[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: plus de huit millions de déplacés à l'intérieur du pays

Au 76e jour de l'invasion russe en Ukraine, mardi 10 mai, les combats s'intensifiaient dans le sud et l'est du pays, où les livraisons d'armes américaines devraient s'accélérer après la réactivation par Joe Biden d'un dispositif emblématique datant de la Seconde Guerre mondiale.

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Les points essentiels :

► Les combats s'intensifient lundi dans l'est et le sud de l'Ukraine. Mais une sorte de « normalisation » se met en place à Kiev, où sont revenus près des deux tiers des habitants.

Des missiles ont aussi visé la région d'Odessa, l'armée ukrainienne décomptant sept frappes et déplorant un mort et cinq blessés. Le président du Conseil européen Charles Michel, en visite surprise dans cette grande ville du sud, lundi, a été obligé de se mettre à l'abri.

► À Marioupol, « plus d'un millier » de militaires ukrainiens dont « des centaines de blessés » se trouvent toujours dans l'aciérie Azovstal assiégée par les troupes russes, a indiqué mardi à l'AFP la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk.

► Plutôt qu'une adhésion de Kiev à l'UE qui prendrait « plusieurs décennies », le président français Emmanuel Macron a proposé la création d'une « communauté politique européenne » qui pourrait accueillir l'Ukraine et d'autres « nations européennes démocratiques adhérant à notre socle de valeurs ».

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15h45 : Selon le renseignement américain, Poutine n'a pas l'intention de s'arrêter au Donbass

Vladimir Poutine n'a pas l'intention de limiter sa volonté d'occupation à la seule région du Donbass en Ukraine, mais veut porter le conflit à la Transnistrie, région de Moldavie qui a fait sécession en 1990, a déclaré ce mardi la cheffe du renseignement américain, Avril Haines. « Nous estimons que le président Poutine se prépare à un conflit prolongé en Ukraine, durant lequel il a encore l'intention d'atteindre des objectifs au-delà du Donbass », a-t-elle déclaré lors d'une audition au Congrès.

Le président russe « compte probablement sur un affaiblissement de la détermination des Etats-Unis et de l'Union européenne lorsque les pénuries de biens alimentaires et la hausse des prix de l'énergie vont s'aggraver », a-t-elle prévenu. « La tendance actuelle augmente les chances que le président Poutine se tourne vers des mesures plus drastiques, y compris l'instauration de la loi martiale, la réorientation de la production industrielle ou une potentielle escalade militaire afin de libérer les ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs », a-t-elle poursuivi.

« Nous continuons de penser que le président Poutine n'ordonnera l'usage de l'arme nucléaire que s'il perçoit une menace existentielle pour l'État ou le régime russe », a cependant affirmé Avril Haines. Le président russe pourrait néanmoins y recourir « s'il pense qu'il perd la guerre en Ukraine et que l'Otan est soit en train d'intervenir, soit se prépare à intervenir », a-t-elle précisé. Mais, même dans cette hypothèse, « il est probable qu'il enverrait des signaux » avant de le faire, a noté Avril Haines.

15h15 : L'adhésion de l'Ukraine à l'UE est une « question de guerre ou de paix » affirme Kiev

L'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, dans le contexte de l'invasion du pays par la Russie, est devenue une « question de guerre ou de paix », a estimé mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. « Je tiens à souligner que l'adhésion de l'Ukraine à l'UE est une question de guerre ou de paix en Europe », a déclaré Dmytro Kouleba lors d'une conférence de presse avec son homologue allemande Annalena Baerbock. « Une des raisons pour lesquelles la guerre a commencé est que (le président russe Vladimir) Poutine était convaincu que l'Europe n'avait pas besoin de l'Ukraine ».

14h56 : Le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec son homologue chinois, Xi Jinping

14h33 : Kiev se félicite du « changement de position » de Berlin vis-à-vis de Moscou

Kiev s'est félicité mardi du « changement de position » de Berlin dans sa politique étrangère vis-à-vis de Moscou depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février. « Je voudrais remercier l'Allemagne d'avoir modifié sa position sur un certain nombre de questions », dont sa « politique traditionnelle envers la Russie », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, durant une conférence de presse à Kiev avec son homologue allemande, Annalena Baerbock.

14h15 : Embargo sur le pétrole russe: Macron a discuté avec Orban

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu ce mardi avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, dans le but de parvenir au plus vite à un accord sur le projet d'embargo européen sur le pétrole russe, actuellement bloqué par Budapest, a annoncé le gouvernement hongrois.

« Les deux dirigeants ont discuté des questions de sécurité énergétique », a rapporté le porte-parole de Viktor Orban, Bertalan Havasi, cité par l'agence de presse MTI. Le chef du gouvernement hongrois avait déjà parlé lundi avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, venue spécialement à Budapest. Elle avait fait état de « progrès » à l'issue de leur dîner de travail.

Ces entretiens visaient à « finaliser, dans un esprit de solidarité, les garanties (...) nécessaires pour les conditions d'approvisionnement pétrolier » de certains États membres, a expliqué l'Élysée.« Des contacts à tous les niveaux se poursuivent dans l'objectif d'aboutir le plus rapidement possible à un accord complet sur ce sixième paquet », selon la même source.

►À lire aussi : Embargo sur le pétrole, nouvelles sanctions: le bloc occidental accentue sa pression sur la Russie

13h52 : L'Allemagne rouvre son ambassade à Kiev

La ministre allemande des Affaires étrangères a annoncé ce mardi la réouverture de l'ambassade de son pays à Kiev, lors d'une visite dans la capitale ukrainienne. L'ambassade, fermée peu après l'invasion russe du 24 février, sera rouverte dans un premier temps « en présence minimale », a précisé Annalena Baerbock lors d'une conférence de presse avec son homologue ukrainien.

13h27 : Les réfugiés ukrainiens menacés par la traite d'êtres humains

Les personnes fuyant l'Ukraine sont de plus en plus vulnérables aux trafiquants d'êtres humains alors que la guerre fait rage, selon un nouveau rapport publié ce mardi, appelant à l'enregistrement des victimes, en particulier des mineurs non accompagnés. Plus de deux millions d'enfants ont fui l'Ukraine depuis l'invasion russe le 24 février, selon le rapport de 42 pages assemblé par l'organisation néerlandaise de lutte contre la traite La Strada et commandé par le Freedom Fund britannique.

« Les personnes fuyant la guerre, principalement des femmes et des enfants, sont extrêmement vulnérables et font face à un risque accru d'exploitation sexuelle et de travail alors que des groupes criminels organisés et des individus sans scrupules profitent de la crise », ont déclaré les organisations dans un communiqué. Il y a déjà des signes d'activité de traite des êtres humains depuis le début de la guerre « et il est probable que ces risques augmenteront dans la période à venir, alors que la guerre se poursuit », indique le rapport.

13h00 : Pourquoi le port d'Odessa est crucial pour l'économie ukrainienne et le commerce mondial

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine la flotte russe contrôle la mer Noire et la mer d’Azov. Les bateaux ne peuvent pas sortir ou rentrer dans les ports ukrainiens. Mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a demandé à la communauté internationale de débloquer ces ports afin de reprendre les livraisons de blé et d'éviter une crise alimentaire mondiale, sans toutefois préciser quelles démarches il demande.

Car le port d'Odessa joue un rôle absolument crucial au sein de l'économie de l'Ukraine et pour ce qui est du commerce mondial, rappelle Agneszka Kumor, du service économie. Surnommé la perle de la Mer Noire, c'est le seul port d'Ukraine doté de capacités technologiques et logistiques capables d'accueillir les flux commerciaux entrants et sortants. Ce qui lui donne une position de quasi-monopole au sein du commerce extérieur ukrainien.

Il faut dire que la ville dispose en fait de trois unités distinctes, chacune spécialisée dans le traitement de différentes marchandises. Du port d'Odessa sont exportés les produits métallurgiques. Il accueille aussi de gros porte-conteneurs. 100% du pétrole importé de l'étranger entre dans le pays par ce port. Par le port de Yuzhniy, situé dans la banlieue sud, transitent des cargaisons de produits chimiques, de minerai de fer ainsi que de charbon produits dans le pays. Par le troisième port, Tchernomorsk, situé au sud-ouest d'Odessa, est exportée la totalité des produits agricoles ukrainiens, principalement le blé. Au total, plus de 91 millions de tonnes de marchandises ont transité par ces trois unités portuaires en 2019.

12h29 : L’UE accuse la Russie d’avoir paralysé des satellites pour préparer l’invasion de l’Ukraine

L’Union européenne a accusé, mardi, les autorités russes d’avoir mené une cyberattaque contre un réseau de satellites une heure avant l’invasion de l’Ukraine pour préparer le terrain à son assaut. C’est la première fois que l’UE accuse ouvertement le pouvoir russe d’avoir mené une cyberattaque, a précisé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell au cours d’une conférence de presse à Bruxelles.

« L’attaque a causé des perturbations importantes dans les communications qui ont affecté les services publics, les entreprises et les citoyens utilisateurs en Ukraine, et elle a également touché plusieurs États membres de l’UE », rappelle l’UE dans une déclaration au nom des 27 Etats membres. « L’Union européenne et ses États membres, ainsi que ses partenaires internationaux, condamnent fermement la cyberactivité malveillante menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine, qui a visé le réseau de satellites KA-SAT, exploité par Viasat », ajoute le texte.

« Nous pouvons l’attribuer au gouvernement russe », a déclaré Josep Borrell. L’UE affirmait jusqu’à ce jour que les cyberattaques provenaient « de l’intérieur de la Russie », mais sans incriminer les autorités russes. « L’Union européenne, en étroite collaboration avec ses partenaires, envisage de prendre de nouvelles mesures pour prévenir, décourager, dissuader et réagir à de tels comportements malveillants dans le cyberespace », affirme la déclaration. « L’Union européenne continuera de fournir un soutien politique, financier et matériel coordonné à l’Ukraine pour renforcer sa cyber-résilience », ajoute-t-elle.

12h12 : Le Conseil de l'Europe va apporter un « soutien » et une « solidarité indéfectibles » à Kiev face aux « violations »

« Les preuves des atrocités innommables qu'il m'a été donné de voir dans notre État membre - l'Ukraine - m'inquiètent profondément », s'est émue dans un communiqué mardi la secrétaire générale du Conseil de l'Europe, Marija Pejcinovic Buric, qui a achevé lundi une « visite de travail en Ukraine » où elle a rencontré plusieurs officiels, dont le président Volodymyr Zelensky. Elle s'est également rendue à Borodianka et Irpin, près de Kiev, où des dizaines de cadavres portant des vêtements civils ont été retrouvés dans ces localités occupées puis abandonnées par l'armée russe.

« J'ai renouvelé au président Zelensky et au peuple ukrainien le soutien et la solidarité indéfectibles du Conseil de l'Europe en ces temps éminemment difficiles », a-t-elle ajouté. « Nous sommes convenus avec les autorités ukrainiennes d'une série de mesures immédiates », dont une « assistance à la procureure générale, Iryna Venediktova, et à son bureau aux fins de leurs enquêtes concernant les violations flagrantes des droits de l'homme et de leur coopération avec la Cour pénale internationale », a poursuivi Mme Buric.

« Nous préparons également un ensemble de mesures à mettre en œuvre après la fin de l'agression russe », a-t-elle ajouté, appelant « une fois encore à faire cesser immédiatement les hostilités, à faire la lumière sur les responsabilités et à défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine ».

11h46 : Plus de huit millions de déplacés en Ukraine au 3 mai, signale l'ONU

Plus de huit millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur de l'Ukraine à la date du 3 mai, plus de deux mois après l'invasion du pays par la Russie, a annoncé, ce 10 mai, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

11h38 : Près des deux tiers des habitants de Kiev sont revenus, indique le maire de la ville

Près des deux tiers des 3,5 millions d'habitants de Kiev sont revenus dans la capitale ukrainienne, qui s'était vidée de la majorité de ses résidents au début de l'invasion russe le 24 février, a indiqué le maire Vitali Klitschko. « Il y avait avant la guerre 3,5 millions d'habitants à Kiev, près des deux-tiers sont déjà revenus », a déclaré M. Klitschko à la télévision ukrainienne. Même s'il y a encore un couvre-feu, des barrages routiers, « si ces limitations ne vous font pas peur, vous pouvez effectivement revenir », a ajouté l'édile, qui jusqu'ici appelait les habitants à patienter.

11h15 : Joe Biden signe une loi très symbolique pour accélérer l'envoi d'armes en Ukraine

Aux États-Unis, Joe Biden a signé le 9 mai une loi permettant d’accélérer l’envoi à l’Ukraine d’équipement militaire. Une mesure qui est aussi un symbole, puisqu’en pleine commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, il réactive un dispositif créé à cette époque. Lire l'article de RFI.

10h58 : La plateforme russe de vidéos Rutube inaccessible après une puissante cyberattaque

La plateforme russe de vidéos Rutube, qui se veut un concurrent du géant américain YouTube, était inaccessible mardi. « Nous avons en effet fait face à la plus grande cyberattaque de l'histoire de RUTUBE », a annoncé l'entreprise dans un communiqué publié sur Telegram, en soulignant que le rétablissement de l'accès à la plateforme « prendra plus de temps que les ingénieurs ne pensaient initialement ».

Un écran noir apparaissait sur le site Rutube.ru ce matin, accompagné du descriptif en caractères blancs « Les travaux de maintenance sont en cours. Le site a été attaqué. Actuellement, la situation est sous contrôle. Les données des utilisateurs sont sauvegardées ». Selon Rutube, le site est inaccessible depuis lundi, jour où la Russie a célébré en grande pompe le 9 mai marquant la victoire de 1945 sur les nazis, en justifiant notamment son invasion de l'Ukraine. Rutube impute l'attaque aux mêmes hackeurs qui ont « attaqué constamment les sites des institutions publiques russes ces deux derniers mois », après le déclenchement de l'offensive russe le 24 février.

Lundi, les médias ukrainiens ont par ailleurs rapporté, photos à l'appui, un piratage des systèmes de diffusion des chaînes de télévision russes MTS, NTV-Plus, Rostelecom et Winx pour afficher le message « Le sang des milliers d'Ukrainiens et des centaines de leurs enfants tués est sur vos mains. La télévision et les autorités mentent. Non à la guerre. »

Un long texte dénonçant l'intervention militaire russe en Ukraine, « sanglante et absurde », a également été publié lundi matin par deux journalistes du site d'information Lenta.ru, considéré comme loyal aux autorités russes, avant d'en être rapidement retiré. « Nous cherchons maintenant du travail, des avocats et peut-être un asile politique », ont souligné ses auteurs, Egor Poliakov et Alexandra Mirochnikova.

10h26 : Le difficile décompte des victimes de la guerre

Il n'existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Rien qu'à Marioupol, les autorités ukrainiennes parlait il y a plusieurs semaines de 20 000 morts. Et les enquêteurs ukrainiens affirment avoir identifié « plus de 8 000 cas » présumés de crimes de guerre.

La chef de la mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine, Matilda Bogner, a confirmé lors d'un point presse ce mardi à Genève 7 061 victimes civiles, dont 3 381 tués et 3 680 blessés. Mais, précise-t-elle, les chiffres réels sont probablement beaucoup plus élevés. « Ce que je peux dire pour l'instant, c'est qu'il y a des milliers de victimes de plus que les chiffres que nous donnés. »

Sur le plan militaire, le ministère ukrainien de la Défense évalue les pertes russes à plus de 25 000 hommes, 199 avions et 1 130 chars depuis le début de l'invasion le 24 février. Le Kremlin a récemment admis des « pertes importantes ». Certaines sources occidentales évoquent jusqu'à 12 000 soldats russes tués.

Le président Zelensky a déclaré qu'environ 2 500 à 3 000 soldats ukrainiens avaient été tués et quelque 10 000 blessés.

09h58 : Moscou ne participera pas à la réunion spéciale du Conseil des droits de l’homme

La Russie ne va pas participer à la session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur « la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine », a annoncé mardi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

« La délégation russe ne va pas légitimer par sa présence ce nouveau show politique organisé sous forme d’une session extraordinaire », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Malheureusement, nos arguments et éclaircissements sur les vrais objectifs de cette opération militaire spéciale et la situation réelle sur le terrain sont totalement ignorés », a-t-elle déploré. « Il est évident qu’ils ne seront pas entendus cette fois non plus », a ajouté la porte-parole, en qualifiant cette session de « nouvelle démarche antirusse de l’“Occident collectif” ».

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU va organiser jeudi cette session extraordinaire à la demande de Kiev, soutenue par 15 autres États membres du Conseil, dont la France, la Gambie, le Japon, le Mexique, les États-Unis et la Pologne, et par plus de 35 pays observateurs, dont la Bulgarie, la Hongrie, la Suisse et la Turquie. Il s’agit de la première réunion consacrée à ce sujet depuis que l’Assemblée générale de l’ONU a suspendu la Russie début avril, de la plus haute instance de l’organisation internationale en matière des droits de l’homme.

09h42 : « Plus d'un millier » de militaires ukrainiens dont « des centaines de blessés » toujours à Azovstal, selon Kiev

Après l'évacuation de tous les civils la semaine passée avec l'aide de l'ONU, «plus d'un millier » de militaires dont des « centaines de blessés » demeurent dans les galeries souterraines de ce vaste complexe métallurgique, a déclaré mardi à l'AFP la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. « Il y a des blessés graves qui nécessitent une évacuation urgente », a-t-elle précisé.

09h26 : Le président du Conseil européen Charles Michel obligé de se mettre à l'abri, lundi, pendant des frappes à Odessa

Le Premier ministre ukrainien a raconté sur Twitter comment son entretien avec Charles Michel avait été interrompu par des sirènes d'alerte : « La partie officielle de notre réunion avec le président du Conseil européen a été interrompue aujourd'hui par une alerte au raid aérien et des missiles tirés par l'agresseur près d'Odesa. Nous avons utilisé chaque minute dans l'abri anti-bombes pour aborder les actions communes : comment arrêter la Russie et reconstruire l'Ukraine. »

09h07 : Au moins un mort et cinq blessés au cours de sept frappes à Odessa

08h49 : Les ministres des Affaires étrangères allemand et néerlandais en visite en Ukraine

Le cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, s'est rendue mardi à Boutcha, ville ukrainienne près de Kiev où des centaines de civils tués avaient été découverts après l'occupation russe au mois de mars. Arrivée à Boutcha dans la matinée, elle a commencé sa visite surprise en s'entretenant avec des résidents de cette localité située au nord-ouest de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. De son côté, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Wopke Hoekstra, a lui aussi indiqué être « arrivé à Kiev pour des réunions avec le gouvernement ukrainien et mon homologue Annalena Baerbock », sur son compte Twitter. Il a rappelé que les Pays-Bas contribuaient au travail d'identification des « responsables » des crimes commis pendant l'occupation russe de cette région de Kiev en mars, notamment « avec des contributions financières aux enquêtes » en cours et « grâce au déploiement d'une équipe de la police scientifique ».

08h28 : Les corps de 44 civils retrouvés dans les décombres d'un immeuble dans la région de Kharkiv

Les cadavres de 44 personnes ont été retrouvés sous les décombres d'un immeuble de cinq étages à Izioum, dans l'est de l'Ukraine. Selon le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleh Synehoubov, le bâtiment avait été détruit lors d'une attaque russe début mars, a-t-il indiqué sur son compte Telegram.

08h06 : « En plus des militaires, au moins 100 civils restent » à Azovstal

Quelle est la situation à Azovstal, ce complexe métallurgique où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens de Marioupol ? Au moins 100 civils se trouvent encore dans l'usine soumise à un feu nourri de la part des Russes dans la ville de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, rapporte l'agence Reuters. « En plus des militaires, au moins 100 civils restent dans les abris. Cependant, cela ne réduit pas la densité des attaques des occupants », écrit ce mardi Petro Andryushchenko, conseiller municipal de Marioupol, sur la messagerie Telegram.

Des informations impossibles à vérifier. L'Ukraine avait précédemment indiqué que tous les civils avaient quitté Azovstal, et la Russie a déclaré que l'évacuation des civils de l'usine était terminée.

07h41 : Paris confiante sur un accord dans la semaine concernant un embargo sur le pétrole russe

Un accord sur un projet d'embargo de l'Union européenne sur le pétrole russe, actuellement bloqué par la Hongrie, est possible « dans la semaine », a estimé mardi le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune sur la chaîne LCI. « Je pense qu'on peut avoir un accord dans la semaine, on y travaille d'arrache-pied. C'est sans doute une question de jours », a-t-il déclaré. « On doit aller vite, et je le dis avec confiance : il y aura un sixième paquet de sanctions européennes, elles seront très puissantes et nous sortirons progressivement, avec un calendrier, d'abord du pétrole russe mais des hydrocarbures russes en général », a-t-il poursuivi.

Des contacts téléphoniques entre leaders européens, dont le président français Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre hongrois Viktor Orban auront lieu mardi, a-t-il précisé. Ursula von der Leyen avait fait lundi état de « progrès » après une rencontre avec Viktor Orban à Budapest.

07h15 : Rétablir les conduites de gaz endommagées, malgré le danger

À l'est, les combats s'intensifient. Les forces russes tentent de progresser vers le sud et l’ouest et d'avancer vers les villes de Sloviansk et Kramatorsk dans l’objectif de conquérir l’ensemble du Donbass.

Parallèlement, les bombardements aériens et les tirs d’artillerie se poursuivent. En périphérie de Kramatorsk, des frappes ont détruit une quinzaine de maisons en fin de semaine dernière. Une partie des conduites aériennes de gaz a été soufflée. Nos envoyés spéciaux Anastasia Becchio et Boris Vichith ont suivi une équipe de maintenance du réseau gazier.

06h50 : L'économie ukrainienne risque de se contracter de 30%, selon la Berd

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), qui tient cette semaine son assemblée générale annuelle, a fortement aggravé ses prévisions de contraction économique pour l'Ukraine au regard de l'invasion russe qui se prolonge. Elle table désormais sur une contraction brutale de 30% de l'économie ukrainienne cette année au lieu de 20% attendus en mars, au tout début de l'offensive russe.

L'organisation internationale anticipe par ailleurs toujours une contraction de 10% de l'économie russe, visée par une série de sanctions, et à cause du coût de sa guerre en Ukraine.

La Berd revoit aussi à la baisse sa prévision de croissance pour toute sa zone à 1,1% contre 1,7% en mars.

06h34 : L'Ukraine appelle au déblocage de ses ports pour éviter une pénurie mondiale

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour mettre fin au blocage russe des ports ukrainiens, afin de permettre les livraisons de blé et éviter une crise alimentaire mondiale.

« Pour la première fois depuis des décennies et des décennies, ici à Odessa il n'y a pas de mouvements réguliers de la flotte marchande, il n'y a pas de travail portuaire routinier », a-t-il dit après s'être entretenu avec le président du Conseil européen Charles Michel, en visite à Odessa, le principal port de la mer Noire, où des missiles ont atteint lundi des sites touristiques et détruit des bâtiments. « Cela ne s'est probablement jamais produit à Odessa depuis la Seconde Guerre mondiale », a ajouté Volodymyr Zelensky dans une allocution vidéo.

« Il ne s'agit pas d'un coup dur pour l'Ukraine seulement. Sans nos exportations agricoles, des dizaines de pays dans différentes parties du monde sont déjà au bord d'une pénurie alimentaire. Et avec le temps, la situation pourrait franchement devenir effrayante. »

06h17 : Sur le front diplomatique

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU va organiser jeudi à la demande de Kiev, soutenue par des dizaines de pays, une session extraordinaire sur « la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine » envahie par la Russie. Il s'agit de la première réunion consacrée à ce sujet depuis que l'Assemblée générale de l'ONU a suspendu la Russie, début avril, de la plus haute instance de l'organisation internationale en matière des droits de l'homme.

Le même jour, le Conseil de sécurité de l'ONU devrait tenir une nouvelle réunion publique sur la guerre au vu de « la dégradation continue de la situation humanitaire », ont indiqué lundi des diplomates. Demandée par la France et le Mexique, cette session sera la 16e du Conseil de sécurité depuis l'invasion russe du 24 février. L'organisation, au moins une fois par semaine, d'une réunion du Conseil de sécurité sur la guerre en Ukraine permet de maintenir la pression sur la Russie et son isolement sur la scène internationale, veulent croire plusieurs pays, notamment occidentaux.

05h58 : « La sous-estimation de la résistance ukrainienne a conduit à des échecs manifestes », affirme le ministère de la Défense britannique

Dans son briefing quotidien, le ministère de la Défense britannique affirme que « la sous-estimation par la Russie de la résistance ukrainienne (...) a conduit à des échecs opérationnels manifestes, empêchant le président Poutine d'annoncer un succès militaire significatif en Ukraine lors du défilé de la Victoire du 9 mai ».

« Il est fort probable que le plan d'invasion de la Russie ait été fondé sur l'hypothèse erronée selon laquelle elle rencontrerait une résistance limitée et serait en mesure d'encercler et de contourner rapidement les centres de population », poursuit le rapport. Une hypothèse qui a conduit la Russie à une « approche légère » dans la première phase de l'opération, dans l'idée d'une « victoire rapide à un coût minimal ».

Une « erreur de calcul » qui « a entraîné des pertes insoutenables » et par la suite une réduction des objectifs de l'opération militaire.

05h36 : Candidature imminente à l'Otan pour la Finlande et la Suède ?

« Il est sûr à 100% que la Finlande va être candidate, et assez probable qu'elle soit membre d'ici la fin de l'année », affirme à l'AFP Charly Salonius-Pasternak, chercheur à l'Institut finlandais des affaires internationales.

En Finlande, la guerre initiée par Moscou en Ukraine a fait complètement basculer l'opinion publique, jusque-là très partagée. Selon un sondage lundi de la télévision publique Yle, 76% des Finlandais sont désormais favorables à rejoindre l'Otan contre à peine 20-30% ces dernières années.

Après des semaines d'intenses consultations intérieures et internationales, les signes d'une annonce imminente se sont multipliés ces derniers jours également en Suède, aussi à la recherche du parapluie de sécurité que constitue l'Alliance face à la menace russe. Le parti social-démocrate au pouvoir, dont un feu vert assurerait une nette majorité au Parlement pour l'adhésion, a fait savoir qu'il ferait connaître sa décision dès ce dimanche. Soit une dizaine de jours plus tôt que prévu initialement.

Même si Stockholm se montre plus hésitant qu'Helsinki, pour Elisabeth Braw, experte de la défense des pays nordiques à l'American Enterprise Institute, la Suède va bien se porter candidate et le fera « très probablement » conjointement avec son voisin.

05h16 : Des déplacés rentrent à Kiev

Si dans le Donbass, les combats s'intensifient, à Kiev, un calme précaire semble revenu. La capitale s'était vidée, comme d'autres villes, de près de la moitié de sa population, expliquait en mars dernier, le maire de la capitale, Vitali Klitschko. Mais depuis quelques jours, certains habitants commencent à revenir, même s’il y a toujours des risques de bombardements russes, comme le racontent nos envoyés spéciaux Murielle Paradon et Sami Boukhelifa.

05h01 : 9-Mai en Russie et d'Ukraine, deux perspectives

Le président russe a proclamé lundi que son armée combattait en Ukraine pour défendre « la patrie » contre une « menace inacceptable », dans une allocution sur la place Rouge suivie de la traditionnelle parade militaire du 9-Mai qui marque la victoire sur les nazis en 1945 et le sacrifice de millions de Soviétiques.

Retrouvez tous nos contenus émissions sur ce 9-Mai particulier :

Discours du 9-Mai: Vladimir Poutine pointe la «menace inacceptable» venue d'Ukraine

[Décryptage] Le 9-Mai 1945 vu de Russie et d'Ukraine: une date, deux récits historiques ?

Commémorations du 9-Mai en Russie: «Poutine a pris consciemment le chemin de l'isolement»

04h47 : Quelle est la situation sur le terrain ?

Les Russes « continuent de préparer des opérations offensives dans les régions de Lyman et Severodonetsk », dans le Donbass, a annoncé ce matin l'état-major ukrainien, ajoutant que les tirs d'artillerie et les frappes aériennes se poursuivaient sur l'aciérie d'Azovstal à Marioupol.

« Des batailles très intenses se déroulaient autour de Roubijné et de Bilohorivka » dans la région de Louhansk, à l'est de l'Ukraine, a indiqué le gouverneur Serhiy Gaïdaï.

Dans le port d'Odessa, le président du Conseil européen Charles Michel a été contraint de se mettre à l'abri pendant une frappe alors qu'il effectuait une visite surprise de soutien, a rapporté lundi un responsable de l'UE. La ville a été frappée lundi soir par une série de missiles, détruisant des bâtiments, mettant le feu à un centre commercial et tuant une personne, a indiqué son conseil municipal.

04h20 : Joe Biden réactive un dispositif emblématique de la Seconde Guerre mondiale

Joe Biden a signé lundi une loi permettant d'accélérer l'envoi à l'Ukraine d'équipement militaire, réactivant un dispositif emblématique datant de la Seconde Guerre mondiale. « Les Ukrainiens se battent tous les jours pour leurs vies », a-t-il déclaré aux journalistes présents dans le Bureau ovale, ajoutant : « Ce combat coûte cher, mais céder face à l'agression serait encore plus coûteux. »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a vu dans cette signature une « étape historique » : « Je suis convaincu que nous allons à nouveau gagner ensemble. Et nous allons défendre la démocratie en Ukraine. Et en Europe. Comme il y a 77 ans », a-t-il écrit sur Twitter.

Le « Ukraine Democracy Defense Lend-Lease Act », ou loi de « prêt-bail », est « basé sur un programme de la Seconde Guerre mondiale destiné à aider l'Europe à résister à Hitler ».

Le texte « a été soutenu par presque tous les membres du Congrès » américain, à l'exception de dix élus de la Chambre des représentants qui ont voté contre, a noté la Maison Blanche. Le président américain, avec ce texte qui rappelle une contribution décisive des États-Unis pendant la Seconde guerre mondiale, envoie une réponse symbolique forte à son homologue russe.

04h00 : Bonjour et bienvenue dans ce direct

Vous pouvez retrouver le live d'hier ici.

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