accuse la Russie d'être responsable de l'insécurité alimentaire mondiale

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont accusé vendredi, dans une déclaration commune, la Russie d'exacerber l'insécurité alimentaire mondiale en imposant un blocus des ports ukrainiens et en bombardant les infrastructures du pays.

Les ministres appellent Moscou à "cesser ses attaques et ses actions menaçantes et à débloquer les ports ukrainiens de la mer Noire pour les exportations alimentaires".

  • 12 h 39 : les Ukrainiens arrivant en Pologne à nouveau plus nombreux que ceux qui rentrent

Le nombre d'Ukrainiens qui arrivent en Pologne dépasse cette semaine celui des retours, renversant la tendance observée depuis plus d'un mois, a-t-on appris vendredi auprès des gardes-frontières polonais.

Ainsi, jeudi 23 juin, 27 500 personnes sont arrivées d'Ukraine en Pologne et 24 400 ont traversé la frontière dans l'autre sens, ont indiqué les gardes-frontières sur Twitter. Mercredi 22 juin, ils ont enregistré 26 300 entrées et 23 500 sorties, tandis que lundi et mardi les deux chiffres étaient pratiquement au même niveau, celui des entrées dépassant cependant légèrement celui des sorties.

Cette tendance est confirmée par les gardes-frontières ukrainiens, qui signalent, pour le jeudi 23 juin, 45 000 personnes ayant quitté l'Ukraine par les frontières occidentales, dont plus de 25 000 par la frontière polonaise, contre 40 000 entrées, dont 37 000 citoyens ukrainiens.

Cette évolution survient alors que les forces russes poursuivent les bombardements des grandes villes et que la destruction de certaines grandes entreprises, telle la raffinerie de pétrole de Krementchouk, laissent des milliers de personnes sans travail, a déclaré à l'AFP la dirigeante de l'organisation ukrainienne en Pologne "Euromajdan Varsovie", Natalia Panchenko.

  • 11 h 34 : la candidature de l'Ukraine à l'UE est une affaire "intérieure à l'Europe" selon la Russie

Le Kremlin a qualifié vendredi d'"affaire intérieure à l'Europe" la décision des Vingt-Sept d'accorder à l'Ukraine et à la Moldavie le statut de candidat à l'UE, en pleine offensive de la Russie chez son voisin ukrainien.

"C'est une affaire intérieure à l'Europe", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tout en soulignant qu'il est "important" pour Moscou que "tous ces processus n'apportent pas davantage de problèmes à la Russie et (...) dans les relations de ces pays avec la Russie".

  • 11 h 30 : un prêt "record" du Conseil de l'Europe à la Pologne pour les réfugiés ukrainiens

La banque de développement du Conseil de l'Europe (CEB) a accordé vendredi à la Pologne un prêt de 450 millions d'euros, un montant qualifié de "record" pour l'institution, afin d'aider Varsovie à prendre en charge les personnes fuyant la guerre en Ukraine.

"Ce prêt est le plus important jamais approuvé par la CEB. Il soutiendra le plan du gouvernement de Pologne visant à faire face à l'afflux massif de personnes fuyant la guerre en Ukraine", a expliqué dans un communiqué le Conseil de l'Europe.

La vigie des droits humains sur le continent européen, installée à Strasbourg, explique que la priorité de ce prêt "sera de couvrir le coût des allocations exceptionnelles de subsistance, des indemnités forfaitaires d'hébergement et des allocations mensuelles pour enfant à charge".

  • 9 h 12 : un fonctionnaire de l'occupation russe tué à Kherson dans un attentat

Un fonctionnaire de l'administration d'occupation installée par la Russie à Kherson, dans le sud de l'Ukraine sous contrôle russe, a été tué vendredi dans un attentat, ont indiqué les autorités, alors que ce type d'attaques se multiplient.

"C'était une attaque ciblée sur un collaborateur de l'administration civile et militaire, et qui l'a tué", a indiqué l'administration à l'agence russe Tass. La victime, Dmitri Savloutchenko, était en charge des sports et de la jeunesse dans la région de Kherson.

  • 8 h 41 : le ministre allemand de l'Économie met en garde contre des fermetures dans l'industrie faute de gaz

L'Allemagne se dirige vers une pénurie de gaz si l'approvisionnement en gaz russe reste à son faible niveau actuel et certaines industries pourraient être contraintes de fermer si les stocks s'avèrent insuffisants l'hiver prochain, a déclaré le ministre allemand de l'Économie, Robert Habeck, dans un entretien au Spiegel publié vendredi.

"Les entreprises pourraient avoir à interrompre leur production, licencier leurs salariés, les chaînes d'approvisionnement pourraient s'effondrer, les ménages pourraient s'endetter pour régler leurs factures de chauffage et s'appauvriront", a-t-il déclaré au magazine, jugeant que cette situation s'intégrait dans la stratégie du président russe Vladimir Poutine pour diviser le pays.

L'Allemagne, qui dépendait à 55 % de la Russie pour son approvisionnement en gaz avant l'invasion de l'Ukraine, a activé jeudi le deuxième niveau d'alerte de son plan en trois phases pour faire face à la crise actuelle, ce qui signifie que le gouvernement anticipe un risque élevé de pénuries de gaz sur de longues périodes.

  • 7 h 42 : les forces ukrainiennes ont reçu l'ordre de se retirer de Severodonetsk

Les forces ukrainiennes ont reçu l'ordre de se retirer de la ville de Severodonetsk, dans l'est du pays, théâtre d'âpres combats avec l'armée russe, a annoncé le gouverneur régional.

"Les forces armées ukrainiennes vont devoir se retirer de Severodonetsk. Ils en ont reçu l'ordre", a déclaré sur Telegram Sergiy Gaiday, le gouverneur de Lougansk, où se situe cette localité stratégique. "Cela ne fait plus aucun sens de rester sur des positions qui ont été constamment bombardées depuis des mois", a-t-il ajouté.

La ville a été "presque réduite en ruines" par les bombardements continuels, selon lui. "Toutes les infrastructures essentielles ont été détruites. 90% de la ville est endommagée, 80% des maisons devront être détruites", a-t-il estimé.

La prise de Severodonetsk est une étape cruciale dans le plan de conquête russe du bassin industriel du Donbass, déjà en partie tenu par des séparatistes prorusses depuis 2014.

  • 6 h 45 : G7, Otan, deux sommets pour maintenir l'unité face à la Russie

Les leaders des grandes puissances, dont le président américain, Joe Biden, ont rendez-vous à partir de dimanche dans les Alpes bavaroises, pour la réunion annuelle du club des sept pays industrialisés (G7) comprenant Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis.

La poursuite du soutien à l'Ukraine, quatre mois après le début de l'offensive russe, sera au cœur de cette réunion puis du sommet de l'Otan, qui se tiendra sur deux jours, à Madrid, à partir du 28 juin.

Le chancelier Olaf Scholz, hôte du G7, l'a rappelé cette semaine : le soutien à l'Ukraine va demander "de la persévérance [car] nous sommes encore loin" de négociations de paix entre Kiev et Moscou.

La guerre en Ukraine pourrait durer "des années", a mis en garde le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

  • 5 h 50 : en difficulté dans l'est, les forces ukrainiennes attendent des armements lourds

Sur le terrain, mises à mal par la puissance de feu de l'artillerie et de l'aviation russes, les forces ukrainiennes fondent désormais leurs espoirs sur l'arrivée d'armements lourds réclamés sans relâche aux alliés occidentaux, comme les lance-roquettes multiples américains Himars.

Le ministre de la Défense ukrainien, Oleksiy Reznikov, a annoncé jeudi, photo à l'appui, l'arrivée des premiers exemplaires de ces armements puissants et précis, quelques heures avant que la Maison Blanche n'annonce un nouveau volet d'aide militaire à Kiev, d'un montant de 450 millions de dollars.

  • 3 h 38 : l'UE valide la candidature de l'Ukraine, amertume dans les Balkans

L'Union européenne, réunie en sommet à Bruxelles, a entériné jeudi la candidature de l'Ukraine et de la Moldavie, une étape hautement symbolique près de quatre mois après l'invasion lancée par l'armée russe.

L'octroi du statut de candidat à l'UE à ces deux pays est un "signal très fort vis-à-vis de la Russie", a estimé le président français Emmanuel Macron, y voyant "un geste politique" de "l'Europe forte et unie". "Nous avons avancé à pas de géant", et "tout cela, nous le devons au peuple ukrainien qui se bat pour défendre nos valeurs, leur souveraineté, leur intégrité territoriale".

Bloqués depuis des années dans l'antichambre de l'UE, les pays des Balkans occidentaux déjà candidats à l'adhésion n'ont de leur côté pas caché leur amertume face à la longueur des procédures.

"C'est une bonne chose de donner le statut" de candidat à Kiev, a déclaré le Premier ministre albanais, Edi Rama, avant une réunion à Bruxelles avec les dirigeants européens. Mais il a conseillé aux Ukrainiens de ne "pas se faire d'illusions" sur une adhésion rapide par la suite.

Plusieurs représentants des États membres ont averti que les Ukrainiens ne devaient "pas se faire d'illusions" sur une adhésion rapide. Emmanuel Macron avait ainsi estimé en mai qu'une adhésion de Kiev prendrait "des décennies".

Avec Reuters et AFP

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