[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: Kiev affirme avoir coulé un nouveau navire russe en mer Noire

Au 72e jour de l'invasion russe en Ukraine ce samedi 7 mai, Washington a annoncé vendredi une nouvelle aide militaire à l'Ukraine où l'offensive russe ne connaît pas de trêve. À Kiev, à Marioupol, une cinquantaine de civils ont toutefois pu être évacués.

Moscou a bloqué le site internet de RFI, qui diffuse des informations dans une quinzaine de langues dont le russe. Une adresse URL alternative permet d'accéder au site en français et en russe. RFI en russe est aussi disponible sur Telegram : https://t.me/RFI_Ru via un VPN et en Russie en français par satellite sur Hotbird.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.

Les points essentiels :

Images à l'appui, les forces ukrainiennes affirment avoir coulé un nouveau navire russe en mer Noire. Une information que Moscou n'a pas confirmé.

► Pour la première depuis le début de la guerre en Ukraine, le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté vendredi à l'unanimité un « ferme soutien » au secrétaire général Antonio Guterres « dans la recherche d’une solution pacifique » à la guerre.

► La contre-offensive engagée par les forces ukrainiennes depuis plusieurs jours dans la région de Kharkiv progresse, estiment les analystes.

Cinquante civils de plus ont pu quitter l’immense aciérie Azovstal, dernière poche de résistance des combattants ukrainiens à Marioupol, vendredi, grâce à un nouveau convoi humanitaire et les évacuations devaient se poursuivre ce samedi. Kiev a déclaré que « près de 500 civils » avaient été évacués de l'usine Azovstalces derniers jours.

► Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide militaire de 150 millions de dollars à l’Ukraine, composée notamment de munitions d’artillerie et de radars, mais ont prévenu que les fonds alloués aux armes pour Kiev étaient désormais « pratiquement épuisés ».

Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

17h28 : Le ministère de la Défense ukrainien diffuse des images de l'attaque contre le navire russe « Serna »

Dans un tweet, le ministère de la Défense ukrainien a diffusé une vidéo de l'attaque menée par un de ses drones Bayraktar TB2 contre le navire russe de débarquement « Serna » près de l'île aux Serpents en mer Noire. « Cette année, la traditionnelle parade du 9 mai de la flotte russe en mer Noire aura lieu près de l'île aux Serpents - au fond de la mer », ironise le ministère de la Défense.

14h48 : En Roumanie, Jill Biden apporte son soutien aux réfugiés ukrainiens

Accompagnée par Carmen Iohannis, l'épouse du président roumain, Jill Biden s'est notamment rendue à l'école « Uruguay », qui accueille une cinquantaine d'élèves ukrainiens. Elle s'est entretenue avec plusieurs enfants dessinant des drapeaux ukrainiens et roumains, selon des images retransmises par la télévision publique TVR. Elle a ensuite écouté les récits d'enseignantes et de mères évoquant leur calvaire sous les bombes en Ukraine, puis leurs efforts pour organiser des cours destinés aux enfants réfugiés à Bucarest.

Vendredi, au premier jour de sa visite, la Première dame avait rencontré des militaires américains déployés sur la base aérienne de Mihail Kogalniceanu (est de la Roumanie).

Jill Biden quittera dans la soirée Bucarest pour la Slovaquie où, dimanche, jour de la fête des mères aux États-Unis, elle se rendra dans la ville de Kosice et le village de Vysne Nemecke, là aussi à la rencontre de réfugiés, de travailleurs humanitaires et de Slovaques apportant leur aide.

14h18 : L'Ukraine rapporte des tirs de missiles dans plusieurs régions ce samedi

Le ministère de la Défense ukrainien a affirmé dans son rapport matinal ce samedi que « l'ennemi n'arrête pas son offensive ».

« À Marioupol, l'ennemi continue de bloquer des unités de la défense ukrainienne dans le quartier d'Azovstal », assure le ministère, qui souligne aussi la destruction de trois ponts routiers par les Russes « pour ralentir la contre-offensive » dans la région de Kharkiv.

Des frappes de missiles ont été signalées ces dernières 24 heures dans la région de Kharkiv, dans la ville de Mykolaïv (sud), dans la région de Donetsk, selon la même source. Vendredi soir, deux tirs de roquettes ont touché Odessa, le grand port ukrainien sur la Mer Noire, sans toutefois faire de victimes, a annoncé le Commandement sud des forces ukrainiennes.

13h53 : Todd Boehly rachète le club de football de Chelsea pour une somme record

L'affaire devenait pressante pour Chelsea, propriété jusqu'ici de l'oligarque Roman Abramovitch, sanctionné après l'invasion russe de l'Ukraine. Le club de football londonien vient finalement de trouver de nouveaux acquéreurs. Todd Boehly, co-propriétaire de l'équipe de baseball des Los Angeles Dodgers, et ses partenaires ont formulé une offre colossale de 4, 25 milliards de livres. Soit près de 5 milliards d'euros.

►À lire aussi : Le club anglais de Chelsea vendu pour 5 milliards d’euros à l’américain Todd Boehly

13h27 : Des parachutistes ayant participé à l'offensive en Ukraine ont défilé lors des répétitions de la parade du 9 mai à Moscou

La Russie effectue samedi d'ultimes répétitions avant le traditionnel défilé militaire du 9 mai à Moscou célébrant la victoire sur l'Allemagne nazie en 1945, qui sera l'occasion d'une démonstration de force en pleine campagne d'Ukraine à la peine.

À la répétition, des parachutistes ayant participé à l'offensive en Ukraine ont défilé sur des blindés, et devraient donc être présents lors de la parade lundi, a noté l'agence d'Etat TASS.

Alors que ce défilé est généralement suivi de près par les capitales occidentales, Vladimir Poutine aura une nouvelle occasion d'envoyer des avertissements, alors que Moscou a plusieurs fois brandi la menace nucléaire.

13h04 : L'Ukraine affirme avoir détruit un nouveau bateau de guerre russe

L'Ukraine a affirmé samedi avoir détruit un navire de débarquement russe près de la petite île aux Serpents en mer Noire, devenue symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe lancée fin février. Un drone de combat Bayraktar TB2, développé en Turquie, « a touché un navire de débarquement du projet 11770 Serna ainsi que deux systèmes de missiles sol-air de type Tor », a indiqué sur Facebook la marine ukrainienne, sans préciser la date.

Moscou n'a pas confirmé l'information de son côté. Sur des vidéos publiées par l'armée ukrainienne, on peut voir notamment un navire mouillant près d'un quai touché par une explosion puis ravagé par des flammes et propageant un gros panache de fumée.

Long de 26 mètres, le Serna appartient à une classe de navire rapide de débarquement russe avec une capacité d'emport de 45 tonnes. Il est armé de mitrailleuses de calibre de 7,62 mm et de lance-missiles Igla et a été conçu pour le débarquement de véhicules de combat, ainsi que d'unités d'assaut.

12h44 : À Kiev, la vie reprend son cours et le président Zelensky appelle à rester vigilant

Kiev, ville fantôme, désertée par ses habitants dès les premiers jours de la guerre, reprend vie, rapportent nos envoyés spéciaux sur place, Murielle Paradon et Sami Boukhelifa. Certains commerces ont rouvert dans la capitale ukrainienne et beaucoup de familles qui avaient quitté la ville pour échapper aux bombardements de ces derniers mois, commencent à rentrer chez elles. Des enfants jouent dans les parcs, des restaurants rouvrent et il y a même des bouchons à certains endroits.

Cette semaine, durant quatre jours d’affilée, les sirènes annonçant d’éventuelles frappes aériennes russes, n’ont pas résonné dans le ciel de la capitale ukrainienne. Mais attention, avertissait samedi matin le président ukrainien dans une courte vidéo : « Le danger ne vient pas uniquement du ciel. Ne vous aventurez surtout pas dans les forêts et dans les territoires repris récemment aux Russes. Certains terrains sont minés », prévient Volodymyr Zelensky. « S'il vous plaît, n'ignorez pas les alertes aériennes car la guerre n’est pas finie. En cas d’alerte de bombardements, trouvez refuge dans les abris », implore-t-il.

Ici, autorités et population ukrainiennes redoutent une nouvelle démonstration de force russe d’ici lundi. Comme chaque année, le 9 mai, Moscou et Kiev célèbrent leur victoire sur l’Allemagne nazie en 1945. Alors après avoir échoué récemment aux portes de Kiev face à des forces ukrainiennes plus motivées, la Russie pourrait vouloir marquer le coup en cette date historique et symbolique pour les deux pays.

12h22 : Un musée détruit par une frappe dans la région de Kharkiv

Le gouverneur de la région de Kharkiv a fait état d'un tir de missile sur le Musée national Hryhoriy Skovoroda alors que les forces russes ont poursuivi leur bombardement intensif le long de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine.

11h59 : Exode des Russes : « C’est un phénomène qui n’est pas tout à fait nouveau »

Selon une information divulguée par le journal britannique The Guardian, 3,8 millions de Russes ont déjà quitté le pays sur environ 140 millions d’habitants, soit plus de 2% de la population. Un chiffre qui reflète un phénomène, celui de l'émigration russe qui existe depuis années mais qui a pris une envergure plus importante avec la guerre en Ukraine, comme l'explique sur RFI la spécialiste de la Russie, Anne Le Huérou, maîtresse de conférences à l’université de Paris-Nanterre.

► À lire ici : Guerre en Ukraine et émigration russe: «Ces personnes manqueront à la Russie»

11h22 : Des violations « vertigineuses » des droits humains en Ukraine, dit Dunja Mijatovic, commissaire du Conseil de l'Europe pour les droits de l'homme

« L'étendue et la gravité des violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire qui ont eu lieu à la suite de l'agression de la Fédération de Russie contre l'Ukraine sont vertigineuses », s'est émue Mme Mijatovic dans un communiqué, au terme d'une visite de quatre jours à Kiev et sa région. « Les noms de Boutcha, Borodianka, Irpin ou Andriivka en sont venus à symboliser les actes horribles qui ont été commis ici », a poursuivi la commissaire dont la visite n'avait pas été annoncée pour des raisons de sécurité.

11h02 : Sous le coup de sanctions, Roman Abramovitch cède le club de foot de Chelsea

Sanctionné après l'invasion russe de l'Ukraine, Roman Abramovitch vient de trouver de nouveaux acquéreurs pour le club de football londonien. Todd Boehly, copropriétaire de l'équipe de baseball des Los Angeles Dodgers et ses partenaires ont même formulé une offre colossale : 4,25 milliards de livres (près de 5,2 milliards d'euros).

L'oligarque russe avait mis la main sur les Blues pour 170 millions d'euros en 2003. Mais il ne devrait pas voir la couleur de ce bénéfice. En mettant Chelsea en vente peu après l'invasion russe, Roman Abramovitch avait insisté sur le fait qu'il ne réclamerait pas le remboursement des prêts contractés par le club, qui s'élèvent tout de même à 2 milliards d'euros tout de même, rappelle Pauline Gleize du service économie. Il a également promis que tous les bénéfices iraient aux victimes de la guerre.

Le fruit de la vente sera déposé sur un compte bancaire britannique gelé. Le feu vert du gouvernement britannique sera ensuite nécessaire pour pouvoir transférer ces fonds.

10h40 : « Le conflit en Ukraine fait payer un lourd tribut aux unités russes les plus performantes » , selon le renseignement britannique

Selon le rapport quotidien publié par le ministère de la Défense britannique, « le conflit en Ukraine fait payer un lourd tribut à certaines des unités les plus performantes et aux capacités les plus avancées de la Russie ». Il estime également qu'« il sera particulièrement difficile de remplacer les équipements modernes et avancés en raison des sanctions qui limitent l'accès de la Russie aux composants microélectroniques essentiels ».

10h17 : De la fumée noirée au-dessus de l'île aux Serpents

Samedi, l'armée ukranienne a revendiqué sur Facebook avoir détruit un navire de débarquement militaire russe près de l'île des Serpents en Mer Noire, ce que Moscou n'a pas confirmé.

Confetti émergeant au-dessus des flots, l'île aux Serpents est un point stratégique en mer Noire, permettant à la fois de faire planer de lourdes menaces mais également particulièrement exposé, résume l'AFP.

Ce territoire de quelques hectares offre en effet une plateforme de tir menaçant partout alentour. Il est à une cinquantaine de kilomètres de l'embouchure du Danube, l'un des principaux fleuves d'Europe et importante voie commerciale, à une centaine de kilomètres d'Odessa et permet théoriquement de frapper tout le littoral Ukrainien. Il est également à moins de 200 kilomètres du grand port roumain de Constanta et 300 kilomètres de la grande base russe de Crimée à Sébastopol.

09h56: La France pourrait se passer « terme » du gaz russe, estime le président d'Engie

« À terme, oui. La question, c'est à quel terme », a déclaré le président du géant français de l'énergie Engie, Jean-Pierre Clamadieu, au micro de France Inter samedi, avant d'indiquer que la France était « probablement capable de réduire de manière très importante » sa dépendance au gaz russe d'ici « trois ou quatre ans ». Son acheminement, en effet, repose sur tout un réseau d'infrastructures (gazoducs, installations de liquéfaction, etc.) complexe à mettre en place, a indiqué M. Clamadieu.

Prévenant fin mars que la France aurait besoin « à moyen terme ou long terme » du gaz russe, et renvoyant la décision aux gouvernements européens, le géant français de l'énergie a progressivement fait évoluer sa position sur la question. « Si nous devions faire face à une interruption brutale, c'est un scénario qui est beaucoup plus difficile, et nécessitera des ajustements qui seront probablement eux aussi brutaux », prévient-il toutefois.

Cherchant à diversifier ses approvisionnements, le groupe a signé début mai un contrat d'approvisionnement de gaz naturel liquéfié (GNL) sur 15 ans auprès de l'américain NextDecade, même si un report sur le GNL ne permettra pas d'obtenir « des quantités suffisantes pour remplacer » le gaz russe pour l'instant.

09h41 : Plusieurs victimes dans un bombardement à Bakhmout, dans la région de Donetsk

Un bombardement russe aurait dans la région de Donetsk pendant la nuit aurait fait au moins un mort et trois blessés, affirme le gouverneur local Pavlo Kyrylenko sur Facebook, qui dit s'attendre à ce que le nombre de victimes soit beaucoup plus élevé.

09h25 : Jill Biden en visite en Roumanie

L'épouse du président américain est à Bucarest. Jill Biden rencontre les volontaires et les ONG qui s'occupent de la prise en charge des réfugiés ukrainiens en Roumanie. Jeudi, la première dame avait rencontré des militaires américains sur la base aérienne de l’Otan à Constanta, sur la mer Noire.

08h59 : La Russie dit avoir détruit des équipements militaires européens et américains

Le ministère de la Défense russe a fait savoir samedi que de nombreux équipements militaires provenant des États-Unis et de pays européens avaient été détruits près de la gare de Bohodukhiv, dans la région de Kharkiv en Ukraine. Le ministère dit que 18 installations militaires ukrainiennes avaient été ciblées durant la nuit, dont trois dépôts d'armes à Dachne, près du port d'Odessa.

08h41 : De nouvelles explosions signalées en Transnistrie

Les autorités de la région séparatiste prorusse de Transnistrie, en Moldavie, ont annoncé samedi que quatre explosions avaient eu lieu vendredi soir près d'un ancien aérodrome dans un village frontalier de l'Ukraine, sans faire de victime. « Près du village de Voronkovo, dans le district de Rybnitsa, dans la zone de l'ancien aérodrome, il y a eu quatre explosions », a indiqué le « ministère de l'Intérieur » de Transnistrie sur Telegram. « Dans la soirée du 6 mai, vers 21h40, deux premiers engins explosifs auraient été largués depuis un drone. Une heure plus tard, l'attaque a été répétée », précisent les séparatistes, indiquant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le village de Voronkovo (Varancau en roumain) est situé à environ cinq kilomètres de la frontière ukrainienne. Plusieurs incidents ont eu lieu dans la région récemment, des tirs près d'un dépôt d'armes et des séries d'explosions, faisant craindre un débordement du conflit actuel en Ukraine. Ces dernières semaines, la crainte que le conflit en Ukraine ne s'étende à la Transnistrie s'est amplifiée après qu'un général russe a affirmé que l'offensive du Kremlin en Ukraine visait à établir un couloir vers cette région séparatiste prorusse.

► À lire et écouter aussi : La Moldavie et la Transnistrie renforcent les contrôles craignant une implication en Ukraine

08h17 : Un musée de Moscou met en scène « la cruauté » de l'Otan

Des haut-parleurs crachent le bourdonnement assourdissant d'avions de guerre, des peintures d'enfants blessés et de femmes éplorées tapissent les murs... Un musée de Moscou met en scène la « cruauté » de l'Otan, en plein conflit en Ukraine, comme en témoigne un reportage de l'Agence France-Presse. « Je le dis à chaque fois : c'est difficile de parler des crimes qui ont été commis par les troupes de l'Otan », se plaint Iaroslav Polesterov, 46 ans, guide de l'exposition "Otan. Chronique de la cruauté" », qui se tient au musée d'État d'histoire contemporaine russe jusqu'au 22 mai.

Moscou considère l'Alliance atlantique, son vieil ennemi de la Guerre froide, comme une menace existentielle et a notamment justifié son offensive en Ukraine par les ambitions atlantistes de Kiev et le soutien politique et militaire occidental à ce voisin de la Russie. Le message principal : l'Otan est un agresseur. Sur les murs abondent des photos de manifestations européennes anti-Alliance et de nombreuses photos d'enfants, blessés ou souriants, dans les gravats de zones de conflit.

« Nous parlons ici, entre autres, du fait que, dans le conflit actuel, l'Otan joue un rôle très important et très actif », affirme à l'AFP Fiodor Kokine, 28 ans, responsable scientifique du musée. « Ils fournissent des armes, du matériel, des munitions à l'Ukraine ». Cette exposition préparée « en moins de quelques semaines » a accueilli 14 000 visiteurs jusqu'à présent, ajoute-t-il.

07h47 : Dernière répétition en Russie avant la parade du 9 mai

La Russie effectue samedi d'ultimes répétitions avant le traditionnel défilé militaire du 9 mai à Moscou célébrant la victoire sur l'Allemagne nazie, qui sera l'occasion d'une démonstration de force en pleine campagne d'Ukraine à la peine.

Cette année, si les chars et militaires russes défileront comme d'habitude sur l'emblématique place Rouge, les esprits seront en Ukraine, où l'intervention militaire, que nombre d'experts prédisaient comme fulgurante a été marquée par des déconvenues, notamment logistiques. Après avoir échoué aux portes de Kiev face à des forces ukrainiennes plus motivées que prévu et armées par les Occidentaux, l'état-major russe a dû revoir ses objectifs à la baisse en resserrant l'offensive sur l'est et le sud du pays.

Alors que Moscou a plusieurs fois brandi la menace nucléaire, selon le ministère russe de la Défense, l'« avion de l'Apocalypse », un Iliouchine Il-80 spécialement conçu pour permettre au président russe de continuer à piloter le pays depuis les airs en cas de guerre nucléaire, survolera la place Rouge. Plusieurs armes pouvant tirer des missiles nucléaires, comme le système balistique intercontinental Iars RS-24 et le système Iskander, de plus courte portée, défileront également.

07h24 : La veste kaki de Zelensky vendue plus de 100 000 euros aux enchères

La célèbre veste kaki de Volodymyr Zelensky a été vendue pour 90 000 livres sterling (105 000 euros) lors d'une vente aux enchères au profit de l'Ukraine organisée au Tate Modern à Londres, rapporte le Telegraph. Le quotidien rapporte que le Premier ministre britannique, qui dirigeait les enchères, a qualifié le président ukrainien de « l'un des plus incroyables dirigeants des temps modernes ».

« Soutenez l'Ukraine ce soir, mes amis, afin que la grande et ancienne capitale européenne Kiev ne soit plus jamais menacée, et que l'Ukraine puisse être entière et libre une fois de plus », a déclaré Boris Johnson lors de cette collecte de fonds.

06h45 : La Hongrie continue de bloquer le projet d'embargo européen sur le pétrole russe

Sur le front des sanctions occidentales, la Hongrie bloque le projet d'embargo européen sur le pétrole russe et de difficiles négociations se poursuivront entre les 27 pays membres de l'UE pour trouver un accord pendant le weekend, ont dit à l'AFP vendredi plusieurs sources diplomatiques.

Vendredi encore, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a estimé que la proposition de la Commission européenne d'interdire les achats de pétrole et de produits pétroliers à la Russie d'ici à la fin de l'année portait « atteinte » à l'unité de l'Union européenne, comme l'explique notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère dans cet article.

Par ailleurs, l'Allemagne, qui va fournir sept obusiers blindés aux Ukrainiens, a annoncé que les dirigeants des grandes puissances du G7 allaient avoir dimanche une réunion virtuelle consacrée à la guerre en Ukraine à laquelle doit participer le président Zelensky.

06h17 : La situation sur le terrain

Les combats se poursuivent, en particulier à l'est et au sud :

  • Vendredi soir, deux tirs de roquettes ont touché Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, sans faire de victimes, a annoncé le Commandement sud des forces ukrainiennes. Les autorités ukrainiennes s'inquiètent de bombardements accrus à l'approche du 9 mai, date à laquelle la Russie célèbre sa victoire contre l'Allemagne nazie en 1945.

  • La Russie restera « pour toujours » dans le sud de l'Ukraine, a affirmé vendredi un haut responsable parlementaire russe, Andreï Tourtchak, au cours d'une visite à Kherson, une importante ville ukrainienne et la seule dont Moscou revendique aujourd’hui le contrôle total.

  • « La contre-offensive ukrainienne au nord et à l'est de Kharkiv a fait des progrès substantiels au cours des dernières 24 heures, note pour sa part l’Institute for the study of war (ISW), et les forces ukrainiennes pourraient être en mesure de chasser les forces russes hors de la portée d'artillerie de la ville de Kharkiv dans les prochains jours. » Le think tank américain analyse : « La capacité de l'armée ukrainienne de concentrer à Kharkiv les forces nécessaires pour mener cette opération indique la confiance des Ukrainiens dans leur capacité à repousser les attaques russes en cours avec leurs forces existantes dans la région ».

05h38 : L'ONU demande la réouverture des ports d'Odessa pour atténuer la crise alimentaire mondiale

Le Programme alimentaire mondial de l'ONU a déclaré dans un communiqué, le 6 mai, que des « montagnes » de céréales sont gaspillées en Ukraine car la guerre en Russie empêche l'exportation de nourriture de l'Ukraine dans le monde entier.

Les silos à grains de l'Ukraine sont pleins. Dans le même temps, 44 millions de personnes dans le monde marchent vers la famine, peut-on lire dans le communiqué.

François Luguenot, expert en marché des matières premières agricoles et coauteur du rapport Cyclopes, n'est pas très optimiste. « Même si on avait les quantités, je doute que les prix s'effondrent », estime-t-il.

► À écouter aussi : Guerre en Ukraine: tournant géostratégique sur le plan alimentaire mondial ?

5h17 : Cinquante civils évacués d’Azovstal vendredi

Cinquante civils ont été évacués grâce à un nouveau convoi humanitaire vendredi de l'immense usine Azovstal, dernière poche de résistance des forces ukrainiennes à Marioupol, cité portuaire assiégée par les troupes russes. « Nous avons réussi aujourd'hui à faire sortir 50 femmes, enfants et personnes âgées d'Azovstal. Demain matin, nous poursuivrons l'opération d'évacuation », a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram. Ces opérations, qui se déroulent sous l'égide de l'ONU et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ont commencé le weekend dernier et ont permis, selon Kiev, à près de 500 civils de fuir.

« Il faut comprendre que Marioupol ne tombera jamais (...), elle est déjà dévastée, il n'y a plus aucune structure, tout a été complètement détruit », s'est exclamé au cours d'une intervention par visioconférence organisée par le cercle de réflexion Chatham House à Londres le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le régiment Azov, qui défend l'aciérie, a accusé les militaires russes d'avoir visé « avec un missile guidé antichar » une de ses voitures impliquées dans l'opération d'évacuation de civils, tuant un soldat et faisant six blessés. Samedi matin, l'état-major des forces armées ukrainiennes affirmait que les forces russes avaient continué vendredi leur offensive contre l'aciérie Azovstal, en dépit du cessez-le-feu qu'elles ont unilatéralement décrété jeudi pendant trois jours.

04h50 : Washington débloque une nouvelle aide militaire

Les États-Unis ont annoncé vendredi une nouvelle aide militaire de 150 millions de dollars à l'Ukraine, composée notamment de munitions d'artillerie et de radars, mais ont prévenu que les fonds alloués aux armes pour Kiev étaient désormais « pratiquement épuisés ».

Cette aide, bien en deçà des précédents envois d'armes américains, comprend notamment 25 000 obus de 155 mm, des radars de contrebatterie pour repérer les tirs d'artillerie russes et des appareils de brouillage des communications. « Le Congrès doit rapidement débloquer l'enveloppe requise pour renforcer l'Ukraine sur le champ de bataille et à la table des négociations », a indiqué le président Joe Biden dans un communiqué au sujet de la colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars demandée au Congrès américain.

Depuis le début de l'invasion russe le 24 février, le gouvernement de Joe Biden a apporté une aide militaire de quelque 3,8 milliards de dollars à Kiev. La précédente tranche annoncée s'élevait à 800 millions. « Les Etats-Unis fournissent à un rythme soutenu un montant historique d'assistance sécuritaire à l'Ukraine », a souligné le président démocrate.

04h20 : Le Conseil de sécurité unanime pour la première fois depuis le début de la guerre

La Russie s’inquiétant du maintien de la paix et de la sécurité de l’Ukraine aux côtés des quatorze autres membres du Conseil pour la première fois. Faut-il y voir un tournant diplomatique ? Interroge notre correspondante à New York, Carrie Nooten, après que le Conseil de sécurité de l’ONU – où la Russie, membre permanent dispose d'un droit de veto –s’est prononcé de façon unie vendredi pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine. Dans une déclaration, il a unanimement apporté un « ferme soutien » au secrétaire général Antonio Guterres « dans la recherche d’une solution pacifique » à la guerre.

Pour certains observateurs, cela confirmerait un mouvement d’amorce vers la diplomatie onusienne, alors que les canaux de négociations turc et israélien ne fonctionneraient pas si bien. D’autres diplomates restent prudents, étant donné la façon dont la Russie a piétiné ses engagements auprès de l’ONU et de sa Chartre depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février, et confient rester vigilants après cette déclaration.

Quant aux diplomates russes, ils assurent que cela ne modifie en rien l’approche de Moscou : ils ont une interprétation diamétralement opposée du camp occidental des mots utilisés dans le texte, tout simplement. Et rappellent la rhétorique officielle de « bataille pour la paix » en Ukraine depuis huit ans dans le Donbass. Ce premier ralliement de Moscou à l’ONU confirme surtout que le Kremlin porte l’attention à la médiation des Nations unies, ce qui a certainement été débloqué à la suite de la rencontre entre Antonio Guterres et Vladimir Poutine la semaine dernière.

04h00 : Bonjour et bienvenue dans ce direct

Vous pouvez retrouver notre live d'hier ici.

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