Diplomatie. Les États-Unis cajolent Taïwan aux dépens de Pékin

Courrier international (Paris)
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Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a levé samedi toutes les restrictions qui encadraient les contacts entre les autorités américaines et Taïwan. Une dernière provocation envers Pékin, à onze jours du départ de Donald Trump de la Maison-Blanche.

L’annonce de Mike Pompeo est “un nouveau geste du gouvernement américain sortant en faveur du renforcement des relations entre Washington et Taipei”, observe le South China Morning Post. “Il réjouira l’émissaire du gouvernement taïwanais à Washington et provoquera à coup sûr la fureur des responsables chinois”.

Si Pékin n’a pas immédiatement réagi à cette ultime provocation de Donald Trump, la représentante de Taïwan aux États-Unis, Hsiao Bi-khim – qui fait office d’ambassadrice –, a salué sur Twitter “la force” des relations entre Taïwan et les États-Unis. “Des décennies de discrimination disparaissent. C’est un grand jour dans notre relation bilatérale”, a-t-elle écrit.

La Chine considère toujours Taïwan comme partie intégrante de son territoire, et voit d’un très mauvais œil tout geste susceptible donner une légitimité aux autorités de l’île, qui jouit d’un régime démocratique.

Et si les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taïwan en 1979, au profit de la reconnaissance de Pékin, les contacts ont toujours été maintenus. Mais “encadrés par un ensemble de règles” détaillées, allant des modalités de rencontre entre les responsables américains et taïwanais, à “leur façon de correspondre”, explique le Financial Times.

“Le gouvernement américain avait adopté ces mesures unilatéralement, pour satisfaire le régime communiste de Pékin. C’est fini”, a déclaré samedi M. Pompeo.

Embarrasser Joe Biden

L’annonce intervient deux jours après celle du déplacement à Taipei, la semaine prochaine, de l’ambassadrice américaine aux Nations Unies,

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