Les dinosaures, des animaux à sang chaud ou à sang froid ?

J. Wiemann

Une nouvelle méthode pour estimer les taux métaboliques d'espèces éteintes indiquent que les dinosaures ont expérimenté les deux solutions, selon leur groupe.

Les dinosaures étaient-ils des animaux à sang froid comme les lézards, les serpents et les autres reptiles ? Ou au contraire fonctionnaient-ils au rythme des oiseaux et des mammifères, ces endothermes dont le métabolisme produit une quantité importante de chaleur ? La question agite les spécialistes depuis la découverte et l'étude des premiers fossiles de dinosaures. Autrefois considéré comme proche des reptiles, les premiers biologistes qui les ont décrits en faisaient volontiers aussi des animaux ectothermes. La meilleure compréhension de leur position phylogénétique a semé les premiers doutes puis de nombreux indices, déduits au fil des ans et des analyses, ont suggéré qu'ils puissent avoir eux aussi le sang chaud. Le débat pourrait être enfin tranché par une équipe du Field Museum, à Chicago, qui a mis au point une nouvelle méthode pour percer à jour le métabolisme des dinosaures mais aussi de nombreux autres animaux disparus.

Analyse de déchets moléculaires

Connaître la température des dinosaures cela signifie mieux comprendre leurs comportements : la nécessité de réguler ou pas sa chaleur corporelle influence les activités quotidiennes. Par exemple, il n'est pas rare de voir un lézard se prélasser, immobile, au Soleil, l'animal profite ainsi de l'énergie solaire pour réchauffer son corps. Un type de sieste que ne pratiquent pas les mammifères qui génèrent leur propre chaleur, mais qui, en contrepartie, ont besoin de beaucoup plus de calories pour survivre. Ce qui implique la nécessité de manger beaucoup plus souvent et régulièrement pour assurer le maintien de leur taux métabolique élevé. C'est précisément des indices permettant d'appréhender ces taux métaboliques qu'ont retrouvé les paléontologues du Field Museum : lorsque les animaux respirent, des produits secondaires se forment qui réagissent avec les protéines, les sucres et les lipides, laissant derrière eux des déchets moléculaires. Ces déchets sont extrêmement stables et insolubles dans l'eau, ils sont[...]

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