Ukraine : Volodymyr Zelensky annonce la libération de la ville stratégique d'Izioum

Le président ukrainien a affirmé que son armée avait "libéré" la ville stratégique d'Izioum, à la faveur d'une contre-offensive qui a enfoncé les lignes russes dans la région. Kiev a, par ailleurs, fait état de la mise à l'arrêt du dernier réacteur en fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Un sujet abordé dimanche entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine lors d'un entretien téléphonique. Voici le fil du 11 septembre.

  • 4 h 07 : Xi rencontrera Poutine pour son premier déplacement hors de Chine depuis le début de la pandémie

Le président chinois Xi Jinping se rendra cette semaine en Asie centrale où il rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine pour son premier déplacement à l'étranger en plus de deux ans.

  • 23 h 19 : le courant rétabli dans certaines zones

Les autorités des régions de Soumy, Dnipropetrovsk et Poltava ont annoncé que le courant avait été rétabli intégralement. Dans la région de Kharkiv, une centrale électrique a été frappée directement. Un employé a été tué, selon le gouverneur régional.

  • 22 h 21 : l'armée ukrainienne a "libéré" la ville d'Izioum, annonce Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que son armée avait repris aux forces russes la ville stratégique d'Izioum, dans l'est de l'Ukraine.

Dans son allocution quotidienne, au 200e jour du conflit, Volodymyr Zelensky a remercié les militaires ukrainiens qui "ont libéré des centaines de nos villes et villages (...) dont les plus récents sont Balakliïa, Izioum et Koupiansk".

  • 20 h 56 : Volodymyr Zelensky affirme que la Russie est responsable des coupures de courant à l'est

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie était responsable des coupures de courant qui touchent de larges territoires dans l'est de l'Ukraine. Il a, par ailleurs, accusé Moscou de frapper délibérément des infrastructures civiles.

"Une coupure totale de courant dans les régions de Kharkiv et de Donetsk, une partielle dans les régions de Zaporijjia, Dnipropetrovsk et Soumy", a écrit Volodymyr Zelensky dans un communiqué sur les réseaux sociaux, blâmant les "terroristes russes". "Aucune installation militaire" touchée, a-t-il ajouté. "Le but est de priver les gens de lumière et de chauffage"

  • 20 h 04 : des autorités ukrainiennes locales tiennent Moscou responsable de coupures d'électricité et d'eau

Les autorités ukrainiennes de l'est du pays ont accusé les Russes de bombardements sur des infrastructures stratégiques qui ont entraîné des coupures de courant dans de vastes zones du pays.

Le gouverneur de la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a déclaré que les frappes russes sur des "infrastructures essentielles" ont coupé l'approvisionnement en électricité et en eau. Son homologue de la région de Dnipropetrovsk, dans le centre-est, a affirmé que les forces russes avaient "frappé les infrastructures énergétiques", en représailles à leur "défaite sur le champ de bataille".

Des coupures d'électricité ont également été signalées dans la région de Soumy, au nord-ouest de Kharkiv. "La tension électrique a baissé sur tout le réseau", a déclaré sur Telegram le gouverneur de la région de Soumy, Dmitro Jivitsky. "Je recommande de débrancher autant que possible tous les appareils électriques", a-t-il ajouté.

  • 17 h 26 : Macron a demandé à Poutine de retirer des armes russes de Zaporijjia

Le président français Emmanuel Macron a insisté, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, sur la nécessité que la sûreté de la centrale nucléaire de Zaporijjia soit assurée et il a demandé que les forces russes en retirent leurs armes lourdes et légères, a déclaré l'Élysée dans un communiqué;

Emanuel Macron a "rappelé que l'occupation russe était la cause des risques pesant aujourd’hui sur l'intégrité de la centrale" et demandé "qu'il soit donné bonne suite aux recommandations de l'AIEA [Agence internationale de l'énergie atomique] pour assurer la sûreté du site", a ajouté la présidence française.

  • 16 h 31 : Poutine met en garde Macron contre des "conséquences catastrophiques" des attaques visant Zaporijjia

Vladimir Poutine a mis en garde Emmanuel Macron contre des "conséquences catastrophiques" des attaques visant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d'Europe et occupée par les forces russes, a indiqué le Kremlin.

Lors d'un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a attiré l'attention sur des "attaques régulières ukrainiennes contre les sites de la centrale de Zaporijjia, y compris le dépôt des déchets radioactifs, ce qui pourrait aboutir à des conséquences catastrophiques", selon un communiqué du Kremlin.

Le président russe a également informé son homologue français des "mesures prises par des spécialistes russes afin d'assurer la sécurité de la centrale et souligné la nécessité de faire pression sur les autorités de Kiev pour que les bombardements visant la centrale s'arrêtent immédiatement".

  • 16 h 23 : Vladimir Poutine et Emmanuel Macron s'accordent sur une "interaction dépolitisée" à la centrale de Zaporijjia

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue français Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone sur la situation sécuritaire en Ukraine, notamment à la centrale nucléaire de Zaporijjia, a rapporté le Kremlin.

Les deux dirigeants se sont dits disposés à "une interaction dépolitisée" à Zaporijjia, avec l'appui de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), précise le Kremlin dans un communiqué publié sur son site internet.

  • 15 h 59 : des cartes russes montrent un retrait massif de l'armée russe dans la région de Kharkiv

La carte de la région ukrainienne de Kharkiv, présentée dimanche par le ministère russe de la Défense lors de son briefing quotidien, a montré un retrait d'ampleur de l'armée russe de cette région.

Selon cette carte présentée dans la vidéo du briefing, diffusée par le ministère, l'armée russe ne contrôlait plus dimanche qu'une petite partie du territoire dans l'est de la région de Kharkiv, derrière la rivière d'Oskol.

  • 13 h 21 : "des milliers de personnes" ont fui la région de Kharkiv vers la Russie en 24 heures, selon Moscou

Des "milliers" de personnes ont fui la région ukrainienne de Kharkiv, théâtre de la contre-offensive ukrainienne, vers la Russie en 24 heures, a indiqué le gouverneur de la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine.

"Ce n'était pas la nuit la plus facile, ce n'était pas la matinée la plus facile. Au cours des dernières 24 heures, des milliers de personnes ont traversé la frontière", a déclaré Viatcheslav Gladkov dans une adresse vidéo, publiée sur sa chaîne Telegram.

  • 13 h 18 : la France et la Roumanie signeront lundi un accord sur les exportations de céréales ukrainiennes

La France et la Roumanie signeront, lundi, un accord de coopération sur les transports afin de sécuriser l'exportation des céréales ukrainiennes, a déclaré le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune.

L'accord, qui entre dans le cadre des corridors de solidarité avec l'Ukraine, sera paraphé à Paris par Clément Beaune et Ionel Scriosteanu, secrétaire d'État roumain aux Transports et Infrastructures, en présence de Vadim Omeltchenko, ambassadeur d'Ukraine en France.

  • 12 h 56 : la Russie bombarde les positions ukrainiennes dans la région de Kharkiv

Le ministère russe de la Défense a déclaré, dimanche, que des positions ukrainiennes étaient la cible de bombardements dans la province de Kharkiv.

Vitali Gantchev, chef de l'administration prorusse dans la partie de la région de Kharkiv contrôlée par Moscou, avait appelé, samedi, les populations civiles à évacuer et à fuir en Russie, dans le but de "sauver des vies", selon l'agence Tass.

Le gouverneur de la province de Donetsk, Pavlo Kirilenko, a déclaré sur Telegram que dix civils avaient été tués samedi. Neuf ont été blessés dans la ville de Mykolaïv, plus au Sud, a rapporté le maire.

  • 12 h 42 : l'AIEA annonce le rétablissement d'une ligne électrique de secours à Zaporijjia

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé qu'une ligne électrique de secours avait été rétablie à la centrale nucléaire de Zaporijjia (ZNPP), située à l'intérieur de l'Ukraine et tenue par les Russes, afin de lui fournir l'électricité externe dont elle a besoin pour refroidir ses réacteurs.

  • 11 h 40 : l'armée ukrainienne annonce désormais avoir reconquis plus de 3 000 km2 depuis septembre

L'Ukraine a annoncé que ses troupes avaient repris plus de 3 000 kilomètres carrés de territoires en septembre aux forces russes, lors d'une contre-offensive dans le nord-est du pays.

"Depuis début septembre, plus de 3 000 kilomètres carrés sont revenus sous le contrôle ukrainien", a déclaré dans un communiqué Valeri Zaloujny, le commandant en chef de l'armée ukrainienne. "Autour de Kharkiv, nous avons commencé à avancer non seulement au Sud et à l'Est mais également vers le Nord. Nous sommes à 50 kilomètres de la frontière."

  • 9 h 50 : la reconquête d'Izioum, dans l'Est, est "en cours", selon Kiev

Les forces ukrainiennes sont en train de reprendre le contrôle de villes et de villages autour de la ville d'Izioum à la faveur de leur contre-offensive contre les forces russes dans l'est de l'Ukraine, a annoncé Kiev.

"La libération de portions de territoire dans les districts de Koupiansk et Izioum dans la région de Kharkiv est en cours", a annoncé l'état-major ukrainien au 200e jour du conflit. Kiev avait annoncé plus tôt que ses troupes étaient entrées dans Koupiansk.

  • 8 h 48 : l'Ukraine annonce l'arrêt du dernier réacteur en activité à la centrale nucléaire de Zaporijjia

L'Ukraine a annoncé, dimanche, la mise à l'arrêt du sixième et dernier réacteur en fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

"Aujourd'hui, 11 septembre 2022, pendant la nuit à 3 h 41 (1 h 41 GMT) l'unité numéro 6 de la (centrale) a été déconnectée du réseau électrique", selon un communiqué de l'opérateur ukrainien Energoatom. "Des préparatifs sont en cours pour son refroidissement", ajoute l'opérateur.

Samedi, le président Emmanuel Macron a de nouveau échangé par téléphone avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à propos de la situation toujours "très préoccupante" autour de la centrale.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky "partagent la même exigence d'un retrait des forces russes de la zone pour garantir la sécurité et sûreté des installations nucléaires", a indiqué l'Élysée.

  • 7 h 27 : l'armée ukrainienne confirme avoir repris 2 000 km2 depuis septembre

L'état-major des forces ukrainiennes a confirmé dans son communiqué quotidien avoir reconquis 2 000 km2 de territoire contrôlé par les forces russes depuis septembre.

Dans la soirée de samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est réjoui qu'"environ 2 000 km notre territoire" aient été "libérés depuis début septembre" – sans préciser s'il s'agissait de km2 –, notamment les localités de Vassylenkovo et d'Artemivka, non loin de Kharkiv, dans le Nord-Est.

L'Ukraine a revendiqué, samedi, des percées dans l'Est, notamment l'entrée de ses forces dans la ville-clé de Koupiansk, Moscou annonçant de son côté retirer des troupes de cette zone pour "renforcer" plus au sud la région séparatiste prorusse de Donetsk.

Et l'armée russe fait le "bon choix de s'enfuir", a ajouté Volodymyr Zelensky, car "il n'y a pas de place pour les occupants en Ukraine et il n'y en aura pas".

"La Russie fait tout pour casser la résistance de l'Ukraine, de l'Europe et du monde pendant les 90 jours de cet hiver", comptant sur des problèmes de chauffage et un éventuel affaiblissement du soutien occidental à Kiev en raison de la hausse des prix de l'énergie en Europe, a-t-il en outre averti au forum international annuel Yalta European Strategy (YES) à Kiev. "C'est son ultime argument."

Avec AFP et Reuters.