Le dioxyde de titane, additif alimentaire controversé, ne sera pas suspendu dans l'immédiat

franceinfo avec AFP
En attendant une nouvelle évaluation de l'Anses, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, estime que "c'est aux industriels de s'abstenir" d'utiliser cet additif.

Malgré le vote du Parlement, Bruno Le Maire ne compte pas interdire à court terme le dioxyde de titane, additif alimentaire controversé. Invité de l'émission "C à vous" sur France 5, mardi 8 janvier, le ministre de l'Economie a expliqué cette décision par des "évaluations différentes" sur la dangerosité potentielle du produit. "La cohérence, c’est d’avoir une évaluation qui soit partagée sur les dangers du dioxyde de titane. Il y a l’évaluation de l’Inra, il y a celle de l’Anses, qui concluent à des évaluations différentes. Et il y a l’évaluation de l’Union européenne, que nous avons saisie puisque cette décision doit être prise au niveau européen, et qui ne partage pas l’analyse de l’Inra", a-t-il détaillé.

Un nouvel avis doit être rendu par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), à la rentrée 2019. Sur la base de cette évaluation, Bruno Le Maire "[saisira] à nouveau l'Union européenne et si cette évaluation conclut qu'effectivement il y a un risque sanitaire, [il sera] le premier à signer l'arrêté". En attendant, le ministre de l'Economie se tourne vers les fabricants. "Dans le doute, c'est aux industriels de s'abstenir" d'utiliser du dioxyde de titane, a-t-il estimé sur le plateau de "C à vous".

"Le principe de précaution doit s'appliquer"

Le dioxyde de titane, dont la présence est (...)

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