VIDEO. "Le voile, c’est à la fois l’étendard et l’instrument du séparatisme", pour le sénateur (LR) Bruno Retailleau

Le 14 février 2021, "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3, reçoit Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. Il a répondu aux questions de Francis Letellier et d'Isabelle Ficek, journaliste politique aux "Echos", notamment sur la gestion de la crise sanitaire, la "loi sur le séparatisme" ou encore de son projet à l’horizon 2022. Pour Bruno Retailleau, la campagne de vaccination de la France ne va pas assez vite, alors qu'environ 3% de la population française est vaccinée. "Les Emirats arabes unis sont à plus de 50%, Israël à plus de 40%, le Royaume-Uni à 20%, on est au vingtième rang européen, est-ce qu’on peut se satisfaire (…) que la France soit à ce point déclassée, même au niveau de l’Europe ?" Le sénateur évoque une "pénurie", due en partie à la "bureaucratie européenne"."Il faudrait tripler le rythme des vaccinations" Pour lui, l’Etat français devrait commander des vaccins indépendamment de l’Union européenne. "Si Emmanuel Macron veut faire en sorte que sa promesse se réalise [de pouvoir vacciner tous les adultes d’ici l’été] il faudrait tripler le rythme de vaccination par jour. Dans mon département [la Vendée], les médecins en charge des centres de vaccination ont écrit au président de la République en disant 'attention, il y a des résidents en Vendée, il y a des Ehpad, où la première injection n’a toujours commencé'. Ils nous ont mis en garde, au niveau des plus de 75 ans, au rythme où ça va, on y sera encore dans cinq mois." Remettre la question du voile dans la "loi sur le séparatisme" Les élus Les Républicains ont voulu remettre l’interdiction du voile dans les lieux publics dans la "loi sur le séparatisme", qui ne le mentionnait jusqu’alors pas. "Le voile, c’est à la fois l’étendard et l’instrument du séparatisme. Il s’agit de marquer physiquement une part de la population, les femmes, (…) de retrancher une part de la population française." Les Républicains souhaitent l’interdire pour les accompagnatrices scolaires notamment, mais aussi s’attaquer à la burqa. "Quand il y a une récidive avec la burqa, on doit durcir les sanctions, et priver par exemple d’allocations familiales ou d’aides sociales." En revanche, le sénateur propose de supprimer l’article sur l’interdiction de l’instruction en famille, qu’il pense être "anticonstitutionnel". "Je pense qu’on s’attaque à une liberté fondamentale des familles de faire le meilleur choix pour leurs enfants".