D'inquiétants niveaux de perfluorés retrouvés sur les pentes de l'Everest

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De très importants taux de substances chimiques qui ne se dégradent pas dans la nature - les perfluoroalkylées ou PFAS - ont été enregistrés pour la première fois au sommet de l'Everest. Ces substances proviennent essentiellement des équipements de montagne traités pour résister à l'humidité.

On savait les présentes dans les eaux souterraines et parfois en grandes quantités à la surface des sols, même en pleine nature. Mais on ignorait que cette famille de produits chimiques synthétiques, couramment utilisés dans un très grand nombre de nos produits de consommation pour leurs propriétés physico-chimiques appréciables (résistantes aux chaleurs intenses ou aux acides, à l’eau, aux graisses…), avaient été jusqu’à parvenir jusqu’au sommet de l’Everest. Des prélèvements effectués en 2019 ont même été jusqu'à démontrer que cette montagne présentait la plus forte contamination chimique terrestre jamais enregistrée en altitude.

Ce constat glaçant a été fait par une équipe de recherche partie effectuer des prélèvements sur le toit du monde en 2019 dans le cadre d’une expédition financée par le magazine National Geographic et l’horloger Rolex. L'objectif de cette mission ? Faire du "troisième pôle terrestre" le plus grand laboratoire du monde du changement climatique.

À lire aussi. Retrouvez dans notre article consacré plus largement à cette expédition composée de 34 chercheurs. Tous ont posé pour deux mois leurs bagages au camp de base de la face sud de l’Everest dans le but d’étudier la fonte des glaces causée par le changement climatique.

Parmi plusieurs études, celle sur la présence accrue des perfluorés sur l'Everest a fait l’objet d’une publication le 10 mars 2021 dans la revue . A plusieurs altitudes, y compris au niveau du "balcon" - un ultime passage très fréquenté à quelques centaines de mètres du sommet -, ces substances ont été retrouvées à des niveaux bien plus élevés que sur d'autres montagnes du monde. "Nous avons été choqués", a déclaré au Kimberley Miner, professeur adjoint de recherche à l'Institut du changement climatique de l'Université du Maine, qui a coordonné les recherches à distance depuis les États-Unis. "Nous avons tout retesté trois fois, parce que [les taux] étaient beaucoup plus élevés que ce à quoi nous nous attendions." Jamais il[...]

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