Dimitri Minic, chercheur à l’Ifri : « L’armée ukrainienne va monter en puissance au fil des mois »

© Reuters

Dimitri Minic, chercheur à l’Ifri (Institut français des relations internationales), revient pour le JDD sur les combats qui se déroulent actuellement dans le Donbass et tente de dessiner les futurs contours de la guerre russe en Ukraine . La ville de Sievierodonetsk « constitue un objectif intermédiaire de la stratégie militaire russe et sa conquête aurait un certain impact », notamment « pour le moral des forces russes », estime-t-il. Mais la Russie enregistre des pertes humaines importantes. « Les deux armées auront besoin de faire des pauses opérationnelles car ce niveau n’est soutenable pour aucune d’elles, surtout si la Russie reste rétive à recourir à la mobilisation partielle ou générale », ajoute-t-il.

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Quel bilan tirez-vous des cent premiers jours de guerre en Ukraine ?
Cette guerre est inhabituelle pour les pays européens à de nombreux égards. Depuis 1945, c’est la première fois qu’une grande puissance militaire européenne comme la Russie affronte un adversaire capable de se défendre réellement. Si les élites politico-militaires russes ont clairement pâti de leur autohypnose traditionnelle, il reste difficile de juger de façon catégorique les échecs militaires de la Russie tant cette guerre présente des caractères inédits, auxquels l’armée russe n’était d’ailleurs pas préparée.

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La même stratégie qu’à Marioupol va sans doute être conduite à Sievierodonets...


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