Bruxelles se prononcera "la semaine prochaine" sur l'ambition européenne de l'Ukraine

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Depuis Kiev, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis, samedi, que Bruxelles rendrait d'ici la fin de "la semaine prochaine" son avis sur la candidature d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Sur le terrain, les forces ukrainiennes ont indiqué avoir bombardé des positions russes dans la région de Kherson tandis que Severodonetsk est toujours sous le feu de l'artillerie russe. Retrouvez le fil de la journée du 11 juin.

  • 14 h 55 : Bruxelles promet une réponse "la semaine prochaine" aux ambitions européennes de l'Ukraine

La Commission européenne finalisera son avis "la semaine prochaine" sur les ambitions de l'Ukraine de se porter candidate à l'adhésion à l'UE, a annoncé sa présidente, Ursula von der Leyen, en visite à Kiev.

"Nous voulons soutenir l'Ukraine dans son parcours européen", a déclaré Ursula von der Leyen lors d'une courte conférence de presse suivant son entretien avec Volodymyr Zelensky.

"Les discussions d'aujourd'hui vont nous permettre de finaliser notre évaluation d'ici la fin de la semaine prochaine", a-t-elle ajouté, soulignant que les autorités ukrainiennes ont "fait beaucoup" en vue d'une candidature, mais qu'il y a "encore beaucoup à faire", notamment dans la lutte anticorruption.

  • 14 h 06 : la France n'a "aucun esprit de concession" à l'égard de Poutine, affirme un conseiller de l'Élysée

"Comme le Président a eu l'occasion de le dire, nous souhaitons la victoire de l'Ukraine. Nous souhaitons que l'intégrité territoriale de l'Ukraine soit rétablie", a déclaré vendredi un conseiller de l'Élysée.

"Il n'y a aucun esprit de concession à l'égard de (Vladimir) Poutine ou de la Russie dans ce que dit le président. Et quand le Président parle à Poutine directement, ce n'est pas pour compromettre, c'est pour lui dire les choses telles que nous les voyons", a ajouté cette source.

La France est également prête à contribuer à permettre l'accès au port ukrainien d'Odessa, où une partie des stocks de céréales ukrainiennes sont prêtes à être exportées, selon ce même conseiller.

Emmanuel Macron a notamment subi les foudres des autorités ukrainiennes et de pays d'Europe de l'Est pour avoir appelé, dans un entretien accordé il y a une semaine à la presse quotidienne régionale, à ne pas "humilier" la Russie "pour que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques".

  • 13 h 41 : Prague annonce la mort d'un Tchèque dans l'est de l'Ukraine

Un ressortissant tchèque a été tué dans l'est de l'Ukraine occupé par la Russie, a déclaré, samedi, à Prague le ministre des Affaires étrangères tchèque Jan Lipavsky.

"Le corps de cet homme devrait être acheminé demain jusqu'à la région de Kharkiv", deuxième ville d'Ukraine, sur la ligne de front entre armée ukrainienne et forces russes, a indiqué le ministre à des journalistes après avoir rencontré son homologue turc Mevlut Cavusoglu.

Selon la journaliste tchèque Lenka Klicperova, qui avait publié vendredi la première information sur la mort de cet homme, il s'agit d'un combattant volontaire, identifié comme Michal J.

  • 13 h 40 : Volodymyr Zelensky demande la fin du blocus russe des ports de la mer Noire

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un nouvel appel à une pression internationale pour obtenir que la Russie mette fin au blocus des ports ukrainiens de la mer Noire, permettant ainsi des exportations nécessaires pour éviter une crise alimentaire mondiale.

S'adressant, par vidéo, au forum sur la sécurité en Asie-Pacifique, le Shangri-La Dialogue, il a prévenu que, faute d'une reprise des exportations ukrainiennes, "le monde devra faire face à une sévère crise alimentaire, et même des famines, dans de nombreux pays en Asie et en Afrique".

  • 13 h 28 : "Vu de Russie", la peine de mort au service de la propagande

Cette semaine dans "Vu de Russie", la propagande russe brandit en exemple le verdict de peine de mort prononcé jeudi 9 juin à l’encontre de trois combattants étrangers à Donetsk. Une menace qui planerait, selon les officiels et les médias d’État russes, sur tous ceux qui voudraient aller combattre aux côtés des Ukrainiens. Les explications de notre chroniqueuse Elena Volochine, ancienne correspondante de France 24 en Russie.

  • 12 h 55 : les premiers passeports russes remis aux habitants du sud de l'Ukraine

La Russie a remis ses premiers passeports à des habitants de Kherson, ville occupée par les troupes de Moscou dans le sud de l'Ukraine, ont rapporté les agences de presse russes.

Selon l'agence officielle TASS, 23 habitants de Kherson ont reçu, au cours d'une cérémonie, un passeport russe, une "procédure simplifiée" permise grâce à un décret signé fin mai par le président russe Vladimir Poutine.

L'Ukraine avait dénoncé l'instauration de cette procédure spéciale, fustigeant une "violation flagrante" de son intégrité territoriale. "Le décret présidentiel russe est juridiquement nul et n'aura pas de conséquences" sur "l'appartenance des habitants des territoires temporairement occupés par la Russie à la citoyenneté ukrainienne", avait indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

  • 11 h 25 : "Il est encore possible d'éviter une crise alimentaire", selon la secrétaire générale adjointe de l'OCDE.

L'économie mondiale va payer le prix fort de la guerre en Ukraine, prévient l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui a revu ses perspectives de croissance à la baisse et prévoit désormais une progression du PIB mondial de 3 % en 2022, soit 1,5 point de moins que prévu. Au cœur des inquiétudes : l'inflation et les risques de crise alimentaire dans plusieurs pays.

Pour en parler, Line Rifaï reçoit la secrétaire générale adjointe et cheffe économiste de l'OCDE, Laurence Boone.

  • 10 h 41 : Ursula von der Leyen en visite à Kiev pour parler d'intégration européenne

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen est arrivée à Kiev pour une nouvelle visite consacrée aux ambitions de l'Ukraine de rejoindre l'UE et à la reconstruction.

"Je suis de retour à Kiev pour rencontrer le président Volodymyr Zelensky et le Premier ministre Denys Chmygal. Nous ferons le point sur le travail commun nécessaire à la reconstruction et sur les progrès accomplis par l'Ukraine sur la voie de l'Europe", a-t-elle indiqué aux journalistes, dont l'AFP, l'accompagnant dans sa visite.

  • 10 h : l'Ukraine réclame des armes et une aide humanitaire face au choléra

L'Ukraine a demandé aux Occidentaux d'accélérer leurs livraisons d'armes pour résister aux pilonnages de l'armée russe dans le Donbass. En parallèle, Kiev a appelé la communauté internationale à lui fournir une aide humanitaire face à la propagation de maladies comme le choléra à Marioupol.

Dans le sud de l'Ukraine, cette ville portuaire du Donbass, réduite à l'état de ruines après un siège de plusieurs semaines par la Russie, a déclaré que les infrastructures sanitaires étaient détruites et que des cadavres pourrissaient dans les rues.

Il y a une épidémie de dysenterie et de choléra", a dit Vadym Boïtchenko à la télévision ukrainienne. "La guerre qui a emporté 20 000 habitants (...) malheureusement avec ces infections, va coûter la vie à des milliers d'habitants supplémentaires."

  • 9 h 20 : l'étau russe se resserre sur le Donbass

Les forces ukrainiennes ont indiqué avoir bombardé des positions russes dans la région occupée de Kherson, dans le sud, dont elles redoutent une prochaine annexion par Moscou.

Dans le Donbass, la bataille pour la ville-clé de Severodonetsk et sa jumelle Lyssytchansk continue, de plus en plus meurtrière. "Severodonetsk, Lyssytchansk, et d'autres villes du Donbass, que les occupants considèrent maintenant comme leurs cibles, tiennent bon", a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une allocution jeudi soir.

Retour sur les derniers développements du conflit en Ukraine avec notre envoyée spéciale à Kiev, Pauline Godart.

  • 4 h 09 : Biden affirme que Zelensky "ne voulait pas entendre" ses avertissements sur une invasion russe

Joe Biden a assuré que le président ukrainien Volodymyr Zelensky "ne voulait pas entendre" les mises en garde américaines formulées avant l'invasion de son pays par la Russie.

"Beaucoup de gens pensaient que j'exagérais" en évoquant une attaque russe contre l'Ukraine avant qu'elle ne débute, a déclaré le président américain lors d'une réception à Los Angeles, destinée à lever des fonds pour le parti démocrate. "Mais je savais que nous avions des informations en ce sens. Poutine allait traverser la frontière. Il n'y avait aucun doute et Zelensky ne voulait pas l'entendre", a-t-il ajouté devant des journalistes.

  • 2 h 36 : l'unité de l'UE ne doit pas être compromise par le statut de candidat à l'adhésion de l'Ukraine

La décision d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l'Union européenne (UE) doit être prise sans que cela n'affaiblisse le bloc et sans laisser Kiev dans l'incertitude pendant des années, a déclaré un responsable français, cité par l'agence Reuters.

"Nous serons attentifs à l'unité du Conseil européen. Nous pensons aussi que l'Union européenne doit sortir renforcée de cette crise en Ukraine et non pas affaiblie", a expliqué cette source au sein de la présidence française.

Si de nombreux pays, principalement en Europe de l'Est, soutiennent une adhésion de l'Ukraine, certains comme les Pays-Bas ou le Danemark, mais aussi l'Allemagne et la France, qui préside l'UE jusqu'à fin juin, sont très réservés.

La Commission européenne (CE) rendra son avis sur la demande de candidature de l'Ukraine le 17 juin, et les chefs d'État de l'Union devraient en discuter lors d'un sommet qui se tiendra la semaine suivante.

Avec Reuters et AFP

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