[EN DIRECT] Guerre en Ukraine: Kiev accuse Moscou de déstabilisation en Transnistrie

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Au 62e jour de l'invasion russe en Ukraine, trois explosions et une « attaque terroriste » dans la région séparatiste moldave de Transnistrie font craindre une étendue du conflit en Ukraine à la Moldavie.

► Moscou a bloqué le site internet de RFI, qui diffuse des informations dans une quinzaine de langues dont le russe. Une adresse URL alternative permet d'accéder au site en français et en russe. RFI en russe est aussi disponible sur Telegram : https://t.me/RFI_Ru, via un VPN et en Russie en français par satellite sur Hotbird.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.

Les points essentiels :

► Les autorités séparatistes moldaves de Transnistrie ont dénoncé une « attaque terroriste » contre une unité militaire ce mardi matin, ainsi que des explosions sur deux antennes de radio et le ministère de la Sécurité publique lundi soir. Les incidents attisent les craintes d'un débordement du conflit en Moldavie, qui a décidé de réunir en urgence son conseil de sécurité nationale. L'Ukraine accuse la Russie de vouloir « déstabiliser » aussi la Moldavie. Les autorités moldaves appellent au calme.

► Le chef du Pentagone Lloyd Austin a affirmé lundi que l'Ukraine pouvait gagner la guerre, au lendemain de la première visite à Kiev de dirigeants américains depuis l'invasion russe. « Ils peuvent gagner s'ils ont les bons équipements, le bon soutien », a-t-il déclaré après avoir rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en compagnie du secrétaire d'État Antony Blinken.

►Antonio Guterres appelle l'Ukraine et la Russie à ouvrir des couloirs humanitaires avec l'aide de l'ONU.

► Le Royaume-Uni affirme que la Russie tente d'encercler les positions ukrainiennes dans l'est du pays. Selon le ministère de la Défense britanniquede violents combats ont été signalés au sud d'Izium, alors que les forces russes tentent d'avancer vers les villes de Sloviansk et Kramatorsk par le nord et l'est.

► Le nombre de réfugiés fuyant l'invasion russe dépasse les 5,2 millions, selon l'ONU. Plus de 7,7 millions de personnes ont quitté leur foyer, mais se trouvent toujours en Ukraine.

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15h21 : Washington et ses alliés se rencontreront tous les mois pour aider militairement l'Ukraine

Les Etats-Unis et leur alliés se réuniront tous les mois pour examiner comment renforcer les capacités militaires de l'Ukraine face à la Russie, a annoncé mardi le ministre américain de la Défense Lloyd Austin après une rencontre avec une quarantaine de pays en Allemagne.

« La réunion d'aujourd'hui deviendra un groupe de contact mensuel sur la défense de l'Ukraine », a déclaré M. Austin, ajoutant qu'il souhaite ainsi coordonner l'action des « nations de bonne volonté pour intensifier nos efforts, coordonner notre assistance, et se concentrer sur la victoire du combat d'aujourd'hui et des combats à venir ».

15h05 : L'ONU adopte une obligation de justifier tout veto sur fond de blocage russe sur l'Ukraine

L'Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi par consensus une résolution obligeant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité à justifier leur recours au veto, une réforme rare saluée par des applaudissements et qui a été relancée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Ciblant directement les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni, seuls détenteurs du veto, la mesure initiée par le Liechtenstein a vocation à leur « faire payer un prix politique plus élevé » lorsqu'ils y auront recours, résume un ambassadeur d'un pays n'en disposant pas et demandant à garder l'anonymat.

Avancée pour la première fois il y a deux ans et demi, la réforme prévoit une convocation de l'Assemblée générale « dans les dix jours ouvrables suivant l'opposition d'un ou plusieurs membres permanents du Conseil de sécurité, pour tenir un débat sur la situation dans laquelle le veto a été exprimé ».

14h31 : Kiev démolit un monument historique dédié à l'amitié ukraino-russe

La mairie de Kiev a commencé mardi la démolition d'un monument historique d'époque soviétique célébrant l'amitié entre l'Ukraine et la Russie, après l'invasion du pays par Moscou lancée il y a deux mois. « Huit mètres de métal de la soi-disant "amitié des deux peuples" démantelé. Et ce qui est symbolique [...] la tête de l'ouvrier russe est tombée », a déclaré sur Telegram le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko.

Installée à l'époque soviétique en 1982 pour commémorer la « réunification de la Russie et de l'Ukraine », cette statue massive en bronze sera entièrement démontée d'ici mardi soir, a-t-il ajouté.

14h12 : Wikipédia reçoit une amende pour ne pas avoir supprimé des articles en rapport avec la guerre en Ukraine

Un tribunal russe a infligé mardi une amende supplémentaire de 2 millions de roubles (26 900 dollars) au propriétaire de Wikipédia, la Wikimedia Foundation, après une sanction antérieure pour non-suppression d'articles que la Russie a exigé de supprimer, a rapporté l'agence de presse TASS. La Russie s'est opposée aux articles qui, selon elle, contiennent des informations inexactes sur ce que Moscou appelle son opération militaire spéciale en Ukraine.

13h56 : À Moscou, Antonio Guterres appelle l'Ukraine et la Russie à ouvrir des couloirs humanitaires avec l'aide de l'ONU

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a appelé mardi l'Ukraine et la Russie à travailler en coordination avec l'ONU pour permettre l'ouverture de couloirs humanitaires en Ukraine, où Moscou mène une offensive militaire. « Nous avons besoin d'urgence » de tels couloirs d'évacuation de civils « réellement sûrs et efficaces », a-t-il ajouté.

Sergueï Lavrov, de son côté, a assuré que la Russie était prête à coopérer avec l'ONU afin de « soulager » les populations civiles. « Notre but principal est de protéger les populations civiles. Nous sommes prêts à coopérer avec nos collègues des Nations unies pour soulager les souffrances des populations civiles », a-t-il affirmé durant la même conférence de presse.

13h48 : La Moldavie appelle au « calme » et renforce sa sécurité

Maïa Sandu, la présidente de la Moldavie a lancé mardi un appel au « calme » et annoncé des mesures pour renforcer la sécurité de ce pays frontalier de l'Ukraine après une série d'explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie. « Il s'agit d'une tentative pour accroître les tensions », a ausi déclaré la présidente moldave après une réunion du conseil de sécurité nationale, annonçant le renforcement des contrôles dans les transports et des patrouilles aux frontières.

13h43 : La Finlande et la Suède pourraient décider ensemble de rejoindre ou non l'Otan

La Finlande et la Suède pourraient décider ensemble si elles rejoindront ou non l'Otan après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a déclaré mardi le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto.

« Maintenant que la Suède a décidé d'avancer quelque peu son propre processus parlementaire, il est possible que les décisions liées à l'adhésion, si elles sont prises, interviennent les mêmes jours ou au moins dans les mêmes semaines », a déclaré Pekka Haavisto aux journalistes, commentant les reportages des médias lundi sur le moment du déménagement.

Il n'a donné aucune date précise pour les décisions, citant la nécessité de laisser du temps aux parlements des deux pays nordiques pour débattre de la question.

Stockholm procède à un examen de la politique de sécurité, qui comprend une position sur une éventuelle adhésion à l'OTAN, les résultats étant attendus pour la mi-mai. Son voisin oriental, la Finlande, a déclaré qu'il prévoyait de décider s'il souhaitait rejoindre l'alliance « d'ici quelques semaines ».

13h36 : Kiev accuse Moscou de chercher à « déstabiliser » la Transnistrie

« La Russie veut déstabiliser la région de Transnistrie, ce qui suggère que la Moldavie devrait s'attendre à recevoir des "invités" », a déclaré sur Twitter le conseiller de la présidence ukrainienne Mikhaïlo Podoliak, faisant référence aux soldats russes qui ont envahi l'Ukraine depuis le 24 février. La région séparatiste moldave pro-russe de Transnistrie, frontalière de l'Ukraine, a subi une série d'explosions qui fait craindre un débordement de la guerre voisine.

13h28 : 7 millions de dollars appartenant à Google saisis en Russie par la justice

Un tribunal de Moscou a ordonné la saisie de 500 millions de roubles (7 millions de dollars) de biens et de fonds de Google en Russie, selon Reuters, dans le cadre d'un procès concernant les restrictions que la société technologique américaine a imposées à la chaîne YouTube d'une importante société de télévision.

Les agences de presse russes ont rapporté que l'affaire concernait GPM Entertainment Television de Gazprom Media Holding, qui avait déposé une plainte exigeant que Google rétablisse l'accès à son compte YouTube. YouTube, qui a bloqué les médias russes financés par l'État dans le monde, subit de fortes pressions de la part du régulateur des communications et des politiciens russes.

13h25 : L'Allemagne espère pouvoir se passer du pétrole russe dans quelques jours

Le pétrole russe ne représente que 12% de l'approvisionnement pétrolier de l'Allemagne et celle-ci espère avoir trouvé dans quelques jours des fournisseurs alternatifs lui permettant de s'en passer, a déclaré mardi le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck. Il s'exprimait devant des journalistes lors d'une visite en Pologne pour des discussions sur la sécurité énergétique.

13h17 : Le niveau de radioactivité à Tchernobyl se situe « dans la normale », selon le chef de l'AIEA

Le niveau de radioactivité sur la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine est « dans la normale », a estimé mardi le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, en visite sur place. « Nous suivons tout cela de façon quotidienne », a-t-il ajouté. Le site avait été occupé entre le 24 février et la fin mars par l'armée russe.

Rafael Grossi est accompagné sur place par une équipe d'experts « pour livrer des équipements vitaux » (dosimètres, combinaisons de protection, etc.), effectuer « des contrôles radiologiques et autres ». Ces experts doivent « réparer les systèmes de surveillance à distance, qui ont cessé de transmettre les données vers le siège » de l'AIEA à Vienne (Autriche) peu après le début de la guerre, a-t-il indiqué.

Mise à jour : Nous avons modifié ce post à 14h52, après un rectificatif de l’AFP. Un propos erroné de Rafael Grossi sur la radioactivité à la centrale nucléaire de Tchernobyl avait relayé par l'agence de presse.

13h04 : « Avec ces armes les Ukrainiens peuvent résister »

Les pays membres de l’OTAN multiplient les annonces depuis plusieurs jours concernant la livraison d’armes lourdes à même de contrer les offensives russes dans la guerre qui se joue dans le Donbass : l’Allemagne annonce la livraison de chars à l’Ukraine, les Britanniques déclarent de leur côté l’envoi de blindés, les Etats-Unis, eux, vont acheminer plus de matériel militaire... Ces livraisons peuvent-elles marquer un tournant dans ce conflit ? Va-t-on assister à un rééquilibrage des forces dans l’est de l’Ukraine ? Pour le général Dominique Trinquand, expert militaire, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, cela va au moins permettre aux troupes ukrainiennes de résister aux assauts russes.

12h29 : La Russie veut éviter une intervention en Transnistrie

La Russie veut éviter un scénario qui l'obligerait à intervenir en Transnistrie, région séparatiste de Moldavie frontalière de l'Ukraine, déclare mardi le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l'agence Novosti. La Moldavie a organisé ce mardi une réunion en urgence de son conseil de sécurité après l'annonce par les autorités de Transnistrie de deux explosions et d'une attaque dans la région séparatiste.

Les incidents font craindre un débordement du conflit en Ukraine dans le pays d'Europe orientale. La Moldavie ex-république soviétique, redoute d'être la prochaine cible de Moscou suite aux accusations d'un haut gradé russe. Le général Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie, avait aussi estimé plus tôt que la population russophone de Moldavie était victime d'« oppression », l'un des prétextes invoqués par Moscou pour intervenir en Ukraine afin de « défendre » la minorité russe.

11h58 : L'occupation de Tchernobyl par les Russes était « très, très dangereuse » (AIEA)

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi dénonce l'occupation du site de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine par l'armée russe entre le 24 février et fin mars.

« La situation était absolument anormale et très, très dangereuse », affirme Rafael Grossi devant des journalistes lors d'une visite à Tchernobyl, 36 ans jour pour jour après la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire, en 1986.

À lire aussi : Des survivants du drame de Tchernobyl témoignent, 20 ans après la fermeture de la centrale nucléaire

11h41 : La Russie expulse trois diplomates suédois

La Russie annonce mardi l'expulsion de trois diplomates suédois, en représailles à une mesure similaire prise par Stockholm suite à l'offensive militaire russe en Ukraine.

Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué avoir convoqué l'ambassadrice suédoise pour « protester avec force » contre l'expulsion des diplomates russes, début avril, et contre le soutien militaire de Stockholm au gouvernement ukrainien.

« En réaction, la partie russe a décidé de déclarer personae non gratae trois diplomates de l'ambassade de Suède en Russie », a ajouté la diplomatie russe.

L'offensive que mène la Russie en Ukraine depuis le 24 février a suscité une vague de condamnations internationales et une pluie de sanctions qui s'est accompagnée de l'expulsion de centaines de diplomates russes par les pays occidentaux. Dans ce contexte de tensions, la Suède réfléchit, comme la Finlande, à une candidature pour intégrer l'Otan.

11h26 : L'Allemagne autorise la livraison de blindés à l'Ukraine, un tournant dans la politique allemande

Critiqué depuis plusieurs semaines pour sa retenue dans la guerre en Ukraine, Berlin vient de franchir le pas ce qui constitue un tournant. Berlin va autoriser la livraison à l’Ukraine par le fabricant Krauss-Maffei Wegmann de chars Guépard d’occasion, dont le nombre n’a pas été précisé, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. La société KMW avait évoqué une cinquantaine d’exemplaires il y a deux mois.

Spécialisés dans la défense anti-aérienne, ces chars peuvent être utiles à l’Ukraine pour combattre les attaques russes. Les experts soulignent toutefois qu’il s’agit d’un système complexe qui implique une formation des soldats ukrainiens.

À lire aussi : Berlin autorise la livraison de blindés à l'Ukraine, un tournant dans la politique allemande

10h58 : 2 morts dans des bombardements dans l'Oblast de Donetsk

Deux personnes ont été tuées et six blessées dans des bombardements russes sur la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, selon les autorités régionales. Le gouverneur Pavlo Kyrylenko affirme que les tirs russes se poursuivent sur l'ensemble de la ligne de front.

10h43 : La Pologne impose des sanctions à 50 oligarques et entreprises russes

La Pologne publie ce mardi une première liste de personnalités placées sous sanctions, comprenant 50 oligarques et entreprises russes, alors qu'elle cherche à accroître la pression sur Moscou, suite de l'invasion de l'Ukraine.

Parmi les personnes figurant sur la liste dévoilée par le ministre polonais de l'Intérieur Mariusz Kaminski, le magnat de l'aluminium Oleg Deripaska, le milliardaire Mikhail Fridman, Eugene Kaspersky, fondateur de la société russe de cybersécurité qui porte son nom mais aussi la société d'énergie russe Gazprom.

« Il est probable, voire certain, que cette liste sera élargie », ajoute le ministre. Les sanctions comprennent le gel des avoirs et l'interdiction d'entrer sur le territoire Polonais.

10h34 : La Russie affirme avoir frappé plus de 90 sites militaires en Ukraine et tué 500 soldats

Le ministère de la Défense russe affirme avoir détruit plus de 90 cibles militaires dans la nuit de lundi à mardi et avoir tué « au moins » 500 militaires ukrainiens. La Russie ajoute avoir frappé deux dépôts de munitions à proximité de Kharkiv. Kiev n'a pour l'instant, pas confirmé de pertes.

10h08 : À Moscou, Guterres plaide pour un cessez-le-feu « dans les plus brefs délais »

Le chef des Nations unies Antonio Guterres a plaidé mardi, lors d'un déplacement à Moscou, pour un cessez-le-feu en Ukraine « dans les plus brefs délais ».

« Ce qui nous intéresse beaucoup, c'est de trouver les moyens de créer les conditions pour un dialogue efficace, créer les conditions pour un cessez-le-feu dans les plus brefs délais », déclaré le secrétaire général des Nations unies, avant d'entamer des discussions avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

09h52 : Une unité militaire transnistrienne victime d'une « attaque terroriste », la Moldavie craint un débordement du conflit en Ukraine

Le Conseil de sécurité de la région séparatiste moldave de Transnistrie a dénoncé une « attaque terroriste » contre une unité militaire près de la capitale de la région Tiraspol. L'alerte de niveau terroriste a été relevée à son niveau maximal, le « niveau rouge », détaillent les autorités séparatistes, sans préciser quelles mesures de sécurité seraient déployées sur le territoire.

Il s'agit du troisième fait de violence recensé ces dernières 24 h dans la région séparatistes. Plus tôt ce matin, deux antennes de radio ont été détruites dans le district de Grigoriopol, sans faire de blessés. Hier, le siège du ministère de la Sécurité publique a été visé dans ce qui semble être une attaque au lance-grenades qui n'a, elle aussi, pas fait de blessés, indique la police de cette région séparatiste de Moldavie appuyée par la Russie.

La présidente moldave Maïa Sandu a décidé de réunir en urgence son conseil de sécurité nationale suite à cette série d'explosions qui fait craindre un débordement du conflit en Ukraine dans le pays d'Europe orientale. La Moldavie ex-république soviétique, redoute d'être la prochaine cible de Moscou suite aux accusations d'un haut gradé russe.

Le général Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie, avait aussi estimé plus tôt que la population russophone de Moldavie était victime d'« oppression », l'un des prétextes invoqués par Moscou pour intervenir en Ukraine afin de « défendre » la minorité russe.

09h16 : L'ONU s'attend à 8,3 millions de réfugiés contre un peu plus de 5 millions actuellement

Les Nations unies estiment que le nombre de réfugiés ukrainiens fuyant leur pays envahi le 24 février par l'armée russe pourrait atteindre 8,3 millions, contre un peu plus de 5,2 millions actuellement.

Au regard de la dégradation de la situation, le Haut Commissariat aux réfugiés - qui au début de la guerre tablait sur 4 millions de réfugiés - demande désormais 2,25 milliards de dollars pour soutenir ses actions et celle de ses partenaires en faveur de ces personnes fuyant leur pays en guerre, le double de l'appel du 1er mars.

À lire aussi : «Réfugiés.info» facilite les démarches en France des personnes déplacées et de leurs aidants

09h00 : La Russie et la Biélorussie organisent des exercices conjoints des forces aériennes

Moscou et Minsk vont mener des exercices conjoints de leurs forces aériennes en Biélorussie, déclare mardi le ministère de la Défense biélorusse dans un communiqué. Les exercices auront lieu du 26 au 29 avril, a précisé le ministère.

08h46 : L'ONU double son appel humanitaire pour l'Ukraine à 2,25 milliards de dollars

Les Nations unies annoncent mardi avoir doublé leur appel d'urgence pour apporter de l'aide humanitaire en Ukraine, envahie par la Russie, portant le total à 2,25 milliards de dollars.

« Plus de 2,25 milliards de dollars sont désormais nécessaires pour répondre aux besoins en Ukraine, soit plus du double du montant demandé (1,1 milliard de dollars) lorsque nous avons lancé l'appel le 1er mars, quelques jours après le début de la guerre. L'appel a également été prolongé de trois à six mois », indique l'ONU.

08h43 : Explosions en Transnistrie: la Moldavie convoque une réunion du conseil de sécurité nationale

La présidente de la Moldavie va réunir mardi son conseil de sécurité nationale après une série d'explosions dans la région séparatiste pro-russe de Transnistrie qui fait craindre un débordement du conflit en Ukraine dans le pays d'Europe orientale.

Maïa Sandu « va tenir aujourd'hui une réunion du Conseil suprême de la Sécurité en lien avec les incidents dans la région de Transnistrie », a indiqué la présidence dans un communiqué, précisant que celle-ci débuterait à 10h TU.

08h37 : « Tout le monde peut y participer »: contre la Russie, la cyberarmée ukrainienne se mobilise

Depuis le 24 février, l'offensive russes sur l'Ukraine se poursuit sur le terrain, mais également par le biais de cyberattaques. Plusieurs opérations ont été menées par des groupes de hackers pro-russes, bloquant les banques ukrainiennes ou visant les ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur. Pour riposter, tout le monde est appelé à agir, néophytes comme ingénieurs informatiques.

Sur l’ordinateur blanc d’Andreï, un sticker bleu et jaune indique « IT army of Ukraine ». Depuis sa ville natale, Odessa, l'ingénieur informatique est devenu soldat de cette cyberarmée.

Quand la guerre a commencé le ministère de la Transformation digitale a organisé une chaîne sur l'application Telegram. Une chaîne de cyberguerre. Aujourd'hui il y a près de 300 000 abonnés qui aident notre armée.

Écoutez le reportage de nos envoyées spéciales à Odessa, Oriane Verdier et Aabla Jounaïdi.

08h10 : Le leader des séparatistes de Donetsk déclare que Moscou devrait lancer la prochaine phase de la campagne en Ukraine

Le chef des séparatistes pro-russes de Donetsk, soutenus par la Russie, déclare mardi que Moscou devrait lancer la prochaine étape de sa campagne militaire en Ukraine après avoir atteint les frontières de la région, selon l'agence de presse Novosti.

Denis Pushilin, le leader de la République populaire autoproclamée de Donetsk, a fait cette annonce lors d'un talk-show russe diffusé en ligne. Les troupes de la république séparatiste sont toujours engagées autour de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine.

07h46 : Deux antennes radios détruites en Transnitrie, troisième explosion en 24 heures

Deux antennes radio dans la région séparatiste moldave de Transnitrie ont été détruites dans deux explosions, indique mardi le ministère de l'Intérieur. « Tôt le matin du 26 avril, deux explosions se sont produites dans le village de Maïak, dans le district de Grigoriopol : la première à 6h40 et la seconde à 7h05 », détaille le ministère. Aucun habitant n'a été blessé, précise le ministère.

Il s'agit de la troisième explosion ces dernières 24 heures dans le territoire frontalier de l'Ukraine. Hier, plusieurs explosions ont été entendues à Tiraspol, la capitale de la Transnistrie. Le siège du ministère de la Sécurité publique a été visé dans ce qui semble être une attaque au lance-grenades qui n'a pas fait de blessés, indique la police de cette région séparatiste de Moldavie appuyée par la Russie.

Aucun lien n'a pour l'instant pu être fait entre les deux incidents.

À lire aussi : Transnistrie: autre enjeu entre Occident et Russie

La Transnistrie a fait sécession de la Moldavie après une brève guerre civile dans la foulée de l'effondrement de l'Union soviétique. La région séparatiste a sa propre monnaie et ses propres forces de sécurité. Ce territoire, qui compte environ 500 000 habitants, est cependant fortement dépendant de la Russie, qui lui fournit gratuitement du gaz et y a déployé 1 500 militaires. Moscou y possède toujours une base militaire, ainsi qu'un stock de quelque 20 000 tonnes de munitions.

Ces incidents surviennent après qu'un haut responsable militaire russe a soulevé la semaine dernière la question des russophones en Transnistrie dans le contexte de la campagne militaire russe en Ukraine. Le général Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie, avait aussi estimé que la population russophone de Moldavie était victime d'« oppression », l'un des prétextes invoqués par Moscou pour intervenir en Ukraine afin de « défendre » la minorité russe.

Le ministère moldave des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Russiesuite à ces propos, qu'il a qualifié de « sans fondement et en contradiction avec la position de la Russie en faveur de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de notre pays à l'intérieur de frontières internationalement reconnues ».

À lire aussi : Moldavie, la menace transnistrienne

07h06 : L'Allemagne va autoriser la livraison de chars à l'Ukraine

L'Allemagne va autoriser la livraison à l'Ukraine de chars de type « Guepard », annonce mardi une source gouvernementale à l'AFP, ce qui constitue un tournant majeur dans la politique prudente suivie jusqu'ici par Berlin dans son soutien militaire à Kiev.

Les détails et notamment le nombre de chars, spécialisés dans la défense anti-aérienne, doivent être dévoilés dans la journée par la ministre de la Défense, Christine Lambrecht, lors d'une réunion sur la base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne, à l'invitation de son homologue américain, selon cette source.

À lire aussi : Guerre en Ukraine : l'industriel allemand Rheinmetall veut livrer à Kiev des armes lourdes

06h57 : Joe Biden promet de livrer plus de gaz américain aux Européens

Les États-Unis, pourtant importateurs il y a quelques années, sont devenus le premier exportateur mondial de gaz liquide naturel en janvier dernier, passant devant le Qatar et l’Australie grâce à leur gaz de schiste.

Avec l'augmentation de la demande, les tensions géostratégiques, mais aussi les pressions de l'UE qui cherche à réduire sa dépendance au gaz russe, les sanctions contre Moscou n’ont fait que conforter cette domination énergétique américaine. Le président Joe Biden envisage de livrer plus de gaz américain aux Européens pour réduire les achats à la Russie, explique notre correspondant à Miami David Thomson.

À écouter : Gaz liquide naturel: Biden promet de livrer plus de gaz américain aux Européens

06h31 : Le Royaume-Uni affirme que la Russie tente d'encercler les positions ukrainiennes dans l'est du pays

Selon le ministère de la Défense britannique, la Russie tente probablement d'encercler l'armée ukrainienne dans l'est du pays. Dans un point quotidien, le ministère explique que la ville de Kreminna serait tombée aux mains des Russes et que de violents combats ont été signalés au sud d'Izium, alors que les forces russes tentent d'avancer vers les villes de Sloviansk et Kramatorsk par le nord et l'est.

Le ministère de la Défense britannique ajoute que les forces ukrainiennes renforcent leurs positions autour de Zaporijia, alors que les autorités ukrainiennes se préparent à une potentielle attaque sur la ville. Ce matin, la région a été frappée par plusieurs missiles, selon l'administration militaire de l'Oblast de Zaporijia. Aucune précision n'a été donnée sur le nombre de victimes.

06h02 : Les professionnels de la chaussure italienne à Moscou, malgré les sanctions

Près de 40 entrepreneurs du district de la chaussure situé à Fermo, ville de la région des Marches, en Italie centrale, ont décidé de braver l'éthique et les sanctions européennes contre la Russie pour participer au Salon international de la chaussure et de la maroquinerie de Moscou.

Les autorités de la région et l'association italienne des fabricants de chaussures ont multiplié les communiqués dans lesquels ils condamnent la guerre en Ukraine et promettent d'aider des réfugiés. Mais pas question de renoncer au marché russe qui représente une grande partie du chiffre d'affaires des PME du district de la chaussure, explique notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

« Nous espérons que la guerre sera bientôt terminée et que les affaires reprendront, car les entreprises et leurs salariés sont particulièrement menacés par les sanctions européennes », se justifie Marino Fabiani, qui vendait ses chaussures comme des petits pains à des oligarques russes. Une quarantaine d'entrepreneurs ont rejoint Moscou, afin de participer au Salon international de la chaussure et de la maroquinerie Obuv. Mir Kozhi, qui se tient à l'Expocentre de Moscou du 26 au 29 avril.

05h28 : Les évacuations continuent à Kharkiv

Les évacuations du quartier de la ligne de front de Kharkiv se poursuivent alors que neuf personnes ont été blessées et cinq tuées par les bombardements russes dans la région, selon le gouvernement ukrainien.

S'exprimant à côté d'un bâtiment partiellement détruit, « Udav», un militaire ukrainien, accuse les forces russes de se livrer à un « génocide », à travers leurs bombardements. « Je pense qu'ils le font exprès, toute cette destruction d'infrastructures civiles. Ils font tout pour effrayer les gens, créer la panique », déclare-t-il.

À Kharkiv, ville de l'est du pays qui a subi de lourds bombardements depuis le début du conflit, des volontaires s'affairent pour aider à évacuer les habitants de la ville. « Jusqu'en avril, il y avait plus de civils tués que de militaires. C'est donc un génocide direct et évident de notre nation et aucun ukrainien ne peut rester à l'écart », ajoute-t-il.

05h16 : À Lviv, une libraire sauve des livres pour enfants menacés par la guerre

Dans le sous-sol de sa librairie à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, Romana Iaremyn montre des centaines de livres entreposés presque jusqu'au plafond, évacués des zones ravagées par les combats avec l'armée russe. Emballés dans des paquets blancs, les titres, sauvés de Kharkiv, la grande ville du nord-est partiellement encerclée et bombardée quasi quotidiennement par les forces de Moscou, ne sont qu'une fraction de ce que l'éditeur a réussi à sauver des bombardements, explique-t-elle à l'AFP.

Lviv a été relativement épargnée par les combats depuis le début de l'invasion russe il y a deux mois, à l'exception de quelques raids aériens meurtriers. Des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, ont fui vers la grande ville de l'Ouest de l'Ukraine ou traversé Lviv pour se rendre en Europe depuis le début des combats.

La jeune femme raconte que la librairie a rouvert promptement au lendemain de l'invasion, fournissant un abri dans la cave lorsque les sirènes anti-bombardement se faisaient entendre et organisant des lectures pour enfants pour les déplacés. Lors de la première vague des arrivées, des parents qui ont fui leurs foyers en laissant presque tout derrière eux s'y pressaient pour trouver des fables à raconter à leurs enfants afin de les distraire.

04h41 : Londres supprime tous les droits de douane pour l'Ukraine

Le Royaume-Uni décrète la suppression de tous les droits de douane et des quotas pour les produits ukrainiens, ainsi que l'interdiction d'exporter certaines technologies sensibles vers la Russie, afin d'aider Kiev à faire face à l'invasion russe.

Cette mesure répond à une demande directe du président ukrainien Volodymyr Zelensky, précise le gouvernement britannique dans un communiqué. Elle concerne notamment l'orge, le miel, les volailles et les tomates en boîte exportées par l'Ukraine vers le Royaume-Uni.

« Le Royaume-Uni continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir la lutte de l'Ukraine contre l'invasion brutale et non provoquée de Poutine et contribuer à assurer la sécurité et la prospérité à long terme de l'Ukraine et de son peuple », déclare la secrétaire au Commerce international, Anne-Marie Trevelyan, citée dans le communiqué.

Le Royaume-Uni a par ailleurs interdit l'exportation vers la Russie de certains produits et technologies qu'elle « pourrait utiliser pour réprimer le peuple héroïque d'Ukraine », comme les équipements d'interception et de surveillance de communications.

04h15 : Près de 40 pays réunis en Allemagne pour renforcer l'armement de l'Ukraine

Une quarantaine de pays se réunissent ce mardi dans l'ouest de l'Allemagne, à l'invitation des États-Unis, pour renforcer la défense de l'Ukraine. Au moment où la Russie vise le contrôle total du sud de l'Ukraine et du Donbass, cette réunion organisée sur la base aérienne américaine de Ramstein est destinée à « générer des capacités supplémentaires pour les forces ukrainiennes », explique le ministre américain de la Défense Lloyd Austin.

« Ils peuvent gagner s'ils ont les bons équipements, le bon soutien », affirme-t-il, lors d'une conférence de presse au retour d'une visite à Kiev.

Les États-Unis, qui fournissent le plus gros de l'aide militaire internationale à l'Ukraine, veulent « donner le type de soutien, le type d'artillerie et de munitions qui seront efficaces à ce stade du combat », précise le chef du Pentagone.

Kiev réclame surtout de l'artillerie lourde et des blindés pour tenter de repousser l'armée russe dans les vastes plaines du sud et de l'est du pays, mais l'équipement auquel les forces ukrainiennes ont été formées, en grande majorité en provenance de Russie, se raréfie.

La France a d'ores et déjà annoncé qu'elle envoyait des canons Caesar d'une portée de 40 km, et le Royaume-Uni a donné des missiles anti-aériens Starstreak et des blindés.

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