Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky limoge le chef de la sécurité et la procureure générale

© via Reuters - Police nationale de l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a limogé le chef de la puissante agence ukrainienne de sécurité intérieure et la procureure générale qui avait engagé des poursuites contre la Russie, accusée de crimes de guerre en Ukraine. Revivez les principaux événements du 17 juillet.

  • 23 h 11 : la journaliste russe Marina Ovsiannikova interpellée

La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue célèbre après son irruption en direct à la télévision avec une pancarte critiquant l'offensive de Moscou en Ukraine, a été interpellée dimanche en Russie, ont indiqué son entourage et son avocat.

Aucune déclaration officielle n'a été faite sur les raisons de son interpellation, mais celle-ci intervient quelques jours après qu'elle a manifesté seule près du Kremlin en brandissant une pancarte critiquant l'intervention militaire en Ukraine et le président Vladimir Poutine.

"Marina a été arrêtée. Il n'y a aucune information sur l'endroit où elle se trouve", indique un message publié par son entourage sur le compte Telegram de la journaliste. Ce message est accompagné de trois photos sur lesquelles on voit Marina Ovsiannikova, 44 ans, être emmenée vers un fourgon blanc par deux policiers après avoir visiblement été stoppée alors qu'elle se déplaçait à vélo.

Son avocat, Dmitri Zakhvatov, a confirmé l'interpellation à l'agence de presse Ria-Novosti, disant ignorer où sa cliente a été emmenée. "Je présume que cela est lié d'une manière ou d'une autre à son acte de protestation", a-t-il ajouté.

  • 22 h 42 : Volodymyr Zelensky limoge sa procureure générale et son chef de la sécurité

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié des décrets limogeant le chef de la puissante agence ukrainienne de sécurité intérieure, le SBU, ainsi que la procureure générale.

Les ordonnances limogeant le chef du SBU Ivan Bakanov, ami d'enfance de Volodymyr Zelensky, et de la procureure générale Irina Venediktova, qui avait engagé des poursuites pour des crimes de guerre russes en Ukraine, ont été publiées sur le site officiel du président.

Dans un message posté via Telegram, Volodymyr Zelensky explique avoir écarté les hauts responsables en raison de la collaboration avec la Russie de nombreux membres de leurs agences.

Selon lui, 651 cas de trahison et de collaboration concernent des procureurs et des responsables de l'application des lois, et une soixantaine de fonctionnaires des agences de Bakanov et Venediktova travaillent contre l'Ukraine, dans les territoires occupés par la Russie.

  • 21 h 50 : la pression sur Moscou "doit être accrue", affirme Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est entretenu par téléphone avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Après l'avoir remercié pour l'important soutien du Canada en matière de défense, le président ukrainien a indiqué dans un tweet avoir "réitéré que la position internationale sur les sanctions devait être basée sur les principes".

Il a ajouté qu'après les récentes "attaques terroristes" dans plusieurs localités ukrainiennes, la pression sur Moscou "doit être accrue et non pas diminuée".

Il s'agit du premier entretien téléphonique entre les deux dirigeants depuis la décision canadienne de permettre le retour en Europe de turbines destinées au gazoduc russe Nord Stream, qui a été vivement critiquée par le président ukrainien.

  • 19 h 08 : Olaf Scholz appelle à mettre fin aux veto nationaux sur la politique étrangère de l'UE

L'Union européenne ne peut plus se permettre des veto nationaux en matière de politique étrangère et de sécurité de l'Union si elle veut conserver un rôle de premier plan sur la scène mondiale, a déclaré le chancelier allemand, Olaf Scholz.

La guerre menée par la Russie en Ukraine rend encore plus urgente l'unité des Européens et appelle la fin des "blocages égoïstes" des décisions européennes par certains États membres de manière individuelle, a-t-il déclaré Olaf Scholz dans un article publié par le Frankfürter Allgemeine Zeitung.

"Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre des veto nationaux, par exemple en matière de politique étrangère, si nous voulons continuer à être entendus dans un monde de grandes puissances concurrentes", a-t-il ajouté.

  • 18 h 01 : la Russie poursuit ses bombardements en Ukraine, l'UE veut durcir les sanctions

La Russie a poursuivi ses bombardements sur plusieurs villes ukrainiennes, à la veille d'une réunion de l'UE visant à renforcer les sanctions et à lui faire "payer le prix fort de son agression" lancée il y a bientôt cinq mois.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE vont débattre lundi d'un durcissement des sanctions contre Moscou, dont les tranches successives adoptées jusqu'à présent ont isolé la Russie et durement frappé son économie, mais n'ont pas suffi à cette heure pour faire reculer le Kremlin.

Les ministres de l'UE devront se pencher sur une proposition de la Commission européenne d'interdire les achats d'or à la Russie pour aligner les sanctions sur celles de ses partenaires du G7. Une autre proposition vise à inscrire de nouvelles personnalités russes sur la liste noire de l'Union.

  • 16 h 42 : manifestation contre la "Terrorussie" à Varsovie

Près de 2 000 manifestants, selon un journaliste de l'AFP, Ukrainiens et Polonais, se sont rassemblés devant l'ambassade de Russie à Varsovie pour protester contre l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes.

Portant des drapeaux ukrainiens jaunes et bleus et des banderoles dénonçant la "Terrorussie", ils ont réclamé en polonais, en ukrainien et en anglais que le pays agresseur soit reconnu comme "État terroriste", reprenant un thème développé souvent par le président Volodymyr Zelensky.

"Assez de morts", ont-ils scandé, demandant également un renforcement des sanctions frappant le Kremlin et accusant ses dirigeants de vouloir affamer de nombreux pays en bloquant les exportations de céréales ukrainiennes.

  • 16 h : le chef de l'armée britannique dément les rumeurs sur la santé de Vladimir Poutine

Le chef d'état-major des armées britannique, l'amiral Tony Radakin s'est inscrit en faux contre des rumeurs concernant la santé du président russe Vladimir Poutine ou la possibilité qu'il puisse être assassiné.

"Je pense que certains commentaires sur le fait qu'il (Poutine) ne soit pas en bonne santé ou qu'il finisse par se faire assassiner, et bien je pense que se sont des voeux pieux", a déclaré vendredi sur la BBC Tony Radakin dans une interview diffusée dimanche.Les rumeurs sur la santé de Vladimir Poutine, 70 ans en octobre, sont invérifiables.

"En tant que professionnels militaires, nous voyons un régime relativement stable en Russie, le président Poutine a été en mesure d'étouffer toute opposition (...) et personne au sommet n'a la motivation de le défier", a-t-il soutenu.

  • 13 h 40 : la Russie prépare la prochaine étape de son offensive, selon l'Ukraine

La Russie prépare la prochaine étape de son offensive en Ukraine, a déclaré un responsable militaire ukrainien, après que Moscou a annoncé que ses forces allaient intensifier leurs opérations militaires dans "toutes les zones opérationnelles".

Les roquettes et les missiles russes ont pilonné les villes dans des frappes qui, selon Kiev, ont tué des dizaines de personnes ces derniers jours.

"Il ne s'agit pas seulement de frappes de missiles depuis l'air et la mer", a déclaré samedi Vadym Skibitskyi, porte-parole du renseignement militaire ukrainien. "Nous pouvons voir des bombardements le long de toute la ligne de contact, le long de toute la ligne de front. Il y a une utilisation active de l'aviation tactique et des hélicoptères d'attaque. "Il est clair que les préparatifs sont en cours pour la prochaine étape de l'offensive."

  • 12 h 21 : la Russie déclare avoir abattu un hélicoptère et un avion de combat ukrainiens

Le ministère russe de la Défense a déclaré que ses avions ont abattu un hélicoptère ukrainien MI-17 près de la ville de Sloviansk, dans l'est du pays, et un avion SU-25 dans la région de Kharkiv.

L'armée a également déclaré que ses missiles aériens à longue portée ont détruit un dépôt dans une zone industrielle de la ville d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, qui stockait des missiles antinavires Harpoon, livrés à l'Ukraine par les pays de l'Otan.

  • 8 h 05 : les forces russes continuent leur offensive dans le Donbass

Plusieurs bombardements ont frappé la banlieue de Pokrovk, dans la région de Donetsk, en Ukraine. L'envoyé spécial de France 24 Ludovic de Foucaud est sur place.

  • 7 h 35 : À Kramatorsk, la vie des civils ukrainiens sous les bombes

La ville de Kramatorsk, principale ville du bassin du Donbass encore sous contrôle ukrainien, dans la région de Donetsk, constitue une cible stratégique pour l'armée russe. Malgré les consignes d'évacuation des autorités locales, certains de ses habitants ont fait le choix de rester.

  • 4 h 01 : l'UE veut durcir les sanctions contre la Russie, accusée de tirer des missiles depuis une centrale nucléaire

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne vont débattre lundi d'un durcissement des sanctions contre la Russie, au moment où Moscou est accusé d'avoir déployé des lanceurs pour tirer des missiles depuis la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine.

Le gouverneur de la région de Dnipro, Valentyn Reznichenko, a dénoncé samedi "un déluge de feu" sur le territoire de Nikopol, avec des tirs de missiles Grad sur des quartiers résidentiels. "Les sauveteurs ont trouvé deux personnes mortes sous les ruines", a-t-il annoncé.

Les ministres de l'UE devront se pencher entre autres sur une proposition de la Commission européenne d'interdire les achats d'or à la Russie pour aligner les sanctions de l'UE sur celles de ses partenaires du G7.

  • 3 h 16 : la guerre de la Russie contre l'Ukraine, "fermement condamnée" au G20

De nombreux pays du G20 ont condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie lors de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du groupe, vendredi et samedi à Bali, selon une déclaration de la présidence indonésienne rendue publique dimanche.

Cette réunion des grands argentiers du G20 s'est achevée sans communiqué conjoint en raison de divergences entre les pays concernant l'offensive russe en Ukraine. En lieu et place de ce communiqué, l'Indonésie, qui tente de concilier sa neutralité dans le conflit et le fait qu'elle est l'hôte du G20 cette année, a publié une déclaration en son propre nom, dans laquelle elle fait état de ces divergences.

"De nombreux membres sont convenus que la reprise de l'économie mondiale a ralenti et est confrontée à un revers majeur en raison de la guerre de la Russie contre l'Ukraine, qui a été fermement condamnée, et ils ont appelé à la fin de la guerre", indique cette déclaration.

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