L'Ukraine et la Moldavie obtiennent le statut de candidat à l'adhésion à l'UE

© Kenzo Tribouillard, AFP

Les Vingt-Sept ont accordé jeudi à l'Ukraine et la Moldavie le statut de candidat à l'adhésion à l'Union européenne. Un jalon hautement symbolique près de quatre mois après l'invasion de l'armée russe. Voici le fil du 23 juin.

  • 23 h 29 : Budapest contre d'autres sanctions contre Moscou, plaide pour la discussion

L'Union européenne devrait cesser d'empiler les sanctions contre la Russie et plaider en faveur d'un cessez-le-feu et pour des négociations, a déclaré jeudi un conseiller du Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Balazs Orban a dit penser que de nouvelles sanctions pénaliseraient le bloc européen davantage que la Russie. "En fin de compte, l'Europe sera dans le camp des perdants de cette guerre en raison des difficultés économiques", a ajouté Balazs Orban, qui n'a aucun lien de parenté avec le chef du gouvernement.

  • 21 h 49 : Les États-Unis fournissent à l'Ukraine une nouvelle aide militaire de 450 millions de dollars

Les États-Unis vont fournir à l'Ukraine pour 450 millions de dollars supplémentaires d'aide militaire, a annoncé John Kirby, qui coordonne la communication de la Maison Blanche sur les questions stratégiques.

Cela porte à "environ 6,1 milliards" le montant total d'aide militaire fourni par Washington à Kiev depuis l'invasion du pays par la Russie, a-t-il déclaré à propos de ce nouveau volet d'assistance qui comprendra en particulier une livraison supplémentaire de lance-roquettes perfectionnés.

  • 21 h 48 : "C'est le point de départ d'une nouvelle histoire pour l'Europe", dit Zelensky aux Vingt-Sept

Accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion à l'Union européenne, "c'est le point de départ d'une nouvelle histoire pour l'Europe", a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky aux Vingt-Sept réunis lors d'un sommet européen à Bruxelles.

"Aujourd'hui, vous avez pris l'une des décisions les plus importantes pour l'Ukraine depuis son indépendance il y a trente ans (en 1991, ndlr)", a salué le président ukrainien dans une allocution en visioconférence. "C'est le plus grand pas vers le renforcement (politique) de l'Europe", a-t-il déclaré depuis Kiev.

  • 21 h 41 : la Géorgie "prête à travailler avec détermination" pour obtenir le statut de candidat à l'UE

La présidente géorgienne a déclaré, jeudi, que son pays était déterminé à prendre les mesures nécessaires pour obtenir le statut de candidat à l'adhésion à l'Union européenne, que les dirigeants européens ne lui ont pas accordé, réclamant de nouvelles réformes.

"Nous sommes prêts à travailler avec détermination au cours des prochains mois pour obtenir le statut de candidat", a déclaré Salomé Zourabichvili sur Twitter, après que les dirigeants de l'UE lui ont néanmoins reconnu la "perspective" de rejoindre un jour l'Union.

  • 21 h 02 : le statut de candidat de l'UE pour l'Ukraine est "un signal très fort vis-à-vis de la Russie", selon Emmanuel Macron

Le statut de candidat à l'Union européenne accordé jeudi à l'Ukraine et la Moldavie par les Vingt-Sept est un "signal très fort vis-à-vis de la Russie", a estimé le président français Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil de l'UE, a salué "un geste politique" de "l'Europe forte et unie", lors d'une conférence de presse à Bruxelles où se tient un sommet européen.

  • 20 h 22 : l'Union européenne accorde à l'Ukraine et à la Moldavie le statut de candidat

L'Ukraine et la Moldavie sont désormais considérées comme des pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne, a annoncé jeudi le président du Conseil européen, Charles Michel.

"Le Conseil européen vient de décider d'accorder le statut de candidat à l'Ukraine et à la Moldavie", a-t-il dit sur Twitter, avant d'évoquer un moment "historique".

Sur Twitter également, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué l'annonce du dirigeant européen et a remercié "les dirigeants européens pour leur soutien".

"L'avenir de l'Ukraine est dans l'Union européenne".

Ces candidatures marquent un virage stratégique de l'UE vers les pays d'Europe de l'Est dans le contexte d'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais si tant est qu'elle aboutisse, la procédure pour que Kiev devienne membre de l'Union devrait prendre plusieurs années.

  • 19 h 42 : "aucune ville" de la région de Donetsk n'est "sûre" pour ses habitants

"Aucune ville" de la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, n'est "sûre" pour ses habitants, les combats entre armées ukrainienne et russe étant trop violents, a déclaré dans un entretien à l'AFP le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko.

"Il n'y a aucun endroit, aucune ville dans la région de Donetsk sûr", a-t-il affirm, précisant qu'il était, selon lui, "extrêmement dangereux pour les habitants de rester" alors que la pression russe sur les forces ukrainiennes s'accentue autour des villes de Lyssytchansk et Severodonetsk.

  • 14 h 41 : Vladimir Poutine appelle les Brics à la coopération face à l'Occident

Le président russe a appelé les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à coopérer face aux "actions égoïstes" des pays occidentaux, sur fond de sanctions sans précédent contre Moscou en raison du conflit ukrainien.

"Ce n'est qu'en se basant sur une coopération honnête et mutuellement avantageuse que l'on peut chercher des issues à la situation de crise frappant l'économie mondiale à cause des actions égoïstes et irréfléchies de certains pays", a déclaré Vladimir Poutine, lors de l'ouverture du sommet virtuel des Brics, en référence aux sanctions visant la Russie et leurs effets sur l'économie mondiale.

  • 14 h 24 : Kiev annonce l'arrivée de lance-roquettes américains

Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a annoncé l'arrivée des lance-roquettes américains Himars en Ukraine, renforçant ainsi l'arsenal militaire de son armée pour faire face à l'invasion russe.

"Les Himars sont arrivés en Ukraine. Merci à mon collègue et ami Lloyd Austin (son homologue américain, NDLR) pour ces outils puissants", s'est réjoui Oleksiï Reznikov sur Twitter, accompagnant son message d'une photo de ce système de lance-roquettes mobile monté sur des blindés légers.

  • 14 h 15 : Nike quitte définitivement le marché russe

L'équipementier sportif américain Nike a annoncé quitter définitivement le marché russe et ne pas avoir l'intention de rouvrir ses magasins, fermés d'abord temporairement dans la foulée des sanctions contre Moscou pour son offensive en Ukraine.

"Nike Inc. a décidé de quitter le marché russe. Par conséquent, Nike.com et l'application mobile Nike ne seront plus disponibles dans cette région. Les magasins Nike ont récemment fermé temporairement et ne rouvriront pas", a indiqué le groupe dans un message sur son site russe.

  • 13 h 34 : Moscou rembourse en roubles des dettes en dollars via un nouveau système

La Russie s'est acquittée en roubles de paiements d'intérêts sur sa dette libellée en dollars, a annoncé jeudi le ministère des Finances russes, en raison des sanctions contre le pays pour son intervention militaire en Ukraine.

"Les fonds pour le paiement d'un coupon [sur les obligations externes de la Fédération de Russie à échéance en 2027 et 2047 d'un montant total de 12,51 milliards de roubles (l'équivalent de 234,85 millions de dollars)] ont été reçus par l'agence de paiement pour les euro-obligations National Settlement Depository (NSD)", a indiqué dans un communiqué le ministère.

Dans ce communiqué, le ministère indique se baser sur un nouveau système de paiement temporaire entré en vigueur par un décret présidentiel publié juste avant, le mercredi 22 juin. Ce système prévoit que lorsqu'une échéance arrive, le ministère des Finances transfère l'équivalent en roubles des fonds au NSD, un organisme russe centralisé chargé du dépôt des titres financiers échangés dans le pays.

  • 12 h 31 : le Kremlin juge "étranges" les accusations de Berlin sur le gaz

Le Kremlin a qualifié jeudi "d'étrange" la fait que l'Allemagne juge politique la baisse des approvisionnements en gaz russe sur fond de conflit en Ukraine, réaffirmant que Moscou augmenterait les flux dès que des turbines manquantes seront livrées.

"Si une turbine doit être révisée et qu'on ne la remet pas en place après la réparation […] tout est clair, il n'y a pas de double sens, a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Nos partenaires allemands sont parfaitement au courant des cycles de révision […] alors c'est vraiment étrange de vouloir qualifier ça de politique".

Enfin, il a jugé que la Russie restait un fournisseur "fiable".

  • 12 h 20 : l'Ukraine "attend le feu vert" pour sa candidature à l'UE

L'Ukraine "attend le feu vert" des Vingt-Sept, réunis jeudi et vendredi à Bruxelles, pour valider son statut de candidat à l'Union européenne, près de quatre mois après son invasion par l'armée russe.

"Nous attendons le feu vert", a indiqué jeudi matin le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Yermak, rappelant que "l'objectif clair [était] l'adhésion à part entière à l'UE", une procédure qui pourrait toutefois prendre des années.

  • 10 h 08 : le gaz est "désormais une ressource rare en Allemagne"

L'Allemagne a activé jeudi le "niveau d'alerte" de son plan d'urgence visant à garantir son approvisionnement en gaz, rapprochant le pays d'une situation de rationnement, dans le sillage de la baisse de 60 % des livraisons de Moscou via le gazoduc Nord Stream.

"Nous sommes dans une crise gazière. Le gaz est désormais une ressource rare", a déclaré le ministre allemand de l'Économie, Robert Habeck, lors d'une conférence de presse. Le gouvernement pourra dans ce cadre "soutenir" les acteurs du marché pour faire face aux prix élevés. La troisième et dernière étape du plan, le "niveau d'urgence", permettrait à l'État d'organiser un rationnement.

  • 9 h 46 : les candidatures de l'Ukraine et de la Moldavie, un "moment historique" pour l'UE

Le sommet organisé jeudi à Bruxelles va être "un moment historique" pour l'Union européenne avec la décision d'accorder le statut de candidat à l'adhésion à l'Ukraine et à la Moldavie, a affirmé le président du Conseil européen, Charles Michel.

"Ce conseil européen est un moment historique sur le plan géopolitique. Un choix doit être fait aujourd'hui qui va engager le futur de l'Union européenne, notre stabilité, notre sécurité, notre prospérité", a-t-il déclaré à son arrivée au sommet.

  • 8 h 22 : l'UE interdit l'accès de ses institutions aux lobbyistes de Russie

Les trois institutions de l'Union européenne ont interdit l'accès de leurs locaux aux lobbyistes des entreprises russes à Bruxelles en complément des sanctions adoptées après l'invasion de l'Ukraine, ont indiqué jeudi à l'AFP leurs représentants.

Le Parlement européen a été le premier à agir. "À partir de maintenant, les représentants des entreprises russes ne sont plus autorisés à entrer dans les locaux du Parlement européen", a annoncé début juin sa présidente, la Maltaise Roberta Metsola.

Le Conseil (l'instance des États membres) et la Commission européenne ont suivi et ont "donné instruction de ne plus recevoir les personnes qui représentent un intérêt russe", ont confirmé jeudi leurs représentants peu avant le début d'un sommet européen consacré à l'aide à l'Ukraine.

  • 4 h : l'Ukraine suspendue à la décision sur sa candidature à l'UE

"Aussi activement que nous nous battons pour une décision positive de l'Union européenne sur la candidature de l'Ukraine, nous nous battons quotidiennement pour obtenir des livraisons d'armes modernes", a martelé mercredi soir le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui doit participer de façon virtuelle au sommet du Conseil européen de Bruxelles.

"Nous attendons une décision européenne clé dans la soirée", a précisé celui qui n'a de cesse depuis des semaines de répéter l'appartenance de son ex-république soviétique à la "famille européenne". Il devait poursuivre jeudi son "marathon téléphonique" auprès des dirigeants européens pour arracher un consensus en faveur du oui.

Il peut compter sur le soutien de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a appelé les dirigeants européens à "se montrer à la hauteur" en accédant à la demande de Kiev.

L'exécutif européen a par ailleurs rendu il y a quelques jours un avis favorable sur la candidature de l'Ukraine et mardi, la France, qui assure la présidence tournante du Conseil de l'UE, a indiqué qu'un "consensus total" entre les Vingt-Sept avait émergé sur cette question.

  • 3 h 54 : la Russie cherche de nouveaux marchés pour ses produits pétroliers

La Russie augmente ses exportations d'essence et de naphta vers l'Afrique et le Moyen-Orient, selon plusieurs sources et les données de Refinitiv, alors que les ventes à destination de l'Europe ralentissent.

L'Union européenne a graduellement réduit ses importations de pétrole et de carburant russe depuis le mois de mars en raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et a décidé de mettre fin à celles-ci à 90 % d'ici à la fin de l'année.

Bien que l'Asie ait rapidement augmenté ses achats de brut russe, il est primordial pour la Russie de trouver de nouveaux marchés, afin d'éviter une baisse supplémentaire de ses exportations et de sa production de pétrole.

"L'Afrique et le Moyen-Orient semblent être les principaux marchés vers lesquels les producteurs de pétrole russe pourraient se tourner. Nous nous attendons donc à ce que les livraisons à destination de ces régions augmentent dans la deuxième partie de l'année", a expliqué à Reuters un trader spécialisé dans les produits pétroliers russes.

  • 0 h 27 : deux grands terminaux agricoles bombardés à Mykolaïv

Deux terminaux de stockage de grains ont été touchés par des bombardements russes mercredi dans la ville portuaire de Mykolaïv, en Ukraine, ont indiqué à l'AFP leurs opérateurs, les maisons de négoce Bunge et Viterra.

Le terminal portuaire d'Evri, propriété de Viterra et dédié aux huiles végétales, a été "endommagé par une attaque de missiles", qui a fait un blessé léger, a indiqué un porte-parole du groupe, précisant que deux silos étaient en feu et un troisième endommagé. Ce site, racheté en 2020 par Glencore, maison mère de Viterra, a une capacité de stockage de 160 000 tonnes.

Quant à Bunge, ses installations ont été "touchées lors des dernières attaques russes dans la région", a indiqué une porte-parole, précisant que la frappe n'avait pas fait de blessés et que l'étendue exacte des dégâts n'était pas encore connue. Le terminal, qui était fermé depuis le premier jour de l'invasion russe en Ukraine, le 24 février, comprend un site de stockage, de chargement de navires et une unité de production d'huile végétale.

Les ports de Mykolaïv et d'Odessa sont bloqués depuis le début du conflit, ce qui paralyse le transport maritime des matières premières agricoles, principale voie d'exportation pour l'Ukraine jusque-là.

Avec AFP et Reuters

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