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[DIMANCHE 24 MARS] Mariangel Vargas, exilée, prodige des échecs

À 12 ans, Mariangel Vargas rêve de devenir « Grand maître international » du jeu d’échecs. Cette Colombienne, qui a fui son pays avec sa famille, a déjà remporté quelques tournois, elle qui ne connaissait rien aux échecs il y a tout juste un an, à son arrivée à New York. Certains voient en elle un prodige. Peut-être le début d’une carrière à succès.

De notre correspondante à New York,

Devant l’échiquier, Mariangel Vargas a le visage fermé, elle fronce les sourcils, touche l’épais cadre noir de ses lunettes, puis un demi-sourire aux lèvres, elle passe à l’action… « Échec ! », prévient-elle. En face, Russ Makofsky doit mettre son roi noir à l’abri. Un mauvais coup joué quelques minutes auparavant pourrait lui coûter la partie. « Normalement, je gagne », dit-il. « Mais si je ne suis pas concentré, elle ne me rate jamais ! Elle devient de plus en plus redoutable, ou peut-être est-ce moi qui suis de moins en moins bon ! », ajoute-t-il dans un grand rire.

Russ Makofsky et Mariangel Vargas se sont rencontrés il y a un an lorsque le New-Yorkais a mis en place des ateliers d’échecs bilingues anglais-espagnol à destination des enfants migrants arrivés avec leurs familles dans la ville.

Grâce à sa fondation The Gift of Chess (« Le don des échecs »), il a pu très vite proposer des cours dans les écoles publiques qui recevaient ces nouveaux élèves dont la grande majorité ne parlait pas anglais et n’avait jamais vu d’échiquier.

La naissance d’une passion

Car les choses ne sont pas toujours faciles au quotidien. Arrivée il y a quatorze mois aux États-Unis, la famille vit encore dans un centre d’hébergement d’urgence.


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