[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: plus de 5 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays

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La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes jeudi soir 28 avril, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Une tentative d'humiliation, selon le président ukrainien, un « choc » pour l'ONU. Pendant ce temps, les régions méridionales et orientales de l'Ukraine - où se concentrent les assauts russes - sont sous un feu nourri de bombes. Aujourd'hui, 29 avril, c'est le 65e jour de l'invasion russe en Ukraine.

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Les points essentiels :

► Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est « en sécurité » mais « choqué » après les bombardements qui ont touché Kiev ce jeudi 28 avril, faisant au moins un mort et 10 blessés, alors qu'il était en pleine visite dans la capitale ukrainienne. Vendredi, la Russie a confirmé avoir effectué la veille une frappe avec des armes de « haute précision » contre Kiev.

► Une « opération » d'évacuation les civils terrés dans l'usine d'Azovstal assiégée par les troupes russes à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, est « envisagée » pour vendredi, a informé la présidence ukrainienne.

► Selon le HCR, au 28 avril, 5 429 739 Ukrainiens avaient quitté leur pays depuis le début de l'invasion russe, soit 56.885 de plus que le chiffre de la veille. Les femmes et les enfants représentent 90% de ces réfugiés, les hommes de 18 à 60 ans, susceptibles d'être mobilisés, n'ayant pas le droit de partir.

► Dix soldats russes ont été mis en examen jeudi pour des crimes présumés commis à Boutcha, près de Kiev, a déclaré jeudi le procureur général d'Ukraine sur son compte Telegram.

Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

15h27 : Le Royaume-Uni envoie une équipe enquêter sur les crimes de guerre en Ukraine

Le Royaume-Uni enverra bientôt une équipe d'experts aider les enquêteurs ukrainiens et internationaux dans leurs investigations sur les atrocités commises depuis l'invasion russe, a annoncé vendredi la ministres des Affaires étrangères en visite aux Pays-Bas.

Les enquêteurs se rendront en Ukraine en mai pour recueillir « un large éventail de preuves, de déclarations de témoins, de preuves médico-légales et de preuves vidéo », précise la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss.

« Nous utilisons également les renseignements britanniques pour aider à montrer les liens entre ce qui se passe sur la ligne de front et les autorités russes, car il est important que tout le monde dans la chaîne de commandement soit tenu pour responsable », ajoute-t-elle.

15h14 : La Pologne doit mieux protéger les réfugiés face aux risques d'abus, selon Human Rights Watch

La Pologne doit renforcer « de façon urgente » ses mesures de prévention et de surveillance pour protéger les réfugiés ukrainiens sur son sol, en particulier les femmes, victimes de trafics, de violences et de viols, met en garde vendredi l'ONG Human Rights Watch.

« Des mesures insuffisantes et incohérentes pour contrôler les véhicules et logements de particuliers proposés aux réfugiés augmentent les risques de trafic, d'exploitation et de violence sexiste », estime HRW dans une enquête basée sur des entretiens avec vingt réfugiés, des volontaires et représentants d'ONG.

Parmi les témoignages cités, celui d'une réfugiée de 29 ans qui a affirmé que les gérants d'un club où elle avait accepté un emploi de danseuse avaient tenté de la forcer à se prostituer. Quatre autres femmes interrogées ont également déclaré que leurs employeurs avaient voulu les faire travailler sans rémunération. Le rapport rappelle aussi l'arrestation d'un Polonais accusé d'avoir violé une Ukrainienne de 19 ans qu'il hébergeait.

« Aucune mesure systématique n'a été mise en oeuvre pour contrôler les transports ou logements privés (...). Il n'existe aucun système clair pour signaler les problèmes », déplore HRW, observant que les difficultés pour trouver et payer un logement placent certains réfugiés en grand danger.

« Abandonner cette responsabilité aux bénévoles et aux militants fait peser la charge de la sécurité des réfugiés sur des personnes bien intentionnées mais pour la plupart sans formation, sans les infrastructures ou le soutien nécessaires », souligne Hillary Margolis, chercheuse de l'ONG.

14h58 : L'Ukraine dit infliger de lourdes pertes à la Russie dans le Donbass

Les autorités ukrainiennes ont reconnu vendredi subir de lourdes pertes dans le Donbass mais affirment en infliger d'encore plus « colossales » à l'armée russe qui a fait de la prise de cette région de l'est de l'Ukraine sa priorité.

Après l'échec de son offensive initiale en direction de Kiev, la Russie concentre désormais ses efforts sur la conquête de l'ensemble des territoires des régions administratives de Donetsk et Louhansk, en parties contrôlées depuis 2014 par des séparatistes pro-russes.

L'Ukraine a reconnu la perte de quelques petites villes et villages proches des lignes de front depuis que la « bataille du Donbass » a commencé la semaine dernière, mais elle assure que la lente progression des forces russes se fait au prix de pertes déjà supérieures à celles qu'elles avaient subies en un mois de combats au nord de Kiev.

►À lire aussi : Ukraine: dans le Donbass, rester mobilisé alors que la guerre s'allonge

14h43 : L'Ukraine, soutenue par des dizaines de pays, demande une réunion d'urgence de l'OMS

L'Ukraine, ainsi que des dizaines d'autres pays, demande au chef régional de l'Organisation mondiale de la santé de tenir une réunion d'urgence sur l'impact de l'invasion russe sur la santé, selon une lettre obtenue par l'agenceReuters vendredi.

La lettre envoyée cette semaine par la mission diplomatique de l'Ukraine à Genève, où se trouve le siège de l'OMS, est signée par quelque 38 autres membres de la région européenne de l'agence, dont la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

L'OMS n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. Reuters sollicite également les commentaires de la Russie, qui est l'un des 53 membres de la région européenne de l'OMS.

13h47 : Le Pentagone exhorte à ne pas aller en Ukraine après la mort d'un Américain

Les autorités américaines ont une nouvelle fois mis en garde les ressortissants américains tentés d'aller sur le terrain de ce conflit meurtrier après la mort d'un américain parti combattre en Ukraine contre les forces russes, selon des membres de sa famille.

Willy Joseph Cancel, qui aurait été tué lundi à l'âge de 22 ans, était arrivé en Ukraine à la mi-mars, confie sa mère Rebecca Cabrera à la chaîne CNN. « Il voulait y aller car il croyait en ce pour quoi l'Ukraine se bat, et il voulait en faire partie afin de contenir (la menace) là-bas et qu'elle n'arrive pas jusqu'ici », explique Rebecca Cabrera à propos de son fils. Ancien Marine, il s'était engagé au sein d'une société paramilitaire privée et s'était porté volontaire pour rejoindre l'Ukraine.

« C'est une zone de guerre en cours, (...) ce n'est pas un endroit où les Américains devraient se rendre », lance sur CNN le porte-parole du Pentagone John Kirby, qui évoque une nouvelle « bouleversante » et apporte son soutien à la famille du tué.

Peu de temps après l'invasion de son pays par la Russie le 24 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait appelé à la formation d'une « légion internationale » de volontaires étrangers pour l'aider à défendre l'Ukraine. Début mars, le ministre ukrainien des Affaire étrangères Dmytro Kouleba évoquait le chiffre d'environ 20 000 volontaires étrangers ayant rejoint le pays en guerre.

13h30 : Citant les sanctions liés à la guerre en Ukraine, une eau minérale géorgienne suspend sa production

Le producteur de l'eau minérale géorgienne légendaire Borjomi annonce vendredi suspendre la production de ses usines en invoquant des problèmes financiers liés à l'impact des sanctions occidentales prises contre la Russie en raison du conflit en Ukraine.

Le conglomérat Alfa Group du milliardaire russe d'origine ukrainienne Mikhaïl Fridman, réputé proche du Kremlin, détient une participation de contrôle dans la compagnie IDS Borjomi Georgia qui produit cette eau gazeuse, l'un des fleurons des exportations géorgiennes. Dans un communiqué, IDS Borjomi Georgia annonce suspendre « temporairement » la production de ses deux usines en Géorgie « en raison des problèmes financiers provoqués par la situation en Ukraine ».

La compagnie explique s'être trouvée dans une « situation difficile » sur ses principaux marchés depuis le début de l'offensive russe en Ukraine le 24 février, avec un accès limité à ses comptes bancaires et l'« incapacité de recevoir les revenus en devises (étrangères) et rembourser ses créanciers ».

Fin février, l'Union européenne, puis le Royaume-Uni ont ajouté Mikhaïl Fridman à leur liste noire des personnalités russes sanctionnées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de séjour. Le milliardaire a dénoncé l'opération russe en Ukraine en la qualifiant de « tragédie » qui va selon lui « ravager » les deux pays.

12h50 : « La Russie a besoin d’une victoire avant le 9 mai »

Ce jeudi 28 avril, Moscou n’a pas hésité à frapper Kiev avec des missiles de longue portée alors que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres était en déplacement dans la capitale ukrainienne. Des frappes qui ont causé des destructions et fait une victime selon les autorités locales. La Russie dit avoir ciblé des centres de commandements, ainsi que des cibles stratégiques. Jusqu’à présent Moscou n’avait, semble-t-il pas cette stratégie. Mais pour Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, ces frappes ne démontrent pas un changement de stratégie des Russes. Selon lui il s'agissait d'un message de Moscou en direction du gouvernement ukrainien et des occidentaux.

12h05: plus de 5,4 millions de réfugiés ukrainiens

Près de 57 000 réfugiés ukrainiens ont fui ces dernières 24 heures leur pays pris d'assaut par les troupes russes depuis le 24 février, portant le total à plus de 5,4 millions, selon des chiffres du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) publiés vendredi. Le flux s'est très nettement ralenti depuis fin mars, même s'il a légèrement repris ces derniers jours. Quelque 8,3 millions de personnes pourraient fuir cette année l'Ukraine, selon des estimations de l'ONU publiées cette semaine. Selon le HCR, au 28 avril, 5 429 739 Ukrainiens avaient quitté leur pays depuis le début de l'invasion russe, soit 56.885 de plus que le chiffre de la veille.

Les femmes et les enfants représentent 90% de ces réfugiés, les hommes de 18 à 60 ans, susceptibles d'être mobilisés, n'ayant pas le droit de partir. Près des deux tiers des enfants ukrainiens ont dû fuir leur foyer, y compris ceux se trouvant toujours dans le pays.

Plus de 7,7 millions de personnes ont quitté leur foyer mais se trouvent toujours en Ukraine, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Avant l'invasion russe, l'Ukraine comptait une population de 37 millions de personnes dans les régions sous le contrôle de son gouvernement. Ce chiffre exclut la Crimée (Sud), annexée en 2014 par la Russie, et les régions de l'Est contrôlées par des séparatistes prorusses.

11h10 : Un premier navire chargé de maïs ukrainien quitte la Roumanie

Un premier navire chargé de maïs en provenance d'Ukraine a quitté vendredi le port roumain de Constanta, sur la mer Noire, marquant la reprise des exportations de céréales depuis le début de la guerre, informe l'opérateur Comvex. Les ports maritimes ukrainiens sont bloqués depuis le début de l'invasion russe, le 24 février. « Le navire transportant 70 000 tonnes de maïs a levé l'ancre à 04H20 » (01H20 GMT), a déclaré à l'AFP le PDG de la compagnie, Viorel Panait, sans dévoiler la destination de la marchandise. « Il s'agit d'un moment très important qui témoigne de l'engagement de la Roumanie à se montrer solidaire de l'Ukraine en proie à la guerre », a-t-il ajouté, se félicitant d'avoir joué le « rôle de pionnier » dans cette entreprise. Le navire, Unity T, de 229 mètres de long, bat pavillon des îles Marshall, a précisé une source au sein de l'autorité portuaire.

Bucarest s'est engagé ces dernières semaines à moderniser ses infrastructures portuaires et ferroviaires afin de faciliter les exportations en provenance d'Ukraine, qui partage une frontière de 650 kilomètres avec la Roumanie.

10h35 : Deux volontaires humanitaires britanniques « capturés » en Ukraine

Deux volontaires britanniques ont été « capturés » par des soldats russes en Ukraine, a affirmé vendredi une organisation à but non lucratif ayant son siège au Royaume-Uni, Presidium Network. « Deux citoyens britanniques, travaillant en tant que volontaires non liés à nous mais connus de nous, Paul Urey (né en 1977) et Dylan Healy (né en 2000) », ont été « capturés par l'armée russe à un point de contrôle en Ukraine lundi », a dit Dominik Byrne, l'un des fondateurs de cette ONG, précisant que les deux hommes « sont allés en Ukraine de leur propre chef ».

10h00: Le président indonésien invite Zelensky et Poutine au sommet du G20

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé vendredi avoir invité son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et confirmé avoir invité le président russe Vladimir Poutine au sommet du G20 qui doit se tenir en novembre en Indonésie. « J'ai invité le président Zelensky à participer au sommet du G20 », a déclaré le président indonésien, suggérant qu'un compromis avait été trouvé à la suite des pressions des Occidentaux pour exclure la Russie du groupe depuis le début de son invasion de l'Ukraine.

09h35: Paris condamne les frappes russes « indiscrimées » sur Kiev durant la visite de Guterres

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a condamné vendredi les « frappes indiscriminées » des forces russes sur Kiev survenues jeudi alors que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres se trouvait dans la capitale ukrainienne. « Pleine solidarité avec le peuple ukrainien, ainsi qu'avec @antonioguterres et @KirilPetkov (Premier ministre bulgare, ndlr) qui se trouvaient à proximité », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur son compte Twitter.

08h50: La Russie confirme une frappe contre Kiev pendant la visite de Guterres

La Russie a confirmé vendredi avoir effectué la veille une frappe avec des armes de « haute précision » contre Kiev, la capitale ukrainienne, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. « Les forces russes ont détruit avec des armes de haute précision de longue portée les ateliers de l'entreprise spatiale Artiom dans la ville de Kiev », a indiqué le ministère russe de la Défense, lors d'un briefing. Il s'agit du premier bombardement à Kiev depuis la mi-avril. Il est intervenu après un déplacement jeudi du patron de l'ONU à Boutcha et d'autres banlieues de Kiev - théâtres d'exactions présumées imputées par les Ukrainiens aux forces russes qui démentent leur implication. L'armée russe a également détruit jeudi avec des « missiles de haute précision » « trois centrales électriques situées près de nœuds ferroviaires », notamment à Fastov dans la région de Kiev, selon le ministère.

08h05: Au moins un mort dans la frappe russe contre Kiev jeudi pendant la visite de Guterres

Les frappes russes ont fait au moins un mort selon le maire Vitaly Klitschko. Il s'agit de la productrice américaine Vira Ghyrytch, a annoncé pour sa part Radio Liberty, un média américain. Son corps a été découvert sous les décombres de son immeuble vendredi. Les secouristes « ont retrouvé un corps » en déblayant les débris sur le site touché, près du centre-ville, a-t-il ajouté. Quatre blessés ont été hospitalisés, a-t-il indiqué dans un message séparé, précisant qu'au total, plus de 100 habitants de Kiev avaient été tués depuis le début de l'invasion russe il y a deux mois.

07h10: L'évacuation des civils du site Azovstal, à Marioupol, envisagée pour ce vendredi

Une « opération » d'évacuation les civils terrés dans l'usine d'Azovstal assiégée par les troupes russes à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, est « envisagée » pour vendredi, a informé la présidence ukrainienne. « Une opération destinée à sortir les civils de l'usine est envisagée pour aujourd'hui », a indiqué vendredi la présidence dans un communiqué. Des centaines de militaires et de civils ukrainiens, dont des dizaines d'enfants, sont bloqués, selon Kiev, dans cette immense aciérie d'Azovstal à Marioupol, avec les derniers combattants ukrainiens de la ville.

06h35 : La guerre en Ukraine plombe les profits du chimiste BASF au premier trimestre

Le chimiste allemand BASF a fait état vendredi de profits en forte baisse au premier trimestre 2022, plombé par la guerre en Ukraine et l'abandon du projet de gazoduc Nord Stream 2, malgré de solides résultats opérationnels, portés par une demande et des prix plus élevés. L'entreprise a dégagé, entre janvier et mars, un bénéfice net de 1,2 milliard d'euros, en baisse de 28,9% sur un an, en raison de « la guerre en Ukraine et de ses conséquences politiques », a détaillé BASF dans un communiqué. C'est notamment sa filiale énergétique Wintershall DEA, spécialisée dans le gaz, qui a souffert des répercussions du conflit.

05h45: à Pokrovske, les membres du bataillon Azov regardent vers Marioupol

À l’usine Azovstal de Marioupol, les dernières forces ukrainiennes qui continuent de tenir tête à Moscou sur place sont celles du régiment Azov. Connu pour ses racines néonazies, ce bataillon de volontaires, aujourd’hui intégré à l’armée, s’est également fait remarquer pour ses qualités militaires. Rencontre avec une de leurs unités située dans la région de Dnipropetrovsk.

Le reportage de nos envoyées spéciales à Pokrovske,Aabla Jounaïdi et Oriane Verdier

05h25: Un hôpital militaire bombardé à Marioupol

À Marioupol, le bataillon Azov a indiqué sur Telegram qu'un hôpital militaire situé dans le vaste complexe métallurgique Azovstal - où sont retranchés des combattants ukrainiens - avait été bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi. La salle d'opération s'est effondrée et des soldats qui y étaient soignés sont morts et d'autres ont été blessés, a précisé Azov. « J'appelle les organisations internationales de défense des droits humains à réagir au fait que la Russie continue d'essayer d'éliminer même les défenseurs de Marioupol qui ne peuvent plus tenir une arme », a réagi sur Telegram Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains au Parlement ukrainien.

05h00: Antonio Guterres « choqué » par les bombardements lors de sa visite à Kiev

Antonio Guterres était dans le bureau du Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal lorsque les roquettes sont tombées sur Kiev. Un « choc » pour l’équipe de l’ONU qui l’accompagnait, mais « pas une surprise ». Et, devant la télévision portugaise, le chef de la diplomatie mondiale a tenu à minimiser. « Je ne pense pas que le fait que le secrétaire général est présent ou non soit important. Ce qui est important, c’est l’attaque en elle-même, et cela m’a choqué, car Kiev est une ville sacrée à la fois pour les Ukrainiens et pour les Russes. Je pense que cette ville, qui est d’une beauté extraordinaire, d’une grande importance historique, qui porte un héritage culturel, doit être épargnée. Cela m’a donc naturellement choqué. »

Notre article: le choc d'Antonio Guterres face aux frappes sur Kiev pendant sa visite

04h30 : Déluge de bombes à l'Est et dans le Sud de l'Ukraine

Les régions méridionales et orientales de l'Ukraine - où se concentrent les assauts russes - sont sous un feu nourri de bombes. « L'ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions », avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et dans le Donbass, a souligné l'état-major ukrainien. Selon lui, l'armée russe tente d'empêcher le transfert de forces ukrainiennes du nord vers l'est. Selon le gouverneur de Kharkiv, Oleg Synegoubov, cinq personnes ont été tuées jeudi dans des bombardements sur la ville et sa région. Les troupes russes, qui tentaient d'avancer depuis Izioum vers « Brazhkivka, Dovhenky et Velyka Komyshuvakha », ont subi « de lourdes pertes et ont été contraintes de battre en retraite », a-t-il assuré sur Telegram.

03h30 : cinq missiles sur Kiev en pleine visite du chef de l'ONU

La Russie poursuivait vendredi son offensive dans les régions orientales et méridionales de l'Ukraine, au lendemain de tirs de missiles russes sur la capitale Kiev, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Le bombardement à Kiev, le premier depuis la mi-avril, est intervenu après un déplacement jeudi du patron de l'ONU à Boutcha et d'autres banlieues de Kiev - théâtres d'exactions imputées par les Ukrainiens aux forces russes - où il avait appelé Moscou à « coopérer » avec l'enquête de la Cour pénale internationale sur de possibles crimes de guerre.

« Dans la soirée, l'ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky », « sur les étages inférieurs d'un immeuble résidentiel », a dit le maire de la capitale, Vitali Klitschko.

Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ce sont « cinq missiles » qui se sont abattus sur Kiev. « Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales, sur les efforts des dirigeants russes pour humilier l'ONU et tout ce que l'organisation représente », a commenté M. Zelensky dans une vidéo.

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