Hollande au procès du 13-Novembre: “On nous a fait la guerre, nous avons répondu"

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Procès 13 novembre: François Hollande à la barre comme témoin (photo de l'ancien président prise en mai 2017) REUTERS/Philippe Wojazer (Photo: Philippe Wojazer via Reuters)
Procès 13 novembre: François Hollande à la barre comme témoin (photo de l'ancien président prise en mai 2017) REUTERS/Philippe Wojazer (Photo: Philippe Wojazer via Reuters)

TERRORISME - Son nom résonne en creux dans la salle du tribunal de Paris depuis le début du procès des attentats du 13-novembre, évoqué en particulier par le seul accusé présent Salah Abdeslam. François Hollande, président en fonction lors du drame, a témoigné ce mercredi 10 novembre.

L’ancien chef de l’État a été cité par l’association Life for Paris, partie civile au procès tandis que d’autres dénoncent cette participation. A l’issue de quelques dizaines de minutes de débat, le président du tribunal a accédé à cette demande, le président Hollande entrant alors aux alentours de 16 heures dans la salle d’audience pour répondre aux questions.

Comment un attentat d’une telle ampleur n’a-t-il pas pu être mieux anticipé et déjoué? “Hélas, nous n’avions pas l’information qui aurait été décisive pour empêcher les attentats”, a-t-il regretté.

“Tous ces services ont fait tout ce qu’ils pouvaient”

Depuis les attentats de janvier 2015, “chaque jour nous étions sous la menace. Nous savions qu’il y avait des opérations qui se préparaient, des individus qui se mêlaient aux flux de réfugiés, des chefs en Syrie. Nous savions tout cela”, a-t-il développé, “mais nous ne savions pas où, quand et comment ils allaient frapper”. Et d’ajouter: “Il y a forcément un échec quand il y a eu un attentat. Mais combien d’attentats déjoués? Sachez que tous ces services ont fait tout ce qu’ils pouvaient.”

Autre question au cœur de l’audition de François Hollande: ces attentats ont-ils été la conséquence de la politique de la France au Moyen-Orient? Ce point précis, évoqué par certaines familles de victimes, sert d’arguments des jihadistes. “François Hollande savait les risques qu’il prenait en attaquant l’État islamique en Syrie”, avait tancé Salah Abdeslam au sixième jour du procès.

Sans un regard vers le box des accusés à sa gauche, l’ancien président de la République s’est justifié: “On nous a fait la guerre et nous avons répondu.” Il a rappelé que les frappes en Syrie n’ont débuté que le “27 septembre” 2015 -“ce qui veut dire que le commando s’était préparé bien avant”, soutient-il.

L’enregistrement audio de la prise d’otage au Bataclan a aussi montré que le nom de l’ancien président avait aussi été prononcé par les jihadistes preneurs d’otage. Le fait que son nom soit prononcé dans les revendications l’a “fait réfléchir à (sa) propre responsabilité”, a-t-il souligné.

Mais, il a affirmé: “Je ferais exactement la même chose (au sujet des interventions à l’étranger). Je le fais à l’égard de ces peuples soumis et massacrés.”

Revivez en direct l’audition de François Hollande grâce aux tweets de notre reporter sur place:

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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