[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: les pays du G7 s'engagent à arrêter les achats de pétrole russe

Au 73e jour de l'invasion russe en Ukraine ce dimanche 8 mai, les pays du G7 se sont mis d'accord lors d'une réunion par visioconférence pour arrêter « progressivement » leurs achats de pétrole russe.

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Les points essentiels :

Soixante personnes sont portées disparues après le bombardement samedi d'une école où elles se réfugiaient dans la région de Louhansk dans l'est de l'Ukraine, où les combats s'intensifient, a indiqué dimanche le gouverneur régional Serhiy Gaïdaï. Selon les analystes, la contre-offensive engagée par les forces ukrainiennes depuis plusieurs jours dans la région de Kharkiv progresse.

► Les dirigeants des pays du G7 réunis ce dimanche en visioconférence à l'initiative du président américain Joe Biden sont tombés d'accord pour interdire ou supprimer progressivement leurs importations de pétrole russe, a annoncé la Maison blanche.

► La Première dame américaine, Jill Biden, a rencontré son homologue ukrainienne en Ukraine, près de la frontière slovaque ce dimanche. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est lui rendu à Irpin, une ville de la banlieue de Kiev durement frappée par les combats.

► Tous les enfants, femmes et personnes âgées ont pu quitter l’immense aciérie Azovstal, dernière poche de résistance des combattants ukrainiens à Marioupol samedi a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne. Kiev a déclaré que « près de 500 civils » avaient été évacués de l'usine ces derniers jours.

► À la veille du traditionnel défilé militaire du 9 mai à Moscou célébrant la victoire sur l'Allemagne nazie, qui devrait être l'occasion pour Vladimir Poutine d'une démonstration de force en pleine campagne d'Ukraine à la peine, une réunion des pays du G7 doit se tenir ce dimanche en visioconférence.

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16h55 : Le G7 accuse Poutine de couvrir la Russie « de honte »

Alors que Vladimir Poutine s'apprête à célébrer ce lundi en grande pompe la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie, ses actions en Ukraine « couvrent la Russie et les sacrifices historiques de son peuple de honte », s'indignent dimanche les pays du G7 dans un communiqué commun.

Lors d'une réunion virtuelle à laquelle a participé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, les chefs d'État et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon, et du Royaume-Uni lui ont « répété (leur) engagement à prendre de nouvelles mesures pour aider l'Ukraine à s'assurer un avenir libre et démocratique » ainsi qu'à « se défendre et repousser de futurs actes d'agression », selon le texte publié à l'issue de la rencontre.

16h35 : Washington prend de nouvelles sanctions contre Moscou

Les États-Unis vont, entre autres nouvelles mesures, sanctionner trois grandes chaînes de télévision russes, et priver toutes les entreprises russes d'accès aux services de conseil et de comptabilité offerts par les sociétés américaines, selon un communiqué publié ce dimanche par la Maison Blanche.

En plaçant les chaînes Pervy Kanal, Rossiïa-1, et NTV sur sa liste noire, l'exécutif américain interdit à toute entreprise américaine de les financer par de la publicité ou de leur vendre des équipements : « Aucune société américaine ne doit participer au financement de la propagande russe », a dit un haut responsable de la Maison Blanche, qui a requis l'anonymat.

16h07 : Le G7 s'engage à arrêter « progressivement » les achats de pétrole russe

« Le G7 tout entier s'est engagé aujourd'hui à interdire ou supprimer progressivement les importations de pétrole russe », a annoncé dimanche la Maison Blanche dans un communiqué.

Cette décision « va porter un coup dur à la principale artère irriguant l'économie de (Vladimir) Poutine et le priver des revenus dont il a besoin pour financer sa guerre », affirme l'exécutif américain, sans préciser quels engagements exactement a pris chacun des membres du G7, à savoir l'Allemagne (qui en a la présidence cette année), le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, et le Royaume-Uni. Les États-Unis, qui n'en étaient pas de grands consommateurs, ont d'ores et déjà interdit l'importation d'hydrocarbures russes.

15h48 : Une manifestation pour dénoncer les violences sexuelles comme arme et crimes de guerre à Bruxelles

Une manifestation a eu lieu ce midi à Bruxelles pour dénoncer les violences sexuelles comme arme et crimes de guerre, en écho à la crise ukrainienne. Des manifestantes – uniquement des femmes, toutes anonymes - se sont réunies place du Luxembourg, sur l'esplanade à l'entrée du Parlement européen. Il s'agissait d'un happening qui a duré une vingtaine de minutes et inspiré de plusieurs actions qui ont eu lieu ces dernières semaines dans les pays baltes.

15h19 : Les négociations sur un projet d'embargo européen sur le pétrole russe reprendront « en début de semaine »

Des négociations se poursuivront « en début de semaine » entre les 27 États membres de l'UE pour lever les obstacles au projet d'embargo européen sur le pétrole russe freiné par plusieurs États membres, notamment la Hongrie, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles se sont réunis dimanche sans parvenir encore à s'accorder sur la mise en œuvre du sixième paquet de sanctions contre Moscou présenté mercredi par la Commission européenne. Ce projet prévoit un embargo sur le pétrole russe d'ici à la fin de l'année dont la réalisation soulève des problèmes importants pour certains pays membres.

« Des contacts à tous les niveaux se poursuivront en début de semaine dans l'objectif d'aboutir le plus rapidement possible à un accord complet sur ce sixième paquet », a déclaré un diplomate européen. Le Conseil européen « est uni sur la nécessité d'adopter » ces mesures. « Des progrès très importants ont été réalisés sur la plus grande partie » d'entre elles, a-t-il affirmé.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, dont le pays dépend fortement de la Russie pour son approvisionnement énergétique, avait durci le ton vendredi matin, estimant que la proposition de Bruxelles portait « atteinte » à l'unité de l'Union européenne. L'unanimité des Vingt-Sept est requise pour l'adoption des sanctions.

14h45 : Jill Biden et son homologue ukrainienne Olena Zelenska se sont serrées dans les bras

La visite en Ukraine de la femme du président américain avait été gardée secrète jusqu'au dernier moment. Jill Biden et Olena Zelenska se sont serrées dans les bras et la Première dame des États-Unis a offert un bouquet de fleurs à l'épouse du président ukrainien.

C'est la première fois qu'Olena Zelenska apparaît en public depuis le début du conflit le 24 février, a indiqué un responsable américain. Selon la même source, les deux dames ont échangé des courriers au cours des dernières semaines.

14h23 : Le Premier ministre canadien Justin Trudeau en visite à Irpin en banlieue de Kiev

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est rendu ce dimanche à Irpin dans la banlieue de Kiev, ville dévastée par des combats intenses entre les armées ukrainienne et russe, avant son occupation en mars par les Russes, a annoncé le maire de la ville.

« (Justin Trudeau) est venu à Irpin pour voir de ses propres yeux toutes les horreurs que les occupants russes ont faites à notre ville », a écrit Oleksandre Markouchine sur Telegram, accompagnant son message de photos prises avec Justin Trudeau dans la ville détruite.

La visite de Justin Trudeau en Ukraine n'avait pas été annoncée. « Le Premier ministre est en Ukraine pour rencontrer le président Zelensky et réaffirmer notre soutien inébranlable au peuple ukrainien », ont indiqué pour leur part ses services. Oleksandre Markouchine a, lui, tenu à « remercier sincèrement » le Premier ministre pour « le soutien que le Canada apporte à l'Ukraine aujourd'hui ».

14h03 : La Première dame américaine Jill Biden s'est rendue en Ukraine

La Première dame des États-Unis Jill Biden s'est rendue en Ukraine dimanche à l'occasion d'une visite surprise, a annoncé son porte-parole, et a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska dans une école proche de la frontière slovaque.

« Je voulais venir pour la fête des mères. Je pensais qu'il était important de montrer au peuple ukrainien que cette guerre doit s'arrêter », a-t-elle déclaré devant des journalistes, affirmant que « le peuple américain se tient aux côtés du peuple ukrainien ». Jill Biden se trouvait en Slovaquie cette semaine, notamment pour rencontrer des familles de réfugiés ukrainiens.

13h40 : Que va dire Poutine lors des célébrations du 9 mai à Moscou ?

Alors que les répétitions se sont achevées samedi à Moscou avant le traditionnel défilé militaire du 9 mai qui marque la victoire sur l'Allemagne nazie, le président russe Vladimir Poutine aura une nouvelle occasion d'adresser des avertissements à l'Occident. Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, fait le point sur ce que pourrait dire le président russe.

13h02 : Un concert de soutien de Bono et The Edge dans le métro de Kiev

Invité par le président Volodymyr Zelensky, le chanteur du groupe U2 a donné dimanche un concert de soutien aux Ukrainiens, dans le métro.

Depuis le quai d'une station de métro de Kiev, la star du rock, âgée de 61 ans et accompagné par son acolyte The Edge, a entonné les classiques de U2 « Sunday Bloody Sunday », « Desire » et « With or without you ».

« En Ukraine, vous ne vous battez pas seulement pour votre propre liberté, vous vous battez pour nous tous qui aimons la liberté », a déclaré Bono pendant une pause. Le chanteur irlandais a également fait référence aux conflits passés dans son Irlande et aux troubles qu'elle a connus avec son plus puissant voisin.

12h44 : Pour les derniers combattants retranchés à Marioupol, « capituler n'est pas une option »

Les militaires ukrainiens retranchés depuis de nombreuses semaines dans les galeries souterraines de l'immense aciérie Azovstal, dernier bastion de résistance face à l'armée russe dans le port dévasté de Marioupol, annoncent qu'ils excluent de se rendre. « Capituler n'est pas une option car notre vie n'intéresse pas la Russie. Nous laisser en vie ne leur importe pas », a déclaré Ilya Samoïlenko, officier du rensignement ukrainien au cours d'une conférence de presse diffusée par vidéo.

« Nous continuerons à nous battre tant que nous sommes en vie pour repousser les occupants russes », a déclaré de son côté le capitaine Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment d'Azov. « Nous n'avons plus beaucoup de temps, nous subissons d'intenses bombardements », a-t-il ajouté, implorant lacommunauté internationale d'aider à évacuer les soldats blessés de l'usine.

12h30 : À Kiev, la vie reprend mais « la guerre n’est pas finie »

En Ukraine, les combats se concentrent dans le Donbass, près de la frontière avec la Russie. L’ouest du pays et notamment Kiev, la capitale, retrouvent un semblant de normalité. Beaucoup de familles déplacées, qui ont fui les bombardements au début de la guerre, ont regagné leur domicile. Les commerces, et principalement les cafés et les restaurants rouvrent.

Mais les autorités appellent la population à faire preuve de vigilance, car « la guerre n’est pas finie ». Volodymyr Dimitrov, habitant de Kiev et père de trois enfants, en a bien conscience.

12h14 : La Russie affirme avoir détruit un poste de commandemant et du matériel militaire aérien

Le ministère de la Défense russe revendique dans son briefing dimanche la destruction du « poste de commandement d'une brigade mécanisée », dans la région de Kharkiv, de même que « le centre de communication de l'aérodrome militaire de Chervonoglinskoye près du village d'Artsyz ».

Par ailleurs, la défense aérienne a détruit « deux autres bombardiers ukrainiens Su-24 et un hélicoptère Mi-24 de l'armée de l'air ukrainienne au-dessus de l'île des Serpents, et un véhicule aérien sans pilote Bayraktar-TB2 a été abattu près de la ville d'Odessa », selon la même source.

11h50 : Le Premier ministre et le chef de la diplomatie croates en visite à Kiev

Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères croates en visite à Kiev. Le premier ministre croate Andrej Plenkovic est arrivé à Kiev le 8 mai pour rencontrer le président Volodymyr Zelensky, le Premier ministre Denys Shmyhal et le président du Parlement ukrainien Ruslan Stefanchuk.

11h02 : La guerre en Ukraine inspire les artistes de rue

10h42 : « Comme en 1945, la victoire sera à nous », assure Vladimir Poutine

Le président russe aussi a présenté ses vœux à l'occasion de ce 8 mai. Assurant que « comme en 1945, la victoire sera à nous », comme son homologue ukrainien, il a multiplié les comparaisons entre la Seconde Guerre mondiale et le conflit en Ukraine.

Aujourd'hui nos militaires, comme leurs ancêtres, se battent au coude à coude pour la libération de leur terre natale de la crasse nazie, avec la confiance que, comme en 1945, la victoire sera à nous. (...) Aujourd'hui, le devoir commun est d'empêcher la renaissance du nazisme, qui a causé tant de souffrances aux peuples de différents pays, a-t-il ajouté.

Dans ce discours adressé aux pays de l'ancien bloc soviétique ainsi qu'aux régions séparatistes de l'est de l'Ukraine, Vladimir Poutine a par ailleurs multiplié les références aux, non seulement aux soldats, mais également aux civils du « front intérieur », « qui ont écrasé le nazisme au prix d'innombrables sacrifices ».

Malheureusement, aujourd'hui, le nazisme relève à nouveau la tête, a déclaré le président russe, dans un passage destiné aux Ukrainiens.

« Notre devoir sacré est d'empêcher les héritiers idéologiques de ceux qui ont été vaincus » dans ce que Moscou nomme la « Grande Guerre patriotique », de « prendre leur revanche ». Le président a souhaité « à tous les habitants de l'Ukraine un avenir pacifique et juste ».

10h19 : Soixante disparus dans le bombardement d'une école dans l'est de l'Ukraine

Soixante personnes sont portées disparues après le bombardement samedi d'une école où elles se réfugiaient, dans la région de Louhansk dans l'est de l'Ukraine, a indiqué dimanche le gouverneur régional Serhiy Gaïdaï. Le village de « Bilohorivka a subi une frappe aérienne. Les bombes ont atteint l'école et, malheureusement, elle a été complètement détruite », a déclaré le gouverneur sur son compte Telegram. « Il y avait au total 90 personnes. 27 ont été sauvées », a-t-il ajouté

« Soixante personnes qui se trouvaient dans l'école sont très probablement mortes », a-t-il encore dit, précisant que la température avait été très élevée sur le site après l'explosion provoquée par la bombe. « Il a été impossible pendant la nuit aux services de secours de travailler là-bas en raison de frappes. Il leur aurait fallu éclairer le site, ce qui aurait attiré de nouveaux bombardements », a expliqué le responsable.

« À présent les services de secours travaillent et se sont également rendus dans le village voisin de Chepilivka où un obus a atteint une maison dans laquelle se trouvaient onze personnes. » « Il y a là plus de chances que les gens aient survécu », a indiqué le gouverneur, expliquant que les gens se trouvaient dans un sous-sol et qu'il s'agissait d'un tir d'artillerie et non d'une bombe larguée par un avion.

10h03 : « Le chronomètre est en faveur de l'Ukraine »

À la veille du défilé militaire à Moscou pour marquer la victoire face à l'Allemagne nazie, quelle évolution va prendre ce conflit ? Écoutez l'analyse du général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU.

09h47 : La présidente du Bundestag en visite à Kiev

La président du Parlement allemand, Bärbel Bas, est arrivée à Kiev ce 8 mai pour commémorer la mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été reçue par le Premier ministre ukrainien Denys Shmynhal.

09h32 : Les négociations se poursuivent au sein de l'UE sur un embargo sur le pétrole russe

Les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles devaient se réunir « à midi », indiquait ce dimanche un diplomate européen à l'AFP. Les négociations difficiles doivent se poursuivre entre les 27 États membres de l'UE pour lever les obstacles au projet d'embargo européen sur le pétrole russe freiné par plusieurs États membres, notamment la Hongrie.

Vendredi, ils avaient échoué à trouver un accord sur la mise en œuvre du sixième paquet de sanctions contre Moscou présenté mercredi par la Commission européenne. Ce projet prévoit un embargo sur le pétrole russe d'ici à la fin de l'année dont la réalisation soulève des problèmes importants pour certains pays membres. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, dont le pays dépend fortement de la Russie pour son approvisionnement énergétique, avait durci le ton vendredi matin, estimant que la proposition de Bruxelles portait « atteinte » à l'unité de l'Union européenne.

L'unanimité des Vingt-Sept est requise pour l'adoption des sanctions.

09h02 : « Le mal est revenu », déclare le président ukrainien dans son discours du 8-Mai

Le président ukrainienVolodymyr Zelensky a prononcé un discours à l'occasion du jour de la Victoire, où l'Europe commémore la réddition officielle de l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale dans lequel il fait un parallèle entre l'invasion russe et la guerre contre les nazis.

Le mal est revenu. Sous une forme différente, sous des slogans différents, mais avec le même objectif. (...) Nous n'avons même pas tenu un siècle. Notre plus jamais ça a suffi pour 77 ans.

« La vie pour laquelle les soldats se sont battus pendant cette guerre a pris fin le 24 février lorsque les forces russes ont envahi le pays », déclare Volodymyr Zelensky dans message vidéo noir et blanc enregistré devant un immeuble en partie détruit de Borodianka, près de Kiev.

Le 24 février, le mot "jamais" a été effacé. Visés et bombardés. Par des centaines de missiles à 4 heures du matin, ce qui a réveillé toute l'Ukraine. Nous avons entendu de terribles explosions. Nous avons entendu : encore !

« Pendant les deux années d’occupation, les nazis ont tué 10 000 civils, a-t-il rappelé. En deux mois d’occupation, la Russie en a tué 20 000. » Avant de souligner qu'Adolf Hitler a fini par se suicider dans un bunker.

Le président ukrainien termine sur une note d'espoir : « Il y aura à nouveau la paix. Enfin, de nouveau ! Nous surmonterons l'hiver, qui a commencé le 24 février, qui dure encore, mais qui se terminera certainement, et le soleil ukrainien le fera fondre ! L'aube reviendra. Et la famille et les proches, les amis et les parents seront à nouveau réunis ! Enfin à nouveau ! Et sur les villes et villages temporairement occupés, notre drapeau flottera à nouveau. Enfin à nouveau ! Et nous nous réunirons. Et il y aura la paix ! Enfin de nouveau ! Et plus de rêves noirs et blancs, seulement un rêve bleu et jaune. »

08h31 : Autour de Kiev, le carburant rationné aux stations service

Alors que les combats se concentrent dans le Dombass, l’ouest de l'Ukraine et notamment Kiev retrouvent un semblant de normalité. Des réfugiés ont regagné leur domicile, des magasins rouvrent, des enfants jouent dans les parcs...

Mais depuis quelques jours, les Ukrainiens ont à faire face, comme au début de la guerre, à une pénurie de carburant, ce qui engendre de longues files d’attente devant les stations service, comme le raconte nos envoyés spéciaux, Murielle Paradon et Sami Boukhelifa.

08h16 : En France, jusqu'à 400 heures de cours de français pour les réfugiés ukrainiens

Les personnes réfugiées en France après avoir fui la guerre en Ukraine pourront bénéficier de cours de français allant jusqu'à quatre cents heures, à compter de lundi, selon un arrêté publié dimanche au Journal officiel. Après une « évaluation des compétences écrites et orales en français », une « formation linguistique adaptée » sera proposée, souligne l'arrêté du 3 mai paru dimanche et qui s'adresse aux « bénéficiaires de la protection temporaire », régime activé par l'Union européenne pour la première fois à l'occasion du conflit ukrainien.

La protection temporaire, ouverte aux Ukrainiens et, sous conditions, aux ressortissants étrangers qui vivaient dans le pays régulièrement avant le déclenchement du conflit, leur permet de séjourner légalement en France et de bénéficier d'une large gamme de prestations sociales (hébergement, allocations, scolarité, accès à l'emploi et aux soins).

7h59 : Des officiers supérieurs sur le front, selon les renseignements extérieurs britanniques

Dans son rapport quotidien sur la situation en Ukraine, le ministère de la Défense britannique indique que les difficultés en matière de commandement « ont poussé des commandants supérieurs sur les champs de bataille, afin de prendre personnellement la direction des opérations ».

Mais le ministère met en doute l'efficacité de cette stratégie. « Le déploiement avancé des commandants les a exposés à des risques importants, ce qui a entraîné des pertes disproportionnées d'officiers russes dans ce conflit. Il en résulte une force qui est lente à réagir aux revers et incapable de modifier son approche sur le champ de bataille », analyse le rapport. Des « problèmes susceptibles de perdurer », selon le renseignement extérieur britannique, « étant donné le manque relatif d'expérience en matière de commandement opérationnel des officiers promus à la place de ceux qui ont été tués ».

07h26 : Une école où s'étaient réfugiées des dizaines de personnes touchée par un bombardement dans l'est de l'Ukraine

Les autorités ukrainiennes craignaient des dizaines de morts après qu'une bombe a frappé une école dans l'est de l'Ukraine, à Bilohorivka, près de Sievierodonetsk où de violents combats ont été signalés samedi. Environ 90 personnes s'étaient réfugiés dans le bâtiment et 27 ont été secourues, dont sept blessées, a déclaré le gouverneur de Louhansk Serhiy Gaidai dans une vidéo sur Telegram. La mort de deux personnes seulement a été confirmée, mais une soixantaine d'autres étaient donc présumées mortes.

Selon une affirmation du gouverneur, qui n'a pas pu être confirmée de manière indépendante, un avion russe aurait largué une bombe sur le bâtiment samedi. L'école s'est effondrée et a pris feu. Il faudra attendre que les décombres aient été déblayés pour connaître le bilan définitif.

06h58 : À Azovstal, les derniers combattants ukrainiens veulent résister jusqu'au bout

Kiev a annoncé samedi que toutes les femmes civiles, tous les enfants et personnes âgées qui se terraient avec les soldats avaient été évacués, faisant naître des question sur le sort qui attend désormais les soldats. « Nos unités dans la zone de l'usine d'Azovstal continuent d'être bloquées », relevait l'état-major ukrainien dans son bulletin matinal dimanche, évoquant des « opérations d'assaut russes » avec « le soutien de l'artillerie et des tirs de chars ».

Avec de moins en moins de munitions et de nourriture, et des conditions de vie extrêmes, les derniers combattants ukrainiens retranchés dans l'usine Azovstal luttent toujours, rapporte l’Agence France-Presse dans une dépêche. Des détails sur la vie à l'intérieur et les combats en cours ont été donnés par Ievguenia Tytarenko, infirmière militaire, dont le mari, membre du régiment Azov, et ses collègues sont toujours dans l'usine. « De nombreux soldats se trouvent dans un état grave. Ils sont blessés et n'ont pas de médicaments », explique Ievguenia, qui a pu maintenir le contact avec ses proches à l'intérieur. « La nourriture et l'eau manquent aussi », dit-elle.

Je me battrai jusqu'au bout, lui a écrit son mari, Mykhaïlo, dans un SMS que l'AFP a pu consulter.

« Je me battrai jusqu'au bout », lui a écrit son mari, Mykhaïlo, dans un SMS que l'AFP a pu consulter. Depuis plusieurs semaines, Marioupol est presque entièrement sous contrôle des Russes. Seule lui échappe l'immense aciérie Azovstal que l'armée russe pilonne sans relâche, en plus d'attaques importantes au sol à l'origine de violents combats. « Les combattants ont déjà fait leurs adieux à leur femme. L'un d'entre eux a dit à sa femme : "Ne pleure pas, on rentrera à la maison quoiqu'il arrive: vivant ou mort" », raconte Ievguenia, 34 ans.

Selon elle, la possibilité de les voir évacués est très mince. L'infirmière décrit une situation chaotique à l'intérieur des tunnels de l'usine, les soldats combattant tout en acheminant civils et cadavres à travers le dédale de galeries souterraines datant de l'époque soviétique. Les morts ont été emballés dans des sacs en plastique et pourrissent faute de systèmes de réfrigération. Mais les membres du régiment Azov ne veulent surtout pas qu'ils tombent entre les mains des forces russes. « Presque partout, ils transportent des cadavres avec eux », explique-t-elle. « Ils méritent d'être évacués », ajoute-t-elle, « ceux qui sont vivant, les blessés et les morts ».

06h28 : Une guerre qui coûte très cher à Moscou

Environ 900 millions de dollars par jour (850 millions d'euros environ). Selon l'hebdomadaire Newsweek, qui rapporte les estimations de Sean Spoonts, rédacteur en chef du média spécialisé dans l'actualité militaire SOFREP, c'est ce que coûterait à Moscou la guerre en Ukraine, deux mois et demi après son invasion. Et ce, sans compter les pertes financières liées aux sanctions économiques qui frappent la Russie, précise-t-on.

Plusieurs facteurs entrent en jeu dans ce montant, selon cette estimation : la rémunération des soldats russes, l'approvisionnement en missiles et munitions de toutes sortes ou encore le prix de la réparation des équipements militaires.

06h06 : « Je suis allée aux toilettes et là, j’ai senti que le plâtre s’effritait sur ma tête »

Sur le front du Donbass, les bombardements de l’armée russe se sont multipliés dans la région de Kramatorsk. La cité industrielle, où les Ukrainiens ont réinstallé leur centre administratif lorsque la capitale de la région, Donetsk, est tombée aux mains des séparatistes en 2014, est à portée de canon des troupes russes. Plusieurs localités sont aussi régulièrement visées par des tirs de missiles. Nos envoyés spéciaux Anastasia Becchio et Boris Vichith étaient dans l'un de ces villages de la périphérie de Kramatorsk juste après un bombardement.

5h45 : Ce qu'il faut savoir sur la situation sur le terrain

  • « L'ennemi ne cesse pas ses opérations offensives dans la zone opérationnelle orientale afin d'établir un contrôle total sur le territoire des régions de Donetsk, Louhansk et Kherson, et de maintenir le couloir terrestre entre ces territoires et la Crimée occupée » depuis 2014, a indiqué l'état-major ukrainien dimanche matin, qui précise également que dans la région de Donetsk, les troupes russes ont poursuivi leurs opérations offensives autour de Lyman, Popasnyansky, Sievierodonetsk et Avdiïvka. Et que la situation était « tendue » du côté de la Moldavie. Des frappes avaient été signalées samedi autour de Donetsk, où quatre personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko.

  • Les Russes avaient obtenu entre vendredi et samedi des gains territoriaux limités aux alentours de Sievierodonetsk, l'une des principales localités du Donbass encore aux mains des Ukrainiens, mais cela ne devrait pas aboutir à un encerclement complet, notait dans son rapport quotidien samedi l'Institut américain d'étude de la guerre (ISW). La Russie n'a jusqu'à présent pu revendiquer le contrôle complet que d'une ville d'importance, Kherson.

  • À Kharkiv, la contre-offensive ukrainienne pour mettre la deuxième ville d'Ukraine hors de portée de l'artillerie ennemie a même pris de l'ampleur, avec la prise de plusieurs positions russes, toujours d'après l'ISW. « Les forces ukrainiennes regagnent du terrain le long d'un large arc autour de Kharkiv et ne se concentrent plus sur une poussée limitée, faisant preuve d'une capacité à lancer des opérations offensives à plus grande échelle que jusqu'à présent dans cette guerre », explique le think tank américain. Au point que l'armée russe a dû faire sauter trois ponts routiers « pour ralentir la contre-offensive » dans cette région, selon le ministère ukrainien de la Défense.

  • La marine ukrainienne a assuré avoir détruit à une centaine de kilomètres au large d'Odessa, non loin de la minuscule île aux Serpents, le navire de débarquement russe Serna au moyen d'un drone de combat mis au point en Turquie. Une information non confirmée par la Russie, qui a déclaré en revanche avoir coulé « le bateau d'assaut ukrainien "Stanislav" ».

05h22 : Il n'existe pas de « preuve concrète » que la Russie envisage l’utilisation d’armes nucléaires, selon le patron de la CIA

C’est une prise de parole assez rare, souligne dans son compte rendu notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Le patron de la CIA s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Washington pour répondre aux questions sur le conflit en Ukraine. Selon William Burns, il n'existe cependant aucune « preuve concrète » que la Russie, qui a placé en état d'alerte ses forces de dissuasion peu après le début de son intervention militaire, « prépare le déploiement ou même l'utilisation potentielle d'armes nucléaires tactiques » dans ce conflit, a-t-il souligné.

05h02 : Le Royaume-Uni va fournir plus d'1,5 milliard d'euros d'aide militaire à l'Ukraine

Avant la réunion du G7, la Grande-Bretagne a annoncé qu'elle fournirait une aide militaire supplémentaire de 1,3 milliard de livres sterling (1,52 milliard d'euros) à l'Ukraine. Le Premier ministre britannique Boris Johnson est l'un des fervents défenseurs de l'Ukraine et de ses efforts de résistance depuis l'invasion russe lancée le 24 février. Le gouvernement britannique a envoyé des missiles antichars, des systèmes de défense aérienne et d'autres armes à Kiev.

Cette nouvelle aide double presque les engagements de dépenses précédents que la Grande-Bretagne a pris vis-à-vis de l'Ukraine. « L'attaque brutale de Poutine est non seulement la source d'une dévastation sans nom en Ukraine, mais elle menace également la paix et la sécurité en Europe », a déclaré Boris Johnson dans un communiqué. La semaine dernière, le Premier ministre britannique avait été le premier dirigeant occidental à s’adresser au Parlement ukrainien depuis le début du conflit.

04h36 : L’Ukraine au menu d’une réunion du G7 ce dimanche

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit participer dimanche à la réunion par visioconférence des dirigeants des grandes puissances du G7 pour discuter de la situation dans son pays. « Le 8 mai est une date historique marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe qui a occasionné la terreur, la destruction et la mort en Europe », a déclaré vendredi la porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz, estimant que la guerre en Ukraine rendait « la cohésion du G7 (...) plus importante que jamais ». L'Allemagne assure cette année la présidence du G7, qui compte également le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon).

Cette troisième réunion depuis le début de l'année sera consacrée « en particulier à la situation en Ukraine », a-t-elle indiqué, sans plus de détails, à la veille de la parade militaire du 9 mai en Russie, qui marque la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale. Le président américain Joe Biden avait évoqué cette réunion quelques jours plus tôt, à propos de possibles sanctions supplémentaires contre la Russie. « Nous sommes toujours ouverts à des sanctions supplémentaires », a-t-il déclaré mercredi, ajoutant qu'il discuterait avec les membres du G7 de « ce que nous ferons et ne ferons pas ».

04h15 : Les derniers civils ont pu quitter Azovstal, les autorités espèrent évacuer les blessés et les soldats

Les femmes, enfants et personnes âgées ont tous été évacués de l'aciérie Azovstal, la dernière poche de résistance des forces ukrainiennes à Marioupol, cité portuaire dévastée par les combats avec les Russes, a annoncé Kiev samedi. Ces opérations qui se déroulent depuis une semaine sous l'égide de l'ONU et de la Croix-Rouge ont permis selon les Ukrainiens à près de 500 personnes de fuir.

« Nous avons évacué les civils d'Azovstal », a lancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi soir dans son message quotidien, citant le nombre de 300 personnes exfiltrées. « Nous préparons désormais la seconde phase (...) : les blessés et le personnel médical ».

Et, « bien sûr, nous œuvrons aussi à évacuer nos militaires. Tous ces héros défendant Marioupol », a-t-il poursuivi, sans donner de chiffre. « C'est extrêmement difficile. Mais c'est très important. »

04h00 : Bonjour et bienvenue dans ce direct

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