[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: près de 1000 combattants d'Azovstal se sont rendus depuis lundi, affirme Moscou

Au 84e jour de l'invasion russe en Ukraine, ce mercredi 18 mai, l'opération d'évacuation des derniers soldats ukrainiens retranchés dans la ville stratégique de Marioupol se poursuivait selon le président Volodymyr Zelensky qui n'a pas précisé leur nombre.

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► La Finlande et la Suède ont déposé mercredi conjointement leurs candidatures à l'Otan, ont annoncé les deux pays nordiques.

► Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi que 959 militaires ukrainiens, retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol, s'étaient rendus depuis lundi. La « mission d'évacuation » des soldats encore à l'intérieur de l'aciérie « se poursuit », avait affirmé plus tôt, sans en préciser le nombre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

► La justice ukrainienne ouvre mercredi son premier procès pour crime de guerre afin de juger un soldat russe accusé d'avoir abattu un civil non armé.

► Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mardi le déploiement en Ukraine d'une équipe de 42 enquêteurs et experts, soit la plus importante mission en termes d'effectifs jamais envoyée sur le terrain, afin d'enquêter sur les crimes commis pendant l'invasion russe.

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11h17 : Bruxelles propose à l'Ukraine une nouvelle aide allant jusqu'à 9 milliards d'euros

L'Union européenne propose « une nouvelle assistance macrofinancière exceptionnelle » pour l'Ukraine d'un montant allant « jusqu'à 9 milliards d'euros en 2022 », a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Elle n'a pas donné plus de précisions sur la forme que prendrait cette « assistance ». L'UE a déjà consacré une enveloppe d'aide macrofinancière d'urgence de 1,2 milliard d'euros à l'Ukraine, à la suite de l'invasion par la Russie.

11h00 : Le premier procès pour crime de guerre d'un soldat russe s'ouvre à Kiev

Le premier procès pour crime de guerre s’ouvre à Kiev après presque trois mois de guerre dans le pays. Sur le banc des accusés, un jeune soldat russe jugé pour avoir abattu un civil ukrainien non armé. Vadim Chichimarine, 21 ans, a été capturé par l’armée ukrainienne et aurait avoué les faits.

Le procès, qui devrait être rapidement suivi par plusieurs autres, aura valeur de test pour le système judiciaire ukrainien, au moment où les institutions internationales mènent aussi leurs propres enquêtes sur les exactions commises par les troupes russes dans ce pays. Pour en savoir plus sur ce soldat, originaire d'Irkoutsk en Sibérie, qui encourt la prison à perpétuité, notre article est à lire ici.

10h45 : La Russie annonce l'expulsion de 34 diplomates français

La Russie a annoncé mercredi expulser 34 diplomates français, en représailles aux expulsions en avril par la France de 41 Russes, dans la foulée de l'offensive en Ukraine. Une décision rapidement condamnée par le Quai d'Orsay.

L'ambassadeur de France à Moscou, Pierre Lévy, a été convoqué mercredi au ministère russe des Affaires étrangères et s'est vu remettre une note signifiant que « 34 collaborateurs des établissements diplomatiques français en Russie ont été déclarés "persona non grata" », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Ils doivent quitter la Russie d'ici deux semaines, selon la même source.

La France a annoncé en avril l'expulsion de 41 diplomates russes qui se livraient selon elle à des activités d'espionnage sous couvert de leur ambassade, précisant que la sanction s'inscrivait dans « une démarche européenne ». La Russie a « protesté fermement » mercredi contre « la décision provocatrice et infondée des autorités françaises » d'expulser les diplomates russes, a précisé le communiqué de la diplomatie russe en soulignant que cette mesure « porte un grave préjudice aux relations russo-françaises, ainsi qu'à une coopération bilatérale constructive ».

10h33 : Human Rights Watch documente de nouveaux crimes de guerre

« Les forces russes, qui contrôlaient la majeure partie des régions de Kiev et de Tchernihiv, dans le nord-est de l’Ukraine, de la fin février à la fin du mois de mars 2022, ont fait subir aux civils des exécutions sommaires, des tortures et d’autres graves abus qui s'apparentent à des crimes de guerre », explique Human Rights Watch (HWR) dans un communiqué ce mercredi.

L'ONG explique avoir visité 17 localités autour de Kiev et Tchernihiv en avril et avoir enquêté sur 22 cas apparents d’exécution sommaire, neuf autres meurtres extrajudiciaires, six cas possibles de disparition forcée et sept cas de torture. Vingt et un civils ont décrit comment ils avaient été illégalement détenus dans des conditions inhumaines et dégradantes. HRW affirme avoir mené des entretiens avec 65 personnes.

« Les nombreuses atrocités commises par les forces russes lors de leur occupation de certaines zones du nord-est de l’Ukraine au début de la guerre ont été odieuses, illégales et cruelles »,explique Giorgi Gogia, directeur adjoint de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Ces abus commis contre des civils constituent à l’évidence des crimes de guerre, qui devraient faire sans tarder l’objet d’enquêtes impartiales et de procédures judiciaires appropriées. » Human Rights Watch avait précédemment documenté dix exécutions sommaires dans la ville de Boutcha et dans plusieurs autres villes et villages du nord-est de l’Ukraine lors de leur occupation par les forces russes en mars.

« L’un des 22 meurtres nouvellement documentés, dans la région de Kiev, a été décrit par Anastasia Andriivna, indique le communiqué ; elle a déclaré qu’elle était à son domicile le 19 mars, quand des soldats russes ont arrêté son fils, Ihor Savran, 45 ans, après avoir trouvé son vieux manteau militaire. Le 31 mars, au lendemain du retrait des forces russes, Anastasia Andriivna a trouvé le corps de son fils dans une grange à une centaine de mètres de sa maison, après avoir reconnu ses chaussures de sport qui dépassaient de la porte de la grange. »

10h15 : L'Estonie ne veut pas qu'on laisse une « porte de sortie » à Vladimir Poutine

Dans un entretien au quotidien français Le Figaro, la Première ministre d'Estonie Kaja Kallas estime qu'il n'y a pas d'« autre choix que d'arrêter la guerre et de punir les agresseurs et tous ceux qui sont responsables de crimes de guerre ». « Si nous acceptons un retour du "business as usual", la guerre reprendra après une pause d'un ou deux ans », souligne-t-elle dans les colonnes du quotidien. « On ne doit pas proposer de porte de sortie à Vladimir Poutine, car ce serait pour lui un message clair qu'il peut recommencer ».

« La solution ne peut être que militaire. L'Ukraine doit gagner cette guerre », ajoute la cheffe du gouvernement de l'Estonie qui partage une frontière avec la Russie. Quant aux échanges téléphoniques entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe depuis le début de la guerre, ils « n'ont rien donné », juge Kaja Kallas.

« Vladimir Poutine est pour moi un criminel de guerre et je ne vois aucune raison de lui parler », souligne-t-elle. « On dit qu'il faut montrer à Vladimir Poutine qu'il est isolé ; si on lui parle tout le temps, il ne se sentira pas isolé mais plutôt au centre du monde. »

10h01 : Le Kremlin accuse l'Ukraine d'« absence totale de volonté » de négocier

Le Kremlin a accusé mercredi l'Ukraine d'« absence totale de volonté » de négocier avec la Russie pour mettre fin au conflit en cours sur le sol ukrainien depuis le début de l'offensive russe le 24 février. « Les négociations n'avancent pas et nous constatons une absence totale de volonté des négociateurs ukrainiens de poursuivre ce processus », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors que la veille la présidence ukrainienne avait dit que les pourparlers étaient suspendues à cause de la Russie

09h49 : Après l'officialisation de la demande d'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Otan, le Premier ministre britannique évoque un « jour historique »

« C'est un jour historique pour notre alliance et le monde. Il n'y a pas si longtemps, personne n'aurait prédit cette étape, mais les terribles ambitions de Poutine ont transformé les contours géopolitiques de notre continent. J'ai hâte d'accueillir très bientôt la Finlande et la Suède dans la famille Otan », a déclaré Boris Johnson sur Twitter.

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09h29 : Tokyo exhorte Pékin à être « responsable » dans la crise russo-ukrainienne

Le ministre japonais des Affaires étrangères a exhorté mercredi Pékin à « jouer un rôle responsable » dans la crise russo-ukrainienne, lors de son premier entretien avec son homologue chinois depuis six mois. Le Japon s'est joint à ses alliés occidentaux pour prendre des sanctions sévères contre la Russie après son invasion de l'Ukraine, tandis que Pékin a refusé de condamner l'agression de Moscou.

Le ministre japonais des Affaires étrangères Yoshimasa Hayashi a déclaré à son homologue chinois Wang Yi que l'invasion russe était « une violation claire de la Charte des Nations unies et d'autres lois internationales », a indiqué le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a « exhorté la Chine à jouer un rôle responsable dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

Cet échange est le premier entre les deux ministres depuis novembre, selon le ministère japonais des Affaires étrangères, et s'inscrit dans un contexte d'inquiétudes croissantes face aux tensions géopolitiques internationales.

09h10 : L'Autriche entend conserver son statut de pays neutre

L'Autriche entend conserver son statut de pays neutre, a déclaré mercredi son ministre des Affaires étrangères en réaction à la décision de la Suède et la Finlande d'adhérer à l'Otan, provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine. « Notre situation est un peu différente », a déclaré Alexander Schallenberg à la radio allemande Deutschlandfunk, soulignant que l'opinion publique autrichienne soutient « massivement » le principe de neutralité.

L'Autriche, qui importe de Russie 80% de son gaz naturel, continuera à fournir à l'Ukraine une aide humanitaire plutôt que des armes, a-t-il ajouté. « Nous fournissons une aide à grande échelle, mais pas avec des munitions de guerre. Je pense que l'aide à l'Ukraine ne se réduit pas à cela », a dit le chef de la diplomatie autrichienne.

08h49 : Le groupe suisse Vetropack supprime 400 postes en Ukraine après les dommages subis par son usine de Gostomel

Le groupe suisse Vetropack, spécialisé dans les emballages en verre, annonce mercredi la suppression de 400 postes en Ukraine après les dommages subis durant les combats par son usine basée à Gostomel, dans la région de Kiev. Cette coupe représente environ les deux tiers de ses effectifs sur ce site qui a subi d'importants dégâts, précise-t-il dans un communiqué. « Nous sommes pleinement conscients de l'impact de cette mesure sur notre personnel ukrainien mais ne voyons actuellement pas d'autre alternative », a expliqué son directeur général, Johann Reiter, cité dans le communiqué.

Cette usine a subi des dommages « considérables mais pas irréparables », a poursuivi le patron de ce groupe qui fabrique des bouteilles et des bocaux pour les boissons et aliments. « Nous estimons toutefois qu'une reprise immédiate de la production à Gostomel ne sera pas possible, même après la fin du conflit, actuellement encore imprévisible », a-t-il ajouté.

Le groupe suisse avait suspendu la production dans cette usine dès l'invasion de l'Ukraine mais avait continué à verser l'intégralité des salaires aux 600 employés.

08h16 : Selon Moscou, 959 militaires ukrainiens d'Azovstal se sont rendus depuis lundi

Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi que 959 militaires ukrainiens, retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol, se sont rendus depuis lundi. « Au cours des dernières 24 heures, 694 combattants, dont 29 blessés, se sont constitués prisonniers. Depuis le 16 mai, 959 combattants dont 80 blessés se sont constitués prisonniers », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Selon la même source, 51 d'entre eux ont été hospitalisés à Novoazovsk, localité sous contrôle des Russes et de leurs alliés séparatistes. Le ministère n'a donné aucune indication quant au sort qu'il réservait à ces prisonniers, alors que les autorités russes ont indiqué à maintes reprises qu'elles ne considéraient pas au moins une partie d'entre eux comme des soldats mais comme des combattants néonazis.

Les autorités ukrainiennes veulent, elles, organiser un échange de prisonniers de guerre.

07h48 : Un gymnaste russe suspendu pour son soutien à l'invasion de l'Ukraine

Le gymnaste russe Ivan Kuliak a été suspendu par la Fédération internationale de gymnastique (FIG) pour avoir exprimé de manière ostentatoire son soutien à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé la fondation éthique de la FIG sur son site internet. Lors d'une épreuve de Coupe du monde de gymnastique artistique de Doha début mars, au début du conflit armé en Ukraine, Ivan Kuliak, troisième de l'épreuve de barres parallèles, était monté sur le podium au côté du vainqueur ukrainien Illia Kovtun avec un maillot portant la lettre « Z » à la place du drapeau de son pays. Présente sur certains des chars et véhicules russes en Ukraine, cette lettre est devenue un symbole de soutien à l'invasion.

« M. Kuliak n'est pas autorisé à participer à quelque compétition que ce soit organisée sous l'égide de la FIG ou d'un de ses membres affiliés pendant un an à compter de la date de la décision », a déclaré la fondation éthique dans un communiqué publié mardi.

Kuliak dispose de 21 jours pour faire appel. Il doit en outre rendre sa médaille de bronze et la somme d'argent correspondant à cette médaille (500 euros). En réaction à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la FIG a depuis décidé de bannir Russes et Biélorusses de toute compétition.

07h24 : Plus de 100 000 engins explosifs neutralisés depuis le début de la guerre, selon le service d'urgence de l'État

Rien que pour la journée de mardi, le service d'urgence de l'État affirme avoir neutralisé 685 engins explosifs après l'inspection d'une zone de 195 hectares. « Depuis le début de l'invasion militaire russe, 110 593 engins explosifs ont été neutralisés, dont 1 975 bombes aériennes », avance les services d'urgence ukrainiens sur leur compte Twitter.

06h48 : La Suède et la Finlande déposent leur demande d'adhésion à l'Otan

La Finlande et la Suède ont formellement transmis mercredi leur demande d'adhésion à l'Otan au siège de l'alliance à Bruxelles au secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg ce matin. « J’accueille chaleureusement les demandes d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg après avoir reçu les lettres de candidature des ambassadeurs des deux pays nordiques. « C’est un moment historique à un moment critique pour notre sécurité. Nous espérons conclure rapidement », a-t-il ajouté.

Le Parlement finlandais a ouvert mardi par un vote massif la voie à cette candidature, dans la foulée de l'annonce officielle la veille par la Suède de la sienne. La ratification de cette demande d'adhésion par les Parlements des pays membres de l'Alliance devrait prendre jusqu'à un an, selon des diplomates. Les deux pays nordiques ont aussi parlé de « jour historique ».

Alors que Vladimir Poutine a semblé mettre la sourdine lundi sur les menaces russes de représailles à une adhésion suédo-finlandaise, le principal obstacle semble désormais venir de l'intérieur de l'alliance : la Turquie, dont la ratification est impérative comme celle de chacun des 30 membres de l'Otan, a réaffirmé lundi son hostilité à l'entrée de la Suède et de la Finlande.

06h18 : La reddition des combattants ukrainiens d'Azovstal provoque « l'indignation » de l'opinion russe

Pourquoi la Russie a-t-elle accepté une reddition conditionnelle des défenseurs d'Azovstal ? Peut-être pour accélérer sa capacité à déclarer le contrôle total sur Marioupol et à détourner les critiques concernant l'échec du passager de la rivière Seversky Donets et la lenteur générale de l'invasion, estime l'Institute for the study of war (ISW) dans son rapport quotidien.

► À lire aussi : Conflit en Ukraine: des voix dissonantes dans les médias russes

Il note par ailleurs que « l'annonce de la reddition des derniers défenseurs d'Azovstal a suscité l'indignation des réseaux sociaux russes, plutôt que la célébration de la capitulation totale de Marioupol à laquelle s'attendait probablement le Kremlin ». Le think tank américain évoque notamment certaines chaînes Telegram qui ont « ridiculisé le ministère de la Défense » pour avoir « négocié avec des "terroristes" et des "nazis" ukrainiens », disent-ils. « Le public russe est probablement mécontent de l'accord de reddition car il s'attendait à ce que les forces russes détruisent les défenseurs ukrainiens à Azovstal. (...) Certains Russes peuvent avoir du mal à concilier les messages triomphants avec les négociations abruptes menant à une reddition négociée. »

Au Parlement russe également, des voix se sont élevées pour dénoncer cet accord visiblement négocié, explique l'ISW : « Certains membres de la Douma ont demandé des lois interdisant l'échange de prisonniers contre des personnes accusées de "nazisme". Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, a déclaré que les défenseurs de Marioupol devaient être accusés de crimes de guerre et ne pouvaient pas être échangés contre des prisonniers de guerre russes. »

05h49 : Le ministère de la Défense britannique souligne « les problèmes de ressources » de la Russie

Pour vaincre la résistance à Marioupol, la Russe a fait notamment appel à « plusieurs milliers » de combattants tchétchènes, estime le ministère de la Défense britannique dans son rapport quotidien. « Ces forces sont probablement constituées de volontaires et d'unités de la Garde nationale, qui se consacrent habituellement à assurer le règne du chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov », précise l'analyse.

Le rapport qui s'appuie sur des informations des renseignements souligne que le président Kadyrov « exerce probablement une surveillance personnelle étroite de ce déploiement, tandis que son cousin Adam Delimkhanov a probablement agi en tant que commandant tchétchène sur le terrain à Marioupol ».

Le ministère de la Défense britannique conclut : « Le déploiement au combat d'un personnel aussi disparate témoigne des importants problèmes de ressources de la Russie en Ukraine et contribue probablement à la désunion du commandement qui continue d'entraver les opérations de la Russie. »

05h33 : Volodymyr Zelensky, star de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes

Il nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera que le cinéma n'est pas muet » face à la guerre.

Le Festival de Cannes a donné d'emblée une tonalité politique à sa 75e édition en offrant une tribune, depuis Kiev, au président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L'apparition surprise du visage du président ukrainien, en treillis, sur l'écran du Palais des Festivals, a été suivie d'une longue ovation par le gratin du cinéma mondial, réuni pour la cérémonie d'ouverture d'un festival qui a promis que la guerre serait « dans tous les esprits ».

« Nous allons continuer de nous battre, nous n'avons pas d'autre choix (...) Je suis persuadé que le +dictateur+ va perdre », a poursuivi Volodymyr Zelensky, en référence au président russe Vladimir Poutine et au film de Charlie Chaplin, qu'il a cité à plusieurs reprises. « Je dis à tous ceux qui m'entendent : ne désespérez pas, la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront. Nous devons gagner cette victoire et nous avons besoin de cinéma qui assura que cette fin soit, chaque fois, du côté de la liberté », a-t-il encore lancé.

05h16 : Le point sur la situation sur le terrain

  • Huit personnes sont mortes et douze ont été blessées dans un bombardement russe sur Desna, un village situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Kiev connu pour abriter un grand camp d'entraînement militaire, d'après les secours locaux.

  • Une autre attaque russe a touché mardi matin une base militaire ukrainienne dans la région de Lviv, située à seulement 15 kilomètres de la frontière avec la Pologne, à l'ouest du pays, selon Maxim Kozitsky, le gouverneur de la région.

  • L'est du pays reste toutefois l'objectif prioritaire des troupes russes depuis leur retrait des environs de la capitale ukrainienne fin mars. Selon le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov, « les principaux efforts du Kremlin se concentrent sur les tentatives d'encercler et de détruire le regroupement des forces armées ukrainiennes dans les régions de Donetsk et de Louhansk », partiellement aux mains de séparatistes prorusses. Sept civils ont été tués « par les Russes » et six autres blessés dans la région de Donetsk, a affirmé sur Telegram son gouverneur, Pavlo Kyrylenko. Dans la région de Louhansk, les forces russes tentent une percée près de Popasna et en direction de Sievierodonetsk, l'une des grandes villes de la région sous contrôle ukrainien, a indiqué son gouverneur Serhyi Gaïdaï en faisant état de « l'intensification des bombardements sur la population civile ».

04h49 : Le premier procès pour « crime de guerre » depuis le début de la guerre s'ouvre à Kiev mercredi

La justice ukrainienne entame mercredi son premier procès pour crime de guerre depuis l'entrée des troupes de Moscou sur son territoire. Vadim Chichimarine, 21 ans, comparaîtra à partir de 14h00 (11h00 TU) devant le tribunal de district Solomiansky à Kiev, où il devra s'expliquer sur la mort d'un homme de 62 ans, le 28 février dans le nord-est de l'Ukraine. Le soldat russe est accusé d'avoir abattu ce civil alors qu'il n'était pas armé. Inculpé de crime de guerre et meurtre avec préméditation, le militaire, originaire d'Irkoutsk en Sibérie, encourt la prison à perpétuité.

Le procès, qui devrait être rapidement suivi par plusieurs autres, aura valeur de test pour le système judiciaire ukrainien, au moment où les institutions internationales mènent aussi leurs propres enquêtes sur les exactions commises par les troupes russes dans ce pays.

► À lire et écouter aussi : Guerre en Ukraine: à Boutcha, après la mort de son fils, Olga n'attend rien de la justice

La procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova a, dans une série de messages sur Twitter, souligné l'enjeu du dossier pour son pays. « Nous avons ouvert plus de 11 000 enquêtes pour crimes de guerre et arrêté 40 suspects », a-t-elle rappelé. En attendant qu'ils arrivent devant les tribunaux, « avec ce premier procès, nous envoyons un signal clair : aucun bourreau, aucune personne ayant ordonné ou aidé à commettre des crimes en Ukraine n'échappera à la justice. »

À la Haye, le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, a annoncé mardi le déploiement en Ukraine d'une équipe de 42 enquêteurs et experts, soit la plus importante mission en termes d'effectifs jamais envoyée sur le terrain, afin de faire la lumière sur les crimes commis pendant l'invasion russe. Et les États-Unis ont annoncé la création d'un « observatoire du conflit », doté initialement de six millions de dollars, pour « recueillir, analyser et partager largement les preuves des crimes de guerre » qu'ils imputent à la Russie en Ukraine.

Preuve de la détermination ukrainienne à ne pas perdre de temps: deux militaires russes devraient être jugés à partir de jeudi pour avoir tiré des roquettes sur des infrastructures civiles dans la région de Kharkiv, la deuxième ville du pays, dans le nord-est.

04h20 : « La mission d'évacuation » des soldats ukrainiens retranchés à Azovstal continue

À Marioupol, « la mission d'évacuation » des soldats encore à l'intérieur de l'aciérie Azovstal « se poursuit », a affirmé, sans en préciser le nombre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son site internet.

Dans sa vidéo quotidienne, Volodymyr Zelensky revient sur la conversation téléphonique qu'il a eue avec le président français Emmanuel Macron, mardi. « Nous avons discuté du processus de négociation avec la Russie et de l’évacuation de nos héros d’Azovstal. La mission d’évacuation continue, elle est supervisée par nos militaires et nos services de renseignement. Les médiateurs internationaux les plus influents sont impliqués », explique le président ukrainien.

Moscou a annoncé mardi la reddition de 265 combattants ukrainiens dont 51 « grièvement blessés », qui s'étaient rabattus sur cet immense complexe sidérurgique, dernier bastion de la résistance dans cette ville ravagée par les attaques russes. L'Ukraine avait assuré la semaine dernière que plus de 1 000 soldats ukrainiens, dont 600 blessés, s'y trouvaient.

« Ces héros ukrainiens » qui ont « rempli leur mission » seront échangés contre des prisonniers russes pour leur permettre de rentrer au pays « le plus rapidement possible », a de son côté déclaré le ministère ukrainien de la Défense, confirmant indirectement que ces hommes sont bien aux mains des Russes.

« Nous avons pris la décision de ne pas faire de commentaires tant que l'opération est en cours », a précisé de son côté son conseiller, Oleksiï Arestovich, à un média ukrainien.

04h00 : Bonjour et bienvenue dans ce direct

Vous pouvez retrouver notre live d'hier en suivant ce lien.

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