EN DIRECT - Brexit: leave or remain, le verdict

Patrick ANIDJAR

11:30 - A l'image des Britanniques, Trump veut reconquérir l'Amérique (tweet) - 11:28 - Eurostar rassure ses usagers (tweet) - 11:16 - Les banques françaises épargnées ? - Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française, estime que les "banques françaises seront parmi les moins +impactées+" par les conséquences du Brexit: "Je ne crois pas que ce soit les banques françaises qui seront les plus impactées dans leurs choix opérationnels" par rapport à d'autres établissements car "elles ont gardé deux pieds à la fois à Paris et à Londres", a dit le patron de la Société Générale lors d'une conférence de presse. 11:15 - Le point en fin de matinée - - 51,9% des électeurs britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne, avec une participation de 72,2%. - Le Premier ministre David Cameron a annoncé son intention de démissionner et de laisser à son successeur, désigné par le Parti conservateur, la tâche de négocier la sortie de l'UE. - L'ensemble des marchés mondiaux a été gagné par la panique, les Bourses de Paris et Francfort plongeant d'environ 10% avec des valeurs bancaires en déroute. - Le Brexit risque de mettre en péril l'intégrité du Royaume-Uni: la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon déclare que sa région "voit son avenir au sein de l'UE". En Irlande du Nord, le Sinn Fein, favorable au maintien dans l'UE, a appelé à un référendum sur une Irlande unifiée. - Le Brexit pourrait entraîner une réaction en chaîne sur le continent: la chef de l'extrême droite française Marine Le Pen appelle à un référendum en France, comme le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders pour les Pays-Bas. - Le président français François Hollande s'est entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen Donald Tusk. Il a réuni à l'Elysée des membres du gouvernement en présence du commissaire européen chargé de l'Economie Pierre Moscovici. Les chefs de la diplomatie des six pays fondateurs de l'Union se réuniront demain à Berlin. 11:13 - Hidalgo: "un jour triste pour l'Europe" (tweet) - 11:01 - Farage: "Cameron a raison de partir" (tweet) - 11:00 - Le Parlement européen se réunira mardi - Le Parlement européen se réunira mardi matin en session plénière extraordinaire afin de discuter des étapes à venir, annonce son président Martin Schulz. Les présidents des principaux groupes politiques, qui se sont retrouvés ce matin à Bruxelles juste après l'annonce des résultats officiels du référendum britannique, ont convenu de la séance "afin de définir les prochaines étapes nécessaires" dans la procédure de divorce entre l'UE et le Royaume-Uni, explique M. Schulz. Par ailleurs, les présidents des deux principaux groupes politiques, le Parti populaire européen (PPE, droite) et les Sociaux-démocrates (S&D), ont critiqué la décision du Premier ministre britannique David Cameron, qui a fait part de son intention de démissionner, de laisser à son successeur l'ouverture des négociations pour le départ du Royaume-Uni, probablement en octobre. 10:54 - Don't panic - Le maire de Londres appelle les entreprises à "ne pas paniquer" 10:49 - Le Maire: un référendum sur un nouveau projet - Le candidat à la primaire de la droite, Bruno Le Maire, réitère sa proposition de consulter les Français par référendum sur un nouveau projet européen. "La France doit reprendre le leadership en Europe. Sur quelle base? Un nouveau projet et ce projet, c'est des frontières, la défense de nos intérêts économiques, et la capacité à protéger les citoyens français et les citoyens européens", plaide-t-il sur i-télé. "Il faut bâtir avec nos amis allemands et les six états fondateurs de l'Union Européenne qui ont eux aussi une responsabilité particulière, ce projet d'une Europe nouvelle et il faudra le proposer par référendum aux Français", poursuit-il. 10:44 - "Extraordinaire" pour Trump - Le Brexit, "c'est fantastique", a déclaré Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, à son arrivée en Ecosse pour la réouverture de l'un de ses parcours de golf. "Je pense que c'est extraordinaire, je pense que cela va être extraordinaire. C'est fantastique", a-t-il déclaré à la presse après avoir atterri en hélicoptère à Turnberry, sur la côte ouest écossaise. 10:43 - L'Ukip remercie les électeurs (tweet) - 10:40 - JPMorgan pourrait déplacer des emplois - La banque américaine JPMorgan, qui emploie 16.000 personnes au Royaume-Uni, prévient qu'elle pourrait déplacer des emplois hors du pays à la suite de la victoire du Brexit au référendum. "Nous aurons peut-être besoin d'apporter des changements à la structure de notre entité légale européenne et à la localisation de certains emplois", indique la direction de la banque dans un mémo interne consulté par l'AFP, alors que son PDG Jamie Dimon avait dit avant le scrutin que 1.000 à 4.000 emplois pourraient être déplacés. 10:39 - Mélenchon: "la politique allemande a échoué" (tweet) - 10:38 - Le Foll: "regret" (tweet) - 10:31 - République tchèque: l'UE doit changer rapidement - "L'UE doit changer rapidement, pas parce que la Grande-Bretagne est partie, mais parce que le projet européen a besoin d'être bien plus soutenu par les citoyens", estime le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka (centre-gauche) sur sa page Facebook. "L'Europe doit être plus opérationnelle, flexible, moins bureaucratique et plus sensible à la diversité que représentent les pays membres". "Malgré la déception que ressentent beaucoup d'entre nous (...) nous devons nous rendre compte que ce n'est pas la fin du monde et absolument pas la fin de l'UE". Le chef de la diplomatie tchèque Lubomir Zaoralek estime que le Brexit était un exemple de ce qui arrive lorsque les hommes politiques européens n'expliquent pas suffisamment leur action au public. Certains hommes politiques tchèques saisisent l'occasion pour attaquer l'UE. "Je félicite les Britanniques pour leur libre choix", a tweeté le député européen Petr Mach, chef d'un parti de droite, les Citoyens Libres, qui prône un "Tchéxit" sur sa page Facebook. Trois Tchèques sur cinq, selon un sondage de l'institut STEM d'octobre 2015, se disent mécontents de l'appartenance à l'UE et 62% voteraient contre elle dans un référendum. Les tendances eurosceptiques se sont renforcées récemment en République Tchèque en raison de la crise migratoire, une majorité étant opposée à l'accueil de réfugiés souhaité par Bruxelles. 10:24 - "Conclave" - Le Premier ministre belge, Charles Michel, plaide pour l'organisation dès le mois prochain d'un "conclave" réunissant les 27 dirigeants de l'UE, "sans la Grande Bretagne", pour donner de nouvelles orientations à l'Europe après la "claque" du Brexit. "Le résultat de ce référendum représente une claque pour le projet européen", vient de déclarer le chef du gouvernement belge, dont le pays, membre fondateur de l'UE, est traditionnellement l'un des plus ardents défenseurs de l'intégration européenne. "On se réveille aujourd'hui avec une Europe qui n'est pas la même qu'hier soir", a-t-il reconnu, en ajoutant que le choix des Britanniques "devra être respecté". 10:22 - Un risque pour la note "AAA" de la Grande-Bretagne - Le risque que la Grande Bretagne perde sa note AAA "augmente" à l'issue du résultat du référendum, indique à l'AFP Jean-Michel Six, chef économiste pour l'Europe de l'agence de notation SP Global Ratings. Le Brexit représente une "incertitude majeure" pour l'économie britannique très dépendante des investissements étrangers, et "la seule certitude est que cette incertitude va durer", a ajouté M. Six. 10:16 - Cameron: pas de changement pour voyager - M. Cameron, qui avait prédit le pire avant le référendum en cas de sortie, s'est voulu rassurant sur la santé économique de son pays. "Je voudrais rassurer les marchés et les investisseurs sur le fait que l'économie britanniques est fondamentalement solide", a-t-il dit devant Downing Street. "Je voudrais aussi rassurer les Britanniques qui vivent dans des pays européens et les citoyens européens vivant au Royaume-Uni sur le fait qu'il n'y aura pas de changement immédiat concernant leur situation", ajoute-t-il. "Il n'y aura pas de changement immédiat dans la manière dont notre population voyage, dont nos biens circulent et dont nos services sont vendus", assure-t-il. Des discussions vont démarrer avec l'UE pour négocier la sortie et mettre en oeuvre l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui encadre de telles négociations. Démissionnaire, David Cameron a décidé de laisser ces discussions à son futur successeur à la tête des Tories. "Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme Premier ministre pour maintenir le navire à flot au cours des semaines et mois prochains mais il ne serait pas juste que je sois le capitaine conduisant le pays vers sa prochaine destination". 10:08 - La BoE prête à injecter 250 milliards de livres - Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Mark Carney déclare que l'institution est prête à injecter 250 milliards de livres (326 milliards d'euros) de fonds additionnels afin d'assurer des liquidités suffisantes pour le fonctionnement des marchés suite à la victoire du "Brexit". La Banque centrale britannique est "également capable de fournir des liquidités considérables en devises étrangères, en cas de besoin", ajoute M. Carney dans une intervention télévisée. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, assure que son institution est "mobilisée et déterminée", après le choc du référendum britannique, refusant de faire d'autres commentaires sur le Brexit. La Banque nationale suisse (BNS) est, elle, déjà intervenue sur le marché des changes pour stabiliser le franc suisse, une valeur refuge par excellence. Le résultat du référendum a mis le franc suisse sous pression, indique la banque centrale suisse dans un communiqué, assurant qu'elle reste active sur le marché des changes. 10:02 - Elysée: réunion ministérielle avec Moscovici - La réunion ministérielle de crise autour de François Hollande s'est ouverte à l'Elysée avec, outre plusieurs membres du gouvernement français, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, a constaté un journaliste de l'AFP. Sont également présents les ministres des Finances, Michel Sapin, des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault ainsi que le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir. Le chef de l'Etat s'est auparavant entretenu pendant une vingtaine de minutes avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen Donald Tusk, a-t-on appris auprès de son entourage. Au cours de leur conversation, François Hollande et Angela Merkel "ont tiré les conséquences" du référendum britannique, envisageant de nouveaux entretiens au cours de la journée. 09:57 - Ce que dit la presse allemande: - Ce que disent les journaux allemands sur leurs sites après la victoire du Brexit: - Der Spiegel: "L'inimaginable est arrivé. Le Brexit. Les Britanniques veulent quitter l'UE contre l'avis de presque tous les experts et contre les souhaits des autres Européens". "Les acteurs de tête de l'UE doivent réfléchir comment éviter une désintégration. Tout va dépendre de comment vont se passer les négociations avec le gouvernement britannique. Il n'y aura pas de solution facile après le Brexit". - Bild : "L'UE est mortelle, ou au minimum elle est réversible". "Quelles ont été les erreurs commises pour qu'une union de la paix et de la prospérité comme l'Europe ait aussi peu de rayonnement et de sex-appeal et que du coup des démagogues parviennent avec des demi-vérités, des mensonges et de la xénophobie à convaincre une majorité d'électeurs contre une aussi grande idée. Tout le monde doit se poser cette question, personne n?a de réponse, y compris nous les Allemands". "Aucun pays européen ou presque ne peut se sentir à l?abri de son propre Brexit". "L'UE, l'union des Etats, a échoué dans la crise migratoire, ne s'est sortie de la crise de l'euro qu'avec l'aide de la Banque centrale européenne et n'impose ses règles à se membres que trop rarement. L'UE allait déjà mal avant le vote des Britanniques". - Frankfurter Allgemeine Zeitung: "La décision britannique montre du doigt un problème plus grave qui n'affecte pas seulement la Grande-Bretagne. Il y a une méfiance désagréable entre les élites et une grande partie de la population, cela affecte les élites qui ont le pouvoir et l'argent, mais aussi les élites intelletuelles". 09:54 - Ailleurs en Europe - - EN ESPAGNE Le ministre des Affaires étrangères propose une souveraineté partagée entre l'Espagne et le Royaume Uni pour l'enclave britannique de Gibraltar, lui permettant d'avoir accès au marché intérieur de l'Union européenne après le Brexit. - AU DANEMARK Le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen déclare dans un communiqué: "Nous devons respecter le choix qu'a fait la majorité des électeurs britanniques. Je ne vais en même temps pas cacher que je considère que c'est un résultat très triste pour l'Europe et pour le Danemark. (?) Les trois derniers référendums, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et au Danemark doivent donner des raisons de réfléchir et d'agir. Au sein la population existe un scepticisme vis-à-vis de l'EU. Cela, en tant que responsables de l'UE, nous devons le prendre au sérieux." - EN HONGRIE Le Premier ministre Viktor Orban dit sur la radio nationale: "Il faut respecter la volonté du peuple britannique. Car tous les peuples ont le droit de décider pour leur propre sort". Pour lui la question migratoire a été l'un des éléments clés du débat. "Les Britanniques voulaient trouver un moyen pour pouvoir résister à cet exode des temps modernes". - EN ITALIE Une réunion du gouvernement italien en comité restreint s'est tenue ce matin à Rome sous la présidence de Matteo Renzi pour analyser les conséquences du Brexit, en présence du ministre des Finances Pier Carlo Padoan, du ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni et du gouverneur de la Banque d'Italie Ignazio Visco. "Nous sommes face à un moment difficile pour l'Europe", "la décision britannique est un réveil pour l'Europe qui doit donner un signal de relance des politiques communes", a dit Paolo Gentiloni devant la presse. 09:51 - Londres va rester une ville qui réussit, assure son maire (twitter) - 09:41 - Cameron: "le pays a besoin d'un nouveau leader" - "Les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction", a déclaré M. Cameron, qui avait milité pour le maintien dans l'UE. Il a précisé qu'il resterait en place jusqu'à l'automne et la désignation d'un nouveau leader par son Parti conservateur lors de son congrès en octobre. 09:32 - Sur twitter, Marine Le Pen affiche un drapeau britannique sur son profil - 09:31 - Un nouveau Premier ministre en octobre - Le Premier ministre britannique David Cameron annonce son intention de démissionner et souhaite un nouveau Premier ministre en octobre. S'exprimant devant la presse devant sa résidence londonienne du 10 Downing Street, il estime qu'un autre chef de gouvernement devra engager les négociations de sortie de l'UE. 09:05 - Moscovici participera à la réunion autour de Hollande - Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières et ancien ministre Pierre Moscovici participera à la réunion ministérielle de crise convoquée à 09H00 à l'Elysée par François Hollande après le Brexit, a-t-on appris auprès de l'entourage du chef de l'Etat. Sont également attendus au palais présidentiel, les ministres des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et des Finances Michel Sapin ainsi que le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir, a-t-on indiqué de même source, précisant que d'autres membres du gouvernement pourraient se joindre à cette réunion. 09:04 - HSBC: "une nouvelle ère" - Le président de la banque britannique HSBC évoque "une nouvelle ère pour le Royaume-Uni et les entreprises britanniques" après la victoire du Brexit. "Nous allons travailler sans relâche dans les semaines et mois à venir pour aider nos clients à se préparer à ce nouvel environnement", a souligné Douglas Flint dans un communiqué. 09:02 - Tusk: "pas un moment pour des réactions hystériques" - L'Union européenne est "déterminée à garder son unité à 27", a déclaré à Bruxelles le président du Conseil européen Donald Tusk. "Il s'agit d'un moment historique mais assurément ce n'est pas un moment pour des réactions hystériques", a souligné M. Tusk, l'air grave, lors d'une brève allocution. 08:59 - Euronext: "ne pas surinterpréter" - "Il ne faut pas surinterpréter ce qui va se passer dans les heures qui viennent" sur les places boursières à l'issue du Brexit, estime Stéphane Boujnah, le patron de l'opérateur boursier Euronext. "Tout va fonctionner normalement pour faire face à des volumes et à une volatilité qui va être bien sûr plus élevée que d'habitude", a-t-il assuré sur Europe 1. Il a refusé de confirmer que la place de Paris allait ouvrir en baisse de plus de 10%. 08:56 - Farage veut faire du 23 juin une fête nationale (tweet) - 08:50 - Michael Moore: les Anglais toujours plus bas (tweet) - 08:46 - Deutsche Bank: conséquences "négatives de tous les côtés" - Le patron de la plus grosse banque allemande Deutsche Bank, John Cryan, s'alarme de la décision du peuple britannique: "A ce stade, nous ne pouvons pas complètement anticiper les conséquences, mais il ne fait aucun doute qu'elles seront négatives de tous les côtés", a estimé le Britannique, dans une déclaration écrite. Il a tout de même précisé que son groupe était "bien préparé". 08:45 - Le FN jubile et réclame un référendum - "Victoire de la liberté !", tweete la présidente du Front national Marine Le Pen. "Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l'UE". Le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Philippot, se dit "très heureux" après ce vote, "d'abord pour les Britanniques qui ont fait ce choix démocratique, et puis pour l'avenir de nos pays". "Je pense que cela signifie vraiment la fin de l'Union Européenne et la naissance d'une Europe fondée sur les réalités, c'est-à-dire sur les nations", assure-t-il. "Ceux qui ont fait campagne pour le Brexit ont utilisé des arguments rationnels. Les autres ont joué sur les peurs", commente pour sa part l'eurodéputé Nicolas Bay dans un tweet. "Il faut refonder l'Europe différemment, pour une Europe respectueuse de la souveraineté des nations, une Europe de la coopération", dit le secrétaire général du FN dans d'autres tweets, affirmant qu'"à chaque fois que les peuples sont consultés, ils votent contre cette Union Européenne technocratique". 08:44 - 08:43 - Obama va parler à Cameron - Le président américain Barack Obama devrait s'entretenir aujourd'hui avec le Premier ministre britannique David Cameron, a annoncé la Maison Blanche dans la nuit. "Le président a été informé des résultats du référendum britannique, et il continuera à être tenu au courant des développements de la situation par son équipe", indique la Maison Blanche dans un communiqué. Barack Obama devrait "avoir l'occasion de parler avec le Premier ministre Cameron" au cours de la journée, selon le communiqué. 08:39 - Juppé: "un choc historique" - L'ex-Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) a estimé sur Europe 1 que la sortie du Royaume-Uni de l'UE était "un choc historique" pour les Britanniques et pour la France et qu'il fallait "écrire une nouvelle page de l'Europe". Le candidat à la primaire de la droite a par ailleurs jugé qu'organiser une telle consultation en France, ce serait "offrir une victoire sur un plateau à Marine Le Pen". 08:39 - Pas un mot de Boris Johnson (tweet) - 08:36 - Un royaume divisé - Les résultats du référendum montrent un royaume profondément divisé: Londres, l?Écosse et l'Irlande du nord ont voté pour rester dans l'UE, le nord de l'Angleterre et le Pays de Galles ont voté pour sortir. - Angleterre: L'Angleterre a voté pour une sortie, en particulier le nord et le sud-est où le discours sur l'immigration a porté. Birmingham, la deuxième ville du pays, s'est prononcé de justesse pour un Brexit. Manchester a fait exception en votant pour rester dans l'UE à 60,4%. - Londres: Ville-monde cosmopolite de 8,6 millions d'habitants, la capitale britannique a majoritairement voté en faveur d'un maintien dans l'UE, à environ 60%. Coeur financier et économique du Royaume-Uni, la ville voit l'appartenance à l'UE comme un avantage pour faire des affaires et circuler librement à travers l'Europe. "Le référendum a montré l'écart social et culturel entre Londres et la province anglaise. Une Grande-Bretagne cosmopolite et sociale-libérale a été battue par une partie plus conservatrice et très inquiète face à l'immigration", explique l'analyste politique John Curtice à la BBC. - Ecosse: L'europhile Ecosse, comme attendu, a soutenu le maintien à 62% contre 38%. La Première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, a déclaré dès l'aube que l'Ecosse voyait "son avenir au sein de l'Union européenne". L'Ecosse qui a voté en 2014 pour rester dans le Royaume-Uni va-t-ele demander un nouveau référendum sur son indépendance? -Pays de Galles: Le pays de Galles a majoritairement soutenu une sortie de l'UE mais sa capitale Cardiff a voté pour rester avec 60% des voix. - L'Irlande du Nord L'Irlande du Nord a voté le maintien dans l'UE, à 56%. Le Sinn Fein, ex-vitrine politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), a aussitôt appelé à un référendum sur une Irlande unifiée. Il s'agirait d'unir l'Irlande du nord et la République d'Irlande qui fait partie de l'UE. - Gibraltar L'enclave britannique au sud de l'Espagne, qui craint d'être isolée du reste du continent et dont l'économie dépend très largement de ses relations avec l'UE, a voté à plus de 95% pour le maintien dans l'Union. 08:30 - La Banque d'Angleterre prête à assurer la stabilité monétaire - La Banque d'Angleterre (BoE) "prendra toutes les mesures nécessaires" pour assurer ses responsabilités et garantir la stabilité monétaire et financière du Royaume-Uni. Elle souligne qu'elle a déjà travaillé en amont à des solutions de secours en profondeur et qu'elle oeuvre étroitement avec le Trésor britannique et les autres grandes banques centrales. Les investisseurs se ruent ce matin sur les titres de dette allemande, le fameux Bund, en quête d'une valeur refuge après le choc causé par la décision des électeurs britanniques, qui sème la panique sur les marchés financiers. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a plongé de 7,92% à la clôture. La livre britannique plonge aussi ce matin face au dollar, tout comme l'euro. 08:30 - La Une du New York Times : "La GB stupéfait le monde" - 08:23 - 51,9% pour sortir de l'Union - Les Britanniques ont voté à 51,9% des voix pour sortir de l'Union européenne, contre 48,1% pour rester, selon les résultats définitifs publiés ce matin par la commission électorale. 17,4 millions de personnes ont voté pour le Brexit et 16,1 millions pour rester dans l'UE. 08:07 - Cameron va continuer comme Premier ministre - David Cameron va continuer comme Premier ministre britannique, malgré le désaveu des Britanniques qui ont voté pour une sortie de l'Union européenne, annonce le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond. "Il va appliquer la décision du peuple britannique. Il a été très clair qu'il allait continuer et il le fera", déclare le chef de la diplomatie britannique à la chaîne Sky News. David Cameron, qui a défendu ardemment un maintien dans l'UE, doit s'exprimer plus tard dans la matinée. 08:05 - Cosse: l'Europe doit faire sa révolution démocratique - 07:55 - "Retrouver la confiance des peuples" - la France appelle l'Europe à "réagir et retrouver la confiance des peuples" (Ayrault) 07:55 - Le franc suisse grimpe - Le franc suisse, une valeur refuge par excellence, grimpe face à l'euro suite au référendum britannique. A 7h37 (05H37 GMT), le franc suisse s'échange à 1,0708 contre l'euro, après s'être apprécié durant la nuit jusqu'à 1,0624. Jeudi soir vers 21H00 GMT, l'euro valait 1,0910 franc suisse. 07:52 - "réaction en chaîne" - Le président du Parlement européen va parler avec Merkel pour éviter "une réaction en chaîne" 07:49 - François Hollande s'exprimera ce matin - François Hollande s'exprimera ce matin sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne après une réunion ministérielle prévue à 9H00 (07H00 GMT), apprend-on auprès de l'entourage du chef de l'Etat. Le président français avait lancé jusqu'à hier de multiples avertissements, estimant que "l'avenir de l'Union européenne" se jouait avec ce scrutin. 07:44 - Boris Johnson, le gladiateur des pro-Brexit - Boris Johnson, le bouillonnant chef de file des partisans du Brexit, gagne son incroyable pari. Il peut désormais frapper à la porte de Downing Street. L'ancien maire de Londres a fait chanceler la planète entière en parvenant à convaincre une majorité de Britanniques de "reprendre le contrôle" de leur destin. Un destin hors de l'UE que ce député conservateur de 52 ans a vendu comme "le triomphe de la démocratie". Il a fait miroiter une Grande-Bretagne prospère et préservée d'une vague de millions d'immigrés prête, selon lui, à envahir les côtes britanniques. Cette victoire place ce trublion de la vie politique à la tignasse blonde ébouriffée et à l'allure légèrement négligée parmi "les grands favoris" pour succéder à David Cameron. Né à New York en 1964, Alexander Boris de Pfeffel Johnson voulait ainsi être "roi du monde" dès son plus jeune âge, a confié sa s?ur Rachel à son biographe Andrew Gimson. Au fil de son éducation, des plus élitistes, cet aîné d'une fratrie de quatre n'a eu de cesse d'affirmer ses rêves de grandeur, ayant décroché une bourse pour le prestigieux Eton College et le non moins glorieux poste de président du club de débat Oxford Union. "Personne à (l'université d') Oxford ne doutait qu'il serait un jour Premier ministre", pointe M. Gimson. A sa sortie de l'université, il entame une carrière journalistique au Times qui le licencie à peine un an après pour avoir inventé une citation -- et surtout pour avoir menti sur le fait de l'avoir inventée. Le Daily Telegraph le repêche et l'envoie à Bruxelles où il officiera de 1989 à 1994. Déjà, à coup d'exagération et même parfois d'entourloupes, Boris Johnson bouscule la couverture pépère de l'époque et devient "le journaliste favori" de Margaret Thatcher en relatant par le menu les actions les plus insolites de l'exécutif européen (taille des saucisses, toilettes...). C'est également à Bruxelles --où il a passé une partie de son enfance-- que son premier mariage avec Allegra Mostyn-Owen, rencontrée à Oxford, se délite et qu'il renoue avec une amie d'enfance, Marina Wheeler, aujourd'hui son épouse et la mère de ses quatre enfants. Elu député pour la première fois en 2001, c'est en ravissant la mairie de Londres aux travaillistes en 2008 qu'il acquiert une stature nationale. Réélu en 2012, c'est moins son bilan, jugé assez "maigre" par certains, outre quelques réussites emblématiques comme les "Boris bikes" (vélos en libre service) ou les jeux Olympiques, que sa personnalité qui séduit. 07:31 - Le Brexit, l'aboutissement d'une vie pour Nigel Farage - Un Brexit, Nigel Farage en a rêvé nuit et jour depuis qu'il a co-fondé, en 1993, le "United Kingdom Independence Party" (parti de l'Indépendance du Royaume-Uni) ou Ukip. "Tout ce que j'ai pu faire en politique tourne autour de ce référendum, absolument tout", a dit cet ancien trader de 52 ans à l'AFP pendant la campagne. Vendredi, il avait les larmes aux yeux en voyant poindre "à l'aube, le rêve d'un Royaume-Uni indépendant". Pour cet europhobe de toujours, c'est l'aboutissement d'une carrière consacrée à dénigrer les institutions européennes. Trop sulfureux, trop clivant, qualifié de raciste par certains, il a échoué à six reprises à se faire élire député au Parlement britannique. Il s'est consolé en s'immisçant au c?ur même du réacteur ennemi, le Parlement européen. Il y siège depuis 1999 sans interruption, pourfendant un système "corrompu" et "anti-démocratique". C'est là qu'il a lancé un jour au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy : "Sans vouloir être désagréable, qui êtes-vous ? Vous avez le charisme d'une serpillière mouillée". Né le 3 avril 1964 au sud de Londres, Nigel Farage aurait pu faire "beaucoup d'argent" à la City, où il a travaillé comme trader sur les marchés de métaux après une scolarité dans le privé. S'il a préféré la politique, c'est pour donner du sens à une vie qui a failli s'arrêter prématurément à plusieurs reprises. Âgé d'une vingtaine d'années, il a frôlé la mort et l'amputation d'une jambe après avoir été renversé par une voiture à la sortie du pub. Quelques mois plus tard, on lui a diagnostiqué un cancer des testicules. Il a failli disparaître une troisième fois en 2010, dans un crash d'avion, le jour des législatives, lorsque la bannière publicitaire tractée par un petit biplace, de fabrication polonaise, s'est empêtrée dans l'hélice. C'est avec l'énergie du survivant qu'il a pris le pouvoir à l'Ukip. Omniprésent et messianique, doté d'une gouaille et d'un charisme de télévangéliste, il incarne rapidement le parti à lui tout seul. Il se voit d'abord comme un politique authentique et proche du peuple. Il construit sa légende en sillonnant les pubs avec une pinte et une clope à la main. La première grande consécration au Royaume-Uni viendra en 2014 lorsque l'Ukip, comme le Front national en France, remporte les élections européennes. Mais son image controversée, ses propos sur les malades du sida dont il faudrait interdire l'entrée au Royaume-Uni, l'écartent de la campagne officielle pour le Brexit. Peu importe ! Il mène sa campagne à lui et continue à être l'objet de toutes les attentions. Comme lorsqu'il remonte la Tamise à la tête d'une flottille de chalutiers. Il continue à créer la controverse avec ses affiches de campagne, exploitant à fond le thème de l'immigration. Jusqu'à la nausée, selon ses détracteurs. Jusqu'à la victoire, peut jubiler Nigel Farage. 07:12 - Pays-Bas: Geert Wilders réclame un référendum - "Les Néerlandais ont le droit à un référendum aussi. Le Parti pour la liberté demande ainsi un référendum sur un Nexit, une sortie néerlandaise de l'UE", déclare le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders dans un communiqué. 07:12 - Le Royaume-Uni et l'UE en 15 dates - Première candidature d'adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne (CEE), l'ancêtre de l'UE, déposée par le Premier ministre conservateur Harold Macmillan. Premier veto du général de Gaulle à l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE. Il en opposera un deuxième le 27 novembre 1967. Le Royaume-Uni entre dans la CEE, en même temps que l'Irlande et le Danemark. Lors d'un référendum sur l'appartenance de leur pays à la CEE, les Britanniques votent "oui" à un peu plus de 67%. Le Premier ministre conservateur Margaret Thatcher demande un rabais de la participation britannique au budget européen, connu sous la fameuse expression "I want my money back" ("Rendez-moi mon argent"), ce qu'elle obtient en 1984. Discours de Bruges dans lequel Margaret Thatcher s'oppose à toute évolution fédérale de la construction européenne. Signature du traité de Maastricht, deuxième acte fondamental de la construction européenne après le Traité de Rome de 1957. Le Royaume-Uni bénéficie d'une clause d'exemption ("opt-out") lui permettant de ne pas rejoindre la monnaie unique. Le Premier ministre conservateur John Major arrache au Parlement la ratification du traité de Maastricht après avoir menacé de démissionner. Le même jour, il qualifie de "connards" trois de ses ministres eurosceptiques. Le Premier ministre travailliste Tony Blair, europhile, annonce son intention d'organiser un référendum sur la Constitution européenne, qui n'aura jamais lieu en raison des non français et danois à ce texte. Lors d'un discours, le Premier ministre conservateur David Cameron promet un référendum sur l'appartenance de son pays à l'UE si son Parti conservateur remporte les élections législatives en 2015. Le parti europhobe et anti-immigration Ukip arrive en tête aux élections européennes, avec plus de 26% des voix, obtenant 24 députés. Les conservateurs remportent les élections avec une courte majorité absolue. La loi prévoyant l'organisation du référendum avant la fin 2017 est adoptée juste avant Noël. David Cameron annonce que le référendum se tiendra le 23 juin 2016, après l'annonce la veille d'un accord sur les réformes qu'il réclamait lors d'un sommet à Bruxelles. Lancement de la campagne officielle pour le référendum du 23 juin. Les électeurs britanniques votent la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne 07:10 - L'or bondit - L'or bondit, grimpant à son plus haut niveau en plus de deux ans, prisée pour son statut de valeur refuge. Vers 03H50 GMT (05H50 à Paris), le cours de l'once de métal jaune est monté à 1.359,08 dollars, son niveau le plus fort depuis le 19 mars 2014, un bond d'environ 8% par rapport au début des échanges asiatiques, avant de s'installer autour de 1.330 dollars. "L'or s'envole alors que les investisseurs se ruent vers la sécurité relative" que représente le métal jaune à leurs yeux, a commenté Joe Rundle, courtier chez ETX Capital. 06:51 - Eric Ciotti: une Europe irresponsable - 06:49 - Marion Le Pen veut "importer" la démocratie en France - 06:47 - La finance s'inquiète - Les marchés financiers et l'économie seront fortement perturbés à court terme par la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, prévient l'IIF, l'association bancaire internationale, en demandant aux politiciens de clarifier la situation rapidement. "La portée exacte de l'impact économique et sur les marchés financiers du Brexit ne sera pas claire avant un moment, mais il est certain qu'il sera très perturbateur à court terme et qu'il pèsera sur la croissance économique et l'emploi à plus long-terme, particulièrement au Royaume-Uni", affirme Tim Adams, PDG de l'IIF dans un communiqué. L'IIF (Institute of International Finance) est une association internationale des acteurs de la finance (banques, fonds privés, assureurs, banques centrales, fonds souverains. 06:45 - Farage: "nous avons repris notre pays" - 06:44 - La Banque du Japon prête à agir - Brexit: la Banque du Japon "prête à injecter des liquidités" pour limiter l'impact sur les marchés 06:38 - J.K Rowling appelle Harry Potter au secours (Tweet) - 06:31 - Une spirale négative - "Les institutions meurent rarement", relève Vivien Pertusot, de l'Institut français des relations internationales (Ifri). "Il n'y aura peut-être pas une dislocation, une désintégration, mais une perte de pertinence: l'UE n'est plus un forum où l'intérêt collectif prédomine, il y est de plus en plus difficile de trouver des compromis", argue M. Pertusot. Même si l'Union se réforme après le traumatisme du "Brexit", il y a un véritable risque qu'elle ne puisse empêcher son effondrement. "L'UE se trouve dans une spirale négative", résume sobrement Janis Emmanouilidis, du Centre de politique européenne, un institut basé à Bruxelles. 06:31 - Irlande unifiée - Le Sinn Fein appelle à un référendum sur une Irlande unifiée 06:30 - La Une du Sun - 06:28 - Un effet domino ? - Ce que les dirigeants européens craignent par dessus tout, c'est un "effet domino". Le référendum britannique a en effet déjà donné des idées aux europhobes. A l'extrême droite, la présidente du Front national (FN) français, Marine Le Pen, a fait part de son souhait que se tienne "dans chaque pays" un vote populaire sur l'appartenance à l'Union, tout comme les eurosceptiques danois, néerlandais et suédois. 06:27 - Une Europe à deux vitesses? - La sortie du Royaume-Uni de l'UE pourrait encourager les appels à une Europe "à deux vitesses", celle d'un noyau central pour une intégration "toujours plus grande" autour duquel gravitent les autres membres. Ces derniers pourraient bénéficier d'arrangements similaires à ceux décrochés par Londres et Copenhague qui bénéficient de clauses d'exemption en matière de justice et d'affaires intérieures. L'appartenance à la monnaie unique pourrait ainsi faire l'objet d'exemptions pour ceux qui le veulent. 06:26 - Neuf choses à faire pour l'UE - Neuf choses que l'UE compte faire si le Brexit se confirme : 1 - Rassurer les marchés Une communication de la Banque Centrale européenne (BCE) pour rassurer les marchés et les milieux économiques est attendue ce matin. 2 - L'UE mobilisée Les présidents de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, du Parlement européen Martin Schulz, et du Conseil européen Donald Tusk ont rendez-vous aujourd'hui à 10h30 (08h30 GMT) à Bruxelles pour donner de nouvelles perspectives au projet européen. 3 - Concertation La première réunion post-Brexit de pays de l'UE est aussi prévue vendredi, à la mi-journée à Luxembourg, pour un Conseil au niveau des secrétaires d'Etat aux affaires européennes, qui doit préparer le sommet européen des 28 et 29 juin. 4 - Se tourner vers l'Allemagne Une rencontre entre ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l'UE (France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, Italie) est envisagée demain en Allemagne, selon des sources européennes, mais sans confirmation officielle pour l'heure. Le président français François Hollande a lui déjà annoncé qu'il se rendrait "la semaine prochaine" en Allemagne, sans plus de précision. 5 - Un plan franco-allemand Plusieurs sources ont indiqué ces dernières semaines qu'une initiative du couple franco-allemand était à l'étude pour redonner une nouvelle perspective à l'UE, même si la France semblait davantage demandeuse que l'Allemagne. 6 - Le Parlement européen en session extraordinaire Une série de réunions politiques sont planifiées au Parlement européen dès demain matin, notamment entre chefs des différents groupes politiques. Ils pourraient notamment s'entendre sur la convocation d'une session plénière extraordinaire, lundi 27 ou mardi 28 juin. 7 - La Commission au travail Une réunion des 28 commissaires européens est prévue lundi 27 juin à Bruxelles, pour plancher sur la mise en oeuvre pratique du Brexit. 8 - Un sommet à Bruxelles Un sommet européen est prévu les 28 et 29 juin à Bruxelles, normalement, comme à la fin des six mois de chaque présidence tournante. 9 - RDV à Bratislava La Slovaquie doit prendre la succession des Pays-Bas, le 1er juillet, à la tête de la présidence tournante du Conseil de l'UE, pour le deuxième semestre de 2016. A cette occasion, les commissaires européens se rendront à Bratislava pour la traditionnelle visite du début d'une présidence. 06:23 - Début d'un long déclin pour l'UE? - Passé le choc du séisme historique du Brexit, l'Union européenne pourra-t-elle survivre à l'humiliant désaveu infligé au projet d'intégration né des ruines de la Seconde Guerre mondiale? "Je ne pense pas que l'Union va disparaître soudainement. Mais à plus long terme, on pourrait assister à son lent déclin et à l'émergence de quelque chose de différent", prédit Chris Bickerton, spécialiste de l'UE à l'Université de Cambridge. M. Bickerton prévoit une dérive vers une Union "plus flexible", une Union "ad hoc". "Nous entrons vraiment dans des eaux inconnues. Je ne crois pas que les dirigeants européens aient vraiment cru que le +Brexit+ était possible, en tout cas certainement pas quand ils négociaient avec (le Premier ministre britannique David) Cameron, sinon ils auraient conclu un accord très différent", observe l'universitaire. Le 20 février dernier, au bout de 30 heures de tractations avec les autres dirigeants de l'UE, M. Cameron avait arraché le pouvoir de sabrer dans les aides sociales aux immigrés européens et obtenu des assurances sur la souveraineté britannique. 06:22 - François Hollande en Allemagne - Le président français François Hollande a d'ores et déjà annoncé une visite en Allemagne la semaine prochaine pour "travailler à la relance de la construction européenne". Mais le couple franco-allemand, moteur historique de l'UE, s'est récemment distingué par ses divergences sur l'intégration de la zone euro, et tout projet "refondateur" pourrait se révéler modeste. 06:02 - EN RESUME ... EN RESUME ... EN RESUME ... EN RESUME ... - - A 04H00 GMT, le Brexit, ou British Exit, était en tête avec près de 51,7% des voix après dépouillement dans 300 des 382 centres du pays, selon le décompte officiel. - Les résultats sont largement favorables dans plusieurs villes du nord de l'Angleterre et au Pays de Galles. - Le résultat officiel de ce référendum aux enjeux colossaux pour l'avenir du Royaume-Uni et du reste de l'Europe devrait être annoncé dans les prochaines heures. - La participation a été estimée officiellement à 72,2%. 06:01 - LEAVE.EU (Tweet) - 05:58 - Le Nikkei plonge de 8 % - L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo plonge quant à lui de 8% en deuxième partie de séance. Les investisseurs cédent à la panique et redoutent de plus en plus une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne telle que les médias britanniques viennent de la projeter. 05:57 - La livre continue sa chute - La livre sterling chute à 1,33 dollar alors que le Brexit est donné en tête par les médias 05:48 - la Une de l'Independent - 05:40 - Japon : le ministre des finances convoque la presse - le ministre des Finances japonais convoque la presse après l'envolée du yen sur des craintes de Brexit 05:33 - OUT (projections BBC et SKY) - Les Britanniques votent en faveur de la sortie de l'Union Européenne, selon des projections de la BBC et de la chaine de télévision SKY NEWS 05:19 - Légère avance en cours de dépouillement (infographie) - 05:13 - "vote protestataire" - "C'est un vote protestataire d'une portée internationale. C'est la conséquence de 30 ans de politique économique néo libérale", explique Julius Beltrame, 39 ans, un habitant de Londres. "Je m'inquiète pour l'avenir de ce pays si nous ne restons pas " dans l'UE, estime Harlan Matthews, 20 ans, lui aussi un Londonien. 05:12 - Farage tweet - 05:09 - le dollar et l'euro dégringolent - Le dollar a chuté sous 100 yens et l'euro sous 110 yens pour la première fois depuis plusieurs années. En cause : les craintes de Brexit accentuées par les incertitudes sur l'issue du référendum en Grande-Bretagne. Le dollar est tombé ponctuellement à 99,04 yens, le plus bas niveau depuis novembre 2013, et l'euro a dévissé à 109,60 yens, un seuil inédit depuis décembre 2012. L'évolution des monnaies ressemble ce vendredi à des montagnes russes: le dollar était remonté à 106,84 yens et a donc connu une amplitude de variation de près de 8 yens en quelques heures et l'euro de près de 13 yens. Il s'était élevé à 122,01 yens quand les acteurs des marchés pariaient à fond sur un maintien du Royaume Uni dans l'Union européenne. Les premiers dépouillements les ont refroidis. 05:03 - La Bourse de Sydney recule - la Bourse de Sydney recule de 3% 05:00 - Brexit en tête (décompte partiel officiel) - Le vote pour une sortie de l'Union européenne est en tête avec 51.7 % des voix après dépouillement dans 200 des 382 centres du pays, selon le décompte officiel. Le chef du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, qui a mené campagne pour un Brexit, ou British Exit, s'est prit dans la foulée à "rêver que l'aube se lève sur un Royaume-Uni indépendant". 04:56 - Farage rêve - Farage commence "à rêver d'un Royaume-Uni indépendant" 04:46 - Remain, dans le doute - "Le résultat m'indiffère" confie Ian Burger, 26 ans, à notre journaliste à Londres Julie Edde. "Les arguments sont légitimes de part et d'autres. La discussion a été empoisonnée et elle ne s'achève pas cette nuit". Ian, dans le doute, a tout de même voté "remain". 04:36 - Edimbourg vote remain - La capitale de l'Ecosse, Edimbourg vote en faveur du remain (officiel) 04:32 - Le Nikkei aussi - A la Bourse de Tokyo, le Nikkei chute lui aussi de plus de 3% à la mi-journée. 04:30 - La livre chute - La livre sterling chute au-dessous de 1,40 dollar 04:14 - Trump arrive en Ecosse - Donald Trump est attendu en Ecosse en milieu de journée. En plein referendum sur le Brexit, le candidat républicain à la Maison Blanche vient inaugurer un de ses parcours de golf écossais à Turnberry, sur la côte ouest. Il doit faire une conférence de presse vers 11H00 GMT. Les militants de deux associations, "Scotland Against Trump" et "Stand Up to Racism" ont prévu de protester contre sa venue. Le milliardaire doit aussi se rendre à Aberdeen, dans l'est de l'Ecosse, où l'accueil sera sans doute également frisquet. 03:45 - La Bourse de Hong Kong ouvre en chute - La Bourse de Hong Kong vient d'ouvrir en chute de près de 2% avant de se reprendre quelques minutes après. Les investisseurs sont clairement fébriles. L'indice composite Hang Seng a d'abord plongé à 1,84% avant de remonter à 20.862 points, en recul de 0,22%, soit 45,06 points. 03:36 - Les bookmakers misent dorénavant sur le "leave" - Les bookmakers ont viré de bord dans la nuit et pronostiquent désormais un Brexit, après avoir tous misé sans hésitation sur un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. A la clôture des bureaux de vote hier soir à 21h00 GMT, les sociétés de paris donnaient encore plus de 90% de chances à une victoire du "Remain". Quelques heures plus tard, ils donnent à l'unanimité le Brexit gagnant, après le décompte de premiers résultats plus favorables que prévu pour les partisans d'une sortie de l'UE. 03:29 - Poussée pro-Brexit (Twitter) - 02:58 - Au QG du "leave", sourires et acclamations - Au QG du "leave", à Londres, des acclamations accueillent chaque résultat favorable aux eurosceptiques. On chante "Basildon! Basildon!" quand les "bons" résultats de Basildon apparaissent. L'état d'esprit est clairement optimiste, rapporte notre reporter sur place. Des petits drapeaux britanniques ont été disposés sur les tables et le "leave cake" n'a pas encore été entamé. 02:49 - Résultats connus dans 17 centres sur 382, le "out" devant - Les dépouillements sont terminés dans 17 centres sur 382. Cela représente un peu plus de 1,2 million de suffrages exprimés. Pour l'instant le "out" est devant avec 52,7% des voix. 01:50 - A Sunderland, on revote pour la 1ère fois depuis Thatcher (Twitter) - 01:44 - Selon un expert, le Brexit reste une "possibilité" (Twitter) - 01:43 - Premiers résultats: les deux camps au coude à coude - A Newcastle, première grande ville à déclarer ses résultats, le "in" ne l'a emporté que par 50,7% contre 49,3%. "Cela pourrait être un vrai souci pour le camp du 'Remain'. Ils comptaient sur un résultat de 59% contre 41%", commente devant des journalistes le professeur Simon Hix de la London School of Economics. A Sunderland, le "out" l'a emporté à 61,34% contre 38,66%, un score là aussi plus favorable au camp du Brexit qu'escompté. Ces premiers résultats officiels ont suscité une certaine inquiétude des partisans d'un maintien dans l'UE et fait fléchir la livre sterling, qui est aussitôt repassée sous les 1,45 dollar après avoir grimpé à 1,50 dollar une heure plus tôt. 00:49 - Une eurosceptique du gouvernement penche pour le "Remain" - "C'est trop tôt pour savoir, mais mon instinct me dit que le 'Remain' a gagné", renchérit, après Nigel Farage, la Secrétaire d?État pour l'Irlande du nord, Theresa Villiers, également pro-Brexit. 00:11 - Cameron remercie ceux qui ont voté pour le maintien (Twitter) - 23:53 - Cameron doit continuer à la tête du pays, selon ses alliés eurosceptiques - "Nous estimons que, quelle que soit la décision du peuple britannique, vous avez à la fois le mandat et le devoir de continuer à diriger la nation", écrivent dans une lettre à David Cameron publiée après la clôture des bureaux, quelque 84 députés conservateurs eurosceptiques, partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Boris Johnson, chef de file du camp du Brexit et ex-maire de Londres, figure parmi les signataires. Le référendum a exposé les profondes divisions au sein des Tories et du gouvernement conservateur, dont plusieurs membres ont fait campagne pour une sortie du bloc des 28. 23:52 - Boris Johnson "attend le verdict" du peuple (Twitter) - 23:41 - Selon un sondage Yougov, ce sera 52% pour le "remain" (Twitter) - 23:40 - 23:19 - Le dépouillement démarre sous haute surveillance ! (Twitter) - 22:32 - La pluie s'invite dans le vote - A Londres et dans le sud-est, les transports sont très perturbés à cause des intempéries et plusieurs bureaux de vote, inondés, ont dû provisoirement fermer dans la journée. De nombreuses personnes sont bloquées dans les gares et les trains et certains craignent de ne pas pouvoir rentrer à temps pour voter. 22:25 - Boris Johnson est (toujours) attendu pour voter (Twitter) - 22:14 - "Très serré", pour Boris Johnson, ancien maire de Londres (pro-Brexit) - "Ce sera très serré", commente Boris Johnson, ancien maire de Londres et chef de file des pro-Brexit, avant d'ajouter : "D'après ce que je sais... la participation est bonne dans les zones où nous avons besoin qu'elle le soit." 22:07 - Bureaux de vote: Les deux camps battent le rappel (Twitter) - 21:57 - Tractage à Manchester - A Manchester, où les terrasses sont pleines, les voyageurs arrivant à la gare centrale de la ville sont accueillis dès la descente du train par des partisans du maintien dans l'UE. Tout au long de la principale rue piétonne de la ville, des petits groupes de 3 ou 4 militants tendent autocollants et prospectus et interrogent les passants pour savoir s'ils ont voté. David Wright, avocat à Manchester, a voté depuis plusieurs semaines par correspondance. Il croit en une victoire du maintien : "la semaine dernière, les arguments pour le maintien sont vraiment apparus, sur le plan financier, particulièrement. Voter le maintien, c'est voter la stabilité", déclare-t-il à Maureen Cofflard, de l'AFP. 21:14 - Le petit fils du "vieux lion" s'exprime sur Twitter - 20:45 - Le maire de Londres en campagne dans la banlieue sud - 20:04 - Les parieurs misent sur le maintien dans l'UE - Les bookmakers misent tous sur un "Remain" dont les chances ont été réévaluées à plus de 80% par plusieurs sociétés de pari. 19:00 - Les supporters du Remain misent sur Beckham (Twitter) - 15:00 - Les Britanniques sont nombreux à voter depuis ce matin sur leur appartenance à l'Union européenne lors d'un référendum historique qui doit décider de leur avenir et de celui du reste de l'Europe, où le scrutin est suivi avec fébrilité. Le résultat se jouera sur le fil, mais un sondage publié jeudi en plein scrutin a partiellement rassuré les marchés financiers en donnant vainqueur le camp du "Remain" (rester). A l'issue d'une campagne passionnée, axée sur l'immigration et la prospérité économique, les électeurs se pressent dans tout le pays, malgré la pluie balayant certaines régions dont Londres, pour déposer leurs bulletins de vote. Les bureaux ont ouvert à 07H00 (06H00 GMT) et doivent fermer à 22H00 pour les 46,5 millions d'inscrits. Le résultat final devrait être annoncé vendredi au petit matin et le Royaume-Uni pourrait alors devenir le premier pays à choisir de quitter l'UE après 60 ans de construction européenne. DÉBUT DU DIRECT