[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: L'Europe continuera à payer le gaz russe en euros et en dollars, pour Pompili

Au 68e jour de l'invasion russe en Ukraine ce lundi 2 mai, les autorités ukrainiennes espèrent poursuivre les évacuations de civils à Marioupol alors que qu'une centaine de civils ont pu être évacués de l'usine Azovstal assiégée par les forces russes.

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Les points essentiels :

► Une centaine de civils ont pu sortir samedi de l'usine Azovstal à Marioupol, port du sud-est de l'Ukraine assiégé par les Russes. Kiev espère que les évacuations vont pouvoir continuer comme prévu ce lundi, même si un premier convoi de bus n'a toujours pas pu partir de Marioupol.

► Selon un dernier décompte de l'UNHCR, plus de 3 000 civils ont été tués dans les combats et les bombardements depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février.

Les pays européens vont continuer à payer les approvisionnements en gaz russe en euros et en dollars conformément aux contrats signés, a déclaré lundi la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili. Les ministres de l’Énergie des pays de l’Union européenne tiennent ce lundi une réunion en urgence pour trouver une position commune face à la demande de la Russie d’être payée en roubles pour ses livraisons de gaz.

► Le ministre des Affaires étrangères israélien Yaïr Lapid a fustigé lundi les propos de son homologue russe Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Hitler « avait du sang juif ». Le chef de la diplomatie tentait d'expliquer que le fait que le président ukrainien soit juif ne contredit pas les affirmations de Moscou selon lesquelles il aurait lancé l'invasion pour « dénazifier » le pays.

La Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le Jour de la Victoire, selon Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe.

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15h10 : Un pont stratégique détruit dans le sud-ouest de l'Ukraine

Les autorités ukrainiennes affirment que l'armée russe a de nouveau frappé un pont stratégique traversant l'estuaire du Dniestr, à l'ouest d'Odesa, où le fleuve Dniestr se jette dans la mer Noire.

Le pont constitue la seule liaison ferroviaire et la principale liaison routière avec les régions situées à l'ouest d'Odessa. Sa destruction coupe l'accès aux cargaisons d'armes et d'autres marchandises en provenance de la Roumanie voisine.

Il avait déjà été fortement endommagé lors de deux précédentes frappes de missiles russes.

Les attaques contre le pont font suite à l'affirmation d'un officier militaire russe de haut rang selon laquelle la Russie souhaite prendre le contrôle de tout le sud de l'Ukraine et construire un corridor terrestre vers la région séparatiste de Transnistrie, en Moldavie, où les tensions se sont récemment intensifiées.

À lire aussi : Moldavie: à la frontière avec la Transnistrie, l'inquiétude monte

14h43 : En Italie, 30 centimes de remise à la pompe jusqu'en juillet

Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement italien décide lundi de prolonger jusqu'au 8 juillet une réduction d'environ 30 centimes des taxes par litre de carburant en vigueur depuis un mois.

Le gouvernement de Mario Draghi avait annoncé à la mi-mars une baisse des taxes sur les carburants pendant un mois, dont une réduction de 25 centimes des droits d'accise et une diminution d'environ 5 centimes au titre de la TVA.

L'Italie avait également instauré une taxe sur les « surprofits » des sociétés du secteur de l'énergie afin de financer les mesures visant à alléger la flambée des prix de l'énergie pour les ménages et entreprises.

Les pays européens ont mis en place une panoplie de mesures qui reposent sur des baisses de taxes sur l'énergie, des réductions des prix et des aides ciblées afin d'atténuer l'envolée des coûts qui s'est aggravée avec la guerre en Ukraine.

À lire aussi : L’Italie se passera du gaz russe d’ici 18 mois

14h29 : Plus de 3 000 civils tués dans l'offensive russe

Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'Onu (UNHCR) déclare lundi que plus de 3 000 civils ont été tués en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

Selon un nouveau bilan, quelques 3 153 personnes ont été tuées à ce jour dans les combats. Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme affirme cependant que le bilan réel était probablement beaucoup plus élevé, en raison des difficultés d'accès à certaines régions de l'Ukraine.

La plupart des victimes civiles que les équipes de l'Onu ont pu confirmer ont été tuées par des armes explosives ayant une large zone d'impact, tels que les frappes de missiles et les bombardements aériens, indiqué l'agence onusienne, sans pour autant attribuer de responsabilité aux partis engagés dans le conflit qui dure depuis plus de deux mois.

14h06 : La Finlande ne sélectionnera pas les hockeyeurs évoluant en Russie

Les joueurs de hockey sur glace finlandais jouant dans la Kontinental Hockey League (KHL), basée en Russie, et dans d'autres ligues russes la saison prochaine ne seront pas sélectionnés pour l'équipe nationale, déclare mardi l'Association finlandaise de hockey sur glace.

Le club finlandais Jokerit s'est également retiré de la KHL fin février, quelques jours après l'invasion. Selon le site Internet de la ligue, 31 joueurs finlandais figuraient sur les listes de la KHL, mais il n'en reste qu'une poignée suite au retrait de Jokerit et à la décision de plusieurs joueurs de quitter leur club à la suite de l'invasion.

13h44 : L'Allemagne prête à suivre l'UE sur les importations de pétrole russe

L'Allemagne se dit prête à soutenir les projets de l'Union Européenne visant à interdire les importations de pétrole russe, soit immédiatement, soit, idéalement, dans quelques mois, déclare lundi son ministre de l'Économie Robert Habeck.

« L'Allemagne n'est pas opposée à une interdiction du pétrole russe. Bien sûr, c'est un lourd fardeau à porter, mais nous serions prêts à le faire », affirme-t-il avant des discussions avec ses collègues à Bruxelles. Le ministre de l'Économie ajoute que son pays, première puissance économique d'Europe, avait déjà réduit la part du pétrole russe de 35 % à 12 % avant que la Russie n'envahisse l'Ukraine le 24 février dernier.

« Il serait utile de disposer de semaines ou de mois pour effectuer tous les préparatifs techniques. Nous devrions trouver des navires qui transportent le pétrole d'ouest en est, nous devons préparer les ports, nous devons préparer les oléoducs. Le temps est donc utile, mais je pense que d'autres pays ont des problèmes plus importants », poursuit Robert Habeck.

13h10 :« La Pologne est fière de figurer sur la liste des pays hostiles de Poutine », déclare la ministre de l'Environnement polonaise

La Pologne est prête à être totalement indépendante du pétrole russe et est disposée à aider d'autres pays à réduire leurs approvisionnements en combustibles fossiles en provenance de Russie, a déclaré lundi la ministre de l'environnement et du climat, Anna Moskwa. « La Pologne est fière de figurer sur la liste des pays hostiles de Poutine », a-t-elle déclaré aux journalistes avant une réunion avec ses collègues ministres nationaux à Bruxelles pour discuter de l'énergie. La ministre a également déclaré que les stocks de gaz de la Pologne seraient remplis pour l'hiver.

12h50 : Retour des diplomates américains à Kiev espéré « d'ici la fin du mois »

Le retour des diplomates américains à Kiev, la capitale ukrainienne qu'ils avaient quittée mi-février quelques jours avant le début de l'invasion russe, est espéré « d'ici la fin du mois » de mai, a annoncé lundi la chargée d'affaires américaine Kristina Kvien lors d'une conférence de presse à Lviv, grande ville de l'ouest de l'Ukraine.

12h32 : L'Europe va continuer à payer le gaz russe en euros et en dollars, déclare la ministre française, Barbara Pompili

Les pays européens vont continuer à payer les approvisionnements en gaz russe en euros et en dollars conformément aux contrats signés, a déclaré lundi la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili avant une réunion de crise avec les ministres de l'Énergie de l'Union européenne à Bruxelles.

12h18 : Le gouverneur de l'oblast russe de Belgorod rassure les habitants après des explosions dans la nuit

Deux explosions ont retenti aux premières heures de lundi à Belgorod, une région russe frontalière de l'Ukraine, mais il n'y a pas eu de dégâts ni de menace pour la sécurité, a déclaré le plus haut responsable de la région. Le gouverneur Viatcheslav Gladkov a déclaré qu'il « voulait dissiper les appréhensions des habitants de la région selon lesquelles quelqu'un ou quelque chose se serait envolé depuis le territoire de l'Ukraine ».

Le fait qu'il ait ressenti le besoin de rassurer les habitants suggère un certain degré de nervosité au sein de la population après une série d'incendies et d'explosions survenus ces dernières semaines dans des entrepôts de munitions et des dépôts de carburant à Belgorod et dans d'autres régions du sud.

L'Ukraine n'a pas directement assumé la responsabilité de ces incidents, mais les a décrits comme une vengeance après l'invasion russe.

12h06 : En images - L'arrivée des civils de Marioupol à Zaporijjia

11h38 : Le théâtre du Bolchoï retire les spectacles de deux metteurs en scène critiques

Le théâtre du Bolchoï de Moscou a annoncé le retrait de son affiche des spectacles prévus en mai de deux metteurs en scène ayant quitté la Russie et ayant communiqué publiquement leur opposition à l'offensive menée par celle-ci en Ukraine.

Dans un message publié sur Telegram lundi soir, le prestigieux théâtre a annoncé que le ballet Nouréïev de Kirill Serebrennikov et l'opéra Don Pasquale de Timoféï Kouliabine seraient remplacés par d'autres spectacles pour les six représentations prévues lors des jours fériés de mai.

Metteur en scène et cinéaste respecté, Kirill Serebrennikov est aujourd'hui installé à Berlin. Fin avril, il avait affirmé à l'AFP avoir récemment quitté sa Russie natale pour une question de « conscience » et avait critiqué durement l'offensive russe en Ukraine.

Timoféï Kouliabine, jeune metteur en scène innovant oeuvrant notamment à Novossibirsk, a lui aussi quitté la Russie pour l'Europe et publié plusieurs messages critiques du conflit sur les réseaux sociaux.

11h21 : Les ennuis d'Oleg Tinkov, l'oligarque qui a osé critiquer la guerre en Ukraine du Kremlin

Les ennuis pour Oleg Tinkov commencent le mois dernier suite à un message explosif sur son compte Instagram. L’oligarque, qui avait évité pendant des années de se heurter à Vladimir Poutine tout en se présentant comme indépendant du Kremlin, se lâche et selon ses propres aveux, dit tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas, mais n’osent pas s’exprimer par peur des représailles.

Après avoir critiqué la guerre en Ukraine, l’armée russe et le régime népotique entouré de lèche-bottes et de courtisans, Oleg Tinkov est cloué au pilori, attaqué dans les médias et sur les réseaux sociaux. La semaine dernière, l'administration l’oblige à vendre ses parts, pour des broutilles dit-il, c'était à prendre ou à laisser.

L'homme d'affaire qui pesait plus de 9 milliards de dollars en novembre vit désormais dans un endroit tenu secret, entouré de garde de corps, par peur d'être assassiné, explique-t-il au New York Times. « Je savais que le régime de Poutine était mauvais, mais je n’aurais jamais imaginé que cela prendrait une telle ampleur catastrophique ». Oleg Tinkov en est convaincu : « Poutine restera au pouvoir encore longtemps ».

11h02 : Craintes d'une contagion du conflit à la Transnitrie

Depuis les explosions et les attaques de la semaine dernière dans l’État autoproclamé de Transnistrie, les habitants des villages frontaliers sont inquiets. À Serpeni, sur la rive droite du Dniestr, les familles étaient réunies dimanche à l’occasion d’une fête religieuse. Écoutez le reportage de notre envoyée spéciale en Moldavie, Juliette Gheerbrant.

À la frontière moldave avec la Transnistrie, l'inquiétude monte

10h43 : La nouvelle opération d'évacuation de civils de Marioupol en attente

Un nouveau train d'évacuation devait commencer lundi matin vers 07h (04h TU) mais les bus n'étaient « pas encore arrivés au point de rassemblement » après 12h, a indiqué la mairie de Marioupol sur son compte Telegram.

10h02 : l'Ukraine officialise la fermeture de ses ports capturés par la Russie

Le ministère ukrainien de l'Agriculture a officialisé lundi la fermeture de ses quatre ports contrôlés par les forces russes, alors que le président Volodymyr Zelensky a prévenu que le blocus imposé par Moscou pourrait entraîner la perte de dizaines de millions de tonnes de céréales.

« Les ports de Marioupol, Berdiansk et Skadovsk sur la mer d'Azov, ainsi que le port de Kherson, sur la mer Noire - dont les activités sont suspendues depuis le début de l'offensive russe le 24 février - sont fermés jusqu'au rétablissement du contrôle » ukrainien sur ces infrastructures, a précisé le ministère dans un communiqué.

De son côté, le président ukrainien Volodimir Zelensky a prévenu lundi que le blocus imposé par les forces russes au niveau de la mer Noire pourrait se solder par la perte de dizaines de millions de tonnes de céréales. « La Russie, qui contrôle la mer Noire, ne laisse ni entrer ni sortir les navires », a déclaré Volodimir Zelensky lors d'une interview accordée au magazine d'information télévisé australien 60 Minutes. « La Russie veut bloquer complètement l'économie de notre pays », a-t-il ajouté.

09h46 : Annulation d'un contrat avec le russe Rosatom pour construire une centrale nucléaire en Finlande

Un contrat avec le groupe russe Rosatom pour construire un réacteur nucléaire dans le nord de la Finlande a été annulé en raison des « risques » supplémentaires liés à l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé lundi le consortium Fennovoima à majorité finlandaise pilotant le projet. Le communiqué souligne que la filiale de Rosatom impliquée dans le projet, RAOS Project, « a été incapable d'atténuer ces risques ».

Fennovoima, possédé aux deux tiers par un consortium d'entreprises finlandaises et à 34% par Rosatom, invoque également les « importants retards et l'incapacité » de la filiale du géant russe du nucléaire « à faire aboutir » le chantier du réacteur Hanhikivi-1.

« Cela signifie que la coopération avec RAOS Project est terminée avec effet immédiat [...] et que les travaux sur le site d'Hanhikivi-1 » avec le groupe russe sont terminés.

Estimé à plus de 7,5 milliards d'euros, le projet de réacteur de 1 200 mégawatts, situé à Pyhajöki dans le nord de la Finlande remonte à 2010 et avait déjà souffert de nombreux retards et d'incertitudes.

Finlande : un contrat pour construire une centrale nucléaire avec le russe Rosatom annulé

09h24 : Antonio Guterres préoccupé par les conséquences de la guerre pour l'Afrique

Le secrétaire général de l'ONU a commencé sa tournée en Afrique de l’Ouest au Sénégal, dimanche 1er mai. Après une réunion interne, il a visité la cité des Nations unies en construction à une trentaine de kilomètres de Dakar, où il est aussi passé par l’usine de fabrication de vaccins de l’institut Pasteur. Il a clôturé la journée par une déclaration avec le président Macky Sall, qui est aussi l’actuel président en exercice de l’Union africaine. Compte-rendu de notre correspondante à Dakar, Théa Ollivier.

Au Sénégal, Antonio Guterres s'inquiète des conséquences pour l'Afrique de la guerre en Ukraine

09h03 : Le total des réfugiés ukrainiens dépasse les 5,5 millions, selon l'ONU

Plus de 5,5 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis l'invasion russe du 24 février, a annoncé le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les statistiques sont compilées à partir de diverses sources, principalement des données fournies par les autorités des points de passage frontaliers officiels, a indiqué l'agence.

08h49 : La Russie dit avoir abattu un avion de chasse ukrainien MiG-29

Le ministère russe de la Défense a déclaré lundi que l'armée russe avait abattu un avion de chasse MiG-29 ukrainien près de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine. La Russie a frappé 38 cibles militaires en Ukraine, dont des dépôts de munitions et des centres de contrôle, a ajouté le ministère lors d'une conférence de presse.

08h28 : Israël fustige les propos de Sergueï Lavrov sur Hitler

Le ministre des Affaires étrangères israélien Yaïr Lapid a fustigé lundi les propos de son homologue russe Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Hitler « avait du sang juif » et convoqué l'ambassadeur russe pour obtenir des « clarifications ». Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février, l'État hébreu a tenté de maintenir un équilibre délicat entre Kiev et Moscou, mais les propos dimanche de M. Lavrov sur une chaîne italienne ont suscité l'indignation.

« Les propos du ministre Lavrov sont à la fois scandaleux, impardonnables et une horrible erreur historique », a condamné dans un bref communiqué Yaïr Lapid. Le directeur du musée israélien de l’Holocauste Yad Vashem, Dani Dayan, a également condamné les propos de Sergueï Lavrov, les qualifiant de « faux, délirants et dangereux, et dignes de toute condamnation ».

08h06 : Le Danemark rouvre son ambassade à Kiev lors d'une visite surprise

Le Danemark a annoncé lundi la réouverture de son ambassade à Kiev, en signe de soutien à l'Ukraine contre l'invasion russe, lors d'une visite surprise de son ministre des Affaires étrangères Jeppe Kofod. « C'est un symbole très fort du soutien danois à l'Ukraine et au peuple ukrainien que de rouvrir les portes de l'ambassade du Danemark aujourd'hui », a déclaré ce dernier cité dans un communiqué de son ministère.

07h47 : L'armée ukrainienne affirme avoir détruit deux navires russes

Deux bateaux russes Raptor, des petits patrouilleurs côtiers, auraient été détruits tôt ce lundi près de l'île aux Serpents à l'aide d'un drône Bayraktar TB-2, selon l'armée ukrainienne. « Bayraktar fonctionne », s'est félicité le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeri Zaloujny.

Ces navires sont beaucoup plus petits que le croiseur Moskva que l'Ukraine affirme avoir aussi coulé, mais ils sont beaucoup plus modernes puisqu'ils ont été créé dans les années 2010. Ils font partie des navettes les plus rapides de la marine russe, pouvant atteindre près de 90 km/h à pleine vitesse. Ils peuvent transporter jusqu'à 20 militaires en plus de l'équipage, de trois personnes.

Depuis plusieurs jours, l'armée ukrainienne annonce avoir réussi à détruire des cibles militaires sur cette île stratégique qui avait été prise par la flotte russe dès le premier jour de la guerre.

L'île aux Serpents est devenue un symbole en Ukraine depuis un échange radio, devenu viral sur les réseaux sociaux, dans lequel les garde-frontières ukrainiens avaient insulté le croiseur russe, le Moskva, qui leur intimait de se rendre.

► À écouter aussi : Lignes de défense - Le croiseur «Moskva» a coulé: un immense revers pour la marine russe

07h25 : L'armée russe avance toujours peu dans le Donbass, selon l'Institute for the Study of War

Dans le Donbass, les forces russes ont continué à mener des assauts terrestres infructueux le long de la ligne de front est et n'ont pas fait de gains territoriaux substantiels le 1er mai, selon le groupe de réflexion américain Institute for the Study of War. Les échecs répétés de la Russie à capturer des villages tels que Zolote et Vilne démontreraient que les positions ukrainiennes datant d'avant l'invasion sont trop fortes pour que les troupes russes puissent prendre d'assaut, ajoute l'institut dans son rapport quotidien sur la guerre.

Il ajoute que les forces ukrainiennes semblent avoir touché un poste de commandement militaire à Izioum le 30 avril. Oleksiy Arestovych, un conseiller du président Zelensky, a d'ailleurs affirmé que la frappe aurait pu tuer le général de division Andrei Simonov, le chef d'état-major des Troupes aéroportéesVDV et d'autres responsables russes. Un haut responsable américain de la défense aurait aussi rapporté que le chef de l'état-major général de l'armée russe, le général Valery Gerasimov, était présent au quartier général d'Izioum mais qu'il était parti en Russie avant la frappe.

07h06 : L'Ukraine au menu d'une tournée européenne du Premier ministre indien Narendra Modi

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, débute lundi une tournée de trois jours en Europe pour renforcer « l'esprit de coopération » de l'Inde avec ses partenaires européens et « échanger » sur l'invasion russe de l'Ukraine que New Delhi s'est refusé à condamner. « Ma visite en Europe intervient à un moment où la région est confrontée à de nombreux défis et choix », a déclaré M. Modi, cité dans un communiqué, avant de s'envoler pour l'Europe. Il est attendu en Allemagne, au Danemark et en France.

L'Inde cherche un équilibre difficile entre ses relations avec l'Occident et celles avec la Russie, qui lui fournit une grande partie de ses besoins en armes et en énergie. Elle s'est abstenue de condamner ouvertement l'invasion russe de l'Ukraine, et de se joindre aux votes en ce sens aux Nations unies. Pour en savoir plus, lisez l'éclairage de Tirthankar Chandar.

Diplomatie : les enjeux de la tournée éclair en Europe du Premier ministre indien Narendra Modi

06h43 : Des réfugiés ukrainiens menacés de se retrouver sans hébergement

L’Irlande avait annoncé pouvoir accueillir jusqu’à 100 000 réfugiés ukrainiens, mais avec 25 000 arrivées, les capacités du pays sont déjà presque saturées. Malgré ces difficultés, le gouvernement continue à affirmer qu’il ne limitera pas les entrées de ces réfugiés sur le territoire et qu’il étudie toutes les options. Reportage de notre correspondante à Dublin, Laura Taouchanov.

Reportage international - Des milliers de réfugiés ukrainiens menacés de se retrouver sans hébergement en Irlande

06h24 : La première dame des États-Unis, Jill Biden, rencontrera des réfugiés en Roumanie et en Slovaquie

La première dame Jill Biden se rendra en Roumanie et en Slovaquie du 5 au 9 mai pour rencontrer des membres des services américains et du personnel de l'ambassade, des parents et des enfants ukrainiens déplacés, des travailleurs humanitaires et des enseignants, a annoncé lundi son bureau.

Dimanche 8 mai, jour de la fête des mères aux États-Unis, elle rencontrera des mères et des enfants ukrainiens qui ont été forcés de fuir leur foyer à cause de la guerre de la Russie contre l'Ukraine, a indiqué son bureau.

06h03 : Quel avenir pour la Moldavie après la guerre en Ukraine ?

À la suite des attaques qui ont secoué le petit territoire séparatiste de Transnistrie en début de semaine dernière, la Moldavie redoute une extension du conflit. Situé entre l’Ukraine et la Roumanie, ce petit pays qui a élu une présidente pro-occidentale en 2019 se sent de plus en plus menacé. Depuis la dislocation de l’Union soviétique, la Moldavie a un statut neutre inscrit dans sa Constitution.

S’il n’est pas question de rejoindre l’Otan, le pays a en revanche signé une demande formelle d’adhésion à l’UE. Pour Veaceslav Plamadeala, membre du Parti liberal-démocrate de Moldavie et maire de Puhaceni jouxtant la Transnistrie, ce serait une formidable garantie pour la sécurité du pays. Entretien réalisé par notre envoyée spéciale en Moldavie, Juliette Gheerbrant.

05h40 : Les Russes organisent un voyage de presse à la centrale nucléaire de Zaporijjia

Un voyage de presse a été organisé, dimanche, sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Ukraine et d’Europe, dont la prise par l’armée russe a suscité l’inquiétude de la communauté internationale.

L'armée russe avait pris le contrôle début mars de cette centrale située dans la ville d’Enerhodar dans le sud de l’Ukraine. Les affrontements qui s’y sont déroulés ont suscité la crainte au sein de la communauté internationale d’une catastrophe nucléaire similaire à celle survenue en 1986 à Tchernobyl.

L’Agence France-Presse (AFP) a pu constater les dégâts : la façade d’un vaste bâtiment administratif qui servait de centre d’entraînement au personnel de la centrale est noircie par les flammes et de nombreuses fenêtres sont explosées. Mais aucune trace de tir ou de bombardement n’était visible sur les six cubes surmontés d’un dôme rouge renfermant les réacteurs.

La semaine dernière, l’Agence internationale de l’énergie atomique avait jugé « préoccupante » la situation à la centrale de Zaporijjia, à laquelle ses experts n’ont pas eu accès depuis sa prise par Moscou. La centrale « fonctionne normalement, en accord avec les normes nucléaires, radioactives et environnementales », affirme toutefois sur place le major général Valeri Vassiliev, spécialiste des questions nucléaires et chimiques, dépêché par Moscou pour sécuriser le site.

05h28 : Au moins un quart des troupes russes envoyées en Ukraine ne sont plus « aptes au combat », selon le ministère de la Défense britannique

Plus d'un quart des unités dédiées à l'invasion de l'Ukraine par la Russie ont depuis été ne seraient plus « aptes au combat », selon le point quotidien sur le conflit en Ukraine du ministère britannique de la Défense.

Certaines des unités les plus élitistes du pays ont subi les taux d'attrition les plus élevés, a-t-il poursuivi, ajoutant : « Il faudra probablement des années à la Russie pour reconstituer ces forces. »

05h13 : Le directeur de Yad Vashem condamne les propos de Sergueï Lavrov sur « certains juifs » qui seraient les « pires antisémites »

Le directeur du musée israélien de l’Holocauste Yad Vashem, Dani Dayan, a condamné les propos de Sergueï Lavrov, qualifiant ses propos de « faux, délirants et dangereux, et dignes de toute condamnation », selon le site Times of Israel.

Dans une interview accordée à la chaîne italienne Zona Bianca, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré dimanche que le fait que le président ukrainien soit juif ne contredit pas les affirmations de Moscou selon lesquelles il aurait lancé l'invasion pour « dénazifier » le pays. Il ajoute même que Hitler « avait du sang juif ». « Certains des pires antisémites sont juifs », estime le ministre russe.

Yad Vashem et d'autres groupes représentant les survivants de l'Holocauste avaient précédemment condamné l'affirmation de la Russie selon laquelle l'Ukraine devait être « dénazifiée » comme « non fondée sur des faits, déformant et banalisant l'Holocauste ».

05h00 : Réunion d'urgence des ministres de l'Énergie de l'UE sur le gaz russe

Les ministres de l'Énergie des pays de l'Union européenne se rencontrent en urgence ce lundi. Ils doivent s'accorder sur une position commune face à la demande de la Russie d'être payée en roubles pour ses livraisons de gaz.

Gazprom, le géant énergétique russe, a stoppé la semaine dernière les livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne après leur refus de payer en roubles. Sofia et Varsovie avaient déjà prévu de mettre fin aux importations de gaz russe d'ici la fin de l'année et ont indiqué être en mesure de compenser l'arrêt des livraisons de Gazprom. Mais la décision a alimenté les craintes que d'autres pays de l'UE se retrouvent dans la même situation, dont l'Allemagne, grandement dépendante du gaz russe.

De nombreuses compagnies européennes devant contractuellement effectuer des paiements pour du gaz russe ce mois-ci, il est devenu pressant pour les Vingt-Sept de clarifier si le maintien de tels achats constitue une violation des sanctions européennes imposées contre Moscou.

04h48 : L'ambassade sud-coréenne de retour à Kiev

Les responsables de l'ambassade sud-coréenne sont retournés à Kiev, selon l'agence sud-coréenne Yonhap. Ils avaient évacué la capitale et travaillaient dans un bureau temporaire dans la ville de Tchernivtsi, dans l'ouest de l'Ukraine, depuis mars après l'invasion du pays par la Russie.

D'autres fonctionnaires de l'ambassade sont actuellement en poste à Tchernivtsi et dans un autre bureau temporaire en Roumanie.

04h32 : La Russie ne vise pas la fin de la guerre en Ukraine le 9 mai, selon Sergueï Lavrov

La Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le Jour de la Victoire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, alors que des analystes estimaient une fin possible du conflit à cette date. « Nos militaires n'ajusteront pas artificiellement leurs actions à une date quelconque, y compris le Jour de la Victoire », a déclaré Sergueï Lavrov dans un entretien avec la télévision italienne Mediaset diffusé dimanche.

« Le rythme de l'opération en Ukraine dépend, avant tout, de la nécessité de minimiser les risques éventuels pour la population civile et les militaires russes », a-t-il ajouté. La Russie célèbre généralement le Jour de la Victoire en grande pompe, avec un grand défilé militaire dans le centre de Moscou et un discours du président Vladimir Poutine saluant le rôle de premier plan joué par le pays dans la défaite du fascisme en Europe.

04h16 : Nouvelles explosions à Belgorod, ville russe proche de l'Ukraine, selon le gouverneur

Deux explosions sont survenues aux premières heures de la journée de lundi à Belgorod, ville du sud de la Russie proche de l'Ukraine, a déclaré sur les réseaux sociaux le gouverneur de la région. « Il n'y a pas eu de victime ni de dégât », a écrit Vyacheslav Gladkov.

04h00 : Les autorités ukrainiennes espèrent la poursuite des évacuations

La poursuite des évacuations d'habitants de Marioupol est prévue lundi matin, après une première opération qui a sorti une centaine de civils de l'usine Azovstal, assiégée par les forces russes dans ce port stratégique du sud-est de l'Ukraine.

« Le 2 mai, l'évacuation à Marioupol commence à 7h (4h TU). Point de collecte - Centre commercial "Port City" », a annoncé sur Telegram Pavlo Kirilenko, gouverneur régional de Donetsk, dans la nuit de dimanche à lundi. Cette opération d'évacuation a commencé samedi et a été menée en coordination entre l'Ukraine, la Russie et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Elle a d'abord concerné des civils présents dans les souterrains de l'immense aciérie Azovstal.

« Aujourd'hui, pour la première fois depuis le début de la guerre, ce couloir humanitaire vital a commencé à fonctionner. Pour la première fois, il y a eu deux jours de vrai cessez-le-feu sur ce territoire » du complexe sidérurgique, avait déclaré dimanche soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message diffusé par vidéo.

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