«Le Dimanche des mères»

Libération.fr

Graham Swift au temps des radieux

Il n’y a pas qu’Elena Ferrante dans une vie de libraire féru de littérature étrangère. Sorti le 17 janvier, le Dimanche des mères est une valeur sûre, hautement recommandable (lire Libération du 14 janvier). C’est le dixième roman du Britannique Graham Swift, né en 1949. Trois ont été traduits chez Robert Laffont, les six suivants chez Gallimard. Le tirage initial de celui-ci était de 7 000 exemplaires. Six réimpressions plus tard, 30 000 sont en circulation.

Quel est le contexte du livre ?

Nous sommes le 30 mars 1924, dans une Angleterre guindée, rurale, dépeuplée par la guerre. Il y a moins de personnel, et les chevaux ont été remplacés par des bicyclettes. C’est un dimanche. On l’appelle «le dimanche des mères» car les domestiques ont congé, afin de rendre visite à leur famille. Etant orpheline, l’héroïne, Jane, 23 ans, n’a pas de mère à aller voir. L’ambiance est vaguement Downton Abbey, mais il n’y a pas de maîtresse de maison digne de ce nom. Il y a seulement le point de vue de Jane, jeune fille intelligente qui intéresse son patron et qui a une liaison avec un fils de famille. Il va, dans quinze jours, épouser une dot. Ils couchent ensemble au début du livre. Puis Jane, restée nue, regarde son partenaire. «On aurait dit qu’il s’habillait pour son mariage. Mais il n’en était pas encore là. Il allait seulement déjeuner avec sa future épouse au bord de la Tamise. S’il était très en retard, ce qui paraissait presque certain, comment diable son élégante tenue l’aiderait-elle à se faire pardonner ?» Chaque détail compte dans le récit. La mémoire de Jane a fait de cette journée-là un moment parfait.

Qu’y a-t-il de vrai à part l’amour ?

«Tu es mon amie, Jay», dit l’amant, et c’est là un vrai sentiment. Cependant, le Dimanche des mères a une amplitude qui excède la relation de Jane, ou Jay, avec le jeune homme. L’amour des livres, découverts par la petite bonne, et l’amour des mots sont autant de passions essentielles. Jane deviendra (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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