[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: la Transnistrie dénonce des tirs en provenance d'Ukraine

Au 63e jour de l'invasion russe en Ukraine ce 27 avril, les autorités pro-russes de la région séparatiste de Moldavie font état mercredi de tirs en provenance du territoire ukrainien.

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Les points essentiels :

► Les autorités de Transnistrie ont dénoncé des tirs en direction d'un village en provenance d'Ukraine. Les séparatistes moldaves avaient déjà dénoncé mardi une « attaque terroriste » contre une unité militaire, ainsi que des explosions sur deux antennes de radio et le ministère de la Sécurité publique lundi soir. Les incidents attisent les craintes d'un débordement du conflit en Moldavie, qui a décidé de réunir en urgence son conseil de sécurité nationale. L'Ukraine accuse la Russie de vouloir « déstabiliser » la Moldavie. Les autorités moldaves appellent au calme.

► L'armée ukrainienne a reconnu mercredi une avancée des forces russes dans l'Est du pays, avec la prise de plusieurs petites localités dans la région de Kharkiv et dans le Donbass.

► Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a rencontré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, puis le président Vladimir Poutine à Moscou. Il a assuré qu’il cherchait à trouver des moyens de trouver une « solution pacifique » le plus rapidement possible. Selon l'ONU, Vladimir Poutine accepte l'aide de l'organisation internationale pour évacuer les civils de l'usine Azovstal à Marioupol.

► Le ministère russe de la Défense a mis en garde le Royaume-Uni contre une « réponse proportionnelle » immédiate si le gouvernement britannique continue sa « provocation directe » à l'Ukraine pour frapper des cibles en Russie.

► Le groupe russe Gazprom suspend ses livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne « à partir du 27 avril et jusqu'à ce que le paiement soit effectué » en roubles. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré le mois dernier que la Russie n'accepterait le paiement des livraisons de gaz que dans sa monnaie nationale.

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14h48 : Manifestation à Kherson contre l'occupation russe

Une nouvelle manifestation contre l'occupation par les forces russes a eu lieu ce mercredi à Kherson. Elle a été dispersée par l'armée russe à l'aide de gaz lacrymogènes, selon des images recueillies par Reuters.

14h26: La Russie annonce l'expulsion de huit diplomates japonais

La Russie a annoncé mercredi l'expulsion de huit diplomates japonais en représailles à une décision similaire de Tokyo récemment prise à l'encontre des diplomates russes en raison de l'offensive russe en Ukraine.

« Tokyo a pris un cap antirusse ouvertement hostile », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Il accuse les autorités japonaises d'inciter à « une hystérie antirusse » dans leur pays, dont « l'apothéose a été l'expulsion de huit diplomates russes » début avril. Et « compte tenu du principe de réciprocité, la partie russe a demandé que huit collaborateurs diplomatiques japonais quittent notre pays d'ici au 10 mai », précise le ministère.

14h20: Plus de 50 000 réfugiés ont quitté l'Ukraine en 24 heures

Ce nouvel afflux de réfugiés porte le nombre total de personnes ayant quitté l'Ukraine à 5,3 millions. Si le flux s'est très nettement ralenti depuis le mois de mars, l'ONU s'attend à ce qu'il y en ait trois millions de plus d'ici la fin de l'année.

Plus de 7,7 millions de personnes ont quitté leur foyer mais se trouvent toujours en Ukraine, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

13h45 : Rassemblement à Kiev pour interpeller les dirigeants mondiaux sur Marioupol

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées ce mercredi à Kiev pour interpelles les dirigeants internationaux. Ils réclament plus de pression des alliés de l'Ukraine pour l'organisation de couloirs humanitaires pour l'évacuation des militaires et des civils ukrainiens de Marioupol. Sur une pancarte, on voit notamment un manifestant interpellé directement le président français, Emmanuel Macron.

13h51 : L’enjeu stratégique du contrôle de l’espace aérien

Si la Russie utilise des aéronefs, des missiles de croisières et d'autres armes aériennes, les Ukrainiens ont réussi à les maitriser. Pour Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé dans les questions de défense, cette maitrise relative limite les bombardements sur le sol ukrainien.

13h17 : L'Ukraine affirme avoir frappé les forces russes sur l'île aux Serpents

« Nos forces ont effectué des frappes sur les positions de l'ennemi sur l'île aux Serpents », a indiqué mardi soir le commandement Sud de l'armée ukrainienne sur Facebook, affirmant avoir touché un « poste de contrôle » et détruit un système antiaérien. « Les pertes des Russes sont en train d'être clarifiées », a-t-il ajouté.

La Russie n'a pas confirmé que des tirs avaient touché l'île, dont elle a pris le contrôle peu après le début de son invasion de l'Ukraine le 24 février. Cette petite île en mer Noire est devenue un symbole en Ukraine depuis un échange radio, devenu viral sur les réseaux sociaux, dans lequel, au premier jour du conflit, les garde-frontières ukrainiens avaient lancé « Va te faire foutre, navire militaire russe ! » au croiseur russe, le Moskva, qui leur intimait de se rendre.

Peu après cet échange, le navire avait bombardé l'île et les militaires ukrainiens avaient été faits prisonniers. Ils ont ensuite été libérés à la faveur d'un échange de prisonniers, selon Kiev.

12h26 : Le Conseil norvégien pour les réfugiés appelle à privilégier des pauses humanitaires aux corridors

La meilleure façon d'aider les personnes prises au piège en Ukraine est de négocier des « pauses humanitaires » dans les combats plutôt que des corridors, trop difficiles à mettre en oeuvre, estime mercredi Jan Egeland, le patron du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), une importante ONG.

C'est pourtant l'option des couloirs humanitaires que le chef de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en avant mardi à Moscou pour évacuer les civils des zones bombardées en Ukraine, où la Russie mène une offensive militaire. De retour d'Ukraine, Jan Egeland a expliqué que « les couloirs humanitaires ne fonctionnent généralement pas car ils sont trop compliqués » à planifier et mettre en oeuvre puisqu'il faut que « deux armées qui ne se font pas confiance » se mettent d'accord sur le lieu de débat du couloir, son point d'arrivée, et sur l'itinéraire.

En outre, le lieu d'arrivée n'est souvent pas celui choisi par les civils, a-t-il relevé, lors d'une conférence de presse organisée par l'association des journalistes accrédités à l'ONU à Genève (Acanu).

Jan Egeland recommande « des pauses humanitaires générales » des combats dans une zone pendant 48 à 72 heures, « idéalement plus », afin de permettre aux civils pris dans les hostilités de quitter les lieux dans la direction qu'ils souhaitent.

11h49 : Le PIB russe pourrait chuter de 12,4% cette année

La Russie s'attend à une contraction de son économie de 8,8% en 2022 d'après son scénario de base, ou de 12,4% dans un scénario plus pessimiste, selon un document publié mercredi par le ministère de l'Économie.

Les prévisions les plus sombres, illustrant l'efficacité des sanctions internationales prises contre Moscou, sont conformes à celles de l'ancien ministre des Finances Alexeï Koudrine. Au début du mois d'avril, il avait envisagé une contraction de plus de 10% cette année, la plus forte baisse du produit intérieur brut russe depuis 1994.

À lire aussi : La guerre en Ukraine va durement affecter l'économie russe, prévient le FMI

11h30 : Face à la suspension du gaz russe, quelles alternatives pour la Bulgarie?

Le groupe russe Gazprom a suspendu mercredi toutes ses livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne. Les deux pays avaient refusé de payer leurs importations gazières en roubles, comme l’exige désormais Moscou. La Pologne, comme la Bulgarie, se sont montrées rassurantes sur leur capacité à trouver le gaz manquant par d'autres voies.

Mais du côté de Sofia, la situation est tout autre. Le pays dépend à 90% du gaz russe dans sa balance énergétique. Quand la société nationale Bulgargaz a reçu la notification d'arrêt des livraisons de Gazprom, l'étonnement a d'abord régné. Le gouvernement bulgare l'assure, Sofia s'est pleinement acquittée de ses obligations vis-à-vis de Moscou et dénonce désormais un « chantage inacceptable ».

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10h40 : La Russie interdit d'entrée 287 parlementaires britanniques

Moscou interdit mercredi à 287 membres de la Chambre basse du Parlement britannique d'entrer dans le pays, en représailles à une mesure similaire de Londres contre des députés russes ayant soutenu l'offensive en Ukraine. « Les personnalités visées, dont l'entrée en Russie a été interdite, ont participé le plus activement à l'instauration de sanctions anti-russes par Londres », indique la diplomatie russe dans un communiqué accompagné de la liste des parlementaires concernés, 287 sur les 650 membres de la Chambre.

10h26 : La Russie se retire de l'Organisation mondiale du tourisme

La Russie a décidé mercredi de se retirer de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), prenant les devants alors que son exclusion devait être soumise au vote des Etats membres, annoncz sur Twitter cette agence de l'ONU basée à Madrid.

« La Russie a annoncé son intention de se retirer de l'OMT » lors de son assemblée générale à Madrid, a écrit l'agence onusienne. Sa suspension est « effective immédiatement », ajoute l'OMT qui avait annoncé début mars vouloir suspendre la Russie de ses instances en raison de l'invasion de l'Ukraine.

10h12 : Le site d'Azovstal bombardé par les forces russes, selon un adjoint du maire de Marioupol

Les forces russes pilonnent ce mercredi l'usine sidérurgique de la ville du sud-est de l'Ukraine, où les derniers défenseurs ukrainiens sont retranchés, déclare un responsable local.

Petro Andryushchenko, adjoint du maire de la ville, affirme que les frappes aériennes sur l'usine Azovstal n'ont pas diminué, malgré les déclarations de Vladimir Poutine. Le président russe avait ordonné d'« annuler » l’assaut contre le site, préférant assiéger les derniers soldats ukrainiens de Marioupol qui y sont retranchés.

« Les attaques aériennes sur Azovstal ne faiblissent pas. Pas de cessez-le-feu, mais des tentatives d'assaut encore et encore. Malgré les déclarations (de Poutine) », écrit Petro Andryushchenko sur sa chaîne Telegram. « Dans le même temps, les combats de rue se poursuivent à nouveau dans le secteur situé entre la direction de l'usine Azovstal (bâtiments) et la rue. »

Au cours des semaines de bombardements depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, une grande partie de Marioupol a été détruite. Selon les autorités ukrainiennes, environ 100 000 civils se trouveraient toujours dans la ville, ainsi que des centaines de combattants et de civils piégés dans l'immense usine Azovstal.

Lundi, la Russie a annoncé qu'elle prévoyait d'ouvrir un couloir humanitaire pour permettre aux civils de quitter la centrale Azovstal, mais Kiev nie avoir conclu un accord à ce sujet avec la Russie. De nombreux efforts antérieurs visant à organiser un cessez-le-feu pour permettre aux habitants de quitter la ville ont échoué.

09h48 : Antonio Guterres à Moscou, quel impact sur la trajectoire du Kremlin?

À Moscou, on semble considérer cette visite onusienne comme quelque chose de cosmétique avant tout. Difficile de penser que la venue d’Antonio Guterres soit de nature à changer quoi que ce soit au cours de la crise ukrainienne. Ni à l’état d’esprit de Vladimir Poutine, qui semble jouer d’un double discours.

Le discours du président russe contre l’Occident reste très offensif et déterminé. Plusieurs sources du renseignement occidental indiquent qu’il n’aurait tout simplement plus l’intention de trouver un accord avec Kiev.

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09h37 : « C'est de la gesticulation »: la résolution du Liechtenstein peu contraignante, selon un chercheur

L'Assemblée générale des Nations unies a adopté ce mardi par consensus une résolution obligeant les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité à justifier leur recours au veto, une réforme rare saluée par des applaudissements et qui a été relancée par l'invasion de l'Ukraine.

Mais selon le texte, la mesure, initiée par le Liechtenstein, n'est pas contraignante et rien n'empêche un pays qui a eu recours à son veto de ne pas venir l'expliquer devant l'assemblée générale.

► Écoutez le décryptage de Romuald Sciora essayiste et chercheur associé à l'IRIS, qui répondait aux questions de Jelena Tomitc.

09h10 : Varsovie interpelle deux personnes accusées d'espionnage pour le compte de la Russie

Un ressortissant russe et un Biélorusse ont été interpellés en Pologne pour espionnage pour le compte de la Russie, annoncent mercredi les services spéciaux.

Sur la base des documents rassemblés par les services de renseignement militaires polonais SKW, « les suspects ont été interpellés par la police militaire », indique le porte-parole des services spéciaux polonais Stanislaw Zaryn, dans un communiqué. Les deux hommes ont été interpellés les 21 et 22 avril et « placés en détention provisoire pour trois mois », précise-t-il.

Les documents réunis indiquent que « le Russe et le Biélorusse, agissant au nom des services de renseignement russes et contre la Pologne, ont mené des activités de reconnaissance du fonctionnement des forces armées polonaises, y compris du déploiement de l'armée dans la zone frontalière polono-bélarusse », ajoute Stanislaw Zaryn.

08h23 : La Transnistrie dénonce des tirs contre un village en provenance d'Ukraine

Les autorités pro-russes de la région séparatiste de Moldavie font état mercredi de tirs en provenance du territoire ukrainien au cours de la nuit de mardi à mercredi qui auraient visé un village abritant un important dépôt de munitions. Un grand dépôt d'armes, datant de la période soviétique, s'y trouve sous le contrôle de soldats russes déployés sur ce territoire.

« La nuit dernière, plusieurs drones ont été repérés au dessus du village de Kolbasna », indique le « ministère de l'Intérieur » de Transdniestrie dans un communiqué, ajoutant que mercredi matin, « des coups de feu ont été tirés en direction de Kolbasna depuis l'Ukraine » sans faire de victimes.

La Moldavie a organisé mardi une réunion en urgence de son conseil de sécurité après l'annonce par les autorités de Transnistrie de deux explosions et d'une attaque dans la région séparatiste. Les incidents font craindre un débordement du conflit en Ukraine dans le pays d'Europe orientale.

La Moldavie, ex-république soviétique, redoute d'être la prochaine cible de Moscou suite aux accusations d'un haut gradé russe. Le général Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie, avait aussi estimé plus tôt que la population russophone de Moldavie était victime d'« oppression », l'un des prétextes invoqués par Moscou pour intervenir en Ukraine afin de « défendre » la minorité russe.

« La Russie veut déstabiliser la région de Transnistrie, ce qui suggère que la Moldavie devrait s'attendre à recevoir des "invités" », avait déclaré sur Twitter le conseiller de la présidence ukrainienne Mikhaïlo Podoliak, faisant référence aux soldats russes qui ont envahi l'Ukraine depuis le 24 février.

07h59 : Moscou dit avoir détruit lors d'une frappe une « grande quantité » d'armes livrées par l'Occident

L'armée russe a affirmé mercredi avoir détruit une « grande quantité » d'armes livrées à Kiev par les Etats-Unis et des pays européens, lors d'une frappe de missiles dans le sud-est de l'Ukraine. Le ministère a indiqué que son armée de l'air avait détruit 59 cibles militaires ukrainiennes au cours de la nuit dans la région de Zaporojjia.

« Des hangars avec une grande quantité d'armes et de munitions étrangères, livrées aux forces ukrainiennes par les Etats-Unis et des pays européens, ont été détruits avec des missiles de haute précision Kalibr tirés depuis la mer sur l'usine d'aluminium de Zaporojjia », dans le sud-est de l'Ukraine, indique le ministère russe de la Défense.

07h44 : Le président du Parlement russe suggère de stopper les livraisons de gaz aux autres pays « inamicaux »

Le principal législateur russe a déclaré mercredi que le géant gazier Gazprom avait pris la bonne décision en suspendant totalement les livraisons de gaz à la Bulgarie et à la Pologne et a déclaré que Moscou devrait faire de même avec d'autres pays « inamicaux ».

« La même chose devrait être faite à l'égard d'autres pays qui nous sont hostiles », affirme Viatcheslav Volodine, président de la chambre basse du parlement russe, la Douma, sur sa chaîne Telegram.

06h58 : Le groupe russe Gazprom suspend ses livraisons de gaz à la Pologne et la Bulgarie

Le groupe russe d'énergie annonce mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne, pays membres de l'Union européenne n'ayant pas effectué de paiement en roubles.

Dans un communiqué, Gazprom a indiqué avoir notifié la société bulgare Bulgargaz et la société polonaise PGNiG de la « suspension des livraisons de gaz à partir du 27 avril et jusqu'à ce que le paiement soit effectué » en roubles. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré le mois dernier que la Russie n'accepterait le paiement des livraisons de gaz que dans sa monnaie nationale.

06h42 : L'Ukraine annonce la prise de plusieurs localités par les forces russes dans l'Est

L'armée ukrainienne a reconnu mercredi une avancée des forces russes dans l'Est du pays, avec la prise de plusieurs petites localités dans la région de Kharkiv et dans le Donbass.

Les forces russes progressent depuis Izioum, déjà sous leur contrôle, en direction de Lyman et près de Severodonetsk, l'une des grandes villes d'importance de la région, indique le ministère de la Défense ukrainien dans son rapport matinal.

Tôt ce mercredi matin, les forces ukrainiennes avaient fait état de bombardements russes visant des petits villages situés sur la ligne de front dans la région de Donbass. Les Ukrainiens affirment que des zones civiles sont visées sans discrimination.

06h31 : Le géant chinois des drones DJI suspend ses activités en Russie et en Ukraine

Le leader mondial des drones grand public, DJI annonce « suspendre » ses activités commerciales en Russie et en Ukraine, devenant l'une des rares entreprises chinoises à prendre publiquement une telle initiative.

Le vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov avait écrit une lettre le mois dernier à DJI, dans laquelle il accusait l'armée russe d'utiliser des « produits » de l'entreprise pour viser les civils.

La semaine dernière, l'entreprise chinoise avait fustigé les détournements militaires de ses produits. « DJI n'a jamais fabriqué que des produits à usage civil », avait-elle indiqué. « DJI s'est toujours opposé sans équivoque aux tentatives de fixation d'armes sur ses produits » et « a refusé de personnaliser ou d'autoriser des modifications qui permettraient à nos produits d'être utilisés à des fins militaires », avait-elle souligné.

Proche partenaire diplomatique de Moscou, Pékin est embarrassé par l'invasion russe de l'Ukraine, mais a jusqu'ici refusé de la condamner, plaçant les compagnies chinoises dans une situation inconfortable.

06h17 : L'Ukraine à l'honneur à la Biennale des arts de Venise

Choisi pour représenter son pays à la Biennale d’art contemporain de Venise, Pavlo Makov est arrivé de justesse en Italie. Son œuvre a pu être sortie de manière assez rocambolesque après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Ce qui aurait dû être un honneur et une fête, représenter son pays à la plus grande manifestation artistique au monde, s'est transformé en tribune pour la survie de l'Ukraine, devant son œuvre Fontaine de l'épuisement.

Écoutez Pavlo Makov, un artiste dans la guerre, au micro d'Isabelle Chenu

05h46 : Les réfugiées ukrainiennes sous la menace des violences sexuelles

Dans une interview donnée à l'AFP, le représentant du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en Moldavie, Colleen Roberts, a déploré les risques auxquels les Ukrainiennes sont confrontées dans leur fuite. « Il ne s'agit pas uniquement des violences sexuelles subies en Ukraine, mais également de celles subies en cours de route par les réfugiées.

« Plus les réfugiées sont déplacées longtemps, plus les risques de violences sexuelles sont élevés pour celles qui vivent au sein d'une communauté d'accueil, surtout quand les ressources commencent à s'épuiser », déclare-t-il.

« Il y a aussi le risque numérique et c'est complexe, il faut une capacité technique spécifique pour pouvoir vraiment y faire face. Vous pouvez aller sur Facebook ou Tinder ou d'autres médias sociaux et vous trouvez des hommes qui mettent des annonces proposant aux femmes ukrainiennes de rester chez eux », ajoute Colleen Roberts.

Ces déclarations interviennent alors que l'Ukraine continue de recenser de nombreux cas de violences sexuelles visant les femmes et parfois des enfants. Selon Lyudmyla Denisova, chargée d'enquêter sur les cas d'agressions sexuelles par le Parlement ukrainien, environ 400 plaintes ont été reçues entre le 1er et le 14 avril après la mise en place d'une ligne d'assistance téléphonique.

05h14 : Le Royaume-Uni affirme que l'Ukraine maintient le contrôle de son espace aérien

Selon le ministère britannique de la Défense, l'Ukraine conserve le contrôle de la majorité de son espace aérien. « La Russie n'a pas réussi à détruire efficacement l'armée de l'air ukrainienne ou à supprimer les défenses aériennes ukrainiennes. L'Ukraine continue de mettre en danger les moyens aériens russes », affirme le gouvernement britannique dans un point quotidien.

Le Royaume-Uni assure que l'activité aérienne russe se concentre dans le sud et l'est de l'Ukraine, où les forces russes et ses alliés concentrent leurs efforts. « La Russie a un accès aérien très limité au nord et à l'ouest de l'Ukraine, ce qui limite les actions offensives à des frappes profondes avec des armes à distance », poursuit le ministère britannique de la Défense.

04h48 : Renault va transférer ses actions Avtovaz à un institut scientifique russe

Le groupe français va transférer ses 68% de parts dans le constructeur russe Avtovaz contre un montant symbolique à un institut russe, mais pourra toutefois racheter plus tard ses actions, selon le ministre russe du Commerce, Denis Mantourov, cité par l'agence de presse Interfax.

Très exposé au marché russe, Renault a annoncé le mois dernier la suspension de ses activités dans son usine moscovite, sur fond de pressions internationales et de sanctions occidentales contre la Russie à la suite de l'offensive en Ukraine. Renault a refusé de commenter les informations de l'agence Interfax.

À lire aussi : Russie : les salariés de l'usine Renault/Avtovaz de Togliatti inquiets pour leur avenir

04h06 : Des explosions entendues dans la ville russe de Belgorod

Une série d'explosions a été entendue aux premières heures de mercredi dans la ville russe de Belgorod, située à seulement 40 km de la frontière ukrainienne. Selon le gouverneur de la région Viatcheslav Gladkov, un incendie s'est déclaré dans un dépôt de munitions, sans faire de victimes civiles.

Lundi, la Russie avait accusé les forces ukrainiennes d'avoir bombardé un village de l'oblast de Belgorod, dans lequel deux civils aurait été blessés. Plus tôt ce mois-ci, les autorités russes avaient également dénoncé une attaque sur un dépôt de carburant par le biais d'hélicoptères venus d'Ukraine, selon le gouverneur de la région.

03h45 : Dans le Donbass entre séquelles du passé et peur du présent

Dans l'est de l'Ukraine, la menace de la troisième guerre mondiale agitée par le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov est très concrète dans les esprits des habitants du Donbass. À Droujkivka, ville de l'est ukrainien au cœur de l'étau russe, les plus âgés mélangent parfois les dates et les souvenirs de souffrance. Il suffit de marcher dans l'un des jardins où nous emmène Igor, pour sentir le passé prendre vie.

Les anciens racontent que les occupants allemands, pendant la Deuxième Guerre mondiale, arrêtaient des gens et les tuaient pour les jeter ensuite dans un charnier qui se trouverait sous nos pieds. Quand l'Ukraine est devenue indépendante, à la chute de l'Union soviétique, la communauté a décidé de construire ce mémorial. Aussi bien pour les victimes des nazis que pour celles de la répression de la période soviétique et de la famine organisée sous Staline. Dans le collège technique qui est ici, des juifs ont été séquestrés par les nazis pendant plusieurs jours, avant d'être eux aussi exécutés. Ce palais de la culture là, a été construit par des prisonniers allemands après la guerre. La ville avait été presque entièrement rasée.

Écoutez le reportage à Droujkivka de nos envoyées spéciales Oriane Verdier et Aabla Jounaïdi

03h30 : Bonjour et bienvenue dans ce direct

RFI vous accompagne jusqu'à 0h00 TU. Vous pouvez retrouver le live d'hier ici.

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