Vidéos, propagande en ligne, recrutement sur le Web... Daech bat aussi en retraite sur le front numérique

Daech bat aussi en retraite sur le front numérique

TERRORISME - Le groupe jihadiste a non seulement perdu la ville de Mossoul, il perd aussi du terrain en ligne.

Le cyberactivisme du groupe terroriste Daech perd en intensité. Selon une étude récente, des "failles apparentes" diminuent la fréquence, la qualité et l'efficacité de ses opérations de propagande numérique.

Les mesures antiterroristes proactives des services de renseignement et de l'industrie des technologies; la contre-propagande intensive d'internautes indépendants; ainsi que les bombardements massifs ciblant l'infrastructure logistique et les principaux propagandistes de Daech sont autant d'éléments qui ont fini par ébranler sérieusement cette organisation, affirme une étude parue dans le plus récent numéro du magazine Perspectives on Terrorism.

Selon Miron Lakomy, aide-professeur en relations internationales à l'Université de Silésie en Pologne, la faible quantité et la piètre qualité des vidéos de l'État islamique – y compris leurs erreurs de montage inhabituelles et leurs fautes d'orthographe gênantes – "sont le résultat de l'incompétence, d'un manque d'effectifs ou d'un travail effectué dans une hâte excessive."

"Désormais confronté à un manque de personnel et de financement ainsi qu'à un environnement numérique de plus en plus hostile, l'État islamique ne parvient plus à maintenir l'excellence de son cyber-jihadisme", affirme l'auteur polonais spécialisé en cybersécurité et en guerres de l'information

La propagande de Daech a été un élément clé de son recrutement de combattants et de sympathisants à l'échelle internationale. Des dizaines de jeunes Canadiens ont d'ailleurs quitté le pays discrètement afin de rejoindre des groupes terroristes en transitant par la Turquie.

Selon Lakomy, les contenus du groupe terroriste truffés de faits et de chiffres falsifiés demeurent "la meilleure propagande islamiste actuellement en ligne". Toutefois, le cyberjihadisme et les efforts de recrutement de l'organisation perdent un terrain virtuel...

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