[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: Kiev affirme que les forces russes continuent l'assaut contre le site d'Azovstal

Au 72e jour de l'invasion russe en Ukraine ce vendredi 6 mai, un nouveau convoi des Nations unies est attendu pour évacuer les civils retranchés à Azovstal à Marioupol, sans assurance d'une trêve des combats.

► Moscou a bloqué le site internet de RFI, qui diffuse des informations dans une quinzaine de langues dont le russe. Une adresse URL alternative permet d'accéder au site en français et en russe. RFI en russe est aussi disponible sur Telegram : https://t.me/RFI_Ru via un VPN et en Russie en français par satellite sur Hotbird.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.

Les points essentiels :

La Russie restera « pour toujours » dans le Sud de l'Ukraine, affirme vendredi un haut responsable parlementaire russe, Andreï Tourtchak, lors d'une visite à Kherson, ville du sud de l'Ukraine occupée par les forces russes.

► L'armée russe a annoncé un cessez-le-feu autour de l'usine Azovstal à Marioupol à partir de 5h00 TU jeudi et l'ouverture de couloirs humanitaires de jeudi à samedi, mais Kiev dément leur mise en place.

► Kiev a déclaré que « près de 500 civils » avaient été évacués de l'usine Azovstal ces derniers jours.

► Selon un dernier décompte de l'UNHCR, plus de 3 000 civils ont été tués dans les combats et les bombardements depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février.

Les horaires sont donnés en temps universel (TU), cliquez ici pour rafraîchir

14h30 : La Russie restera « pour toujours » dans le Sud de l'Ukraine, déclare un haut responsable parlementaire russe

La Russie restera « pour toujours » dans le Sud de l'Ukraine, affirme vendredi un haut responsable parlementaire russe, Andreï Tourtchak, lors d'une visite à Kherson, importante ville ukrainienne dont Moscou revendique le contrôle total depuis mars.

« En m'adressant aux habitants de la région de Kherson, j'aimerais dire encore une fois que la Russie est là pour toujours. On ne doit en avoir aucun doute », déclaré Andreï Tourtchak, premier adjoint au président du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe) et chef du parti au pouvoir Russie Unie.

14h08 : La Russie tente d'échapper aux poursuites pour crimes de guerre en agitant la menace nucléaire, affirme l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky déclare vendredi que la Russie pensait pouvoir échapper aux poursuites pour crimes de guerre en raison de la menace d'une attaque nucléaire.

« Ils ne croient pas qu'ils peuvent être rendus responsables des crimes de guerre parce qu'ils ont le pouvoir de l'État nucléaire », déclare Volodymyr Zelensky, s'exprimant par l'intermédiaire d'un traducteur, au groupe de réflexion britannique Chatham House. « C'est le 72e jour de la guerre à part entière et nous n'en voyons pas encore la fin et nous ne sentons aucune volonté du côté russe d'y mettre fin. »

13h54 : En Géorgie, un laboratoire biologique américain fait l’objet de toutes les infox de la part de propagandistes

En Géorgie, un laboratoire biologique américain est la cible de toutes les infox de la part des propagandistes russes. Il s’agit du Centre Richard Lugar pour la recherche sur la santé publique, à Tbilissi. Il a ouvert en 2013 et vise à promouvoir la santé publique et animale par la détection des maladies infectieuses et la surveillance épidémiologique.

D’une façon générale, la véritable campagne de dissémination d’infox lancée il y a 5 ans consiste à dire que les Américains ont construit ce laboratoire pour développer des armes biologiques. Y compris le Covid-19, création américaine donc. Des articles prétendent par exemple que le centre collecte du matériel génétique, afin de développer des armes spécifiques pour certains groupes ethniques. Sous-entendu : les Géorgiens.

Écoutez Les Dessous de l'Infox : En Géorgie, un laboratoire biologique américain fait l’objet de toutes les infox de la part de propagandistes

13h41 : Des grandes puissances agricoles promettent la sécurité alimentaire malgré la guerre en Ukraine

Des grandes puissances agricoles, dont l'Union européenne, les États-Unis, le Canada et l'Australie, s'engagent vendredi à assurer la sécurité alimentaire du monde en dépit des chocs provoqués par l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

« Nous nous engageons à travailler ensemble pour assurer qu'il y ait de la nourriture en quantité suffisante pour tout le monde, y compris les plus pauvres, les plus vulnérables et les personnes déplacées », écrivent ces 51 membres de l'Organisation mondiale du commerce dans un communiqué conjoint. Ils promettent aussi de garder les marchés agricoles et alimentaires « ouverts, prévisibles et transparents en n'imposant pas de mesures commerciales restrictives injustifiées » sur les produits agroalimentaires ou les produits clés pour la production agricole.

Les membres signataires soulignent aussi que les mesures d'urgence prises pour faire face à la situation doivent provoquer le moins de distorsions possibles, être temporaires, ciblées et proportionnelles. Il réclament encore que les produits achetés par le Programme alimentaire mondial -en première ligne pour tenter de compenser les pertes encourues sur le marché agricole mondial de la gigantesque production ukrainienne de grains ou d'huile- soient exempts de toute restriction ou interdiction d'exportation.

► À lire aussi : Les prix des denrées alimentaires dans le monde au plus haut selon la FAO

13h19 : L'OMS envisage de fermer un bureau spécialisé à Moscou

Le bureau européen de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) va examiner la semaine prochaine un projet de résolution déposé par une majorité des pays membres appelant à fermer à Moscou un bureau régional spécialisé de l'OMS, après l'invasion russe en Ukraine.

Le projet, soutenu par 43 pays membres de l'OMS en Europe (qui en compte 53, dont plusieurs ex-républiques soviétiques d'Asie centrale), sera discuté au cours d'une rencontre de deux jours du bureau européen de l'OMS qui débutera le 10 mai, précise l'OMS vendredi.

La guerre en Ukraine a « des effects particulièrement dévastateurs sur le système de santé de l'Ukraine », note le projet de résolution, qui condamne « l'agression militaire russe contre l'Ukraine, y compris les attaques sur des installations sanitaires ».

Il demande également que soit étudiée la possibilité de relocaliser dans un autre pays le Bureau européen pour la prévention et le contrôle des maladies non-transmissibles, actuellement basé à Moscou. Il ne s'agit pas du bureau de l'OMS en Russie qui, lui, resterait ouvert.

12h24 : Le régiment Azov accuse les Russes de tirer durant l'évacuation de civils à Azovstal

Le régiment Azov, qui défend l'immense aciérie Azovstal où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens de Marioupol, a accusé les forces russes d'avoir visé une de ses voitures participant à l'opération d'évacuation de civils, tuant un soldat.

« Durant le cessez-le-feu sur le territoire de l'usine Azovstal, une voiture a été visée par les Russes avec un missile guidé antichar. Cette voiture se dirigeait vers des civils pour les évacuer de l'usine », a indiqué le régiment sur la messagerie Telegram. « Un combattant a été tué et six blessés », a-t-il ajouté.

12h21 : Le Kremlin dit ne pas préparer de célébrations officielles à Marioupol pour le 9-Mai

« Cette année, bien entendu, c'est impossible pour des raisons évidentes. Mais l'heure viendra où une grande célébration aura lieu là-bas », a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Les renseignements ukrainiens avaient assuré mercredi que Moscou préparait un défilé militaire dans cette ville stratégique.

12h08 : La Première dame des États-Unis, Jill Biden effectue une visite stratégique en Roumanie et en Slovaquie

Jill Biden, l'épouse du président américain Joe Biden, arrive en Roumanie pour aujourd'hui et se rendra ensuite en Slovaquie à partir de samedi. Durant cette tournée, elle doit rencontrer des réfugiés ukrainiens et des travailleurs humanitaires. Un voyage qui montre que l'Ukraine est aussi devenue un enjeu de politique intérieure qui risque de s’inviter aux élections de mi-mandat, prévues en novembre prochain aux États-Unis.

► Plus d'informations ici

12h03 : Des grandes puissances agricoles promettent la sécurité alimentaire malgré la guerre en Ukraine dans un communiqué conjoint

Les États-Unis, le Canada et l'Australie et d'autres puissances agricoles se sont engagées aujourd'hui à assurer la sécurité alimentaire du monde en dépit des chocs provoqués par l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

« Nous nous engageons à travailler ensemble pour assurer qu'il y ait de la nourriture en quantité suffisante pour tout le monde, y compris les plus pauvres, les plus vulnérables et les personnes déplacées », écrivent ces 51 membres de l'Organisation mondiale du commerce dans un communiqué conjoint, promettant aussi de garder les marchés alimentaires ouverts.

11h42 : Des images satellites prédisent une perte d'un tiers des récoltes de blé d'Ukraine

Le rendement de la prochaine moisson de blé en Ukraine devrait chuter d'au moins 35% comparé à 2021 en raison de l'invasion russe, selon des images satellites analysées par la société de géolocalisation Kayrros dans une note publiée aujourd'hui.

Le conflit a lourdement perturbé la saison des semis, qui est en cours, et obligé les agriculteurs à travailler sous les bombes, avec du carburant difficile à trouver. À hauteur de satellites, la différence par rapport aux saisons habituelles est déjà visible, corroborant les prédictions des analystes.

Les images ont été enregistrées entre le 14 et le 22 avril, un peu moins de deux mois après l'invasion du pays par la Russie, par le satellite Terra de la Nasa, puis analysées par Kayrros.

10h27 : La ville de Severodonetsk quasiment encerclée par les Russes, annonce son maire

Severodonetsk, l'une des villes d'importance du Donbass encore sous contrôle ukrainien, est « quasiment encerclée » par les forces russes et les séparatistes prorusses du Donbass, qui essaient d'en prendre le contrôle total, a indiqué aujourd'hui le maire de la ville Olexandre Striouk.

Selon le maire, interrogé sur la chaîne ukrainienne 1+1, les troupes russes et prorusses « tentent d'attaquer la ville depuis plusieurs directions ».

Bien qu'une très large majorité des quelque 100 000 habitants de la ville soient partis, le maire a déploré que 15 000 d'entre eux refusent de partir.

« On n'arrive à convaincre de partir seulement dix personnes par jour », a-t-il regretté.

Severodonetsk, comme Lyssytchank, sa ville jumelle toute proche, est la cible de bombardements russes depuis plusieurs semaines, avec une ligne de front qui n'a cessé de se rapprocher.

Les deux villes sont situées dans la région de Lougansk, à près de 80 km à l'est de Kramatorsk, devenu le centre administratif du Donbass ukrainien depuis que les forces séparatistes prorusses se sont emparés de la partie orientale de ce grand bassin houiller en 2014.

10h25 : Visioconférence des dirigeants du G7 dimanche avec participation de Zelensky, annonce Berlin

« Le 8 mai est une date historique marquant la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe qui a occasionné la terreur, la destruction et la mort en Europe », a déclaré une porte-parole du chancelier allemand, lors d'une conférence de presse régulière, estimant qu'avec l'actuelle guerre en Ukraine « la cohésion du G7 est plus importante que jamais ». L'Allemagne assure la présidence du G7 cette année.

09h53 : Kiev demande l'aide de MSF pour l'évacuation des civils d'Azovstal

Les autorités de Kiev ont adressé un courrier à l'ONG pour réclamer son aide pour évaluer l'état de santé physique et mentale des combattants ukrainiens présents sur le site, recueillir des preuves des conditions auxquelles ils sont confrontés et fournir une aide médicale aux « Ukrainiens dont les droits humains ont été violés par la Fédération de Russie », a annoncé le ministère ukrainien pour la Réintégration des territoires temporairement occupés.

09h34 : Difficiles négociations au sein de UE pour un embargo sur le pétrole russe

Une nouvelle mouture du projet d'embargo européen sur le pétrole russe avec des modifications demandées par plusieurs États membres est discutée aujourd'hui à Bruxelles, mais la Hongrie bloque la proposition, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l'AFP.

Les négociations menées au niveau des ambassadeurs des Etats membres vont être « compliquées », a confié un diplomate. L'unanimité des 27 est requise pour l'adoption des sanctions.

09h17 : Les forces russes poursuivent leur assaut sur Marioupol, selon Kiev

Les forces russes ont, « dans certaines zones, avec le soutien de l'aviation, repris les opérations visant à prendre le contrôle de l'usine » Azovstal et « le blocus des unités de défense (ukrainiennes) continue », a indiqué le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué.

Le communiqué n'évoque pas de trêve alors que l'armée russe avait annoncé mercredi soir qu'elle respecterait un cessez-le-feu unilatéral pendant trois jours, de jeudi à samedi, pour permettre l'évacuation des civils de cette immense aciérie.

09h05 : Un journaliste poursuivi en Russie pour avoir « discrédité » l'armée

Un journaliste et opposant russe de renom, Ilia Azar, a annoncé qu'il était poursuivi pour avoir critiqué l'offensive de Moscou en Ukraine, nouvel exemple de la répression visant les détracteurs de cette intervention militaire.

Ilia Azar a indiqué sur sa chaîne Telegram qu'il faisait l'objet de poursuites administratives pour avoir « discrédité le recours aux forces armées russes pour protéger les intérêts de la Russie et de ses citoyens, et maintenir la paix internationale », ajoutant que cette accusation se basait sur un message qu'il avait publié sur Facebook.

Les autorités « ne précisent pas lequel, mais je commençais à penser avec inquiétude qu'on m'avait oublié ou alors que je ne m'opposais pas assez clairement à la guerre », a-t-il ironisé.

Ilia Azar, qui ne se trouve actuellement pas en Russie, risque selon lui jusqu'à 100 000 roubles d'amende (1 400 euros au taux actuel).

09h02 : L'ONG Amnesty International publie une enquête documentant des crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine

Dans un communiqué, Amnesty déclare que « la synthèse intitulée ‘He’s Not Coming Back’: War Crimes in Northwest Areas of Kyiv Oblast se fonde sur des dizaines d’entretiens et une analyse poussée de preuves matérielles. Amnesty International a recensé des frappes aériennes illégales contre la ville de Borodianka et des exécutions extrajudiciaires dans d’autres villes et villages, notamment Boutcha, Andriivka, Zdvyjivka et Vorzel. »

08h29 : Avec l'embargo sur le pétrole, l'UE a franchi « une ligne rouge » et « porté atteinte l'unité », déclare Viktor Orban

« La présidente de la Commission », Ursula von der Leyen, « a volontairement ou non attaqué l'unité européenne », a déclaré Viktor Orban lors d'une interview à la radio. « Depuis le début, nous avons clairement signifié qu'il y avait une ligne rouge, à savoir l'embargo sur l'énergie. Ils ont franchi cette ligne ».

07h59 : L'Allemagne va livrer sept obusiers à l'Ukraine

L'annonce a été faite par la ministre de la Défense Christine Lambrecht, actuellement en visite en Slovaquie, a-t-on indiqué de même source.

Le Panzerhaubitze 2000 (Obusier blindé modèle 2000) est un canon automoteur fabriqué par l'industriel Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Les appareils destinés à l'Ukraine proviennent des stocks de maintenance de la Bundeswehr, a dit la ministre, sans préciser quand les livraisons interviendraient.

Des soldats ukrainiens seront formés à leur usage en Allemagne à partir de la semaine prochaine.

07h49 : Budapest ne peut pas accepter les nouvelles sanctions européennes en l'état, déclare Viktor Orban

Dans sa forme actuelle, la proposition établie par l'exécutif européen reviendrait à larguer une « bombe atomique » sur l'économie hongroise, a souligné le chef de l'État hongrois lors d'un entretien accordé à la radio publique hongroise.

Il a cependant ajouté que la Hongrie était prête à négocier une proposition qui préserverait ses intérêts.

Selon Viktor Orban, la Hongrie aurait besoin d'un délai de cinq ans et de lourds investissements dans ses raffineries et ses oléoducs pour être en mesure de transformer son système énergétique, qui dépend aujourd'hui à 65% du pétrole russe.

« Nous savons exactement ce dont nous avons besoin, tout d'abord nous avons besoin de cinq ans pour achever la totalité du processus (...) Un an ou un an et demi, ce n'est pas suffisant pour quoi que ce soit », a observé Viktor Orban.

07h00 : Oleg Tinkov, l'oligarque russe qui défie Poutine

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, les oligarques russes restent discrets ou affichent leur solidarité avec le Kremlin. Une voix s'est pourtant levée, celle d'Oleg Tinkov, fondateur de la banque en ligne Tinkoff, pour dénoncer « une guerre folle ».

Découvrez son portrait ici

06h11: « Près de 500 civils » ont été évacués de Marioupol ces derniers jours, l'opération continue, déclare la présidence ukrainienne

« Nous avons réussi à évacuer presque 500 civils », a indiqué sur Telegram le chef de l'administration présidentielle Andriï Iermak.

« Aujourd'hui nous nous concentrons sur Azovstal », a précisé de son côté à l'AFP la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk, alors que l'ONU a annoncé hier avoir envoyé un nouveau convoi à l'aciérie, où resteraient encore quelque 200 civils.

05h55 : Au Canada, la diaspora ukrainienne s'organise pour accueillir les réfugiés

Avant le conflit, le Canada comptait la plus grande diaspora ukrainienne au monde après la Russie. Quelque 22 000 Ukrainiens sont arrivés depuis le début de la guerre. Tatiana a transformé sa maison pour accueillir des familles de réfugiés.

Un reportage d'Alexis Gacon

04h38 : Vladimir Poutine aurait présenté ses excuses à Israël pour les propos de Sergueï Lavrov

« Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif » : cette phrase de Sergueï Lavrov dans une interview donnée à la télévision italienne avait suscité un tollé en Israël. « Des propos scandaleux, impardonnables et une horrible erreur historique », selon le chef de la diplomatie Yaïr Lapid.

Fin d’alerte hier soir du côté de Jérusalem : Vladimir Poutine en personne aurait présenté ses excuses au Premier ministre Naftali Bennett, tirant ainsi au clair son attitude concernant le peuple juif et la mémoire de l’Holocauste.

Pourtant, dans le communiqué du Kremlin, il n’est nullement question d’excuses, mais tout juste d’un échange sur la « mémoire historique de l’Holocauste ». Façon de ne pas perdre la face ou bien une ruse pour amadouer Israël, qui tente de maintenir un équilibre délicat entre Kiev et Moscou et qui, à ce jour, n'a pas encore livré d'armes à l'Ukraine?

Kiev a d'ailleurs déjà réagi : pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, le seul moyen de s'en sortir pour Sergueï Lavrov serait de « présenter ses excuses publiquement devant les juifs du monde entier ».

04h31 : Les États-Unis nient avoir fourni des renseignements militaires aux Ukrainiens pour cibler des généraux russes

Le ministère américain de la Défense a démenti hier fournir des renseignements permettant aux forces ukrainiennes de viser des hauts gradés russes près du front, ainsi que l'a affirmé le New York Times.

Il est exact que les États-Unis transmettent à Kiev des éléments des renseignements « afin d'aider les Ukrainiens à défendre leur pays », a déclaré John Kirby, le porte-parole du Pentagone.

02h27 : Nouveau convoi de l'ONU attendu pour évacuer les civils d'Azovstal

Malgré l'incertitude planant sur le respect de la trêve à Azovstal, Martin Griffiths, le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des questions humanitaires, a annoncé hier que ce nouveau convoi se dirigeait vers la ville martyre.

« À l'heure où nous parlons, un convoi est en route pour arriver à Azovstal d'ici demain matin avec l'espoir de récupérer les civils restants dans ce sombre enfer, qu'ils habitent depuis tant de semaines et de mois, et de les ramener en sécurité », a déclaré Martin Griffiths à Varsovie. Le Comité international de la Croix-rouge (CICR) a confirmé y être associé.

Un premier convoi de civils d'Azovstal est arrivé à Zaporijjia en début de semaine. Nos envoyés spéciaux à Zaporijjia, Anastasia Becchio et Boris Vichith ont rencontré des rescapés de Marioupol.

Écoutez leur reportage

01h37 : Le yacht d'un oligarque russe saisi aux îles Fidji à la demande des États-Unis

Le navire Amadea, estimé à 325 millions de dollars, appartient, selon Washington, à l'homme d'affaires et député Suleiman Kerimov, visé par des sanctions européennes et américaines.

Selon Washington, Suleiman Kerimov a fait fortune grâce à ses participations dans de grandes entreprises énergétiques et financières russes, dont Gazprom et Sberbank.

Amarré à Lautoka, dans l'ouest des Fidji, depuis la mi-avril, l'Amadea avait été immobilisé par les autorités fidjiennes depuis l'émission d'un mandat américain de saisie. Mardi, un tribunal local avait ordonné sa saisie, qui a eu lieu dans la foulée.

00h34 : La Russie a détruit de nombreux hôpitaux, affirme Volodymyr Zelensky

Volodymyr Zelensky a déclaré dans une vidéo adressée à un groupe médical caritatif que de nombreux établissements de l'est et du sud de l'Ukraine, où se déroulent les combats, manquaient notamment d'antibiotiques.

« Si l'on ne tient compte que des infrastructures médicales, les troupes russes ont, à ce jour, détruit ou endommagé près de 400 d'entre elles: hôpitaux, maternités, centres de traitement ambulatoire », a-t-il expliqué.

Selon le président ukrainien, la situation dans les zones occupées par l'armée russe serait catastrophique.

« Cela signifie que les patients atteints de cancers n'ont aucun accès à un traitement médicamenteux. Cela signifie qu'il est extrêmement difficile, voire impossible, pour les diabétiques de se procurer de l'insuline. Il est impossible de procéder à des opérations chirurgicales. Cela signifie même, très simplement, le manque d'antibiotiques. »

(Avec AFP et Reuters)

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles