Ukraine : l'Allemagne maintient deux centrales nucléaires en veille jusqu'à 2023

© Christof Stache, AFP

Virage à 180 degrés pour Berlin qui décide le maintien en veille de deux centrales nucléaires qui étaient censées fermer fin 2022 pour faire face à d'éventuelles pénuries énergétiques. En Ukraine, l'armée affirme avoir détruit un dépôt de munitions ainsi qu'un pont flottant, dans la nuit de dimanche à lundi, et avoir repris plusieurs localités au cours de leur contre-offensive dans le sud du pays. Retrouvez ici le fil de la journée du 5 septembre.

  • 21 h 33 : Zelensky espère que Truss aidera l'Ukraine à "contrecarrer les efforts destructeurs" de Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit espérer que la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss aidera son pays à "contrecarrer les efforts destructeurs" de la Russie.

"Je crois qu'ensemble nous serons en mesure de faire beaucoup plus pour protéger nos peuples et contrecarrer tous les efforts destructeurs de la Russie", a-t-il déclaré lors de son discours vidéo du soir, diffusé sur les réseaux sociaux.

  • 20 h 47 : la cheffe de la diplomatie française s'inquiète du "contournement" des sanctions visant la Russie

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, s'est inquiétée en Turquie du "contournement" des sanctions visant la Russie, appelant le maximum de pays à s'y joindre afin d'accabler Moscou.

"La politique de sanctions que nous menons [...] a un objectif qui est celui-ci : limiter le renouvellement de l'effort de guerre russe [et] faire comprendre à la Russie qu'elle a choisi une impasse. [...] Il est important que le plus grand nombre de pays possible fassent passer le même message", a déclaré la cheffe de la diplomatie française lors d'une conférence de presse commune avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu à Ankara. "Il est important que nous nous penchions davantage sur la question du contournement des sanctions", a-t-elle ajouté avant un dîner de travail avec Mevlüt Cavusoglu.

  • 19 h 08 : l'Allemagne maintient deux centrales nucléaires en veille jusqu'à 2023

L'Allemagne va maintenir en veille jusqu'au printemps 2023 deux centrales nucléaires, une volte-face jugée nécessaire pour faire face à d'éventuelles pénuries énergétiques. Le gouvernement d'Olaf Scholz, au sein duquel siègent des écologistes, revient ainsi sur la fermeture définitive des trois dernières centrales allemandes prévue pour fin 2022, selon le calendrier de sortie du nucléaire décidé par Angela Merkel après la catastrophe de Fukushima.

"Il est certes très improbable que le système électrique connaisse des situations de crise pendant quelques heures au cours de l'hiver mais ça ne peut pas être totalement exclu actuellement", a justifié le ministre écologiste de l'Économie, Robert Habeck, cité dans un communiqué du ministère.

Deux centrales du sud du pays, Isar 2 (près de Munich) et Neckarwestheim 2 (Bade-Wurtemberg, sud-ouest), resteront ainsi en veille pour faire face à toute situation d'urgence énergétique.

  • 15 h 48 : un ex-journaliste condamné en Russie à 22 ans de prison pour haute trahison

Un tribunal russe a condamné l'ex-journaliste russe Ivan Safronov, spécialiste des questions militaires, à 22 ans de prison pour haute trahison, a constaté une journaliste de l'AFP présente à l'audience. Incarcéré depuis 2020, Ivan Safronov, 32 ans, devra purger sa peine dans une "colonie pénitentiaire de régime sévère", selon la décision du tribunal municipal de Moscou, qui intervient en plein conflit en Ukraine.

La Russie a par ailleurs révoqué dans la matinée la licence de l'édition papier de Novaïa Gazeta, pilier du journalisme d'investigation russe, qui avait dû suspendre sa diffusion en mars, un nouvel exemple de la répression des critiques du conflit en Ukraine. Le journal a dénoncé la volonté du pouvoir russe de le "tuer". Fondé en 1993, le journal n'était donc plus imprimé depuis des mois. Mais une partie de ses journalistes ont lancé un nouveau site depuis l'étranger, Novaïa Gazeta Europe.

  • 15 h 36 : entretien Macron-Zelensky au sujet de la centrale nucléaire de Zaporijjia

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé "l'impérieuse nécessité de préserver la sûreté" des installations nucléaires en Ukraine, au cours d'un entretien avec son homologue Volodymyr Zelensky, selon l'Élysée.

Comme ils l'avaient fait au cours d'un échange le 16 août, les deux dirigeants ont fait le point sur la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par les forces russes, dont le dernier réacteur opérationnel a été débranché du réseau lundi. Emmanuel Macron "a de même réaffirmé sa détermination à ce que la souveraineté ukrainienne sur la centrale soit respectée".

  • 14 h 48 : le dernier réacteur de la centrale nucléaire de Zaporijjia débranché

Le dernier réacteur opérationnel de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d'Europe et occupée par les forces russes, a été débranché du réseau, a indiqué l'opérateur d'État ukrainien Energoatom.

"Le réacteur numéro 6 a été arrêté et débranché du réseau", a indiqué Energoatom sur Telegram mettant en cause un incendie "qui s'est déclaré à cause des bombardements" et endommagé une ligne électrique reliant cette unité au réseau ukrainien.

  • 13 h 12 : l'occupant russe suspend son référendum sur l'annexion du sud de l'Ukraine

L'administration russe d'occupation de la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé suspendre les préparatifs du référendum d'annexion par la Russie de ce territoire, cible actuellement d'une importante contre-offensive ukrainienne.

"Nous étions préparés au vote, nous voulions organiser le référendum très bientôt, mais du fait des évènements du moment, je crois que nous allons faire une pause pour l'instant", a déclaré à l'antenne de la télévision publique russe Rossiïa-1 Kirill Stremooussov, numéro un de l'administration de l'occupation russe à Kherson. "Cela s'explique de manière pratique, il s'agit de ne pas aller trop vite, d'exécuter les tâches principales : nourrir la population, assurer la sécurité de l'occupation", a-t-il ajouté.

  • 12 h 51 : l'UE et l'Ukraine signent un plan d'aide de 500 millions d'euros

La Commission européenne et l'Ukraine ont signé un accord sur une aide de 500 millions d'euros qui sera consacrée au logement et à l'éducation des personnes déplacées ainsi qu'à l'agriculture de ce pays en guerre, a annoncé l'exécutif européen.

Ce financement, annoncé en marge d'une réunion du Conseil d'association UE-Ukraine à Bruxelles auquel participe le Premier ministre Denys Chmygal, entre dans le cadre d'engagements européens annoncés au printemps.

  • 11 h 32 : les sanctions occidentales empêchent les livraisons de gaz, affirme le Kremlin

Alors que Gazprom a complètement arrêté l'approvisionnement en gaz par le gazoduc Nord Stream 1 entre la Russie et l'Allemagne, le Kremlin a affirmé que cette situation était due aux sanctions occidentales.

Lors d'une conférence téléphonique avec les journalistes, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré que les sanctions "causaient le chaos" en termes de travaux de maintenance sur le gazoduc et a rejeté les allégations selon lesquelles la Russie avait coupé l'approvisionnement de l'Europe dans un but politique.

Vendredi, le géant russe Gazprom a annoncé que le gazoduc Nord Stream, qui devait reprendre du service samedi après une maintenance, sera finalement "complètement" arrêté jusqu'à la réparation d'une turbine de ce pipeline vital pour l'approvisionnement des Européens.

Dans un communiqué, Gazprom a indiqué avoir découvert des "fuites d'huile" dans la turbine, lors de cette opération de maintenance.

Pour le fabricant de turbines Siemens Energy cependant, une fuite d'huile ne justifie pas, d'un point de vue technique, l'arrêt du gazoduc Nord Stream 1, a-t-il déclaré vendredi.

  • 10 h 35 : les Ukrainiens affirment avoir repris plusieurs localités au cours de leur contre-offensive dans le sud de l'Ukraine

"Un dépôt de munitions ennemi a été détruit près de Tomyna Balka", une localité à l'ouest de la ville de Kherson, ainsi qu'un pont flottant près du village de Lvové et un centre de contrôle de l'armée russe au sud-est de Kherson, a assuré sur Facebook le commandement Sud de l'armée ukrainienne dans la nuit de dimanche à lundi.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté annoncé la reprise de "deux localités dans le sud" et d'une troisième dans l'est, sans préciser leurs noms, dans son message quotidien dimanche soir.

Le chef adjoint de l'administration présidentielle Kyrylo Tymochenko a dit au même moment que le drapeau ukrainien avait été hissé au village de Vysokopillia, dans le nord de la région de Kherson, presque entièrement aux mains des Russes.

Cette localité a été conquise à la mi-mars et se trouvait près de la ligne de front depuis la fin juin, quand l'armée ukrainienne s'en est approchée, selon des médias. Selon le commandement ukrainien Sud, les forces de Kiev cherchent en premier lieu à perturber "le système de la gestion des troupes et celui de la logistique" de l'armée russe à l'aide de frappes aériennes et d'artillerie.

Avec AFP et Reuters