Emmanuel Macron veut "relancer le combat pour l'abolition universelle"

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Emmanuel Macron a commémoré samedi au Panthéon le quarantième anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France, en présence de Robert Badinter, l'ancien garde des Sceaux qui l'avait fait voter. Le président a annoncé vouloir "relancer le combat pour l'abolition universelle" avec une "rencontre au plus haut niveau", début 2022.

Quarante ans que la peine de mort n'est plus en France. À cette occasion, le président Emmanuel Macron ainsi que l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, artisan de la loi d'abolition en France, ont prononcé des discours, samedi 9 octobre, lors d'une cérémonie de commémoration au Panthéon.

Emmanuel Macron a annoncé que la France allait "relancer le combat pour l'abolition universelle" de la peine de mort en organisant une "rencontre au plus haut niveau" pour "convaincre" les dirigeants des pays l'appliquant encore de "l'urgence de l'abolir".

"Je vous annonce en ce 9 octobre 2021 que la France va relancer le combat pour l'abolition universelle", a déclaré le chef de l'État dans son discours pour marquer le quarantième anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France.

Il a indiqué que dans le cadre de la présidence française de l'UE, au premier semestre 2022, la France allait organiser "à Paris avec l'ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des États appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l'importance et de l'urgence de l'abolir".

"Une honte pour l'humanité"

Avant le Président, Robert Badinter, l'ancien garde des Sceaux qui avait fait voter l'abolition en 1981, avait affirmé sa "conviction absolue : "La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde parce qu'elle est une honte pour l'humanité ! Jamais, nulle part, elle n'a fait reculer la criminalité. Pire encore : s'agissant du terrorisme, ce fléau, la peine de mort, transformerait le terroriste en martyr, en héros, aux yeux de ses partisans. Après chaque exécution, un commando de fanatiques se lèverait pour le venger en commettant de nouveaux attentats."

Emmanuel Macron a rappelé que, en 1981, la France avait été "le 36e État à abolir la peine de mort". "Cent six États ont à ce jour emprunté cette voie quand 50 autres respectent un moratoire de droit ou de fait sur les exécutions", a-t-il précisé.

Mais il a déploré que "483, un nombre certainement sous-évalué, exécutions" aient été perpétrées dans le monde en 2020. "Quatre cent quatre vingt-trois meurtres d'État administrés par trente-trois régimes politiques qui ont pour la plupart en commun un goût partagé pour le despotisme, le rejet de l'universalité des droits de l'Homme", a-t-il estimé, alors que la peine de mort est en vigueur en Chine, aux États-Unis ou en Inde.

À l'issue du discours, Emmanuel Macron et Robert Badinter ont visité l'exposition "Un combat capital" qui retrace l'histoire du combat politique pour l'abolition de la peine de mort en France, du XVIIIe siècle à nos jours.

Le projet de loi sur l'abolition de la peine de mort a été adopté par l'Assemblée nationale le 18 septembre 1981, quatre mois après l'élection de François Mitterrand à l'Élysée, puis le 30 septembre par les sénateurs. La mise au rebut de la guillotine était promulguée le 9 octobre 1981.

Avec AFP

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