"Consensus total" des ministres des 27 pour la candidature de l'Ukraine à l'UE

Selon le ministre français chargé de l’Europe, Clément Beaune, le statut de candidat de l'Ukraine à l'UE fait l'objet d'un "consensus total" parmi les ministres des Affaires européennes. Jeudi, ce sera au tour des dirigeants des 27 de se prononcer. Voici le fil du 21 juin.

  • 21 h 44 : Washington exprime sa "confiance" envers Emmanuel Macron

Les États-Unis ont exprimé leur "confiance" dans la poursuite de l'étroite collaboration diplomatique avec le président français Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine malgré les revers électoraux de son camp.

"Le président Macron vient d'être réélu", a d'abord noté le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse à Washington. "La France est un allié des États-Unis. Nous avons toute confiance dans la poursuite à l'avenir de notre travail en très étroite coordination avec le gouvernement Macron sur le défi posé par la Russie et sur d'autres défis partagés", a-t-il ajouté.

  • 21 h 08 : l'Italie veut contourner la baisse des livraisons de gaz russe

Le gouvernement italien a dévoilé une première série de mesures destinées à renforcer les capacités de stockage de gaz naturel du pays alors que la société énergétique Eni constate une baisse des livraisons russes depuis une semaine.

Le ministre de la Transition écologique, Roberto Cingolani, a annoncé dans un communiqué que Rome prévoyait d'acheter du charbon pour pouvoir faire tourner si besoin ses centrales électriques au charbon à plein régime et économiser du gaz.

Le ministre a aussi demandé à l'opérateur de gazoducs Snam de prendre des mesures destinées à tenir l'objectif de remplissage des stocks de gaz ce mois-ci. L'Italie, qui importe environ 40 % de ses besoins en gaz de Russie, a entrepris comme d'autres pays européens de diversifier ses sources d'approvisionnement depuis l'invasion de l'Ukraine.

  • 20 h 45 : un avion militaire russe s'écrase près de la frontière avec l'Ukraine

Un avion militaire russe s'est écrasé dans la région de Rostov, près de la frontière avec l'Ukraine, tuant son pilote, selon le service de presse du district militaire Sud.

"Le 21 juin, un avion Su-25 s'est écrasé dans la région de Rostov lors d'un vol d'entraînement prévu. Le pilote est décédé", a indiqué cette source, citée par les agences de presse russes.

"Selon des informations préliminaires, un dysfonctionnement technique pourrait être à l'origine de l'incident. Une commission des forces aérospatiales russes travaille sur place", ont précisé les autorités.

  • 20 h 34 : Washington affirme son soutien à la Lituanie, frontalière à Kaliningrad

Les États-Unis ont affirmé leur "soutien" à la Lituanie, membre de l'Alliance atlantique, face aux menaces de la Russie contre Vilnius qui a instauré des restrictions pour certaines marchandises transitant vers l'enclave de Kaliningrad.

Le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price a réitéré devant la presse l'attachement "à toute épreuve" de Washington à l'article 5 de l'Otan, qui prévoit "qu'une attaque contre un pays allié est une attaque contre tous".

  • 20 h 02 : quinze personnes, dont un enfant, tuées dans la région de Kharkiv

Quinze personnes, dont un enfant de huit ans, ont été tuées sous le feu de l'artillerie russe dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur.

"Quinze personnes sont mortes et 16 ont été blessées. Ce sont les terribles conséquences des bombardements russes en plein jour dans la région de Kharkiv", a déclaré le gouverneur Oleg Synegubov dans sa chaîne Telegram, en précisant que ces personnes avaient été tuées et blessées dans quatre bombardements séparés.

  • 18 h 27 : l'Ukraine dit avoir visé des "installations" militaires russes en mer Noire

L'Ukraine a dit avoir visé la veille des plateformes de forage en mer Noire, utilisées selon elle comme "installations" militaires par les Russes pour renforcer leur contrôle dans la région.

"Sur ce site, la Russie a organisé de petites garnisons, y a stocké du matériel de défense antiaérienne, y compris des radars. C'est-à-dire que ces plateformes se sont transformées en installations qui ont aidé et aident les Russes à renforcer leur contrôle total de la partie nord-ouest de la mer Noire", a affirmé le porte-parole de la région d'Odessa, Serguiï Bratchouk, lors d'une conférence de presse en ligne.

  • 17 h 37 : pourparlers à Istanbul la semaine prochaine sur le transport des céréales

Une "réunion à quatre", avec des représentants des Nations unies, de la Russie et de l'Ukraine, se tiendra la semaine prochaine en Turquie en vue d'organiser le transport des céréales en mer Noire, ont rapporté des médias turcs.

Les chaînes de télévision privées CNN Türk et NTV, citant des sources à la présidence turque, ont précisé que ces pourparlers auraient lieu à Istanbul.

Lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré que des "négociations difficiles" étaient en cours pour débloquer les ports ukrainiens, où des millions de tonnes de céréales ne peuvent actuellement être exportées en raison du blocus de la flotte russe en mer Noire.

  • 17 h 06 : la baisse des livraisons de gaz russe à l'Europe est une "attaque", dénonce Berlin

Les baisses de livraisons de gaz russe à l'Europe via Nord Stream, récemment décidées par Moscou, sont une "attaque" qui vise à "semer le chaos sur le marché européen de l'énergie", a dénoncé le ministre allemand de l'Économie et du Climat Robert Habeck.

"Ce que nous avons vu la semaine dernière revêt une autre dimension. La réduction des livraisons de gaz par Nord Stream est une attaque contre nous", a-t-il affirmé lors d'un discours devant les patrons de l'industrie à Berlin.

Cette "attaque économique" a été "menée de façon délibérée" par Vladimir Poutine, a-t-il ajouté. "Nous avons déjà vu cette façon de faire plusieurs fois, avec la réduction des livraisons de gaz, en Bulgarie, en Pologne ou au Danemark", a affirmé le ministre. "Il s'agit de semer le chaos sur le marché européen de l'énergie", en "faisant monter les prix", a alerté Robert Habeck.

  • 16 h 49 : Kiev dénonce le "comportement peu scrupuleux" de Moscou sur la réduction des livraisons de gaz russe à l'Europe

Les raisons invoquées par Moscou pour diminuer fortement les livraisons de gaz russe à l'Europe via le gazoduc Nord Stream 1 sont "farfelues et illégales", a affirmé, mardi, le PDG du groupe public ukrainien Naftogaz, Iouriï Vitrenko.

"Gazprom, pour des raisons farfelues et illégales, justifie par le fonctionnement réduit de Nord Stream 1", lié à des problèmes d'ordre technique selon le géant russe, "la limitation de l'approvisionnement en gaz de l'Europe", a déclaré Iouriï Vitrenko lors d'une conférence de presse, fustigeant "un comportement peu scrupuleux" et "le chantage" de Moscou.

  • 16 h 18 : la Russie promet de riposter contre la Lituanie, après des restrictions de transit vers Kaliningrad

La Russie a promis des mesures "sérieuses" contre la Lituanie qui a instauré des restrictions pour certaines marchandises transitant vers l'enclave de Kaliningrad, conséquence des sanctions européennes contre l'offensive de Moscou en Ukraine.

"La Russie, bien sûr, réagira à de tels actes hostiles. Des mesures appropriées sont en train d'être élaborées au niveau inter-ministériel et seront adoptées prochainement", a affirmé, selon les agences russes, Nikolaï Patrouchev, secrétaire du puissant Conseil de sécurité russe, lors d'une visite à Kaliningrad.

"Elles auront de sérieuses conséquences négatives pour la population de la Lituanie", a-t-il poursuivi.

  • 15 h 52 : début du procès à Moscou d'un élu opposé à la guerre en Ukraine

Un tribunal de Moscou a entamé, mardi, le procès d'un élu municipal accusé de "diffusion d'informations mensongères" pour avoir critiqué l'offensive en Ukraine, de graves accusations qui pourraient l'envoyer dix ans en prison.

L'élu, Alexeï Gorinov, en détention provisoire, est apparu à l'audience avec une feuille sur laquelle était écrit "Non à la guerre", a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes pour le soutenir au tribunal Mechtchanski de Moscou, où il est jugé, et l'ont applaudi à la fin de l'audience.

Alexeï Gorinov, âgé de 60 ans, a été arrêté le 26 avril par la police à Moscou. Son procès avait débuté le 1er juin, mais avait été immédiatement ajourné.

  • 15 h 43 : "consensus total" des ministres des 27 pour la candidature de l'Ukraine à l'UE

Un "consensus total" a émergé pour accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l'UE lors de discussions entre les ministres des Affaires européennes des 27 réunis à Luxembourg, a déclaré le ministre français Clément Beaune, deux jours avant un sommet sur le sujet.

La "discussion a permis de montrer un large consensus, je dirais même un consensus total (...) notamment en ce qui concerne l'Ukraine, la possibilité de reconnaître le statut de candidat dans les meilleurs délais", a déclaré Clément Beaune, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l'UE.

"C'est un débat qui appartiendra maintenant aux chefs d'État et de gouvernement" réunis en sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, a-t-il ajouté.

  • 15 h 35 : la Russie ignore la localisation des deux "mercenaires" américains capturés en Ukraine

Le Kremlin a affirmé ne pas savoir où se trouvaient les deux Américains capturés lors de combats dans l'est de l'Ukraine, les qualifiant de mercenaires pouvant être condamnés à mort dans les provinces du Donbass.

Alexander Drueke et Andy Huynh, âgés respectivement de 39 et 27 ans, ont disparu alors qu'ils combattaient près de Kharkiv dans les rangs ukrainiens.

Les médias publics russes ont ensuite diffusé des images des deux hommes en affirmant qu'ils avaient été capturés par les forces prorusses.

L'agence de presse Interfax a indiqué que les deux Américains étaient dans la république séparatiste autoproclamée de Donetsk (RPD).

Reuters n'a pas été en mesure dans l'immédiat de vérifier cette information et un porte-parole de la RPD a refusé de faire un commentaire.

  • 15 h 22 : Kiev annonce l'arrivée de canons automoteurs allemands Panzerhaubitze 2000 dans son arsenal

Kiev a annoncé l'arrivée de canons automoteurs allemands Panzerhaubitze 2000 dans son arsenal, après des semaines de négociations de l'Ukraine avec ses alliés occidentaux pour recevoir des "armes puissantes" capables de repousser les attaques russes dans le Donbass.

"Les Panzerhaubitze 2000 font enfin partie de l'arsenal d'obusiers de 155 mm de l'artillerie ukrainienne", s'est félicité sur Twitter le ministre de la Défense ukrainien Oleksiï Reznikov, qui a dit "apprécier les efforts" de Berlin pour aider militairement Kiev.

  • 15 h 16 : en Ukraine, visite surprise du ministre américain de la Justice

Le ministre de la Justice des États-Unis effectue une visite surprise en Ukraine, où il discutera avec la procureure générale des moyens de poursuivre les auteurs de crimes de guerre, a annoncé un responsable américain.

La rencontre entre Merrick Garland et Iryna Venediktova portera sur "les efforts américains et internationaux pour aider l'Ukraine à identifier, appréhender et poursuivre les personnes impliquées dans des crimes de guerre et d'autres atrocités en Ukraine", selon ce responsable

>> Ukraine : comment juger les crimes de guerre ?

  • 14 h 37 : la Suède lance une première alerte sur la baisse de ses approvisionnements en gaz

L'Agence suédoise de l'Energie a lancé une première alerte sur ses approvisionnements en gaz, s'inquiétant de l'impact des sanctions contre la Russie, à l'instar de son voisin danois la veille.

"La Suède et le Danemark ont un marché du gaz commun" et l'agence de l'Energie suédoise a donc décidé "de suivre l'exemple du Danemark", a-t-elle annoncé dans un communiqué.

epuis quelques années, l'Union européenne a mis en place un système d'entraide pour les États en difficulté en matière de fourniture de gaz. Il est divisé en trois niveaux : "pré-alerte" ("early warning"), "alerte", et "urgence".

Lundi, l'agence danoise pour l'énergie a activé le passage au premier niveau d'alerte, évoquant "une situation grave" et "exacerbée par la réduction des approvisionnements" tout en précisant que les stocks en gaz du Danemark étaient pleins "à environ 75 %".

"L'état de l'approvisionnement en gaz de la Suède est toujours solide" et les réserves en Suède, au Danemark et en Europe "sont bien pourvues avant l'automne", a toutefois assuré l'agence suédoise.

  • 14 h 28 : la Fifa prolonge jusqu'en 2023 la possibilité pour les joueurs en Ukraine et Russie de signer ailleurs

La Fifa a prolongé jusqu'au 30 juin 2023 la possibilité pour les joueurs et entraîneurs étrangers en Ukraine et Russie, de signer des contrats ailleurs sans attendre la période officielle des transferts.

"Le Bureau du Conseil de la Fifa a décidé de prolonger l'application des règles temporaires d'emploi établies dans le règlement du statut et du transfert des joueurs (RSTJ) afin d'aider concrètement les joueurs, entraîneurs et clubs subissant les conséquences de la guerre en Ukraine", a indiqué l'instance mondiale du football dans un communiqué.

Cette décision fait suite aux amendements au RSTJ adoptés par la Fifa les 7 mars 2022 et 16 mars 2022, a-t-elle rappelé.

"Les dispositions approuvées par le Bureau du Conseil établissent que, au cas où les clubs affiliés à la Fédération ukrainienne de football (UAF) ou à la Fédération russe de football (FUR) ne parviendraient pas à un accord mutuel avec leurs joueurs et/ou entraîneurs étrangers le 30 juin 2022 au plus tard - et sauf accord contraire conclu par écrit -, lesdits joueurs et entraîneurs sont en droit de suspendre leur contrat de travail jusqu'au 30 juin 2023", poursuit la Fifa

  • 14 h 14 : Moscou dit avoir repoussé un assaut de Kiev sur l'île aux Serpents

"Le (lundi) 20 juin à 5 h du matin, le régime de Kiev a entrepris une nouvelle tentative folle de prendre possession de l'île aux Serpents", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

Cette petite île est devenue emblématique dès le premier jour de l'offensive russe, lorsqu'un membre de la petite garnison ukrainienne la défendant a intimé au navire russe réclamant sa reddition d'aller "se faire foutre".

Selon Igor Konachenkov, les forces ukrainiennes "prévoyaient de mener des bombardements aériens et d'artillerie massifs (...) avant de débarquer et capturer" l'île. Les déclarations d'Igor Konachenkov ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante.

  • 14 h 13 : l'Ukraine devrait obtenir jeudi le statut officiel de candidat à l'adhésion à l'UE

Les dirigeants européens devraient suivre la recommandation formulée la semaine dernière par la Commission européenne d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion.

Après plusieurs jours de discussions internes au sein de l'UE, aucune opposition n'est apparue parmi les 27 États membres au sujet de cette candidature, ont déclaré trois diplomates à Reuters.

"Nous travaillons pour arriver au point où nous dirons au (président russe Vladimir) Poutine que l'Ukraine appartient à l'Europe, que nous défendrons aussi les valeurs que défend l'Ukraine", a déclaré à la presse le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, avant une réunion avec ses homologues européens.

  • 13 h 28 : Vladimir Poutine "fier" de l'action de l'armée russe en Ukraine

Le président russe s'est dit "fier" mardi de l'action de ses soldats en Ukraine, et a promis de renforcer encore son armée. "Nous sommes fiers qu'au cours de l'opération militaire spéciale, nos combattants agissent avec courage, professionnalisme, comme de véritables héros", a-t-il dit, utilisant l'expression officielle autorisée pour décrire l'offensive russe contre l'Ukraine.

Vladimir Poutine s'exprimait au Kremlin devant les jeunes diplômés des académies militaires russes et les plus hauts cadres de l'armée. Faisant référence aux sanctions qui frappent la Russie, il a aussi jugé "qu'elles seront, c'est sûr, surmontées". Et "face aux nouvelles menaces et risques, nous allons encore développer et renforcer nos forces armées", a-t-il dit, promettant la mise en service cette année du dernier-né des missiles intercontinentaux, le Sarmat.

  • 13 h 07 : procès d'un élu russe ayant critiqué l'offensive en Ukraine

Un tribunal de Moscou a entamé mardi le procès d'un élu municipal accusé de "diffusion d'informations mensongères" après avoir critiqué l'offensive en Ukraine, de graves accusations qui pourraient l'envoyer dix ans en prison. Alexeï Gorinov, âgé de 60 ans, avait été arrêté le 26 avril par la police à Moscou et placé en détention provisoire. Son procès avait débuté le 1er juin, mais avait été immédiatement ajourné.

L'élu est poursuivi pour "diffusion d'informations mensongères" sur l'armée russe, une infraction introduite début mars afin de faire taire les critiques de l'offensive en Ukraine. Selon le site d'informations Mediazona, spécialisé dans le suivi des affaires judiciaires, Alexeï Gorinov avait dénoncé le 15 mars l'"agression" de Moscou contre l'Ukraine, lors d'une réunion de travail filmée.

Depuis le 24 février, des dizaines de personnes ayant critiqué publiquement le conflit ont été poursuivies en Russie. La plupart ont été condamnées à des amendes, mais d'autres risquent de lourdes peines de prison.

  • 12 h 50 : Moscou promet des conséquences "sérieuses" pour la Lituanie après la mise en place de restrictions sur le transit vers Kaliningrad

La Russie a promis mardi des mesures "sérieuses" contre la Lituanie qui a instauré des restrictions pour certaines marchandises transitant vers l'enclave de Kaliningrad, conséquence des sanctions européennes contre l'offensive de Moscou en Ukraine.

"La Russie, bien sûr, réagira à de tels actes hostiles. Des mesures appropriées sont en train d'être élaborées au niveau interministériel et seront adoptées prochainement", a affirmé Nikolaï Patrouchev, secrétaire du puissant Conseil de sécurité russe, lors d'une visite à Kaliningrad.

Lundi, Moscou a indiqué que Vilnius avait introduit durant le week-end des restrictions sur le transit par voie ferrée de marchandises frappées par les sanctions européennes en direction de la région de Kaliningrad.

  • 12 h 47 : les Russes "contrôlent entièrement" le village de Tochkivka sur la ligne de front

Les Russes "contrôlent entièrement" le village de Tochkivka sur la ligne de front dans le Donbass, à quelques kilomètres de Severodonetsk et Lyssytchansk où les combats font rage, ont affirmé mardi les autorités locales ukrainiennes.

"Selon nos informations, les Russes contrôlent entièrement Tochkivka", a déclaré à la télévision ukrainienne le chef du district de Severodonetsk, Roman Vlasenko, indiquant que "la pression persiste" sur la ligne de front, où "la bataille du Donbass bat son plein". Cette région est quasiment entièrement contrôlée par les forces de Moscou. Seule la poche de résistance ukrainienne autour de Lyssytchansk et Severodonetsk échappe encore au contrôle de l'armée russe.

  • 12 h 14 : un combattant espagnol trouve la mort en Ukraine

Un Espagnol, parti combattre les troupes russes en Ukraine, est mort samedi dans ce pays, a-t-on appris mardi auprès du ministère espagnol des Affaires étrangères, qui n'a pas précisé les circonstances du décès.

La mère de la victime, originaire de l'île de Majorque dans l'archipel des Baléares, a précisé dans le média local Ultima Hora que son fils était parti en Ukraine début mars, soit quelques jours après l'invasion du pays par les troupes russes le 24 février. Une fois sur place, l'homme de 31 ans aurait rejoint l'armée ukrainienne, d'abord à l'arrière du front dans le secteur des télécommunications, avant de participer aux combats.

  • 11 h 22 : une plateforme russe et son puits en feu en mer Noire au lendemain de tirs

Le feu ravageant une plateforme de forage d'hydrocarbures en mer Noire s'est propagé au puits au large, a indiqué mardi une responsable russe.

"Le feu sur la plateforme ne se calme pas, on a essayé en vain de s'en approcher en bateau. Le feu s'est propagé au puits, les tentatives pour l'éteindre se poursuivent", a déclaré une sénatrice de la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie, Olga Kovitidi, citée par l'agence de presse Ria Novosti.

Lundi matin, la Russie a accusé les forces ukrainiennes d'avoir tiré sur trois plateformes de forage de l'entreprise Tchernomorneftegaz, faisant au moins trois blessés et sept disparus, selon Moscou. Il s'agit de la première frappe rapportée contre une infrastructure d'hydrocarbures offshore en Crimée depuis le début de l'offensive russe contre l'Ukraine le 24 février. L'armée ukrainienne ne s'est pas exprimée sur le sujet.

  • 10 h 08 : des "destructions catastrophiques" à Lyssytchansk dans le Donbass

L'armée russe inflige des "destructions catastrophiques" à Lyssytchansk, ville voisine de Severodonetsk dans le Donbass (est de l'Ukraine), a déclaré mardi le gouverneur de la région de Louhansk, Serguiï Gaïdaï.

"Combats (en cours) dans la zone industrielle de Severodonetsk et destructions catastrophiques à Lyssytchansk", a-t-il indiqué sur Telegram, estimant que "les dernières 24 heures ont été difficiles" pour les forces ukrainiennes.

Selon lui, "les frappes sur les (trois) ponts reliant Severodonetsk et Lyssytchansk déjà détruits" continuent, coupant toujours plus la première de ces deux villes d'environ 100 000 habitants du reste des territoires contrôlés par Kiev. "Les Russes veulent conquérir entièrement la région de Louhansk" – qu'ils contrôlent déjà quasiment intégralement – "avant le (dimanche) 26 juin", a-t-il affirmé. "Mais ils n'y arriveront pas en cinq jours", a-t-il jugé.

  • 9 h 01 : plus de 18 000 réfugiés ukrainiens scolarisés en France

Plus de 18 000 enfants ukrainiens sont actuellement scolarisés dans les écoles, collèges et lycées français, soit environ un cinquième des réfugiés qui ont fui l'Ukraine pour s'installer en France, ont indiqué les autorités mardi.

Selon les derniers chiffres du ministère de l'Éducation nationale, 18 611 élèves arrivés d'Ukraine depuis le début du conflit avec la Russie le 24 février sont accueillis dans les classes des premier et second degrés. Dans le détail, 10 777 enfants sont scolarisés en école, 5 930 en collège et 1 904 en lycée, selon les données arrêtées jeudi par ce ministère.

Le nombre d'Ukrainiens qui se sont installés en France depuis le début de la guerre continue d'augmenter, a indiqué Didier Leschi, le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui verse aux déplacés ukrainiens une allocation de subsistance. Vendredi, 92 000 Ukrainiens bénéficiaient de cette allocation pour demandeurs d'asile (Ada) en France, soit "250 allocataires de plus tous les jours en moyenne", a-t-il souligné.

  • 8 h 11 : l'enclave russe de Kaliningrad face aux sanctions de l'Union européenne

La Lituanie, ex-République soviétique membre de l'UE et de l'Otan, a restreint depuis ce week-end le transit de fret russe par rail vers l'enclave russe de Kaliningrad. À la suite de cette décision, la tension est montée brusquement, le ministère russe des Affaires étrangères déclarant lundi que si le transit "n'est pas rétabli en totalité, alors la Russie se réserve le droit d'agir pour défendre ses intérêts nationaux".

  • 8 h 07 : l'étau se resserre autour de la poche de Louhansk

L'Ukraine a accusé lundi la Russie d'intensifier encore ses bombardements meurtriers dans l'Est. Notre envoyée spéciale Pauline Godart fait le point sur la situation depuis Kiev.

  • 8 h 01 : comment Volodymyr Zelensky tente de sensibiliser l'Union africaine

L'Afrique est "otage" de l'invasion russe en Ukraine, à l'origine de fortes tensions sur le marché des céréales destinées à l'exportation vers le continent, a affirmé lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un discours en visioconférence adressé aux membres de l'Union africaine (UA). L'éclairage de notre journaliste Bilal Tarabey.

  • 7 h 31 : la télévision russe désormais diffusée dans toute une région occupée du sud de l'Ukraine

L'armée russe a annoncé mardi avoir connecté l'ensemble de la région de Kherson aux chaînes de télévision russes, qui seront désormais accessibles "gratuitement" dans cette région conquise par Moscou dans le sud de l'Ukraine.

"Des spécialistes d'unités de transmission des forces armées russes ont connecté et reconfiguré vers la diffusion de chaînes russes le dernier des sept émetteurs de télévision de la région de Kherson", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, précisant qu'environ un million d'habitants de la région ont maintenant accès à ces chaînes.

  • 2 h 08 : le prix Nobel russe Dmitri Mouratov vend sa médaille 103,5 millions de dollars pour aider l’Ukraine

Dmitri Mouratov, rédacteur en chef russe du journal d'investigation indépendant Novaïa Gazeta, a vendu lundi aux enchères sa médaille de prix Nobel de la paix 103,5 millions de dollars, au profit des enfants déplacés par le conflit en Ukraine.

Le montant de cette vente, décrochée par un enchérisseur au téléphone dont l'identité n'a pas été dévoilée, sera reversé au programme de l'Unicef consacré aux enfants ukrainiens déplacés par la guerre, selon Heritage Auctions, qui s'est chargé de la vente. Dmitri Mouratov avait remporté le prestigieux prix en 2021, aux côtés de la journaliste philippine Maria Ressa, le comité les honorant "pour leurs efforts visant à préserver la liberté d'expression".

  • 1 h 14 : les deux Américains capturés en Ukraine ont commis des "crimes", selon le Kremlin

Les deux Américains capturés en Ukraine alors qu'ils combattaient avec les forces armées de Kiev "mettaient en danger" des soldats russes et doivent être "tenus responsables de ces crimes", a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'une interview avec la chaîne américaine NBC News. Il s'agit du premier commentaire du Kremlin sur le cas de ces deux anciens militaires américains, Alexander Drueke et Andy Huynh, selon NBC.

"Ce sont des mercenaires et ils étaient impliqués dans des activités illégales sur le territoire de l'Ukraine", a affirmé Dmitri Peskov, en anglais. "Ils étaient impliqués dans des tirs et des bombardements" de militaires russes, "ils mettaient leurs vies en danger", a-t-il poursuivi. "Ils doivent être tenus responsables des crimes qu'ils ont commis", a ajouté le porte-parole du Kremlin. "Ces crimes doivent faire l'objet d'une enquête."

Interrogé sur la nature des crimes reprochés aux deux Américains, Dmitri Peskov a admis que les caractéristiques de leurs délits n'étaient pas encore connues, assurant toutefois qu'ils n'étaient pas couverts par les conventions de Genève sur les prisonniers de guerre. Les deux hommes "ne sont pas dans l'armée ukrainienne, ils ne sont donc pas soumis aux conventions de Genève", a-t-il argumenté.

  • 0 h 57 : Washington dit étudier un plafonnement du prix du pétrole russe

Les États-Unis discutent avec leurs alliés pour restreindre davantage les revenus pétroliers de la Russie en plafonnant le prix de son pétrole brut, a déclaré lundi la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, lors d'une visite au Canada.

"Nous continuons à avoir des conversations productives avec nos partenaires et alliés dans le monde entier sur la manière de restreindre davantage les revenus énergétiques de la Russie, tout en en évitant les effets collatéraux sur l'économie mondiale", a déclaré Janet Yellen lors d'une conférence de presse.

"Nous parlons de plafonds de prix ou d'une exception de prix qui élargirait et renforcerait les restrictions énergétiques récentes et proposées", imposées par les États-Unis et leurs alliés, "ce qui ferait baisser le prix du pétrole russe et contracterait les revenus de Poutine tout en permettant à une plus grande offre de pétrole d'atteindre le marché mondial", a-t-elle expliqué.

Un plafonnement des prix "empêcherait les effets collatéraux sur les pays à faible revenu et en développement qui luttent contre les coûts élevés de l'alimentation et de l'énergie", a-t-elle aussi assuré.

  • 0 h 01 : "Vous êtes mon héros", dit l'acteur Ben Stiller au président ukrainien à Kiev

L'acteur américain Ben Stiller a rencontré lundi à Kiev le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à qui il a exprimé son admiration pour son action depuis l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février.

"C'est un grand honneur pour moi (...). Vous êtes mon héros", a déclaré Ben Stiller, ambassadeur de bonne volonté pour les Nations unies, lors de sa rencontre avec Volodymyr Zelensky, lui-même un ancien acteur, à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, selon des images diffusées par la présidence ukrainienne.

"Ce que vous avez fait, la façon dont vous avez mobilisé le pays, le monde, c'est vraiment une source d'inspiration", a ajouté l'Américain de 56 ans, en référence aux innombrables discours de Volodymyr Zelensky destinés à des auditoires à travers le monde pour obtenir de l'aide pour son pays.

Plus tôt dans la journée, Ben Stiller avait visité Irpin, en banlieue de Kiev, où ont eu lieu de féroces combats au début de l'invasion. C'est aussi le point le plus proche de la capitale jamais atteint par l'armée russe.

Avec AFP

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