Diplomatie: la méthode Trump en échec

Corée du Nord, Afghanistan, Venezuela ou encore Iran... Le président américain a beau parader, voire vitupérer, sa méthode n'a pour l'heure pas fait ses preuves. 

Les chefs d'État et de gouvernement des 193 États membres se réunissent à partir de ce lundi pour l’Assemblée générale des Nations unies. Et parmi eux, Donald Trump. Avant son arrivée ce dimanche à New York, le locataire de la Maison Blanche a déjà donné le ton : « Je vais dire : les États-Unis sont le plus grand pays du monde et ils ont sans aucun doute l'un des plus grands présidents de l'histoire. »

Pourtant, Donald Trump n'aura aucune avancée diplomatique de taille à présenter au monde. Qu'il s'agisse de la Corée du Nord, de l'Afghanistan ou encore du Venezuela, le président américain n'a décroché aucun résultat tangible. La diplomatie Trump qui fait fi du multilatéralisme en favorisant des approches bilatérales pour arracher des accords, comme aime se vanter l'ancien homme d'affaires, semble donc aujourd'hui dans l'impasse.

Isolé

Cet échec prend une tournure particulièrement inquiétante dans le dossier iranien. Donald Trump, qui avait retiré les États-Unis de l'accord nucléaire avec Téhéran, avait proposé une rencontre en tête-à-tête à son homologue Hassan Rohani, en marge de la 74e Assemblée générale de l’ONU. Mais il s'est vu opposer une fin de non-recevoir du régime iranien. Alors que les tensions croissantes dans le Golfe occuperont une large place dans les discussions onusiennes cette semaine, Donald Trump se trouve isolé et surtout en manque d'alliés.

C'est aussi le cas sur l'autre sujet brûlant de cette grand-messe annuelle de la diplomatie mondiale : le changement climatique. Une centaine de chefs d'État et de gouvernement débattront ce lundi des mesures à adopter pour sauver la planète. En même temps, le président américain organisera un contre-sommet pour parler, lui, de la défense de la liberté religieuse dans le monde.