- EN DIRECT Attentats de Paris: poursuite des opérations antiterroristes

Emmanuel CHERKI

22:10 - Le point à 22h10 - Les policiers ont "neutralisé" une équipe de jihadistes dans un appartement de Saint-Denis, aux portes de Paris, mais le sort d'Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats du 13 novembre, demeure inconnu, les suspects tués dans l'opération n'étant pas encore identifiés. Une explosion a retenti pendant l'assaut, attribuée par les forces de l'ordre à une femme kamikaze qui a fait détonner son gilet, un point qui "demande à être vérifié", selon le procureur. Le corps d'un homme "criblé d'impacts" a aussi été découvert dans l'immeuble, qui menaçait de s'effondrer. Le ministère de l'Intérieur n'a "pas exclu" qu'un "troisième terroriste" ait pu être tué, les constatations étant rendues difficiles par l'état des corps morcelés. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lors de l'intervention ciblant le jihadiste belge Abaaoud. Parallèlement les enquêteurs traquent Salah Abdeslam, 26 ans, soupçonné d'être l'un des tireurs qui ont mitraillé vendredi les terrasses de cafés et restaurants parisiens, avec son frère Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser. L'homme est activement recherché, notamment en Belgique, où les attaques ont été organisées selon les autorités françaises. FIN DU DIRECT

21:18 - Saint-Denis: le mystère Abaaoud - Lundi soir, les enquêteurs ont reçu un témoignage, "pris avec autant de sérieux que de précautions compte-tenu des risques de manipulation", selon lequel le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, "inspirateur de très nombreux projets d'attentats ou attentats terroristes en Europe", serait en France, selon le procureur François Molins. S'il peut sembler stupéfiant que soit revenu en Europe celui qui apparaît comme une tête d'affiche de la légion francophone de l'Etat islamique, Abaaoud est la cible principale de l'assaut sur l'appartement de Saint-Denis. Pour la justice il est trop tôt pour dire que le corps criblé de balles dans l'appartement est le sien. Mais il ne figure pas parmi les huit personnes arrêtées à Saint-Denis. Pas plus que Salah Abdeslam, 26 ans, considéré comme un des trois membres du commando des terrasses, qui reste introuvable.

21:17 - Saint-Denis: mort d'une chienne d'assaut du RAID - Alors que l'opération antiterroriste lancée mercredi à Saint-Denis, près de Paris, n'était pas terminée, la police a pris la peine d'annoncer sur Twitter la mort d'une chienne d'assaut de l'unité d'élite du Raid, une information aussitôt reprise par des dizaines d'internautes. "Diesel, malinois de 7 ans, chienne d'assaut du #RAID, a été tuée par les terroristes dans l'opération en cours", a annoncé la police sur son compte lors de l'assaut d'ampleur lancé à l'aube à Saint-Denis qui ciblait le Belge Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des tueries de vendredi (129 morts)."Les chiens d'assaut et de recherche d'explosifs sont indispensables dans les missions des opérateurs du #Raid", a affirmé dans un autre tweet la police nationale.

20:49 - Jean Reinhart plaide avec la robe de son neveu tué au Bataclan - Jean Reinhart, l'avocat des deux pilotes français dans le dossier Air Cocaïne, a plaidé à Aix-en-Provence en portant la robe de son neveu et filleul, Valentin Ribet, un jeune avocat tué au Bataclan vendredi soir. "Je suis ému ce soir. Hier soir j'étais dans le bureau du pôle antiterroriste pour récupérer la robe de mon neveu et filleul lâchement assassiné au Bataclan", a-t-il déclaré en commençant sa plaidoirie. "Il a reçu une balle tirée par les terroristes, il a protégé sa fiancée, il s'est couché sur elle", a poursuivi Me Reinhart, très ému. "J'ai récupéré cette robe car vendredi dernier, je lui disais: +est-ce que tu voudrais venir plaider avec moi à Aix-en-Provence?+".

20:42 - Saint-Denis: "Un commando" qui "pouvait passer à l'acte" - Lors de l'opération à Saint-Denis, "une nouvelle équipe de terroristes a été neutralisée et tout laisse à penser que, au regard de leur armement, leur organisation structurée et leur détermination, ce commando pouvait passer à l'acte", a indiqué le procureur de Paris, François Molins. L'assaut a été décidé après que les enquêteurs eurent recueilli un témoignage faisant état de la présence sur le territoire français d'Abdelhamid Abaaoud. "Les enquêteurs se sont orientés vers la piste de cet appartement (visé) après avoir recueilli un témoignage faisant état de la présence d'Abaaoud sur le territoire français" le lundi 16 novembre et "qui a fait l'objet de nombreuses vérifications téléphoniques et bancaires", a détaillé M. Molins, présentant Abaaoud comme un individu "suspecté d'être l'inspirateur de nombreux projets d'attentats ou attentats terroristes en Europe pour le compte de l'organisation terroriste Etat islamique".

20:18 - COP21 sans manif - Le gouvernement français a décidé "de ne pas autoriser" les marches pour le climat prévues en France les 29 novembre, veille de l'ouverture de la COP21, et le 12 décembre, à la suite des attentats à Paris, a annoncé la présidence de la COP21. Le sommet de l'ONU sur le climat doit se dérouler du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, près de Paris, et s'ouvrir par un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.

20:07 - Etat d'urgence: un homme écroué à Lyon - Un homme de 35 ans, chez qui un "arsenal de guerre" avait été découvert lors d'une perquisition à Feyzin, près de Lyon, dans le cadre de l'état d'urgence, a été mis en examen et écroué, a-t-on appris de source judiciaire. Interpellé lundi après-midi, il a été mis en examen pour "détention d'un dépôt d'armes, détention d'armes et de munitions et participation à une association de malfaiteurs", a-t-on précisé. Les policiers avaient découvert un "arsenal de guerre", dont un lance-roquettes, à son domicile et à celui de ses parents dans cette banlieue industrielle lyonnaise. Les autorités le soupçonnent "de soutenir la mouvance islamiste radicale" et voient chez lui une illustration "des connexions entre le milieu du banditisme et celui du terrorisme".

20:04 - Molenbeek affiche sa solidarité avec les victimes de Paris - Au bord d'une place de Molenbeek-Saint-Jean, Mohamed Abdeslam, le frère d'un des kamikazes qui s'est fait sauter à Paris, dispose discrètement des bougies au balcon de la maison familiale. Un geste de solidarité à la fois avec les victimes et avec les quelque 96.000 habitants de ce petit quartier populaire (6 km2) de l'ouest de Bruxelles, réputé terreau du jihadisme européen, qui s'est retrouvé au coeur de l'actualité internationale depuis. Quelque 3.000 personnes se sont rassemblées mercredi en fin d'après-midi sur la place communale de Molenbeek pour manifester leur soutien aux victimes des attentats de Paris.

19:56 - Beaujolais malgré tout - La place des Terreaux à Lyon s'apprête à percer les tonneaux du Beaujolais nouveau. "Le choix de maintenir la fête a été difficile mais il faut continuer à vivre", lance un verre déjà en main Sébastien Dupré viticulteur à Saint-Lager. Non loin d'ici, devant l'Hotel de ville, des Lyonnais continuent de venir se recueillir devant un parterre de fleurs et de bougies. Le vin primeur doit couler à partir de minuit. D'ici là ils boiront les anciens millésimes. Et autour de 21h, la fête se figera pour une minute de silence et la fanfare du Beaujolais jouera la Marseillaise.

19:53 - Au Casa Nostra (Twitter) -

19:51 - Traque de Salah Abdelslam (Twitter) -

19:34 - "pouvait passer à l'acte" - "Tout laisse à penser" que le groupe de personnes arrêtées ou abattues mercredi matin lors de l'assaut d'un appartement à Saint-Denis, au nord de Paris, "pouvait passer à l'acte" pour un nouvel attentat, a déclaré le procureur François Molins. L'opération policière a été lancée sur la foi d'un témoignage lundi "sur la présence en France d'Abaaoud", cerveau présumé des attentats qui ont fait 129 morts vendredi, a ajouté M. Molins. Un téléphone a été découvert dans une poubelle à l'extérieur de la salle de concerts du Bataclan, avec le message: "on est partis on commence", a-t-il aussi révélé.

19:34 - Saint-Denis: 8 gardes à vue (Twitter) -

19:33 - "Corps criblé d'impacts" (Twitter) -

19:27 - SMS - Un SMS indiquant "on est parti, on commence" a été envoyé le soir des attaques du vendredi 13 novembre à partir d'un téléphone portable découvert dans une poubelle à l'extérieur de la salle de concert du Bataclan, a déclaré le procureur de Paris François Molins. "Les investigations s'attachent bien évidemment à déterminer quel est le destinataire de ce message", envoyé à 21H42, peu avant l'attaque, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

19:24 - Assaut à Saint-Denis: les 3 personnes interpellées et le corps criblé de balles retrouvé dans l'appartement pas encore identifiés annonce le procureur de la République de Paris, François Molins.

19:20 - "5000 munitions" - "Plus de 5000 munitions" ont été tirées par la police lors du raid à Saint-Denis, selon le procureur de Paris.

19:12 - Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam ne figurent pas parmi les huit gardés à vue (procureur)

19:09 - Procureur de Paris: "tout laisse à penser" que le "commando" neutralisé à Saint-Denis "pouvait passer à l'acte"

19:09 - Un sms a été envoyé avant l'attaque du Bataclan par un membre du commando disant "on est parti, on commence", révèle le procureur de la République de Paris, François Molins.

18:58 - "Curseur" - Plus de frappes, plus de cibles et une coalition ouverte aux Russes: l'offensive contre le groupe Etat islamique (EI) s'accélère depuis les attentats de Paris mais elle ne conduira nulle part sans une solution politique en Syrie, mettent en garde des experts. "On peut pousser le curseur un peu plus loin sur les cibles", concède un responsable militaire français, tout en mettant en garde contre le risque de dégâts collatéraux: "un innocent tué, cela crée dix combattants", souligne-t-il.

18:55 - Résolution "rapide" à l'Onu - François Hollande et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ont évoqué lors d'un entretien téléphonique mercredi l'adoption "le plus rapidement possible" d'une résolution contre le terrorisme au Conseil de sécurité. "François Hollande a rappelé sa volonté de voir adoptée le plus rapidement possible une résolution pour renforcer les moyens de la lutte contre le terrorisme et contre Daesh (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique) et Ban Ki-moon l'a assuré de son soutien", a indiqué l'Elysée.

18:37 - Saint-Denis: Hollande a rendu visite aux policiers blessés - François Hollande s'est rendu à l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière au chevet des policiers blessés lors de l'assaut lancé contre un appartement de Saint-Denis pour leur exprimer "ses remerciements et son soutien", a indiqué à l'AFP l'entourage du président. Six policiers ont été légèrement blessés lors de cet assaut qui a débuté mercredi à l'aube et s'est achevé à la mi-journée. Le chef de l'Etat avait auparavant appelé le patron des policiers d'élite du Raid, Jean-Michel Fauvergue, et le patron de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention, l'antigang de la police judiciaire parisienne), Christian Molmy, pour leur témoigner de son "admiration et de sa fierté pour l'action conduite" à Saint-Denis.

18:16 - Saint-Denis: un 3e terroriste tué ? - Le ministère de l'Intérieur n'a "pas exclu" qu'un "troisième terroriste" ait pu être tué dans l'assaut policier donné mercredi avant l'aube contre un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, à la recherche de l'organisateur présumé des attentats du 13 novembre. "Il n'est pas exclu que, compte tenu des éléments retrouvés sur place, il y ait un troisième terroriste qui ait été tué", déclare le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, à l'AFP. Deux personnes sont mortes dans l'opération, avait dit à la mi-journée le procureur de Paris, François Molins: "Une jeune femme en cours d'identification qui s'est fait exploser en déclenchant sa charge explosive" et un homme "retrouvé à l'issue de l'opération atteint par des projectiles et des grenades".

18:10 - "Ennemi" - Le Premier ministre Manuel Valls a désigné l'islamisme radical comme un "ennemi" après les attentats de Paris, en y intégrant le salafisme, branche fondamentaliste de l'islam. "Oui, nous avons un ennemi, et il faut le nommer c'est l'islamisme radical. Et un des éléments de l'islamisme radical, c'est le salafisme", a déclaré le chef du gouvernement lors de la séance de questions à l'Assemblée nationale."Dans nos quartiers, il y a des dizaines, des centaines, peut-être des milliers de jeunes qui sont attirés par le jihadisme, par l'islamisme radical, par cette idéologie totalitaire", a déploré M. Valls, en réponse au député Les Républicains de l'Eure, Bruno Le Maire. "Nous devons être lucides sur ce qui se passe dans nos sociétés", a-t-il dit.

18:00 - Circulation Saint-Denis (Twitter) -

17:55 - Nord: un homme recherché après la découverte d'explosifs à son domicile - Un homme d'une vingtaine d'années est recherché par la police après la découverte d'explosifs lors d'une perquisition administrative à son domicile de Hem (Nord), près de Roubaix, dans la nuit de dimanche à lundi. "On est intervenu dans le cadre d'une perquisition administrative et on a découvert des explosifs et des bouchons allumeurs", a indiqué mercredi un porte-parole de la Direction de la sécurité publique du Nord, confirmant une information de La voix du Nord. Il n'a pas voulu donner de précision sur la nature de ces explosifs. "L'individu, qui était absent lors de la perquisition, est recherché. Il n'y a pas de lien établi avec les attentats de Paris", a ajouté ce responsable.

17:42 - "Elle a crié et elle s'est fait exploser" - Thomas Beha, 24 ans, intermittent du spectacle, habite le 1 rue du Corbillon, juste en face de l?immeuble visé par la police ce matin. Il a vu la femme se faire exploser. "Vers 07h, 07h30 environ, elle était à une fenêtre ouverte au 3e étage. Elle regardait en bas, sans doute vers la police, et elle a crié. Elle s?est fait exploser à la fenêtre. Au bout d?une heure de rafales, j?avais l?impression que ça traversait les murs, que c?était dans l?appartement à côté de chez moi. On n?avait pas accès aux fenêtres, les policiers ont sommé les gens d?aller se réfugier dans une pièce au calme. Toutes les fenêtres du bâtiment sont explosées. Il y a des impacts de balles dans les murs. Il y avait beaucoup de douilles au sol avant l?intervention de la police scientifique et quelques traces de sang. L?immeuble est en ruine", a-t-il dit à l'AFP.

17:25 - Photo censurée - Le ministère de l'Intérieur a demandé lundi à Twitter et Facebook, par réquisition judiciaire, de retirer de leur réseau une photo prise au Bataclan après l'attentat, montrant des corps jonchant le sol. Les deux réseaux ont appliqué cette requête mais uniquement sur le territoire français. "Nous avons reçu cette requête dès lundi. Dès que la photo est signalée par un internaute, nous la faisons disparaître", a indiqué un porte-parole de Facebook, qui n'intervient jamais au préalable sur les contenus publiés par ses membres. Depuis cette réquisition, Twitter applique, lui, de manière systématique un filtre gris qui masque le tweet contenant la photo incriminée, pour les internautes basés en France, a confirmé une source proche du dossier.

17:16 - "Vive la musique, vive la liberté, vive la France" (Twitter) -

16:52 - Pronostic vital - Le pronostic vital est toujours engagé pour trois victimes des attentats de Paris, sur un total de 195 personnes encore hospitalisées, annonce la ministre de la Santé Marisol Touraine à l'Assemblée nationale. "Il reste 195 personnes hospitalisées à la suite des attentats de vendredi dernier" a déclaré la ministre. Dans le détail, "41 personnes sont toujours en réanimation, trois ont toujours leur pronostic vital engagé", a-t-elle ajouté.

16:44 - Amimour, kamikaze au Bataclan, "corrigeait les fautes des profs" - "C'était un littéraire, il corrigeait les profs quand ils faisaient des fautes": Ali a rencontré Samy Amimour, kamikaze du Bataclan, lors d'une formation de chauffeur de bus pour la RATP. Il raconte à l'AFP comment son ami s'est fait, selon lui, "laver le cerveau". "Il faisait la prière cinq fois par jour, allait à la mosquée du Blanc-Mesnil, mais il n'en parlait pas plus que ça; il n'y avait aucune radicalité dans son discours. Son truc, c'était plutôt le sport, on louait un terrain de foot à Bobigny pour aller y jouer ensemble", ajoute Ali. Après 15 mois à la RATP, Amimour démissionne, expliquant que ce travail est "haram" (interdit), "car on y côtoie trop de femmes, trop de tentations". "Je lui ai dit +T'es malade ou quoi, c'est quoi cette histoire de haram ? Quand tu vas à la boulangerie, y a aussi des femmes !+", se souvient Ali, qui explique que Samy a ensuite trouvé un emploi dans la restauration rapide, dans "un grec", et qu'ils sont restés en contact plusieurs mois, avant qu'il ne disparaisse des radars.

16:12 - Minute de silence à Washington (Twitter) -

15:59 - 414 perquisitions - Il y a eu 414 perquisitions administratives, 64 interpellations et 118 assignations à résidence, conduisant à 60 gardes à vue, depuis le début de l'état d'urgence. 75 armes ont été saisies dont onze armes de guerre, annonce le ministère de l'Intérieur sur Twitter.

15:56 - Conférence de presse du procureur à 19H00 - Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse à 19H00 au palais de justice de la capitale, après l'assaut donné par les forces de l'ordre dans la matinée à Saint-Denis, selon un communiqué du parquet. L'opération ciblait l'organisateur présumé des attentats jihadistes de Paris du 13 novembre. Elle s'est soldée par deux morts, dont une femme kamikaze, et sept interpellations.

15:52 - Charles-de-Gaulle - Le porte-avions français Charles-de-Gaulle sera "sur zone", prêt à engager ses avions en Syrie, "à la fin de la semaine", annonce le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "Le groupe aéronaval dans son ensemble (porte-avions et bâtiments de soutien) a appareillé ce matin, il sera sur zone à la fin de la semaine", a-t-il dit à l'Assemblée nationale. L'envoi du porte-avions au large de la Syrie a été décidé par la France en riposte aux pires attentats commis vendredi sur son territoire (129 morts, plus de 350 blessés).

15:22 - L'hébergeur en garde à vue - L'homme qui dit avoir hébergé deux personnes "qui venaient de Belgique" dans l'appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, visé par un assaut antiterroriste, a été interpellé mercredi par les policiers et placé en garde à vue, a constaté une journaliste de l'AFP. "Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours", a raconté à l'AFP Jawad Bendaoud, expliquant avoir mis à leur disposition un appartement situé rue du Corbillon. "J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit +c'est pas grave+, ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique", a-t-il poursuivi. Selon le parquet de Bobigny, M. Bendaoud a été condamné pour "coups mortels" à huit ans de prison par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis en novembre 2008. Il était sorti en septembre 2013, a précisé un représentant du parquet.

15:13 - "Sans état d'âme" - "Je voterai demain la prolongation de l'état d'urgence" qui est "absolument indispensable", déclare Xavier Bertrand (LR) lors de l'émission "Questions d'Info LCP-France Info-Le Monde-AFP". L'ancien ministre, tête de liste du parti Les Républicains (LR) pour les élections régionales dans la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, s'est également dit "prêt" à voter la réforme constitutionnelle prônée par François Hollande. "Il n'est pas question de marchandage", a-t-il ajouté. "A partir du moment où on garantit davantage la sécurité des Français, rien ne me dérange". "Il faut voter sans états d'âme", a insisté M. Bertrand.

15:04 - Cellule de soutien (Twitter) -

15:03 - "Avec des snipers" - A la sortie du centre des évacués où a été installée une cellule de soutien psychologique, une riverains qui habite à 150m de l'appartement et veut garder l'anonymat, raconte à l'AFP: "les explosions on croyait que c'était dans la cuisine ou chez la voisine. L'hélico a éclairé dans mon salon. On se serait cru dans un film de +traquage+ avec des snipers". "J'étais angoissée, choquée, j'avais besoin de parler, j'ai pas été évacuée, je suis sortie quand on a dit que c'était fini " poursuit-elle en tenant son petit garçon par la main.

14:53 - Université Paris 8 (Twitter) -

14:52 - Police belge - La police belge avait interrogé, avant les attentats, les deux frères Abdeslam, Brahim et Salah, dont l'un s'est fait exploser vendredi à Paris et l'autre est toujours recherché, mais "ils ne montraient pas de signe d'une possible menace", indique le parquet fédéral. "Même si nous les avions signalés à la France, je doute qu'on aurait pu les arrêter", indique le porte-parole du parquet Eric Van Der Sypt, confirmant au passage que les deux frères n'ont pas été signalés aux services de renseignement français.

14:47 - État d'urgence jusqu'en février - L'état d'urgence décidé à la suite des attentats de Paris sera prolongé trois mois "à compter du 26 novembre", soit jusqu'à fin février, selon le projet de loi présenté mercredi matin en Conseil des ministres. Annoncé vendredi soir par François Hollande juste après les attentats et décrété samedi, l'état d'urgence est prévu pour une durée de 12 jours, soit jusqu'au 26 novembre.

14:43 - Régionales - Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, candidat de la gauche aux régionales en Bretagne, annule tous ses meetings, alors que ses adversaires l'appellent à clarifier sa position dans la campagne en raison de la situation internationale. Plusieurs autres candidats estiment que les attentats lui interdisent d'abandonner son poste de ministre.

14:28 - "les mains en l'air !" - Rim Grami, 35 ans, une mère de quatre enfants qui habite au 5 rue corbillon, raconte l'assaut à l'AFP: "Vers 4h30 on dormait on a entendu des coups de feu. J'ai vu les policiers dans la rue qui criaient +les mains en l'air, les mains en l'air+. Ils ont amené des chiens, des petits hélicoptères avec des cameras (sans doute des drones, NDLR) pour voir a l'intérieur. J'ai vu un chien mourir, son cadavre est encore devant ma porte. Ils ont cassé toutes les fenêtres de l'immeuble, jeté les matelas par terre. Ils ont évacué un policer blessé aussi. Mon fils de 10 ans n'arrête pas de pleurer et dès que je regarde par la fenêtre il me dit +on va te tirer dessus+".

13:59 - "Ils ne se cachaient pas" - Un jeune homme de 19 ans qui habite à Saint-Denis dans la rue Corbillon où l'assaut a été mené ce matin, dit à l'AFP avoir croisé les hommes qui vivaient dans l'appartement ciblé. "Ils étaient là hier, tranquilles. Je leur ai dit +bonjour+. Ils ne se cachaient pas, ils étaient normaux. Ca faisait deux jours qu'ils étaient là. Il y en a un c'est un grand barbu à forte corpulence, l'autre est petit et mince. Quand les flics sont venus ce matin ils ont riposté", raconte-t-il à l'AFP.

13:53 - Evasion - Un détenu musulman radicalisé de la maison centrale de Clairvaux (Aube) s'est évadé voici trois semaines après une permission de sortie dont il n'est pas revenu, apprend-on de sources condordatnes. "Eric Youssef s'était converti à l'islam et c'était un détenu assez vindicatif", indique à l'AFP Frédéric Stoll, syndicat de FO-pénitentiaire, qui se dit "étonné" d'une permission pour un tel détenu.

13:51 - Une femme kamikaze - C'est une première en France: à Saint-Denis, ce matin, une femme a déclenché sa ceinture d'explosifs plutôt que d'être capturée vivante. Elle rejoint une longue cohorte de femmes kamikazes, pas toutes musulmanes, qui ont sacrifié leur vie pour leur cause ou leur croyance à l'étranger. A l'aube, alors que les policiers d'élite défoncent la porte de l'appartement où elle se trouve en compagnie de quatre hommes, la jeune femme choisit de se faire exploser. "L'endoctrinement et l'embrigadement sont tels qu'elle a préféré mourir que d'être arrêtée. Ce faisant, elle contribue à la lutte. Et là le sexe importe peu. Mais le fait que ce soit une femme va bien entendu multiplier l'impact de son acte sur la société", explique à l'AFP Fatima Lahnait, chercheuse, auteur du rapport "Femmes kamikazes, le jihad au féminin" publié par le Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Si des centaines de femmes ont rejoint au cours des deux dernières années les "terres de jihad" syrienne ou irakienne, rares étaient celles qui avaient choisi la voie du martyr. Parmi elles, Muriel Degauque, jeune Belge convertie à l'islam, qui s'est fait sauter en novembre 2005 en Irak, au passage d'un convoi américain.

13:41 - Apologie - Hollande: la dissolution des lieux et groupes faisant "l'apologie du terrorisme" se fera "immédiatement"

13:29 - Stupeur - Les attentats de Paris ont plongé dans la stupeur Mohamed, jeune Syrien échoué dans la "Jungle" de Calais, et ses compagnons d'infortune qui ont "fui Daech pour avoir une nouvelle vie".

"Dans notre pays, nous étions confrontés tous les jours à ce genre de violences" raconte-t-il.

"A Paris comme en Syrie, ils aiment tuer en public: ils jettent des gens du haut d'un immeuble, les brûlent sur une place. On ne peut pas écouter de la musique, fumer, être artiste...Ca n'est pas ça, l'islam".

13:23 - Le Film de l'assaut - Voici le déroulé de l'assaut policier lancé mercredi avant l'aube à Saint-Denis:

- vers 4H20: l'assaut est lancé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et l'unité d'élite du Raid contre un appartement dans le centre piétonnier de Saint-Denis, (au nord de la capitale). Une fusillade se produit. Les enquêteurs recherchent au moins un suspect-clé et d'éventuels complices des attentats du 13 novembre qui ont visé notamment le Stade de France, situé à une vingtaine de minutes à pied de l'appartement.

- 4H31: les pompiers interviennent en soutien du Raid face à "un groupe armé retranché dans un appartement". Il y aurait entre deux et quatre personnes dans cet appartement (source policière).

- vers 05H00: les tirs reprennent selon des riverains. Le quartier est complètement bouclé par les forces de l'ordre.

- 05H49: deux policiers ont été blessés durant l'assaut, selon une source proche de l'enquête.

- 06H20: métros, bus et tramways desservant Saint-Denis sont à l'arrêt.

- 06H53: l'assaut a pour cible l'organisateur présumé des attentats de Paris, le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, annonce une source policière.

- 07H03: au moins un mort dans l'appartement, selon une source proche de l'enquête.

- 07H21: la préfecture annonce la fermeture des écoles et collèges du centre-ville de Saint-Denis.

- 07H30: de fortes détonations sont entendues, trois heures après le début de l'opération ponctuée d'intenses fusillades.

- 07H40: la préfecture recommande aux habitants de rester chez eux.

- 07H56: des sources policières font état de la mort de deux des suspects retranchés dans l'appartement dont une femme qui s'est fait exploser. Au moins trois policiers sont blessés.

- 07H58: une cinquantaine de militaires sont déployés à Saint-Denis.

- 08H05: le président François Hollande suit l'opération dans son bureau à l'Elysée, avec le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

- 08H26: trois hommes sont en garde à vue, selon une source judiciaire.

- 08H30: poursuite de l'opération antiterroriste qui mobilise également des militaires et un hélicoptère.

- 08H55: le parquet de Paris confirme la mort d'une femme kamikaze "qui a activé son gilet explosif au début de l'assaut".

- 09H17: un homme et une femme interpellés à proximité immédiate de l'immeuble son aussi placés en garde à vue (procureur).

- 10H00: les membres du gouvernement commencent à arriver à l'Elysée pour un Conseil des ministres qui a été maintenu alors que l'opération se poursuit.

- 11H25: assaut terminé, opération de sécurisation toujours en cours (source policière)

- 11H31: sept arrestations en tout, dont trois dans l'appartement visé par l'assaut (source policière)

13:22 - Clivage - Hollande : face au terrorisme, il n'y a "plus de clivage partisan qui tienne"

13:22 - Renseignement - L'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne souligne dans un rapport dévoilé à Strasbourg, la nécessité de renforcer et évaluer régulièrement le cadre législatif qui entoure le travail des agences de renseignement.

Il s'agit de protéger les droits fondamentaux des citoyens.

Il est nécessaire de "continuer à réformer les cadres législatifs de façon à combler le manque de contrôle (sur ces agences de renseignement, NDLR)", selon les conclusions de ce rapport, rendu public à l'occasion du Forum mondial de la démocratie organisé par le Conseil de l'Europe à Strasbourg.

13:21 - Perquisitions à Roissy - Deux perquisitions administratives sont menées sur la plateforme aéroportuaire de Roissy, notamment dans une branche d'Air France, dans le cadre de l'état d'urgence. L'une d'elles vise la branche cargo du groupe Air France. "Elles n'ont pas de lien direct avec les attentats mais relèvent de plusieurs objectifs, notamment la recherche d'éléments en lien avec des phénomènes de radicalisation", indique une source aéroportuaire.

13:17 - effroi et division - Hollande : "Le dessein des terroristes est de plonger notre pays dans l'effroi et la division"

13:16 - "Jeunesse de France" - François Hollande: "c'est la jeunesse de France qui était la cible" au cours des attentats de Paris.

13:14 - Washington et Moscou - François Hollande sera mardi à Washington et jeudi à Moscou "pour une nécessaire coordination de nos actions"

13:11 - "Une guerre" - François Hollande évoque "une guerre contre un terrorisme qui a décidé de nous mener la guerre".

13:11 - Complicités - Le groupe Etat islamique " a des complicités en Europe, dans notre propre pays, avec des islamistes radicalisés", affirme François Hollande

13:10 - "Circonstances exceptionnelles" - François Hollande au congrès des maires: "les circonstances sont aujourd'hui exceptionnelles"

13:09 - Sirènes hurlantes - Une vingtaine de véhicules de police quittent la zone toute sirènes hurlantes, dont le camion de la Bri et des camionnettes grises aux vitres teintées avec des hommes cagoulés à bord. La rue de la République est maintenant envahie par plusieurs camionnettes de police, constate la journaliste AFP sur place

13:00 - 110 policiers du Raid et de la BRI - "110" policiers du Raid et de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) sont intervenus à Saint-Denis "de façon extrêmement courageuse (...) essuyant le feu pendant de nombreuses heures", a indiqué le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. "Sept personnes ont été interpellées", a-t-il ajouté.

12:55 - La BRI part (Twitter) -

12:52 - Abdelhamid Abaaoud - Des vérifications sont en cours pour déterminer l'identité des personnes tuées et interpellées lors de l'assaut. Les enquêteurs ne peuvent "en l'état" se prononcer sur la présence de l'organisateur présumé des attentats de vendredi, Abdelhamid Abaaoud, affirme sur place à Saint-Denis le procureur de Paris François Molins.

12:52 - Abdelhamid Abaaoud - L'assaut policier visait Abdelhamid Abaaoud, le jihadiste belge de 28 ans, soupçonné d'être l'organisateur des attentats. Les investigations ont permis depuis vendredi "d'obtenir par la téléphonie, la surveillance et des témoignages des éléments qui pouvaient laisser penser que le nommé Abaaoud était susceptible de se trouver dans un appartement conspiratif à Saint-Denis", précise à la presse le procureur François M. Molins.

12:45 - Tumultes et deuil - Xavier Bertrand, tête de liste LR pour les régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, "approuve les mesures annoncées" par François Hollande "contre le terrorisme. "Dans ce contexte de tumultes et de deuil, j?ai décidé de ne reprendre la campagne électorale que ce samedi, afin de respecter une semaine de décence et de respect pour les victimes.

12:37 - Champs-Elysées (Twitter) -

12:23 - Bredouilles -

12:21 - Victimes identifiées - Les 129 victimes des attentats de Paris et Saint-Denis vendredi ont toutes été identifiées, indique la présidence de la République dans le compte rendu du Conseil des ministres. "A ce jour, une identité a pu être donnée aux corps des victimes décédées, soit 129 à ce jour, et un peu plus d'une centaine de familles ont pu se recueillir sur la dépouille de leur proche à l'Institut médico-légal".

12:11 - Coups de haches - Les forces de l'ordre ont défoncé peu avant midi à coups de haches les portes de l'église Saint-Denys-de-l'Estrée dans le quartier où est toujours en cours l'opération de sécurisation après la fin de l'assaut policier. Ils ont pénétré dans le lieu de culte, sans que l'on connaisse les raisons de cette intervention.

12:10 - Réforme constitutionnelle - Le gouvernement veut que la réforme constitutionnelle décidée dans la foulée des attentats soit adoptée avant la fin de l'état d'urgence, soit d'ici trois mois, indique le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

12:09 - Cazeneuve sur place - Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, est arrivé sur le site de l'opération.

12:09 - Deux personnes décédées - "Deux personnes sont décédées dont une femme par explosif" (Cazeneuve)

12:09 - pas de confirmation - Ni Bernard Cazeneuve ni François Molins, procureur de Paris, n'ont confirmé à la presse à Saint Denis si Abaaoud avait été interpellé ou tué au cours de l'opération.

12:00 - La loi de 1955 - Le projet de loi préparé en urgence à la suite des attentats modifie "plusieurs dispositions" de la loi de 1955 sur l'état d'urgence afin d'en renforcer l'efficacité", précise Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, lors du compte rendu suivant le Conseil des ministres. Le régime des assignations à résidence "est élargi à toute personne à l?égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l?ordre public". L'autre mesure principale concerne la dissolution d'associations radicales: le projet de loi "ouvre la possibilité de dissoudre les associations ou groupements de fait qui participent, facilitent ou incitent à la commission d?actes portant atteinte grave à l?ordre public et qui comportent en leur sein des personnes assignées à résidence".

11:56 - Clocher - On ne sait pas trop ce qu'il se passe: si il y a un suspect retranché ou un journaliste planqué dans le clocher qui donne directement sur la rue de la République. Les policiers sont entrés dans l'église maintenant, rapporte une journaliste de l'AFP.

11:50 - Prolongation de l'état d'urgence - La prolongation de l'état d'urgence sera examinée jeudi à l'Assemblée et vendredi au Sénat, annonce le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll

11:46 - Porte-avions Charles-de-Gaulle - Le porte-avions Charles-de-Gaulle a appareillé de Toulon, pour se rendre dans l'est de la Méditerranée avec son groupe aéronaval et prendre part aux efforts de la coalition dans sa lutte contre le groupe jihadiste Daech, constate un journaliste de l'AFP.

11:43 - sécurisation en cours - L'assaut contre l'appartement est fini mais les opérations de sécurisation se poursuivent dans l'immeuble à la recherche d'éventuels autres suspects, a-t-on appris de source policière.

Deux personnes retranchées dans cet appartement sont mortes, dont une femme kamikaze et un suspect dont l'identité reste à déterminer, a confirmé cette source à l'AFP.

Sept personnes ont aussi été interpellées: trois exfiltrées par la police de l'appartement visé, deux dans des appartements voisins, et deux autres à proximité (même source).

11:41 - Un tweet sur les chiens d'assaut -

11:33 - Panique - Mouvement de panique devant l'église Saint Denys de Lestree, des dizaines de journalistes s'enfuient a la vue de policiers patrouillant autour de l'église. L'un d'entre eux tape sur la porte principale de l'église "ils sécurisent ils essayent de rentrer dans l'église" crient des reporters. Les photographes et les cameras sagglutinent autour deux. Grosse confusion, rapporte la journaliste AFP Marie Giffard.

11:31 - Sept interpellations - Sept interpellations au total à Saint-Denis, dont trois dans l'appartement visé par l'assaut (source policière)

11:29 - ASSAUT TERMINÉ A SAINT-DENIS (sources policières)

11:23 - #JeSuisChien - Le mot-clé #JeSuisChien est l'un des plus partagés ce matin sur Twitter en France. Ce hashtag a été lancé après l'annonce de la mort de "Diesel", malinois de 7 ans, chienne d'assaut du Raid, tuée au cours du raid de la police mené à Saint-Denis. Il a donné lieu à plus de 1.200 tweets en une heure, selon le site web spécialisé Topsy.

11:22 - "longs moments de tirs" - "J'ai été réveillée par des explosions très fortes et de longs moments de tirs", dit Samira, 39 ans, sociologue, qui habite à Saint-Denis au dernier étage d'un petit immeuble, à 200 m de l'assaut. Cette mère de famille a aussitôt calfeutré la chambre de ses enfants "pour qu'ils n'entendent pas les tirs", avant d'appeler police et pompiers, qui lui ont expliqué la situation. "On a eu très peur, on a pensé que des gens s'étaient échappés par les toits. Là je me suis dit: si ça se trouve, on va se retrouver avec des forcenés dans les rues".

11:01 - 2 vols Air France déroutés mardi - Aucun explosif n'a été trouvé à bord de deux vols Air France à destination de Paris, qui avaient été déroutés mardi soir après leur décollage des Etats-Unis à la suite de menaces anonymes évoquant la présence d'une bombe à bord, ont indiqué les autorités et des médias. "Les avions ont fait l'objet de menaces anonymes après leurs décollages respectifs", avait annoncé Air France dans un communiqué, dans un contexte tendu, après les attentats commis vendredi soir à Paris (129 morts).

10:53 - Une chienne du Raid décédée (Twitter) -

10:37 - Un "texte solennel" dans les mosquées - Un "texte solennel" condamnant le "terrorisme" sera diffusé dans toutes les mosquées pour le prêche de vendredi, selon le Conseil français de culte musulman.

10:27 - Tramway T1 (Twitter) -

10:22 - Les Républicains regrettent - La séance des questions au gouvernement, hier à l'Assemblée, quasi totalement consacrée aux attentats, s'est déroulée dans une ambiance très tendue. Le député LR Charles de la Verpillière a notamment interrompu Manuel Valls d'un bruyant "c'est bien trop tard" au sujet de la réponse gouvernementaleet Christiane Taubira a été huée avant même de prendre la parole. "Je comprends le sentiment qu'ont pu susciter certaines présentations au sein de l'hémicycle", a déclaré Brice Hortefeux sur France Inter. Ancien ministre et conseiller politique de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel s'est dit sur RFI "personnellement choqué". Mais "je regrette que le Premier ministre ait adopté hier un ton dont il a l'habitude, martial, donneur de leçon. Personne n'a le monopole de la dignité".

10:19 - "En guerre" (Twitter) -

10:17 - Dans une ruelle commerçante - Des jeunes discutent le bout de gras a quelques mètres des militaires qui sécurisent la rue de la République. Un homme de 32 ans qui a souhaite garder l'anonymat a été réveillé à 4h30 par une détonation: "c'est la guerre aujourd'hui à Saint-Denis. On a entendu des rafales vers 5h. Les mecs du Raid se sont mis à tourner dans les rues, ils les cherchaient. On dirait qu'on est dans une zone de guerre, là. Ici, c'est la police pas, les militaires. L'armée, c'est pas pour protéger la ville quand même. On est passés d'un quartier de crackers (dealers) à un quartier de terroristes". Sami, 29 ans est surpris d'apprendre l'arrestation de Jawad, l'homme qui a loué l'appartement. "On se connait tous. Il est pas du tout radical, c'est un retard, il a rien à voir. La mosquée, il connait pas! C'est un mec sexe-drogue-alcool. Il a 27 ans, il est a 100.000km de ca. D'ailleurs, l'appart, il est pas a lui, c'est un squat".

10:11 - Réunion à l'Elysée - François Hollande préside une réunion de ministres dans son bureau à l'Elysée à laquelle participent Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Christiane Taubira, Jean-Yves Le Drian, et Laurent Fabius. Le Conseil des ministres consacré notamment à l'état d'urgence est maintenu.

10:11 - "Enfer de Dante" - C'était "l'enfer de Dante" raconte à l'AFP un policier de la Brigade de recherche et d'intervention qui faisait partie de la première colonne entrée au Bataclan 35 minutes après le début de l'attaque vendredi soir. "On a vu des morts sur le trottoir, puis dans le hall d'accueil. Dans ce qu'on appelle la fosse, il y avait plusieurs centaines de personnes couchées les unes sur les autres, appelant au secours, un mélange de gens morts, de gens blessés", témoigne Denis Safran, médecin de la BRI qui était dans la même colonne. "Je n'ai jamais vu ça, une marée humaine, l'enfer de Dante, du sang partout, on marche sur des corps, on glisse sur du sang", confirme le policier.

10:10 - Université Paris 8 -

10:07 - 5 policiers du RAID blessés (Twitter) -

10:05 - Les militaires à Saint-Denis (Twitter) -

10:05 - Population - La préfecture de Seine-Saint-Denis recommande "à la population d'éviter absolument la zone du centre-ville", entre la gare de Saint-Denis et les rues autour de la mairie, demande aux habitants de ne pas sortir de chez eux et aux personnes travaillant dans le centre-ville de ne pas venir.

10:05 - Une première (expert sur Twitter) -

10:00 - Dans le métro - Peu après 9h, ligne 3. Le métro marque l'arrêt un peu plus longtemps que d'habitude à la station Sentier, selon une journaliste de l'AFP. Message sur la fermeture partielle de la ligne 13 "à la demande de la police". Les passagers enlèvent leurs écouteurs, l'un siffle "Bordel mais c'est pas vrai" entre ses dents, les autres sortent leurs smartphones pour ceux qui ne les avaient pas déjà, sinon silence, encore plus épais que d'habitude.

09:46 - Bartolone - Ne pas établir de "lien" entre "les banlieues populaires" et "ces terroristes", met en garde Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, sur Europe 1 alors que l'opération antiterroriste est en cours. "C?est un quartier très populaire où a lieu cette intervention, je ne voudrais pas qu?il y ait un lien entre banlieue populaire - banlieue dangereuse... Ces terroristes n?ont rien à voir avec ces populations qui aspirent à vivre normalement". "C?est beaucoup plus facile de se cacher dans un milieu où il y a beaucoup de monde, dans un milieu où il y a un urbanisme qui permet la fuite".

09:45 - Transports interrompus - La RATP indique que les métros, bus et tramways desservant Saint-Denis sont à l'arrêt. Au total 20 lignes de bus interrompues. Le trafic est interrompu entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis Université sur la ligne 13 du métro, sur toute la ligne de tramway T5 Marché Saint-Denis - Garges-Sarcelles, sur la T1 entre la Courneuve - Six Routes et les Courtilles, et sur la T8 entre Delaunay-Belleville et Saint-Denis-porte de Paris.

09:44 - Lignes de bus interrompues -

09:41 - 8, rue du Corbillon - Un homme âgé d'une trentaine d'années affirme sous couvert de l'anonymat que c'est dans son appartement, au 8, rue du Corbillon, que les policiers ont donné l'assaut. Un appartement qui aurait servi de squat, explique une de ses amies à l'AFP. "Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours", a raconté à l'AFP cet homme. "J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit +c'est pas grave+, ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique", a-t-il poursuivi. "On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'était des terroristes", a expliqué cet homme, très agité, avant d'être menotté et emmené par les policiers.

09:37 - "On se croirait en guerre" - "On se croirait en guerre". Détonations, tirs en rafales et survol d'hélicoptère, déploiement de soldats, ont réveillé mercredi avant l'aube les habitants du centre de Saint-Denis, au nord de Paris, où un assaut a été donné contre un appartement. "J'aurais jamais pensé que des terroristes puissent se cacher ici", raconte une jeune-femme témoins aux journalistes de l'AFP. L'opération, qui vise notamment l'organisateur présumé des attentats meurtriers de vendredi à Paris, a démarré à 04H20 (03H20 GMT). Pour Hayat, 26 ans, qui avait passé la nuit chez des amis, rue du Corbillon, là même où se déroule l'assaut, c'était "au moment où je sortais de chez eux pour prendre les transports". Elle a entendu "des coups de feu", "j'ai pensé à un règlement de comptes". "Mais les tirs ont continué, beaucoup de renforts sont arrivés et ont bouclé l'avenue de la République. On se croirait en guerre", dit-elle. "J'aurais jamais pensé que des terroristes puissent se cacher ici. J'aurais pu me prendre une balle." Le centre de cette ville de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, a été entièrement bouclé par les forces de l'ordre.

09:30 - Opération toujours en cours (Twitter) -

09:29 - Métro - Peu après 9h, ligne 3, le métro marque l'arrêt un peu plus longtemps que d'habitude à la station Sentier.

Message sur la fermeture partielle de la ligne 13 "à la demande de la police".

Les passagers enlèvent leurs écouteurs, l'un siffle "Bordel mais c'est pas vrai" entre ses dents, les autres sortent leurs smartphones pour ceux qui ne les avaient pas déjà, sinon silence, encore plus épais que d'habitude.

Le métro repart, relate Aurélie End, journaliste AFP

09:21 - Gilet explosif - Le parquet de Paris confirme la mort d'une femme kamikaze "qui a activé son gilet explosif au début de l'assaut" donné vers 04H20. Des sources policières font état de leur côté, d'au moins deux forcenés morts, dont cette femme, un bilan que le parquet n'a pas à ce stade confirmé.

"Trois hommes, qui étaient retranchés dans l'appartement, ont été extraits" par les policiers d'élite du "RAID et ont été placés en garde à vue", indique le parquet, ajoutant que leurs identités n'ont pas été "établies à ce stade".

Un homme et une femme ont été interpellés à proximité immédiate de l'appartement et placés en garde à vue, ajoute le parquet.

09:19 - Axes saturés (Twitter) -

09:10 - Dans le bus à Paris (Twitter) -

09:07 - Gardes à vue - Cinq gardes à vue sont en cours dont trois occupants de l'appartement (parquet)

09:05 - Trois camions - Place des Tilleuls, en face de la rue de la république, trois camions militaires viennent de repartir, certains vides, d'autres avec des soldats à bord. Toujours de nombreux policiers dans le secteur, témoigne Marie Giffard.

08:56 - femme kamikaze - Le parquet de Paris confirme la mort d'une femme kamikaze (communiqué)

08:50 - Nouvel ordre - L'IUT, l'ESPE (école supérieure du professorat et de l éducation), le CIO, ainsi que deux lycées (ENNA et Maison de le Légion d?Honneur) et deux collèges (Elsa Triolet et Pierre de Geyter) sont fermés "jusqu?à nouvel ordre", indique le service de presse de l'Education nationale.

Plusieurs écoles du secteur sont également concernées par la mesure (Corbillon, Puy-Pensot, Brise-Échalas, Confluence, Estrée, Jules Guesde, Jules Vallès, Pina Bausch, La Source, Jean Vilar, Marcel Sembat, Hermitage, Moulin dos d?âne, Delaunay Belleville, Victor Hugo, Honoré de Balzac, Daniel Sorano et Saint-Vincent de Paul).

08:50 - Temps perdu - Nicolas Sarkozy attaque sévèrement l'exécutif dans un entretien au Monde estimant que "trop de temps (a) été perdu" depuis les attentats de janvier par François Hollande qui "n?a pas non plus tiré toutes les conséquences" de son intervention en Syrie sur "la sécurité intérieure".

08:48 - Centre-ville - La préfecture recommande "à la population d'éviter absolument la zone du centre-ville", entre la gare de Saint-Denis et les rues autours de la mairie.

08:36 - Hébergé - Un homme qui dit avoir hébergé deux personnes "qui venaient de Belgique" dans l'appartement de Saint-Denis, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours", a raconté à l'AFP sous couvert d'anonymat cet homme d'une trentaine d'années, qui a expliqué avoir mis à leur disposition un appartement situé 8, rue du Corbillon.

08:34 - Une vidéo de Marie-Giffard -

08:33 - Etablissements scolaires - Les établissements scolaires, écoles et collèges n'ouvriront pas ce matin dans le centre-ville, où se déroule l'importante opération antiterroriste mais les écoles de la Plaine-Saint-Denis et du quartier de Pleyel seront, elles, ouvertes, indique la préfecture.

08:26 - Trois hommes en garde à vue - Trois hommes en garde à vue, l'opération toujours en cours (source judiciaire)

08:21 - Fragiliser - Priée de dire si l'organisateur présumé des attaques, le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, était la cible de l'assaut, Taubira répond sur Europe 1: "Il faudra prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas fragiliser l'enquête", "en donnant trop tôt une information".

08:21 - Taubira sur Europe 1 - Christiane Taubira sur Europe 1: "Cet assaut est lié à l'enquête. C'est lié effectivement aux attentats de vendredi dernier".

08:20 - Valls et Cazeneuve - Valls et Cazeneuve avec Hollande dans son bureau à l'Elysée (entourage)

08:17 - Université de St-Denis -

08:08 - Policiers cagoulés - Des petits groupes de trois ou quatre policiers cagoules brassard orange apparaissent parfois au coin des rues puis disparaissent aussi vite. La cloche de l'église Saint Denys de l'Estree sonne encore donnant une ambiance étrange à la petite place qui donne sur la rue de la République. Des riverains tentent régulièrement de pénétrer dans la zone de presse immédiatement repérés par la police qui les évacue.

08:07 - Deux interpellations - Deux interpellations lors de l'opération antiterroriste à Saint-Denis (sources policières)

08:05 - Au moins 3 policiers blessés - On ne connait pas l'identité des suspects morts dans l'immédiat. Au moins trois policiers ont aussi été blessés.

08:05 - Journalistes? - On entend régulièrement "monsieur vous êtes journaliste? Non alors vous sortez"

08:05 - tweet de Marie Giffard -

08:03 - Taubira tweete -

08:01 - Marie Giffard tweete de Saint-Denis -

08:00 - Taubira - Christine Taubira, ministre de la Justice, citée par la chaine BFM-TV affirme que l'opération est en passe de se terminer.

08:00 - L'église sonne - L'église sonne à 8h à Saint-Denis et cinq camionnettes de police se stationnent juste devant la zone ou est installée la presse, comme pour masquer la vue aux cameras.

07:59 - La préfecture tweete -

07:57 - DEUX FORCENES TUES - DEUX FORCENES SONT MORTS DONT UNE FEMME QUI S'EST FAIT EXPLOSER, UN SUSPECT EST ENCORE RETRANCHE (SOURCES POLICIERES)

07:54 - Militaires - Des militaires français déployés dans le nord de Paris autour du lieu de l'opération antiterroriste (AFP)

07:53 - ménage - La police évacue désormais les "non journalistes" et contrôle les cartes de presse du périmètre ou la presse s'est installée.

"On est en train de faire le ménage" dit une policières à un de ses collègues.

Les badauds, riverains sont "invités" à quitter la zone.

Les militaires ont déposé leur bardas à terre.

A une centaine de mètres à gauche des dizaines de camionnettes de police et de pompiers sont garées dans tous les sens sur un carrefour.

07:49 - Perquisitions à Toulouse - Des perquisitions administratives en application de l'état d'urgence sont en cours en Ariège, à Toulouse et dans une autre commune de Haute-Garonne.

07:49 - Sécurité - Naïm, 33 ans, habite à deux rues. Il est là depuis 6H00 ce matin.

"On est en sécurité là ? Franchement, on est en sécurité? Il y a les mecs de la BRI qui circulent cagoules avec le gun à la main".

Un riverain lui répond "non faut se barrer la". Effectivement les mecs de la BRI patrouillent parmi les journalistes régulièrement.

L'ambiance est très tendue.

07:47 - Tout est bloqué - Didier, 34 ans, l'AFP : "Avec les patrouilles, les gars avec l'arme à la main qui passent parmi nous... On dirait qu'ils cherchent quelqu'un. Je suis pas rassuré... De toute façon tout est bloqué et je peux pas ressortir".

Les journalistes enchainent leur direct dans plusieurs langues a seulement une cinquantaine de mètres de l'endroit ou sont postes les militaires

07:44 - le jour se lève - Le jour se lève sur Saint Denis. On entend toujours l'hélicoptère au dessus du centre de la ville. Les radios de la police grésillent en permanence. Les militaires sont toujours en attente dans les petites rues commerçantes, témoigne Marie Giffard (AFP).

07:37 - Famas au poing - Une cinquantaine de militaires est postée a l'entrée du périmètre de sécurité le long des vitrines des magasins, fusil d'assaut Famas au poing, raconte la journaliste de l'AFP Marie Giffard qui est sur place.

07:30 - Ne pas sortir - Les autorités réitèrent leur appel à la population de ne pas sortir de chez eux

07:28 - explosions et tirs - Des explosions et des tirs retentissent sur le site de l'opération (témoins)

07:23 - Ecoles fermées - Ecoles et collèges du centre-ville "fermés aujourd'hui" à Saint-Denis (préfecture)

07:18 - Identité victime - L'identité de la personne tuée dans la fusillade n'a pas été communiquée.

07:17 - Appartement - On ignore à ce stade si Abaaoud se trouve dans l'appartement où sont retranchés entre deux et quatre suspects.

07:16 - En guerre - Hayat Belabdi, 26 ans, était chez des amis rue du Corbillon: "Ca a commencé vers 03H00, au moment où je sortais de chez eux pour prendre les transports. J'aurais pu me prendre une balle. j'ai entendu des coups de feu, au départ seulement des civils de la police de Saint Denis. J'ai pensé a un règlement de compte mais les tirs ont continué, beaucoup de renforts sont arrivés et ont bouclé l'avenue de la République. On se croirait en guerre. J'habite à Montfermeil mais je connais bien Saint- Denis. J'aurais jamais pensé que des terroristes puissent se cacher ici".

07:12 - Rafales - Reda, chauffeur de taxi, rentrait chez lui à Saint-Denis. "J'ai entendu des rafales de mitraillettes, je suis sorti, des policiers cagoulés nous ont braqués et dit de partir. Les échanges de tirs ont duré environ une heure." On est dans le centre, à deux pas du théâtre Gérard Philippe, à quelques centaines de mètres de la cathédrale.

07:08 - Qui est Abaaoud ? - Abdelhamid Abaaoud, qui est la cible de l'opération de police en cours, vivrait en Syrie, où il est un membre très actif de l'EI et d'où il nargue les polices européennes depuis des années.

Né en 1987 dans la commune bruxelloise de Molenbeek, il se fait appeler Abou Omar Soussi, du nom de la région du sud-ouest du Maroc dont sa famille est originaire, ou Abou Omar al-Baljiki (Abou Omar "le Belge").

"C'était un petit con", harcelant ses condisciples et ses professeurs ou se faisant attraper pour des vols de portefeuilles, a raconté, sous couvert de l'anonymat, un ex-camarade de classe au tabloïde populaire belge La Dernière Heure.

'"Abou Omar al-Baljiki" avait fait la une des journaux belges début 2014 après avoir emmené en Syrie son petit frère Younes, 13 ans, surnommé "le plus jeune jihadiste du monde" par certains médias.

Il aurait rejoint d'autres combattants belges, rassemblés dans une brigade d'élite de l'organisation jihadiste Etat islamique. Il apparaît, fine barbe et bonnet de style afghan sur la tête, dans une vidéo de l'EI où il se vante de commettre des atrocités, s'adressant goguenard à la caméra alors qu'il conduit un véhicule qui tire des cadavres mutilés vers une fosse commune.

"Avant, on tractait des jet-skis, des quads, des grosses remorques remplies de cadeaux, de bagages pour aller en vacances au Maroc. Maintenant, on tracte les infidèles, ceux qui nous combattent, ceux qui combattent l'islam", se vante-t-il, sourire aux lèvres, dans un mélange de français et d'arabe.

Il a le profil d'un individu de la "classe moyenne", soulignait mardi le quotidien flamand De Morgen, selon qui le jeune homme avait été envoyé par son père, commerçant, dans un collège chic de la commune résidentielle d'Uccle, dans le sud de Bruxelles.

Selon la presse belge, Abaaoud avait été localisé en Grèce, d'où il communiquait avec les deux jihadistes tués à Verviers. Un coup de filet à Athènes n'avait pas permis de l'arrêter.

En juillet, Abdelhamid Abaaoud a été condamné à Bruxelles, en son absence, à 20 ans de prison dans un procès sur les filières de recrutement de jihadistes belges pour la Syrie.

07:06 - menaces - Air France fait état de menaces anonymes par téléphone évoquant la présence d'une bombe à bord.

07:05 - Deux vols déroutés - Deux vols Air France à destination de Paris ont été déroutés mardi soir après leur décollage des Etats-Unis, selon la compagnie aérienne.

07:04 - UN MORT - AU MOINS UN MORT DANS L'OPERATION ANTI TERRORISTE (SOURCE PROCHE DE L'ENQUETE)

07:02 - Ni bus, ni métro - Ni les bus, ni le métro ne fonctionnent dans le secteur de l'opération, selon des témoins cités par les médias.

07:00 - Entre 2 et 4 personnes - Entre deux et quatre personnes se trouveraient dans l'appartement qui est la cible de l'opération policière en cours, selon des sources policières à l'AFP.

07:00 - Pas d'interpellation - Pas d'interpellation pour le moment, selon une source policière.

06:55 - Maillon de l'EI - Abaaoud, un Belge de 28 ans, est considéré comme l'un des maillons du groupe jihadiste Etat islamique.

06:54 - Abaaoud - L'organisateur présumé des attentats, Abdelhamid Abaaoud, est la cible de l'assaut à Saint-Denis (source policière)

06:53 - Près du Stade de France - L'opération se déroule à 800 m du Stade de France, site de l'un des attentats de vendredi soir.

06:43 - Quartier bouclé - Le quartier de Saint-Denis est bouclé, les flics sont sur les dents. A l'angle de l'avenue de la République, des témoins ont entendu des tirs à partir de 4h25, des boum comme des grenades, puis des rafales intermittentes.

06:23 - Un blessé léger - Les pompiers sont intervenus en soutien du Raid à partir de 04H31 "pour un groupe armé retranché dans un appartement", déclarent-ils à l'AFP. Ils font état d'un blessé léger. Les tirs ont repris après 05h00, selon des riverains

06:19 - Des hommes retranchés - Des hommes sont retranchés dans un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris où l'opération antiterroriste est toujours en cours à 06H15.

06:14 - Policiers blessés - Des policiers ont été blessés au cours de l'assaut, indiquent des sources proches de l'enquête. Des échanges de tirs ont eu lieu.

06:10 - Assaut - Un assaut policier est en cours à Saint-Denis, en banlieue parisienne, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de vendredi. Plusieurs sources concordantes et les pompiers ont fait état d'échanges de tirs lors de cette opération de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et du Raid.

05:53 - Les opérations antiterroristes menées par la France se poursuivent. Une fusillade est en cours à Saint-Denis, au nord de Paris. La sous-direction antiterroriste de la police judiciaire assistée des forces policières d'intervention du RAID sont en action, selon une source proche de l'enquête. La France est en alerte maximale après les attentats jihadistes de vendredi soir à Paris et au Stade de France à Saint-Denis qui ont fait 129 morts - EN DIRECT