Bombardements sur Kiev, la "moitié" de Severodonetsk sous contrôle selon l'Ukraine

L'Ukraine a assuré dimanche que ses forces contrôlaient la "moitié" de Severodonetsk, une ville clé de l'est de son territoire et actuel épicentre des combats acharnés dans la vaste région houillère du Donbass, tandis que plusieurs bombardements russes visant des infrastructures des chemins de fer ont secoué Kiev, pour la première fois depuis fin avril. Voici le fil du 6 juin.

  • 4 h 02 : Volodymyr Zelensky sur la ligne de front dans le Donbass

Le président ukrainien s'est rendu dimanche auprès de ses troupes sur la ligne de front dans le Donbass, dans l'est du pays où la guerre fait rage face aux forces russes, a-t-il annoncé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

"Nous étions à Lyssytchansk, nous étions à Soledar", a dit le dirigeant qui est allé à des postes de commandement de ces localités proches de Severodonetsk, ville clé dans l'offensive menée par Moscou dans le bassin minier du Donbass. Il s'est également rendu à Bakhmout, dans le sud-ouest de la région de Donetsk, et s'est entretenu avec des militaires, a indiqué la présidence.

Lors de son périple, Volodymyr Zelensky "a approfondi sa connaissance de la situation opérationnelle sur la ligne de front défensive", a précisé la présidence.

"Je veux vous remercier pour votre excellent travail, pour votre service, pour nous protéger tous, notre État. Je suis reconnaissant envers tout le monde", leur a-t-il dit. "Prenez soin de vous !"

"Je suis fier de tous ceux que j'ai rencontrés, à qui j'ai serré la main, avec qui j'ai communiqué, que j'ai soutenus", a-t-il déclaré dans son discours quotidien.

Volodymyr Zelensky a aussi précisé qu'il s'était rendu à Zaporijjia, pour y rencontrer des résidents de Marioupol qui ont réussi à fuir ce port stratégique sur la mer d'Azov presque entièrement détruit par les bombardements russes. "Chaque famille a sa propre histoire. La plupart étaient sans hommes", a-t-il relevé. "Le mari de l'une est allé à la guerre, celui de l'autre est en captivité, celui d'une autre encore, malheureusement, est mort. Une tragédie. Pas de domicile, pas d'être aimé. Mais nous devons vivre pour les enfants. De vrais héros, ils sont parmi nous."

  • 1 h 11 : Londres va fournir des lance-roquettes à l'Ukraine

Le Royaume-Uni va fournir à l'Ukraine des lance-roquettes d'une portée de 80 kilomètres pour faire face à l'offensive russe, a annoncé lundi le ministère de la Défense, prenant la suite de Washington.

Ces systèmes de lance-roquettes multiples (M270 MLRS) permettront d'"augmenter significativement les capacités des forces ukrainiennes", a indiqué le ministère dans un communiqué. Cette décision a été prise en "étroite coordination" avec les États-Unis, qui ont annoncé la semaine dernière la fourniture de systèmes Himars d'une portée de 80 kilomètres, c'est-à-dire des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers.

  • 21 h 16 : la dépouille du journaliste français tué en Ukraine rapatriée mercredi, annonce BFMTV

La dépouille du journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff, tué lundi dans l'est de l'Ukraine par un éclat lors d'un bombardement, sera rapatriée mercredi en France, a annoncé BFMTV dimanche soir lors d'une émission lui rendant hommage.

"Frédéric rentre mercredi. Un hommage lui sera rendu vendredi, ça sera place de la République à 18 h 30" à Paris, a annoncé la chaîne lors de l'émission recevant ses collègues de mission en Ukraine, Maxime Brandstaetter et Oksana Leuta, qui étaient à ses côtés quand il a été tué.

  • 19 h 29 : la "moitié" de Severodonetsk est sous le contrôle de l'armée ukrainienne, affirme Kiev

L'Ukraine a assuré que ses forces contrôlaient la "moitié" de Severodonetsk, une ville clé de l'est de son territoire et actuel épicentre des combats acharnés dans la vaste région houillère du Donbass.

"Nos forces armées ont nettoyé la moitié" de ce centre industriel des troupes russes qui s'y trouvaient, a déclaré le gouverneur de la région de Louhansk, Serguiï Gaïdaï, dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux. "La moitié de la ville est sous le contrôle de nos défenseurs", a-t-il ajouté.

  • 18 h 51 : l'Ukraine a besoin d'un soutien occidental "constant", selon la vice-ministre de la Défense

L'Ukraine a besoin d'un soutien militaire "constant" de la part des pays occidentaux et non d'une aide "ponctuelle", jusqu'à sa victoire contre les forces de Moscou, a déclaré sa vice-ministre de la Défense, Ganna Malyar.

"Nous sommes déjà entrés dans une guerre prolongée et nous aurons besoin d'un soutien constant. L'Occident doit comprendre que son aide ne peut être ponctuelle mais qu'elle doit se poursuivre jusqu'à notre victoire", a déclaré Ganna Malyar aux médias locaux.

  • 18 h 33 : "Il n'y avait pas et il n'y a pas de chars dans l'usine", affirme Kiev

Selon l'Ukraine, l'usine de réparation de wagons de fret, détruite dimanche matin à Kiev par des frappes aériennes russes, n'abritait pas de chars comme affirmé plus tôt par Moscou. Sur place, notre correspondant Gulliver Cragg confirme la version ukrainienne.

  • 13 h 14 : le pape appelle de nouveau à "de réelles négociations"

Le pape François a de nouveau appelé à "de réelles négociations" devant "l'escalade de plus en plus dangereuse" du conflit en Ukraine, en marge des célébrations de la Pentecôte.

"Alors que la fureur de la destruction et de la mort fait rage et que les affrontements s'enflamment, alimentant une escalade de plus en plus dangereuse pour tous, je renouvelle mon appel aux dirigeants des nations : s'il vous plaît, ne conduisez pas l'humanité à la destruction !", a lancé le souverain pontife depuis la fenêtre du palais apostolique devant 25 000 fidèles réunis place Saint-Pierre.

  • 11 h 33 : Moscou assure avoir détruit des blindés livrés par des pays d'Europe de l'Est pour justifier les frappes sur Kiev

La Russie a affirmé avoir détruit des blindés fournis à l'Ukraine par des pays d'Europe de l'Est dans des frappes aériennes sur Kiev, les premières depuis plusieurs semaines.

"Des missiles de haute précision et de longue portée tirés par les forces aérospatiales russes sur la banlieue de Kiev ont détruit des chars T-72 fournis par des pays d'Europe de l'Est et d'autres blindés qui se trouvaient dans les hangars d'une entreprise de réparation de wagons" ferroviaires, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

  • 10 h 47 : Paris discute avec les Émirats arabes unis pour remplacer le pétrole russe

La France mène actuellement des discussions avec les Émirats arabes unis pour trouver une alternative au pétrole russe dans le contexte des sanctions prises par l'Union européenne, a déclaré le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire.

"On cherche des substituts à l'approvisionnement en gaz et en diesel venus de Russie. Par exemple, les Émirats arabes unis peuvent être une solution de remplacement au moins temporaire", a dit le ministre sur Europe 1.

  • 10 h 43 : nouvelles frappes sur Kiev visant des infrastructures ferroviaires

Pour la première fois depuis fin avril, des bombardements russes visant des infrastructures des chemins de fer ont secoué Kiev à l'aube, selon des responsables ukrainiens.

"Plusieurs explosions dans les quartiers de Darnytsky et Dniprovsky" dans le sud-est de la capitale, a écrit sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sans préciser quels sites avait été touchés.

  • 10 h 36 : Moscou menace de viser de nouvelles cibles si des missiles de longue portée sont fournis à l'Ukraine, prévient Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a prévenu que Moscou frapperait de nouvelles cibles si les Occidentaux fournissaient des missiles de longue portée à l'Ukraine, jugeant que les livraisons actuelles d'armes visaient à "prolonger le conflit".

  • 9 h 55 : l'Espagne va fournir des missiles antiaériens et des chars à l'Ukraine

L'Espagne va fournir à l'Ukraine des missiles antiaériens et des chars Leopard pour renforcer son aide militaire au pays, indique le journal El Pais, citant des sources gouvernementales. Madrid va également former les soldats ukrainiens à l'utilisation des chars.

  • 9 h 02 : les Russes ont perdu du terrain à Severodonetsk, assure un gouverneur ukrainien

Les Russes ont perdu du terrain à Severodonetsk, a affirmé le gouverneur régional. "Les Russes contrôlaient environ 70 % de la ville, mais au cours des deux derniers jours, ils ont été repoussés. La ville est divisée en deux, ils ont peur de s'y déplacer librement", a déclaré sur Telegram Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Louhansk, en partie contrôlée par les séparatistes prorusses depuis 2014, et dont Severodonetsk est la capitale administrative ukrainienne.

  • 8 h 10 : l'armée ukrainienne toujours en manque d'armement

À Kherson, dans le Sud, comme dans bien d'autres villes ukrainiennes, les soldats doivent souvent combattre avec un équipement vieillissant. Reportage de Jonathan Walsh, Amar Al Hameedawi et Yurii Shyvala, envoyés spéciaux de France 24.

  • 5 h 46 : "plusieurs explosions" à Kiev, selon son maire

Le maire de la capitale, Vitali Klitschko, a fait état dans la matinée de plusieurs explosions, dans les quartiers de Darnytsky et Dnipropetrovsky. Des alertes aux raids aériens ont résonné dans de nombreuses autres villes du pays.

  • 5 h : bataille acharnée à Severodonetsk, l'Ukraine craint pour les autres régions

Des "combats de rues" se déroulent au cœur de Severodonetsk, ville stratégique de l'est de l'Ukraine, où les forces de Moscou mettent tout leur poids pour contrôler l'ensemble du bassin minier du Donbass, sans toutefois renoncer aux autres régions.

"La situation à Severodonetsk, où les combats de rue continuent, reste extrêmement difficile", a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans sa vidéo diffusée dans la nuit de samedi à dimanche, déplorant des "raids aériens, tirs d'artillerie et de missiles constants".

  • 4 h : Kiev raille l'appel d'Emmanuel Macron à ne pas "humilier" la Russie

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a déclaré samedi que la France ferait mieux de "remettre la Russie à sa place" plutôt que de chercher à éviter d'humilier Moscou afin de préserver les canaux diplomatiques.

Dans un entretien avec la presse quotidienne régionale, Emmanuel Macron, qui a maintenu le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février, avait proposé la médiation de la France dans le conflit et mis en garde contre une humiliation de la Russie pour maintenir des liens diplomatiques.

Avec AFP et Reuters

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